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mardi 20 février 2024

Mike Benz : Les technologies de censure initialement destinées aux organisations terroristes ont été utilisées comme une arme contre le peuple américain.

 L’État de sécurité nationale est le principal moteur de la censure et de l’ingérence électorale aux États-Unis. "Ce que je décris, c'est un régime militaire", déclare Mike Benz. "C'est l'inversion de la démocratie."

TUCKER CARLSON : « Vous dites donc que le Pentagone, notre Pentagone, le département américain de la Défense, a censuré les Américains pendant le cycle électoral de 2020 ?

MIKE BENZ : « Oui. Les deux événements les plus censurés de l’histoire de l’humanité, je dirais, à ce jour, sont les élections de 2020 et la pandémie de COVID-19. »

Benz appelle les technologies de censure basées sur l'intelligence artificielle, créées par la DARPA pour lutter contre l'EI, « ARMES DE SUPPRESSION MASSIVE ».

Selon Benz, cette technologie a « la capacité de censurer des dizaines de millions de messages avec seulement quelques lignes de code ».

Benz a détaillé comment le projet Virality, financé par le gouvernement, a identifié 66 récits dissidents liés au COVID-19, les décomposant en sous-revendications de surveillance et de censure grâce à des modèles d'apprentissage automatique, visant à contrôler la diffusion d'informations préjudiciables aux récits officiels ou à des individus comme Tony. Fauci.

« Et chaque fois que quelque chose commençait à se développer qui était mauvais pour ce que voulait le Pentagone ou pour ce que voulait Tony Fauci, ils étaient capables de supprimer des dizaines de millions de messages. Ils l’ont fait lors des élections de 2020 avec des bulletins de vote par correspondance.

mardi 26 septembre 2017

L'Amérique est-elle encore un modèle ?

Sommes-nous irrémédiablement devenus des « gallo-ricains », comme le dit Régis Debray ? L’Amérique a-t-elle encore quelque chose à nous apporter ? Ou devons-nous lui claquer la porte au nez ? Pour en débattre, nous accueillons en studio Charles Gave, financier, élève de Milton Friedman, Président de l'Institut des Libertés, et Thibault Isabel, Rédacteur-en-chef de la revue Krisis, créée par Alain de Benoist, et auteur l’ouvrage, préfacé par Michel Onfray, 'Pierre-Joseph Proudhon : L'anarchie sans le désordre' (Autrement, 2017).

samedi 12 novembre 2016

Crise de la société américaine, crise de la globalisation ? Par Emmanuel Todd (8/11/2016)


La veille de l'élection de Donald Trump, le 8 Novembre 2016, le démographe et historien, grand inspirateur du Blogue Noir de Brocéliande, était à Nantes pour une conférence sur l'Amérique et la globalisation.

Présentation :
Lors du débat du 26 septembre dernier, les deux candidats à la présidentielle américaine se sont accordés pour désigner un ennemi commun : la globalisation. Dernière forme prise par la mondialisation, elle est marquée par l’instantanéité des échanges et par le néolibéralisme. Or, si la société américaine a su jouir des avantages de ce système, elle a dû faire face à des revers aux conséquences dramatiques. Ce n’est donc pas un hasard si aujourd’hui la globalisation concentre les critiques de bon nombre de citoyens américains. Beaucoup d’entre eux ne font plus confiance au multiculturalisme et sont tentés par le populisme. Emmanuel Todd travaille actuellement sur les tensions de la société américaine, et leurs liens avec la globalisation.


samedi 30 juillet 2016

Oups! Les médias ont oublié de vous parler de "l'ami et mentor" d'Hillary, l'ancien leader du KKK R. Byrd (R.I.P.)


Dans leur insondable hypocrisie, les médias n'ont de cesse d'alerter le public sur le supposé "racisme" de Donald Trump, le candidat républicain à la Maison Blanche. Celui-ci est pourtant soutenu par certains noirs et hispaniques, bizarrement, mais peu importe, l'essentiel est de faire passer le seul message qui compte : Trump est horriblement méchant, haineux, vicieux, repoussant.
Trump, c'est le mal.

Par contraste, son adversaire démocrate, Hillary Clinton, c'est le bien. C'est une femme, elle est gentille, courageuse, et symbolise l'amour entre les peuples et le respect envers toutes les communautés. Conclusion, si vous n’êtes ni raciste, ni fasciste, ni extrémiste, ni aigri. En gros si vous êtes un être humain sain d'esprit, vous ne pouvez que penser comme les médias et soutenir la "gentille" Hillary contre "l'affreux" Donald.

