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mercredi 27 juillet 2022

De plus en plus fort : La «liste noire» de Zelensky des personnes à arrêter pour «mauvaise pensée» dont Nicolas Dupont-Aignan, Marine Le Pen, Eric Zemmour et Florian Philippot!

 


Le 14 juillet, le gouvernement ukrainien a publié une liste noire d'individus qu'il juge être "favorables à la propagande russe" - y compris un certain nombre de personnalités politiques et d'intellectuels français de premier plan.

La liste comprend ainsi les ex-candidats à la présidentielle Nicolas Dupont-Aignan, Marine Le Pen, Eric Zemmour et Jacques Cheminade, le président des patriotes Florian Philippot, l'ancien député du Vaucluse Thierry Mariani, les députés européens RN Jean-Lin Lacapelle, Hervé Juvin et Nicolas Bay, Alain Corvez, ancien conseiller du ministère de la Défense, Eric Dénécé, politologue et directeur du Centre français de recherche sur le renseignement, Jacques Baud, ancien colonel de l'armée suisse, analyste stratégique, spécialiste du renseignement et du terrorisme, Olivier Dujardin, chercheur spécialiste des systèmes radar et de la guerre électronique.
Par ailleurs, on y trouve Kim Dotcom, et parmi les américains le sénateur républicain Rand Paul, l'ancienne députée démocrate Tulsi Gabbard, l'analyste militaire et géopolitique Edward N. Luttwak, le politologue John Mearsheimer et le journaliste hétérodoxe Glenn Greenwald (prix Pulitzer), entre autres.

Le « Centre de lutte contre la désinformation », créé en 2021 sous Volodymyr Zelensky et dirigé par l'ancienne avocate Polina Lyssenko , siège au sein du Conseil national de sécurité et de défense d'Ukraine . Son objectif déclaré est de détecter et de contrer la « propagande » et la « désinformation destructrice » et d'empêcher la « manipulation de l'opinion publique ».


La liste n'explique pas quelles sont les conséquences pour toute personne mentionnée.

Les critères exacts d'inclusion ne sont pas non plus clairs, bien qu'à côté de chaque nom, le rapport énumère les opinions «pro-russes» que l'individu promeut. Par exemple, l'infraction d'Edward Luttwak a été de suggérer que « des référendums devraient avoir lieu dans les régions de Donetsk et Louhansk » ; La violation de Mearsheimer est enregistrée alors qu'il disait que "l'OTAN est en Ukraine depuis 2014" et que "l'OTAN a provoqué Poutine".

Lors de la diffusion de "Tucker Carlson Tonight" de Fox News le 25 juillet, le célèbre présentateur s'est penché sur la liste noire du gouvernement ukrainien désignant de nombreux Américains comme étant pro-russes, y compris l'éminent journaliste Glenn Greenwald qui est apparu dans l'émission de Carlson pour discuter des efforts du président ukrainien Volodymyr Zelensky pour calomnier ses détracteurs. Carlson a brièvement mentionné le zèle que l'administration Biden a déployé pour protéger la soi-disant «démocratie» de l'Ukraine, malgré le fait que l'Ukraine n'est pas du tout une démocratie.

Les intellectuels concernés ont été surpris et inquiets d'être ainsi inscrits sur une liste noire du gouvernement ukrainien. 

Le politologue américain et expert en relations internationales John Mearsheimer a notamment déclaré à quel point il était inquiet d'être ainsi étiqueté :
«Quand j'étais un jeune garçon, ma mère m'a appris que lorsque les autres ne peuvent pas combattre vos arguments avec des faits et de la logique, ils vous salissent. C'est ce qui se passe ici.

«Je soutiens qu'il ressort clairement des preuves disponibles que la Russie a envahi l'Ukraine parce que les États-Unis et leurs alliés européens étaient déterminés à faire de l'Ukraine un rempart occidental à la frontière russe, ce que Moscou considérait comme une menace existentielle. Les Ukrainiens rejettent mon argument et blâment à la place Vladimir Poutine, qui aurait voulu conquérir l'Ukraine et l'intégrer à une plus grande Russie.

