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jeudi 29 septembre 2016

Pepe la grenouille classé par l'Anti-Defamation League dans la même liste que la croix gammée ou le drapeau confédéré

Pepe la Grenouille dans son bureau

L'influente association de lutte contre l'antisémitisme Anti-Defamation League (ADL) a officiellement classé la célèbre grenouille Pepe the Frog, mascotte des supporters de Trump, comme étant un «symbole de la haine» sur internet.



L'ADL, l'une des organisations les plus importantes de lutte contre l'antisémitisme et le racisme aux Etats-Unis, classe désormais les représentations de «Pepe the Frog» dans la même liste que la croix gammée ou le drapeau confédéré, au motif que ce symbole est utilisé «pour suggérer des notions racistes, antisémites ou sectaires».



A l'origine simple personnage de bande-dessinée, Pepe the Frog est devenu célèbre par de nombreux memes pullulant sur internet, d'abord sur les forums de 4Chan pour devenir l'un des memes les plus utilisé sur le site Tumblr.



Mais en 2016, Pepe the Frog a été récupéré par les membres de la mouvance de droite dite «alternative», notamment représentée par le candidat à la présidentielle Donald Trump. Le milliardaire, ainsi que son fils, ont d'ailleurs posté des memes le mettant en scène avec la célèbre grenouille.


«Pepe est un personnage de bande dessinée qui a démarré sa vie sur internet comme un meme innocent utilisé par des adolescents […] mais ces derniers mois, Pepe n'a été utilisé que quasi-exclusivement par des suprémacistes blancs», peut-on lire sur le site de campagne d'Hillary Clinton.

«Une fois encore, des personnes racistes ont pris un meme internet populaire et l'ont déformé pour servir leurs propres objectifs qui consistent à répandre le sectarisme et à harceler les utilisateurs» de réseaux sociaux, a déploré le président de l'ADL, Jonathan Greenblatt.



RT

Voir les aventures de Pepe, la grenouille anti-Clinton :

Pepe #1 :

Pepe la grenouille, traitée de "raciste" par Hillary répond

Pepe #2 :

Pourquoi Ironman devrait s'abstenir de donner des consignes de vote

 

 

lundi 16 mai 2016

lundi 28 décembre 2015

L'Ukraine, la Crimée et les juifs



Lors de sa visite officielle en Israël, le président ukrainien Petro Porochenko a prétendu que les droits des Juifs n'étaient pas respectés en Crimée.
Notre infatigable journaliste ukrainien dissident en exil Anatoly Shary a voulu se renseigner auprès d'un représentant de la communauté juive de Crimée pour savoir de quoi il retournait vraiment...



Vidéo traduite en français par Thalie Thalie

Les Juifs de Crimée se distancient de Porochenko sur les "représailles du Kremlin"

Les organisations juives de la Crimée démentent les allégations du président ukrainien sur des violations de leurs droits dans la péninsule.

Lors de sa visite officielle en Israël, le président ukrainien Piotr Porochenko a prétendu que les droits des Juifs n'étaient pas respectés en Crimée, rapporte la presse.

"Ces allégations sont notoirement mensongères et représentent une tentative tant maladroite qu'inutile de dénaturer la situation réelle en matière de paix et de concorde qui règnent en Crimée russe", lit-on dans la déclaration des organisations juives de la péninsule.

Commentant le discours du dirigeant ukrainien à la Knesset (parlement israélien), les auteurs du document ont souligné que M.Porochenko devraient savoir qu'en Crimée, les Juifs étaient tranquilles pour eux-mêmes et leurs proches.

"Nous n'avons pas d'antisémites-partisans du nationaliste ukrainien Bandera, nous n'avons pas non plus de légions de commandos, et des défilés aux flambeaux avec la croix gammée ne sont pas organisés chez nous", dit le texte, signé par le Congrès juif de Crimée, les autonomies culturelles juives de Simferopol et de Ialta, ainsi que la communauté juive de Sébastopol.
... Lire la suite 

Rappel :
Le 17 mars 2014, Olivier Berruyer dénonçait déjà la présence de nazis ukrainiens dans le gouvernement de Kiev. Si certains d'entre eux ont été depuis "épurés", la plupart sont toujours bel et bien la...

lundi 4 août 2014

Jean Bricmont sur la Palestine : La véritable solidarité commence par notre propre autonomie



Quelles sont les limites des mouvements de "solidarité" ?
Les actions et les engagements "politiques" exigent que les citoyens s’assurent que leur propre autonomie et leur espace de liberté d’expression ne soient entravés d’aucune manière, par des intérêts sectaires, contraires au bien commun. Pour le professeur Jean Bricmont il y a une nécessité absolue pour nos sociétés à reconquérir cette autonomie confisquée.