Pourtant, quand on y regarde de plus près, tout n'est pas si simple. Alors que les médias tentaient vainement de créer un lien factice entre Trump et le leader du Ku Klux Klan David Duke, ils oubliaient opportunément de parler des liens bien réels qu'Hillary Clinton avait entretenu avec un autre leader du KKK, décédé en 2010, le sénateur démocrate de Virginie-Occidentale, Robert Byrd.


Dans une vidéo publiée sur la chaine YouTube officielle du Département d'Etat, le 28 Juin, 2010, H. Clinton a rendu hommage au sénateur Byrd avec ces mots : "Aujourd'hui, notre pays a perdu un véritable américain original, mon ami et mentor Robert C. Byrd."



Voici ce dit Wikipedia sur le sénateur Byrd :

Dans les années 1940, Byrd était un chef local du Ku Klux Klan, opposé à toute idée d'intégration raciale au sein de l'armée. Les soupçons de racisme le suivront durant toute sa carrière politique. (...)

Quelques déclarations controversées de "l'ami et mentor" d'Hillary Clinton :
« Je souhaite de ne jamais me battre aux côtés d'un nègre. Plutôt mourir mille fois, et voir le drapeau américain piétiné dans la boue au point qu'il ne puisse plus être encore hissé, que voir ce pays bien-aimé se dégrader par une race de bâtards, une survivance du spécimen le plus noir des terres sauvages. » Lettre de Robert Byrd au sénateur Theodore Bilbo du Mississippi (1945)  
« On a besoin du Klan aujourd'hui plus que jamais, et je désire voir sa renaissance ici en Virginie-Occidentale. » Autre lettre de Robert Byrd (1946)
 « Il y a des niggers blancs. J'ai vu beaucoup de niggers blancs dans ma vie ; je vais utiliser ce mot. » Interview à Fox News Channel, le 4 mars 2001. (Il est impossible de traduire parfaitement le mot anglais nigger mais il équivaut à « nègre » ; aux États-Unis, ce terme, autrefois courant, est aujourd'hui considéré comme péjoratif et particulièrement injurieux pour désigner un Noir. Byrd s'est excusé plus tard, et dit qu'il n'a voulu offenser personne.)
 
Barack Obama a prononcé l'éloge funèbre de Robert Byrd lors de ses funérailles
Le président Obama a salué la mémoire du sénateur Robert C. Byrd aujourd'hui pour avoir su garder la foi en sa famille, son état de Virginie-Occidentale et sa bien-aimée Constitution des États-Unis.

"Il était une icône du Sénat, il a été un chef de parti, il était un homme d'État, et il était mon ami", a déclaré Obama devant des milliers de personnes qui se sont réunies pour les funérailles de Byrd sur les marches du Capitole de la Virginie-Occidentale. "Voilà comment je me souviendrai de lui."

Conclusion : il faut toujours se méfier des images d’Épinal véhiculées par les médias! 

Sources : 
dailycaller 
 100percentfedup

A VOIR AUSSI :

Les néocons pro-bush soutiennent Hillary Clinton (Analyse de Rodney Martin ST/français) 

Ces supporters de Bernie Sanders qui voteront pour Trump

lundi 25 avril 2016

American Dream : Presque la moitié des Américains souffrent d'"impuissance financière"



Presque la moitié des Américains souffrent d'"impuissance financière", constate un magazine d'outre-Atlantique.


D'où vient cette conclusion pessimiste? De la récente étude du Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale des États-Unis. Celui-ci a procédé à un monitorage du statut économique des consommateurs américains.

A la question de savoir comment ils couvriraient une dépense imprévue de 400 dollars, 47% des sondés ont répondu qu'ils seraient obligés d'emprunter de l'argent ou de vendre quelque chose, ou qu'ils ne pourraient pas les payer du tout. "Qui aurait pu le deviner?", s'interroge Neal Gabler dans les pages du magazine The Atlantic.

"Moi, car je fais partie de ces 47%", répond-il.

Neal Gabler est un journaliste, écrivain et critique de cinéma de 65 ans, lauréat de différents prix, qui appartient à la couche supérieure de la classe moyenne américaine. Néanmoins, confie-t-il, lui et sa femme n'ont pas d'économies et doivent emprunter régulièrement pour "tenir jusqu'à la fin de la semaine".

Selon M. Gabler, il n'en parlait pas même à ses amis les plus proches avant de se rendre compte que des millions d'Américains, aisés compris, vivent la même chose.