"Mais il n'y a aucune preuve dans les archives publiques pour étayer cette affirmation, ce qui crée de réels problèmes à la fois pour Kiev et pour l'Occident. Alors comment me traitent-ils ? La réponse est bien sûr de me qualifier de propagandiste russe, ce que je ne suis pas.

Le journaliste hétérodoxe Glenn Greenwald a également rejeté le fait d'être qualifié de propagandiste russe, déclarant qu'il s'agissait d'une « idiotie maccarthyste standard » :

« Les partisans de la guerre en Occident et d'autres fonctionnaires des agences d'État de sécurité occidentales ont utilisé les mêmes tactiques pendant des décennies pour diaboliser quiconque remettait en question la politique étrangère des États-Unis et de l'OTAN. Le principal d'entre eux, remontant au début de la guerre froide, accusait déjà tous les dissidents de répandre la "propagande russe" ou de servir simplement le Kremlin. C'est la même tactique venant des Ukrainiens : juste une idiotie maccarthyste standard.

« Les Ukrainiens ont le droit absolu de poursuivre la politique de guerre qu'ils veulent. Mais quand ils commencent à exiger que mon pays et mon gouvernement utilisent ses ressources pour alimenter leur effort de guerre, alors moi, avec tous les autres Américains, j'ai le droit absolu de remettre en question cette politique ou de souligner ses dangers et ses risques. Je ne me soucie pas du tout des tentatives de l'Ukraine de mettre fin au débat dans notre pays en salissant les journalistes et les politiciens qui remettent en question la politique des États-Unis et de l'OTAN comme étant des propagandistes russes. Cette tactique est aussi insignifiante qu'elle est bon marché, vulgaire et discréditée.

Le gouvernement ukrainien a été approché pour commentaires mais n'a jusqu'ici pas donné suite aux questions.

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samedi 1 février 2020

Célébration du Brexit à Paris : décompte, et hymnes britanniques et français

Tous unis pour le FREXIT !

Un parterre de supporters de la sortie de l'UE du Royaume-Uni a fêté le Brexit Day à Paris lors d'une soirée organisée par l'UPR. Etaient notamment présents Jean-Frédéric Poisson (PCD), Nicolas Dupont-Aignan (DLF), Florian Philippot (Les Patriotes), Jacques Cheminade (Solidarité et Progrès), Georges Kuzmanovic (République Souveraine) ou encore Philippe Pascot.

dimanche 20 mai 2018

Corvez et Cheminade décryptent "le logiciel néo-conservateur de Macron"


Face à une situation internationale qui ne cesse de s’aggraver, suite aux frappes occidentales contre la Syrie, à la volonté de Trump et des ses alliés israéliens et saoudiens de faire la guerre à l’Iran, et à la tentation occidentale de déclarer la guerre à la Russie et à la Chine pour défendre leur suprématie, Jacques Cheminade et Alain Corvez ont décidé d’échanger pour présenter une vision d’avenir pouvant créer les conditions de la paix.

Comment Macron, May, Merkel, Trump, pourraient-ils défendre la paix, prisonniers qu’ils sont du logiciel néo-conservateur et géopolitique de la guerre ? C’est tout le dilemme que posent ces deux gaullistes dans cette vidéo tournée le lundi 7 mai 2018.

Intervenants :
Jacques Cheminade, ancien candidat présidentiel
Alain Corvez, consultant en stratégie internationale

mercredi 6 mai 2015

Ukraine : où sont passées les "valeurs européennes" ?

Manifestation du parti nazi américain

Mais où l’Europe a-t-elle la tête ? Alors qu’on joue les démocrates effarouchés envers les pays émergents et qu’on crie à la liberté d’expression, voilà qu’on accepte à nos portes... un régime ouvertement fasciste.
Notre amie l’économiste Natalia Vitrenko, ancienne députée du Parti socialiste progressiste d’Ukraine (PSPU), se trouve désormais, comme de nombreux opposants tels ceux du Parti communiste, dans le collimateur du gouvernement de Kiev.
Après avoir été « interrogée » par deux fois par le SBU (Service de sécurité militaire d’Ukraine), la voilà sur une liste noire où figurent des dizaines de milliers de citoyens catalogués comme traîtres et « ennemis du peuple », menacés avec leurs familles de représailles et donc de mort, par des milices néo-nazies devenues légion.
Présente aux premières heures de la révolution de Maïdan, Natalia Vitrenko s’était vite rendu compte de ses dérives fascistes. C’est alors qu’elle était venue en France (en février 2014) pour alerter les citoyens et les institutions européennes, via internet et depuis nos bureaux, ainsi qu’auprès des élus français et au Parlement de Strasbourg.