Partant de sa propre expérience, l'auteur a étudié la question. Ses conclusions sont décourageantes. Ainsi, selon Edward Wolff, économiste de l'Université de New York, qui prépare un livre sur le bien-être en Amérique, entre 1983 et 2003, la valeur nette médiane des actifs familiaux américains s'est réduite de 85,3% pour 20% des Américains les plus pauvres, de 63,5% pour la catégorie plus aisée représentant un autre cinquième de la population, et de 25,8% pour la troisième catégorie, moyenne, constituant elle aussi 20% des habitants.

Dans les années 1950 et 1960, la croissance économique a démocratisé la prospérité, se rappelle Neal Gabler. Dans les années 2010, c'est l'insécurité financière qui se démocratise.

De nombreux Américains restent optimistes, selon l'auteur. Mais les salaires ne montent pas, les économies personnelles restent insignifiantes et il est de plus en plus difficile de maintenir le niveau de vie typique de la classe moyenne. "Beaucoup d'entre nous pensaient que ce que nous vivions pendant des années n'était qu'une période difficile. Mais il est plus probable que ce soit notre vie, souligne le journaliste.

Selon de nombreux spécialistes, le clivage économique de la société américaine est la raison principale des protestations qui rendent populaires des personnages comme le milliardaire Donald Trump ou le sénateur démocrate Bernie Sanders, radical libéral proche des idées socialistes.
Sputniknews

jeudi 3 septembre 2015

La police du Texas exécute un homme avec les mains levées


Vidéo amateur montrant la police de San Antonio en train de tuer un homme qui semble être désarmé avec les mains levées a été publiée mercredi. La vidéo a été enregistrée sur un téléphone mobile par Michael Thomas, un étudiant qui se trouvait de passage près de la scène avec sa voiture à San Antonio, au Texas, où il a assisté à la fusillade.




Texas: deux policiers suspendus après avoir abattu un suspect

mercredi 28 mai 2014

McDonald ferme tous ses restaurants en Bolivie

La Bolivie est devenue la première nation à se libérer de la malbouffe de McDonald, qui a lutté pendant plus d’une décennie pour conserver son icône «rouge». Et cette victoire de la Bolivie a encore fait la une des journaux.
Après 14 ans de malbouffe dans le pays et en dépit des nombreuses campagnes de promotion, McDonald a été contraint de fermer en 2002, ses 8 restaurants boliviens dans les principales villes de La Paz, Cochabamba et Santa Cruz de la Sierra.
McDonald a servi ses derniers hamburgers en Bolivie un samedi à minuit, après avoir annoncé un plan de restructuration global dans lequel il allait fermer ses portes dans sept autres pays à faibles marges bénéficiaires. Une victoire pour la santé des peuples du sud.
L’échec de McDonald en Bolivie a eu un impact profond qui a donné lieu à un documentaire intitulé “en Bolivie  «Por que quebro McDonald» ou «Pourquoi McDonald a fait faillite en Bolivie». Ce documentaire tente d’expliquer pourquoi les Boliviens n’ont jamais délaissé leurs empanadas traditionelles pour un Big Mac de merde et plein d’OGM. (...)

Lire la suite sur mondialisation.ca

samedi 24 mai 2014

Kiev, Graham Phillips rencontre Pravy Sektor, un Panda et Mickey


Graham rencontre Pravy Sektor : "vous êtes fascistes ?"

Le journaliste de RT Graham Phillips, depuis qu'il a été libéré par les autorités putschistes de Kiev, a décidé de visiter la capitale ukrainienne après avoir sillonné de long en large le sud-est du pays en pleine guerre civile.
Cela lui a permis de faire quelques rencontres intéressantes...


Que pense Minnie de Maidan ?

De toute évidence, ces gens de Pravy Sektor que l'on peut voir à Kiev sont, comme le dit Graham, des boyscouts, ceux qui sont sérieux et entrainés sont depuis longtemps partis faire le coup-de-feu dans le sud-est...


Graham tente de rentrer chez Pravy Sektor

Graham Phillips sur Youtube

vendredi 23 mai 2014

102 millions d'américains en âge de travailler n'ont pas d'emploi


Saviez-vous qu' il y a, actuellement, près de 102 millions d'américains en âge de travailler (EAT) qui n'ont pas d'emploi ? Et 20% des familles aux États-Unis dont pas un seul membre n'a un emploi. Alors, comment diable ce gouvernement peut-il prétendre que le taux de chômage a "chuté" à "6,3%" ? 