Retour officiel du nazisme

Avec Vladimir Marchenko, lui aussi ancien député du PSPU, elle a donc lancé un appel d’urgence le 16 avril 2015 à l’attention du président Porochenko :
La démocratie et les valeurs européennes que nous promettait l’Euromaïdan ont été oubliées et foulées au pied. L’essence même de ceux qui règnent aujourd’hui sur l’Ukraine est le nazisme, l’élimination physique des dissidents, la répression, l’intimidation des journalistes ainsi que la destruction sociale et économique de notre pays.
Et d’ajouter :
Ces méthodes de lutte, qui ont fait deux millions de victimes civiles innocentes, notamment des femmes, des enfants et des vieillards, ont été examinées par le Tribunal international de Nuremberg sur les crimes de guerre (…) Les atrocités commises par des membres de l’OUN-UPA ont été mises en lumière lors des milliers de procès organisés à la fin de la grande guerre patriotique.
Pourquoi des références historiques si extrêmes (pour lesquelles nos chefs d’Etat, en ce 70e anniversaire de la défaite contre le nazisme, n’ont pas lésiné en discours larmoyants) [1] ?
L’OUN-UPA (Organisation des nationalistes ukrainiens et Armée insurrectionnelle ukrainienne), ayant combattu l’Armée rouge durant la Seconde Guerre mondiale avec Stepan Bandera, collaborateur nazi et auteur de purges cruelles, vient d’être officiellement réhabilitée par le gouvernement ukrainien, en vertu d’une loi datant du 9 avril. Maintenant reconnue pour ses « combattants pour l’indépendance ukrainienne dans le XXe siècle », cette organisation verra accorder à ses membres des avantages sociaux exceptionnels.
Mais ce n’est pas tout : alors qu’une autre loi adoptée ce 9 avril renvoie dos à dos nazisme et communisme et interdit tout symbole « pro-soviétique », le président Porochenko (reçu depuis sans sourciller à l’Elysée) y allait de son révisionnisme, lors d’une cérémonie de commémoration devant un monument de guerre :
Hitler et Staline ont commencé ensemble les combats sanglants de la Deuxième Guerre mondiale et ont par la suite essayé de diviser l’Europe.
Rappelons que le 7 janvier dernier, le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk (soutenu par la sous-secrétaire d’Etat américaine Victoria Nuland) avait affirmé en direct sur la chaîne ARD, lors d’une visite en Allemagne (sans soulever aucune réaction de la part de la chancelière Merkel) :
Nous nous souvenons encore bien de l’invasion soviétique en Ukraine et dans d’autres pays, notamment en Allemagne.

Purges d’opposants

Pendant ce temps, alors qu’à chaque accident, assassinat ou disparition d’avion, un soin tout particulier est mis par nos médias à désigner Poutine, c’est dans l’indifférence générale que se succèdent les disparitions d’opposants ukrainiens.
Depuis janvier, neuf responsables ou militants politiques, pour la plupart liés au Parti des régions (le mouvement de l’ex-président Ianoukovytch), et deux journalistes s’étant attaqués à la propagande et la censure anti-russe, ont ainsi été retrouvés tués ou « suicidés ». Les plus récents sont le député Oleg Kalashnikov et le journaliste-écrivain Oles Buzyna.

L’Europe complice

Mais c’est bien avant l’Euromaïdan que Natalia Vitrenko avait sonné l’alarme. En effet, le retour des mouvements néo-nazis et leur adoubement par le pouvoir sont un fléau qui date au moins de l’ère Iouchtchenko, devenu Président en 2004 à la faveur de la première révolution Orange et avec le soutien américain. L’économiste avait dû mener trois ans de combat judiciaire contre une première loi de réhabilitation de l’OUN-UPA, passée le 28 janvier 2010.
A cette époque, avec ses partisans, elle avait multiplié manifestations, conférences, publications, appels régionaux, nationaux et internationaux pour alerter contre cette menace. Puis, pendant les années Ianoukovytch, qui a délibérément fait monter le parti d’extrême droite Svoboda en vue de gagner le second tour des présidentielles 2015, l’Ukraine est devenue le théâtre de marches aux flambeaux nocturnes, destructions de monuments soviétiques, insultes contre les vétérans de la Grande guerre patriotique, promotion médiatique des grands leaders historiques de l’OUN-UPA.
Leur idéologie ?
La nation est comme la nature, seuls les plus forts survivent ; l’Ukraine ne fut forgée que par le combat ; l’ennemi principal est Moscou.
Dans une interview à l’Executive Intelligence Review (EIR), Vitrenko écrit :
Dès le 1er décembre 2013, c’est-à-dire aux premiers jours de l’Euromaidan, on vit apparaître dans les manifestations les chiffres raciste et nazi 14 et 88, les drapeaux nazis rouge et brun, les swastikas, croix celtiques et portraits de collaborationnistes (...) Les leaders américains et européens ont visité Kiev régulièrement et ont tout vu de leurs propres yeux. Ils ont également reçu des informations de militants et d’organisations à l’intérieur de l’Ukraine.
Depuis, malgré les accords de Minsk (qui n’ont pas empêché les Etats-Unis d’envoyer des militaires pour former les armées ukrainiennes pourtant coupables d’exactions sanguinaires), on n’a toujours pas fait état de la nature fasciste de ce nouveau régime. Pourtant, ce dernier vient de nommer conseiller du chef d’état-major un certain Dmytro Iarosh, nouvellement élu député et chef du groupe paramilitaire et néo-nazi Pravy Sektor, qui a mené le coup d’état contre Ianoukovytch en février 2014.
Faites circuler l’appel pour soutenir Natalia Vitrenko.

[1] Ce qui n’a pas empêché certains chefs d’Etat européens d’en bouder les commémorations russes.

Solidarité et Progrès (Maëlle Mercier)

mercredi 25 avril 2012

Jacques Cheminade ne lachera rien


Jacques Cheminade s'adresse aux militants le... par Cheminade2012

Comme nous l'avions prévu et annoncé ici-même via l'article de Christian Tallon, Jacques Cheminade, malgré tout son talent et sa pugnacité, n'a pu faire beaucoup mieux que 0%. 0,25% exactement, soit environ 90.000 libre-penseurs acharnés dont l'esprit critique et l'indépendance à toutes les doxas semblent forgés dans une matière plus dure que le kevlar.
 Dans le contexte de vote utile anti-Sarkozy et de déliquescence du débat politique ambiant (voir les "débats" sur le halal et le permis de conduire ou les ridicules clips de campagne du NPA), face à la meute des chiens de garde médiatiques du système, dont par la grâce du sarkozysme, les plus hargneux occupent désormais le service public de l'audio-visuel, avec le discours exigeant et à contre-courant qui est le sien, je pense que personne au monde n'aurait pu faire mieux que Jacques Cheminade.
 Reste que l'homme est toujours debout, prêt à continuer le combat et compte présenter 100 candidats aux législatives. Gageons que les dures réalités qui attendent les français d'ici là, leurs ouvriront un peu plus les yeux sur l'oppression du système qu'ils subissent, celui de la City et de Wall Street.

samedi 14 avril 2012

Cheminade : "France 2 m'a volé mes 16 minutes" (DPDA)



De passage à Lille au lendemain de l'émission Des Paroles et des Actes, Jacques Cheminade s'insurge contre le traitement médiatique que lui a réservé France 2. Propos recueillis par Clément Parrot et Maxime Vaudano pour CampagneEnNord.fr.

jeudi 12 avril 2012

Cheminade : les spéculateurs comptent prendre en otage le prochain président français


Cheminade, le seul candidat qui parle de l'Eurex par masterjuh

Une circulaire publiée le 21 mars dernier (deux jours après l’ouverture officielle de la campagne présidentielle) par la société de bourse Eurex, annonçe qu’elle commercialisera, à partir du 16 avril prochain, un nouveau contrat à terme sur la dette française à long terme, baptisé FOAT (pour French Obligations Assimilables du Trésor).