Eh bien, tout se résume à la façon dont vous définissez qui est "sans emploi". Par exemple, le mois dernier, le gouvernement a classé 988 000 Américains de plus dans la catégorie "hors main-d'œuvre" ("not in the labor force"). Selon le gouvernement , en ce moment, il y a 9,75 millions d'Américains qui sont "chômeurs" et il y a 92.020.000 Américains qui ne sont "pas dans la population active" pour un total de 101 770 000 d' américains en âge de travailler qui n'ont pas d'emploi . En Avril 2000, seuls 5.480.000 américains étaient au chômage et seulement 69.270.000 américains n'étaient "pas dans la population active" pour un total de 74,75 millions d'Américains sans emploi . Cela signifie que le nombre d' Américains EAT sans emploi a augmenté de 27 millions depuis l'an 2000.
Quelle que soit la façon dont on le présente, c'est une mauvaise nouvelle.

Bien, et en pourcentage de la population ?
Est-ce que le pourcentage d'américains EAT qui ont un emploi augmente ou diminue ?
Comme vous pouvez le voir sur le graphique ci-dessus, le pourcentage des Américains EAT avec un emploi est dans une tendance à la baisse sur le long terme. Cela a commencé en l'an 2000, nous étions stable à 64,6%. Au moment où la grande crise financière de 2008 a éclaté, nous étions en vol stationnaire autour de 63%. Au cours de la dernière récession, nous sommes tombés de façon spectaculaire à moins de 59% et nous y sommes restés depuis...

Et les chiffres de ce tableau montrent également que l'emploi aux USA n'a pas augmenté le mois dernier.
En Mars , 58,9% de tous les Américains EAT avaient un emploi.
En Avril , 58,9% de tous les Américains EAT avaient un emploi.

Les choses ne s'aggravent pas (au moins pour le moment), mais les choses ne vont certainement pas non plus de mieux en mieux .

 Le mois durant lequel Barack Obama est entré à la Maison Blanche , nous étions au milieu de la pire crise économique depuis la Grande Dépression , et seulement 60,6 pour cent de tous les Américains en âge de travailler avaient un emploi.Seulement 58,9 pour cent de tous les Américains en âge de travailler ont un emploi aujourd'hui, ce qui signifie que la situation de l'emploi en Amérique est encore bien pire que le jour où Barack Obama a pris ses fonctions.
Alors ne laissez personne vous tromper avec des discours sur une "reprise de l'emploi" . Elle n'existe pas. Le taux de chômage officiel a si peu de rapport avec la réalité économique qu'il est essentiellement devenu vide de sens.

Comment pouvons-nous avoir un taux de chomage de 6,3% quand 20% des familles n'ont pas un seul membre qui travaille ?

Voici comment ce chiffre de 20% a été calculé...

Une famille , tel que définie par le BLS, est un groupe de deux personnes ou plus qui vivent ensemble et qui sont liés par la naissance, l'adoption ou le mariage. En 2013 , il y avait 80.445.000 familles aux États-Unis et 16.127.000 d'entre elles soit 20%, n'avaient aucun emploi.
Donc, si une famille sur cinq est complètement au chômage, alors pourquoi le taux de chômage officiel du gouvernement ne se trouve-t'il pas au niveau de l'époque de la Grande dépression ?

Se pourrait-il que le gouvernement manipule les chiffres pour les rendre bien meilleurs que ce qu'ils sont réellement ? Pourquoi ne pas simplement aller de l'avant et ne pas aller jusqu'au bout de la logique ? Ils peuvent simplement définir tous les américains qui ne travaillent pas comme "hors main-d'œuvre", ainsi nous pourrons avoir "0,0% de chômage". Ensuite, nous pourrons faire une grande fête pour célébrer les merveilles de l'économie américaine.

Et ne vous laissez pas berner par les "288 000 emplois qui ont été ajoutés à l'économie des États-Unis le mois dernier". Pour les travailleurs de moins de 55 ans, le nombre d'emplois a effectivement baissé d'un coup de 259 000.

Si nous utilisions des données honnêtes, le taux de chômage officiel devrait sembler beaucoup plus effrayant. John Williams de shadowstats.com a calculé que le taux de chômage devrait être d'environ 23%. Je ne pense pas que l'on en soit trop loin.

Pendant ce temps , la qualité des emplois dans notre économie continue à baisser. Le Comité HWM (House Ways and Means) de la Chambre dit que sept emplois sur huit qui ont été "ajoutés" à l'économie sous Barack Obama ont été des emplois à temps partiel. Mais vous ne pouvez pas élever une famille ou planifier une carrière avec un emploi à temps partiel. Pour être honnête, il est très difficile même pour une personne seule de survivre sur un salaire à temps partiel dans cet environnement économique.

Comme la qualité de nos emplois baisse, nos revenus aussi. Le revenu médian des ménages a diminué pendant cinq années consécutives, et la classe moyenne est en train de s'effondrer.