Ce nouveaux contrat, portant sur un montant de seulement 100 000 euros au minium (joué grâce à une effet de levier de 10 à 20, c’est-à-dire un apport nominal autant de fois plus faible), livrera encore plus la dette française aux marchés financiers spéculatifs.

Alors que les fameux Credit Default Swaps (CDS) étaient le plus souvent réservés à des investisseurs institutionnels disposant d’un minimum de 10 millions de dollars comme ticket d’entrée, les FOATs seront accessibles à des spéculateurs de tout acabit.

Le lancement de ce nouveau produit indique clairement qu’Eurex « anticipe » une importante spéculation sur la dette française dans les mois à venir lui permettant de faire des profits grâce aux juteux frais de commission sur chaque transaction effectuée.

Voilà pour l’explication officielle. Mais pourquoi diantre introduire un contrat de ce type juste une semaine avant l’élection présidentielle ?

Certains milieux financiers auraient-ils décidé d’adresser un message aux candidats en campagne ou de s’équiper d’un nouveau bâton pour tabasser le nouvel arrivant à l’Élysée ?

Cette offensive des spéculateurs arrive au moment où le ton vient d’être donné par l’article France’s Future : a country in denial [L’avenir de la France : un pays dans le déni de la réalité], publié dans la dernière livraison de l’hebdomadaire britannique The Economist, toujours le porte-voix des financiers de la City.


Exhibant un pastiche du tableau de Manet, Le déjeuner sur l’herbe, montrant un Sarkozy et un Hollande décontractés en compagnie d’une belle dénudée, l’article affirme avec force qu’aucun candidat à l’élection présidentielle française n’a le courage d’annoncer directement aux Français le destin fatal qui les attend : une réduction brutale de leur niveau de vie et la fin de tous les acquis sociaux obtenus depuis 1945.

Alors que beaucoup de journalistes s’étonnent de voir Jacques Cheminade s’en prendre à la City, dans son dernier éditorial, le bien-nommé Eric le Boucher, directeur de la rédaction d’Enjeux-Les Echos, annonce qu’il est d’accord avec l’Economist.

A ce titre, il s’énerve forcément contre les candidats qui ont « renoncé à la vérité », et dénonce « le discours maladif d’une Le Pen, d’un Mélenchon ou d’un Cheminade, qui dit exactement comme le Front de gauche avec, en plus, la promesse du "Spoutnik pour tous" ».

Pour Le Boucher, il n’y a que deux conséquences possibles à l’issue du scrutin : la dépression ou la violence : « Nicolas Sarkozy, réélu risque de voir le combat contre lui se déplacer dans la rue. (...) François Hollande n’a pas l’avenir plus rose. Il n’aura pas à choisir entre la Bastille [comprenez le peuple] et la City. La dette a voté : ce sera la City. Il devra imposer à son puissant allié d’extrême gauche d’aller dans le sens churchillien, à l’opposé des fadaises. Ça se passera mal ».

Tout le monde sait, comme cela a été le cas avec Barack Obama en janvier 2008, que le ton d’une nouvelle présidence est donné dès les premiers jours de l’entrée en fonction du vainqueur. Si le nouveau président hésite à prolonger l’élan qui l’a conduit à la victoire, le rapport de force s’inverse rapidement et il devient ensuite trop tard pour changer quoi que ce soit.

Un candidat aussi hésitant que François Hollande, qui accuse « la finance sans visage », tout en lui proposant une entente cordiale, ou tout autre candidat par ailleurs, sera-t-il en mesure de prendre la mesure de cette menace ? Dès ce matin, Jacques Cheminade, interrogé par Jean-Jacques Bourdin sur RMC-BFM, a exposé le danger.

La menace brandie par Eurex – la plus grande place financière pour les produits dérivés dans le monde – avec 24 millions de contrats échangés en 2010 sur une base quotidienne – doit être prise au sérieux. Eurex, une société germano-suisse, a acquis International Securities Exchange (ISE) en 2007 aux États-Unis et est aujourd’hui représentée à Londres, Paris, Chicago, New York, Hong Kong, Tokyo et Singapour.

Rappelons qu’Eurex avait introduit un contrat sur la dette italienne en 2009, un acte qui n’est pas sans rapport avec la mise sous tutelle de l’Italie deux ans plus tard par le technocrate Mario Monti de Goldman Sachs.

Aujourd’hui, c’est donc clairement la France qui entre dans le viseur.

mardi 10 avril 2012

Le cas Cheminade : comment avoir 0 % d’intentions de vote ?


Les chiens de garde contre Jacques Cheminade par GrrrWOUAF

Un excellent article de Christian Tallon à lire sur AGORAVOX :

Jacques Cheminade occupe une place à part parmi les candidats à la fonction présidentielle. Essai de décryptage.

Lyndon Larouche est une homme politique américain que l'on peut caractériser comme « patriote constitutionnel », qui s'est présenté à la présidence américaine et dont on peut dire que comme Chomsky il constitue un groupe de pression à lui tout seul. Il a fait quelques années de prison pour fraude fiscale ce qui lui a permis de peaufiner son système d'analyse économique. Certains lui reprocheront qu'à force de prédire l'effondrement du système économique, la prédiction finira bien par se produire. D'autres seront agacés par une personnalité qui ne se prend pas pour de la merde et traite une personne sur deux d'idiot.Selon d'autres sources, l'état intellectuel et moral de l'establishment américain est réellement accablant.
Il n'en reste pas moins qu'il est impossible de balayer d'un revers de main ses analyses historiques et économiques, documentées, profondes. La Rouche est tout sauf du verbiage ou du bla bla inconsistant. Il faut passer des heures pour digérer sa pensée.
Sur son site, on apprend que « l'annonce des 500 signatures obtenues par Jacques Cheminade aurait causé un choc en France ».
Jacques Cheminade est un homme politique comme on les aime en France : un lettré, très instruit qui a le sens de la Chose Publique. Il a un beau regard droit et franc qui tranche avec les sourires formatés des menteurs professionnels. Comment il a obtenu ses signatures ? Ses jeunes partisans qui distribuent des tracts sont en campagne depuis longtemps. Contrairement à certaines sectes dont on taira le nom pour ne pas se faire d'ennemi, ils respectent l'esprit de la démocratie : ils donnent leur message mais n'utilisent pas des stratégies de manipulation connues pour extorquer de l'argent ou faire adhérer. Si on parle avec eux, on a l'impression de parler à des êtres humains et pas à des perroquets qui ont suivi 3 jours de « formation ».
Parlera-t-on d'un atavisme auvergnat et d'un état d'esprit dans lequel le découragement a peu de prise sur l'homme qui en a vu d'autres. Les maires du centre de la France n'auront peut-être pas été mécontents de faire discrètement sentir leur existence aux prétentieux de Paris et et à ceux qui pensèrent réduire au silence un candidat en le mettant en faillite en 1995. La même stratégie a été utilisée contre Gérard Schivardi en 2007. En 1995, c'était des enveloppes à Chirac et Balladur, en 2007 à Sarkozy selon un certain Khadafi depuis opportunément réduit au silence à coup de rafale et de missiles de croisières. La mafia au pouvoir.