Sans revenus d'un niveau de classe moyenne, vous ne pouvez pas avoir de classe moyenne.

Considérant ce que nous avons observé, il ne faut pas s'étonner que le taux d' accession à la propriété aux États-Unis a chuté à son plus bas niveau en 19 ans ou que le nombre d'américains qui reçoivent de l'argent du gouvernement chaque mois dépasse le nombre de travailleurs à temps plein du secteur privé de plus de 60 millions.(...)

Au niveau de leur estomac, la plupart des Américains comprennent que les choses sont bien pires que ce qu'elles étaient.

Le Pew Research Center a récemment demandé aux gens de quelle classe sociale, ils considèrent faire partie. Les résultats sont choquants.
En 2008 , seulement 25% des américains se considéraient comme "classe moyenne inférieure" ou "pauvres". Cette année, un taux étonnant de 40% des américains ont choisi une de ces désignations.

Nous sommes au beau milieu d'un déclin économique à long terme, et aucune propagande ne sera suffisante pour changer cela. Mais sur la base de ces "chiffres heureux" claironnés par les médias traditionnels, la Réserve fédérale dirige progressivement son programme d'assouplissement quantitatif vers sa fin. Lorsque l'assouplissement quantitatif sera enfin totalement arrêté, nous verrons comment les marchés financiers et l'économie des États-Unis s'en sortent sans ce soutien artificiel.

Personnellement, je pense que ça ne va pas être joli-joli.

ZeroHedge (Trad. : BDD)

samedi 22 mars 2014

Dmitry Orlov parle de la crise en Ukraine/Crimée et de l'effondrement américain qui approche (vidéo en anglais)



Dmitry Orlov est né à Leningrad et a immigré aux États-Unis à l'âge de douze ans. Il a été témoin de l'effondrement soviétique lors de plusieurs visites prolongées sur sa terre natale russe entre la fin des années 1980 et le milieu des années 1990. Il est ingénieur et a contribué à des champs aussi variés que la physique des hautes énergies et la sécurité informatique. Récemment Dmitry s'est mis a expérimenter un mode de vie autonome et l'usage des énergies renouvelables en abandonnant sa maison et sa voiture. À leur place, il vit sur un voilier, naviguant le long de la côte est, et va au travail en bicyclette. Dmitry croit que, avec une technologie appropriée, nous pouvons grandement réduire notre consommation personnelle de ressources tout en restant parfaitement civilisés.

Dmitry Orlov de Cluborlov.com prédit, «Les États-Unis en ce moment, de mon point de vue et du point de vue des observateurs du monde entier, sont dans une voie suicidaire. C'est un pays qui va s'autodétruire à un moment donné dans un avenir proche ".
 
A propos de la crise en Ukraine, «Le référendum en Crimée a été la premiere consultation démocratique légale pour savoir ce que les gens voulaient." Orlov poursuit, "A Washington, dans l'administration Obama et au Département d'État Kerry, nous avons des niveaux d'incompétence absolument à couper le souffle. Ces gens ne savent pas vraiment ce qu'ils font et sont dangereux à tout les points de vue."
 
USAWatchdog.com 

dimanche 19 janvier 2014

Les élites françaises ont honte de la France

L'ancienne directrice de l'ENA, députée de l'Aisne apparentée au groupe socialiste, livre ici un regard très critique sur le rapport des classes dirigeantes françaises à notre nation. De sa fréquentation des politiques à celle des élèves des grandes écoles, Marie-Françoise Bechtel a rapporté de nombreuses anecdotes édifiantes.


Marianne : Vous venez d'affirmer dans un entretien publié dans l'Expansion que «la spécificité française tient surtout à la détestation des élites envers la nation». Pouvez-vous préciser cette pensée et la justifier par quelques exemples ?

Marie-Françoise Bechtel : C'est une idée qui me poursuit depuis assez longtemps. Je me souviens l'avoir soutenue pour la première fois dans un entretien accordé à Joseph Macé-Scaron dans le Figaro fin 2000. Je lui avais dit que j'étais très frappée de voir à quel point les élites britanniques étaient fières de leur nation. Aujourd'hui, pour moi, c'est plus que jamais un constat absolu et évident. Les élites françaises ont honte de la France, ce qui n'empêche qu'elles peuvent avoir un comportement extrêmement arrogant, même si cela peut paraître paradoxal. Je cite souvent l'exemple de Jean-Marie Messier. Ce pur produit des élites françaises avait qualifié les Etats-Unis de «vraie patrie des hommes d'affaires», et ce, juste avant de s'y installer. Ici, le propos est chimiquement pur. Toutes les élites ne sont pas aussi claires, mais beaucoup n'en pensent pas moins.

Ça ne fait qu'un exemple !

M.-F.B. : Je peux vous en trouver des dizaines. Prenons celui des grands patrons dont les groupes investissent à l'étranger et qui se soustraient au versement de leurs impôts en France. Vous ne pouvez pas dire que ce sont des comportements patriotiques... Total ne paie quasiment pas d'impôts en France. Bien sûr, à l'étranger, nombreux sont les groupes qui ont les mêmes comportements, mais ils savent être présents quand leur pays a besoin d'eux. Regardez aussi la façon dont on traite les commémorations de la guerre de 1914-1918 : les élites, dont le PS, incriminent les nations. On oublie que les peuples ne voulaient pas la guerre, et que c'est le déni de la nation qui nous entraîne aujourd'hui dans une Europe qui ne cesse de faire monter l'extrême droite. Autre exemple qui m'a été raconté de première main et qui illustre ce mélange de déni et d'arrogance. Dans les négociations européennes de 1997 à 1999, en vue de la conclusion du traité de Nice, Pierre Moscovici, alors ministre délégué aux Affaires européennes, avait traité les petits pays avec une morgue incroyable, coupant la parole aux uns, leur demandant d'abréger leur discours, exigeant que le représentant de la Belgique se taise. C'est ce même Pierre Moscovici, toute son action le démontre, qui est persuadé que la nation française a disparu, que nous sommes devenus une région de la grande nébuleuse libérale et atlantisée.

Face à ça, dans cette période de crise, en France, le peuple se replie sur la nation, et comme on lui interdit d'être fier de son pays, qu'à longueur d'émission de télévision on lui explique que la France est une nation rance et sur le déclin, il prend le mauvais chemin, une mauvaise direction. Tous ces petits messieurs font le jeu du Front national. (...)


...La suite :

mercredi 30 mai 2012

Bill Bonner : 100 millions d’Américains sont sans emploi



“100 millions d’Américains sans emplois”…
Business Insider nous en dit plus :
“Le taux de chômage [américain] attire beaucoup l’attention, et ces derniers temps, on s’est particulièrement penché sur le taux de participation de la main-d’oeuvre, dans la mesure où beaucoup d’Américains ont abandonné la recherche d’emploi. [Cependant], nous pouvons également constater que pas moins de 100 millions d’Américains n’ont pas d’emploi… Selon les chiffres d’avril, le nombre d’Américains au chômage atteint les 100,9 millions”.

Lire l'article de Bill Bonner : La chronique Agora

lundi 18 juillet 2011

Bill Bonner : Voici le Règne des Zombies !

Bill Bonner

"Oui, cher lecteur, ce bruit que vous entendez… c’est un empire qui s’effondre. L’Empire américain. L’Empire anglo-saxon. L’Hégémonie impériale européenne en place depuis l’invention du moteur à vapeur — au moins.

Le modèle d’Etat-Providence démocratique européen — qui a pris racine en Amérique du Nord, en Australie et dans d’autres colonies de par le monde — atteint un gigantesque sommet de plusieurs décennies. Les taux de natalité sont bas. La croissance du PIB est basse. La création d’emplois est basse. La dette est élevée. Leur devise est pourrie par le dollar-papier, le système tout entier a dégénéré… s’est calcifié… et corrompu. A présent, il est dominé par la fraude, les incompétents et les parasites.

Kurt Richebächer appelait ça le “capitalisme mûr et dégénéré”. Nous appelons ça  le Règne des Zombies !"

Lire l'article en intégralité sur : La Chronique Agora

Bill Bonner, grand connaisseur des arcanes de la finance mondiale est l'auteur, entre autres, de L'Empire Des Dettes paru en 2006 et dont le sous-titre était :"A l'aube d'une crise économique épique".

mardi 15 février 2011

Iwatch : Le triomphe du système carcéral panoptique


Le Monde libre selon Attali
envoyé par oligarchie. - Gag, sketch et parodie humouristique en video.

Pour ceux qui ne sont pas encore convaincus que le système "Obama", c'est encore pire que le système "Bush", le visionnage de cette vidéo publicitaire est indispensable.

Le message : la surveillance généralisée, c'est cool.

PS : Le système carcéral panoptique de Bentham

PPS : à lire "American Parano" et "L'imposture américaine" de Jean-Philippe Immarigeon

vendredi 5 novembre 2010

Emmanuel Todd: «Obama n’a pas tiré l’Amérique de son bourbier»

A la veille des élections de mi-mandat, la situation de Barack Obama et des démocrates apparaît très inconfortable. D’où vient le désenchantement? Démographe et auteur d’un fameux essai sur «la décomposition du système américain», Emmanuel Todd se penche sur le grand corps malade de l’Amérique.