Dans une campagne hallucinante de médiocrité, on sent un Jacques Cheminade mûri qu'on a plaisir à écouter.
L'impératif d'une relation franco-allemande à construire sans cesse et qui passe chez les deux partenaires par une reprise à chaque génération par le système éducatif de la part spirituelle de chacun est bien comprise par Cheminade. La relation franco-allemande est autre-chose que Merkozy. La technologie, l'industrie, la puissance, pour ne pas déraper tragiquement doivent être au service de principes qu'on appellera culture, philosophie ou spiritualité comme on veut. La France et l'Allemagne qui ensemble ont ressuscité le droit romain, la philosophie grecque, l’Égypte antique, sécularisé et réformé les principes révolutionnaires de l’Église pour former le socle du siècle des Lumières et du Sturm und Drang, qui ont donné aux science, à la musique, à la philosophie leurs achèvements, sont autre chose que des fonds de pension et des points de retraite. Quand la France et l'Allemagne ont été en paix et ont échangé, l'Europe toute entière en a profité. Quand ces pays ont été séparés, antagonistes ou ennemis, les démons de chaque pays se sont exprimés sous la forme la plus brutale de la puissance matérielle exacerbée (Napoléons ou Hitler).
Jacques Cheminade le comprend. On sent un homme accompli qui peut peut-être un jour porter et incarner les valeurs de sa civilisation.
La fin de l'article est simplement la réalité : le tableau des intentions de vote. 0 % pour Jacques Cheminade.


Intentions de vote pour Jacques Cheminade 0 %
Si Jacques Cheminade « secoue » la France, ça ne se voit pas du tout dans les intentions de vote. Soit les français veulent voter utile dès le premier tour soit Jacques Cheminade est encore trop en avance sur son temps, soit il est victime d'une omerta de l'ensemble du personnel politique et qualifié de conspirationiste (ou de secte) ce qui semble être en langage politiquement correct l'équivalent du "terroriste" dans les relations internationales.
On imagine les militants des grands partis ou de simples robots envoyer de multiples requêtes chez google avec "cheminade secte" ou "cheminade conspirationiste" pour orienter les résultats. Si Cheminade est si inexistant que ça, il y a de quoi être jaloux des 1 770 000 résultats donnés par google (contre 3 310 000 pour Agoravox).
Même en cas d'omerta, rien n’empêcherait les idées de Cheminade de cheminer par osmose si elles sont en phase avec la réalité. On a pu persécuter les premiers chrétiens ou brûler Giordano Bruno (ami de Corpernic et de Nicolas de Cuse dont la pensée de LaRouche s'inspire en partie - le changement des caractéristiques d'un système en phase critique par exemple par intégration-dissolution des contraires), ça n'a pas empêcher la Terre de tourner autour du soleil.
A moins d'être pulvérisés financièrement et s'il veulent guérir de leur cancer généralisé, les pays occidentaux devront plus ou moins à terme suivre une partie des idées portées par Cheminade et reprises par d'autres : interdictions pure et simple des produits dérivés les plus toxiques (CDS notamment), interdiction pour les banques de faire des affaires avec les dépôts des épargnants, interdiction de spéculer sur les produits alimentaires, taxation de la spéculation et des transactions financières, effacement des dettes qui trouvent leur source dans ces pratiques, abaissement du taux de l'usure, crédit public pour l’acquisition de la première résidence principale (prêt à taux 0 – pas de SDF != ils explosent aux États-Unis et en France), interdiction aux banques privées de prêter à l’État et aux collectivités locales, crédit public, retour dans les services publics de l'eau, air, énergie, infrastructures matérielle et immatérielles, éducation, santé). On souhaite naturellement de vrais lycées franco-allemands, la préservation de la philosophie, de la princesse de Clèves et de Nicolas de Cuse aux programmes (s' « il » est contre ça doit probablement être utile) et l'apoptose de l'UE/OTAN avec l'expulsion d'Europe du Royaume-désuni de Grande Bretagne et d'Irlande (second foyer cancéreux avec wall-street) . La génération de ceux qui a investi à fond dans l'anglo-américain pour faire partie de l'élite globale sera un frein considérable à la réorientation de l'Europe reconstituée sur le principe des États vers l'Allemagne et via la Russie et le transsibérien rénové vers la Chine du Nord. La grande crise qui s'en vient va accélérer considérablement l'Histoire et les recompositions nécessaires. Il n'y aura simplement pas le choix.
Donc que Cheminade fasse 0 % aux élections n'empêchera pas ses idées de travailler la société. Comme le dit son mouvement Solidarité et Progrès : "soyez opportunistes, piquez nous nos idées".

http://www.cheminade2012.fr/