Arrivé à mi-mandat, Barack Obama a réalisé une bonne part de son programme: réforme du système de santé, retrait d’Irak, mesures destinées à moraliser Wall Street… Comment expliquer alors son impopularité?
C’est très bien qu’il ait pris ces mesures, mais elles n’ont pas remis sur pied l’économie américaine. Les Etats-Unis se traînent dans une dépression de longue durée, avec des taux de chômage qui ont rejoint les niveaux européens. Elu dans un climat de panique économique, Barack Obama n’a pas tiré l’Amérique de son bourbier et il est donc tout à fait normal qu’il ne soit pas populaire. Mais il y a aussi une part de non-dit dans sa situation. Même si personne n’en parle, la question de la couleur de peau reste présente dans le subconscient américain. Toute analyse de la popularité d’Obama devrait en tenir compte.

Son élection avait été pourtant un grand symbole d’intégration raciale. Il ne reste rien de l’élan qui l’avait porté à la présidence?
Il était aberrant de penser que l’arrivée au pouvoir d’un président noir aurait signé la fin de l’organisation raciale de la société américaine. Le racisme est loin d’avoir disparu. Quand on travaille sur les questions d’assimilation, on s’aperçoit, par exemple, que les taux de mariages mixtes restent très faibles. Et la crise économique n’arrange rien. Pour que la machine d’intégration fonctionne, il faut que la machine économique fonctionne aussi pour aspirer les nouveaux immigrés et assurer une mobilité sociale ascendante. Mais quand l’économie se grippe, les derniers arrivés restent en bas.

Le premier président noir des Etats-Unis n’est donc pas arrivé au bon moment?
Son problème, c’est qu’un soupçon de différence ne cesse de peser sur lui. Comme il doit toujours prouver qu’il est bien un Américain standard, sa main est faible. A cet égard, il est tout le contraire d’un Franklin Roosevelt dont la famille avait déjà donné un président aux Etats-Unis. En 1932, il avait été élu à la présidence sur un programme qui n’avait rien de radical. Et s’il a été capable de faire virer la machine économique pour l’engager dans les grandes réformes du New Deal, c’est précisément parce qu’il provenait du cœur de l’establishment. Obama n’a rien de tout ça. C’est un type étonnant, d’une intelligence supérieure. Mais il n’est pas le mieux placé pour faire virer le système en période de crise: le centre gauche aurait été plus efficace avec un président issu de l’establishment.

A l’inverse, cette situation a favorisé l’essor du mouvement populaire des «Tea Parties» qui dénonce l’«étatisme» et le «collectivisme» d’Obama.
Le «Tea Party» illustre sur un mode hystérique les tendances régressives que l’on trouve dans la société américaine. Elles sont culturellement profondes. En travaillant sur les Etats-Unis, j’avais noté, par exemple, la stagnation des niveaux éducatifs. Pour être honnête, je dois toutefois ajouter que ces tendances régressives s’observent aussi dans d’autres pays. Naguère, les Français pouvaient encore se dire que les Américains étaient vachement bizarres… Mais avec le président qu’on a en France, avec l’allure que prennent l’UMP et le débat absurde sur l’intégration des immigrés, je n’oserais plus dire que l’Amérique est très différente de l’Europe.

Que pensez-vous de la thèse que développe Ariana Huffington dans un livre qui a choqué l’Amérique: «Thirld World America»? Selon elle, les Etats-Unis seraient engagés dans un processus de tiers-mondisation…
Cette idée nous ramène au tournant historique majeur que nous vivons. Avant la crise, le discours des ultralibéraux consistait à dire: «Nous avons lancé une révolution économique dure mais géniale; les inégalités de revenus augmentent, mais cette hausse est compensée par l’élévation globale du niveau de vie et, au final, tout le monde sera bénéficiaire.» Désormais, on est entré dans une phase où les inégalités continuent à augmenter alors que le niveau de vie d’une bonne partie de la population commence à baisser. Dans ce contexte, je ne suis pas surpris qu’apparaissent des prédictions catastrophistes comme celles d’Ariana Huffington. En Europe, on connaît ça. En France, notamment, on ne manque pas d’intellectuels «déclinistes» ou dépressifs. Mais si l’on considère que la civilisation américaine était caractérisée par l’optimisme, cela marque une sacrée inversion de tendance!

Dans votre livre de 2003 sur la «décomposition du système américain», «Après l’empire», vous écriviez que les Etats-Unis constituent un «facteur de désordre international». Vous maintenez ce jugement?
Même si Obama a intensifié la guerre en Afghanistan, la politique extérieure des Etats-Unis a perdu sa dimension hystérique. En revanche, l’Amérique reste un facteur de désordre par son système économique qui est au cœur du système mondial. Mais je pourrais en dire autant de l’Europe où se trouve le véritable centre de gravité industrielle du monde, et non aux Etats-Unis. Cette Europe est un espace de non-décision, en cours de désintégration, avec une Allemagne qui n’est plus solidaire de personne. En ne jouant pas le rôle qu’elle pourrait jouer avec son potentiel économique et technologique, l’Europe participe, elle aussi, au désordre du monde.

Vous ne faites donc plus guère de différences entre l’Amérique et l’Europe?
La crise économique a marqué la fin d’une époque. Désormais, ça patine de la même manière des deux côtés de l’Atlantique, ce qui nous permet de mieux comprendre les Américains. Ce que tous les acteurs économiques ont compris, sauf peut-être les économistes eux-mêmes, c’est que les plans de relance ne relancent guère que l’économie des pays émergents: dans une économie ouverte, si vous recréez de la demande dans des pays à taux de salaires élevés, c’est l’économie chinoise, indienne ou brésilienne que vous allez relancer. Le problème de l’Europe, c’est qu’elle est incapable de se penser de façon autonome et de s’organiser. Il y a chez elle une volonté de croire contre vents et marées à la centralité des Etats-Unis. Après le déclenchement de la crise financière, à l’automne 2008, les Européens se sont précipités à Washington pour participer à un sommet du G20: c’est un peu comme si des gens attaqués par des gangsters n’avaient rien de plus pressé que d’aller prendre un verre chez ceux qui viennent de les dévaliser!

* Gallimard réédite ces jours-ci «Après la démocratie» d’Emmanuel Todd en format de poche: Folio actuel numéro 144, 320 p.

France et musulmans
Dans un message audio qui vient d’être rendu public par la chaîne Al Jazeera, Ben Laden menace pour la première fois la France. Que vous inspire ce changement de cible?

A l’époque où se profilait la guerre d’Irak, la France était en pointe contre l’intervention, mais elle a fait volte-face. Il y a eu cet incroyable chassé-croisé: alors que Barack Obama a choisi la voie d’une plus grande modération à l’égard du monde musulman, Nicolas Sarkozy s’est mis à parler plus brutalement que les Etats-Unis. On l’a vu à propos de l’Iran. Mais il y a aussi un discours sarkozyste hostile à la Turquie. Et, en France, une politique de désignation des musulmans comme boucs émissaires. Cette confrontation à hauts risques avec le monde musulman peut être qualifiée d’antinationale et on pourrait dresser la liste de ses effets négatifs. A commencer par le fait que la France se fait prendre des otages dans sa zone d’influence africaine. Et maintenant, cerise sur le gâteau, Al-Qaida la désigne comme l’ennemi principal. C’est le résultat de Sarkozy qui est tout à fait incompétent en politique internationale. En face de lui, il a des gens qui sont certes des terroristes, mais qui lisent la presse et savent parfaitement ce que dit la France.

Ben Laden et Todd
Ils lisent la presse, mais aussi vos livres… En 2007, Ben Laden s’était référé à votre essai «Après l’empire» dans un de ses messages. Vous en savez un peu plus sur ce qui a pu le pousser à y faire allusion?

Je n’en sais pas plus et je ne veux pas en savoir plus! Mais vous vous rendez bien compte que si les gens autour de Ben Laden ont attiré son attention sur les modestes ouvrages d’un petit chercheur français comme moi, ils savent a fortiori ce que fait Sarkozy. L’idée que la France puisse mener une politique antimusulmane à l’insu d’Al-Qaida est totalement folle.

Michel Audétat - Le Matin Dimanche

jeudi 4 novembre 2010

American Dream (Endgame)


"Dans une aristocratie d'argent sans industrie, c'est-à-dire sans moyen de créer de nouvelles richesses, chacun cherche la richesse dans la seule voie qui puisse suppléer à la production, dans la spoliation. Le pauvre devient toujours plus pauvre, le riche toujours plus riche." Michelet, Histoire romaine, vol.II, 1833.

Huit ans après la parution d'Après l'Empire et douze ans après celle de l'Illusion économique, Le Monde découvre grâce à Arianna Huffington l'état de délabrement des infrastructures et de la société des états-soit-disant-unis.
Une entrevue d'Annick Cojean pour Le Monde :

Arianna Huffington : "Les Etats-Unis se délabrent"