Vidéo et interview réalisés par Gérard Lazare pour Arrêt sur Info.

Silvia Cattori

jeudi 22 mai 2014

Yakov M Rabkin : la crise ukrainienne, les sionistes et l'émigration juive



Yakov M Rabkin, auteur de "Au nom de la Torah, une histoire de l'opposition juive au sionisme", et de "Comprendre l'Etat d'Israël : idéologie, religion et société" analyse la crise ukrainienne et les intérêts israéliens concernant l'émigration des populations juives.

AIL

lundi 14 novembre 2011

Arno Klarsfeld, les Roms et les Marocains juifs


Par Dedefensa.org

L’avocat Arno Klarsfeld vient de proférer fin octobre, il y a peu de semaines, une éternité pour nous autres à l’opinion orientée selon le vecteur des petites phrases, une évidence qui non interrogée fera office de vérité aisément assimilable, slogan déflecteur de faits historiques ensevelis sous les récits d’une alliance hellène et les décombres encore fumants d’une Troie vaincue.

L’immigration de populations pauvres a pour corollaire la délinquance dans le pays receveur. Voici la thèse.

Selon l’avocaillon Klarsfeld, c’est le cas des Roms en France comme ce fut le cas des Marocains juifs en Israël.

Même si l’ignorance a été élevée au rang de vertu par l’ équipe politique dirigeante en France, rappeler les quelques éléments connus de cette saignée des juifs arabes vers l’entité sioniste au milieu du siècle dernier, ses circonstances et ses buts dépeindra sous un jour mal connu car expurgé du calendrier occidental le fait colonial israélien.

Les sources convergent pour appuyer qu’au lendemain de l’indépendance du Maroc en 1956 Mohamed V avait interdit aux juifs marocains de rejoindre la Palestine occupée. Le fils de Moulay Youssef, le sultan de substitution intronisé par la Régence de Lyautey, Mohamed qui deviendra le cinquième est connu pour s’être opposé au port de l’étoile jaune par ses sujets juifs sous les Vichyssois. Mais il ne pouvait ignorer la solidarité panarabe qui avait entouré le mouvement de libération marocain et lui avait permis son retour sur le trône. Elle recommandait de s’opposer à la colonisation de la Palestine par des européens juifs qui se déclaraient athées et socialistes.

De plus, Mohamed V souhaitait la présence de tous ses sujets pour la construction d’un Maroc nouveau et libéré, les juifs, souvent éduqués par l’alliance israélite universelle fondée par Isaac Adolphe Crémieux (1), le même qui ministre de la Justice en 1870 avait donné par décret la nationalité française aux juifs d’Algérie.
Le régime de Tel Aviv malgré l’épuration ethnique réussie par le plan Dalet (2) n’avait pas obtenu une majorité démographique juive dans les territoires conquis militairement sur les Palestiniens. Ses appels à la montée en Israël des juifs occidentaux ne trouvant pas d’échos, des opérations de psy-op bien documentées maintenant et de la plus pure veine du terrorisme de l’État sioniste furent menées en Irak et en Égypte. Elles ont visé à paniquer les Juifs arabes des pays de la première ceinture en faisant exploser des bombes dans leurs lieux de rencontre pour les convaincre de s’exiler.

Comment disposer de la réserve des 300 000 juifs marocains gardés jalousement par la Maroc, pays de la deuxième ceinture ? En 1960, le sort du Maroc n’est pas scellé. Il pouvait encore évoluer vers une monarchie authentiquement constitutionnelle avec un gouvernement issu des urnes et responsable devant un Parlement élu. L’aile gauche du parti de l’indépendance était au pouvoir et l’on s’acheminait vers une politique économique d’inspiration socialiste. L’invention très pratique d’une tentative de coup d’État et d’assassinat du prince héritier a permis des arrestations massives et la restauration de la fraction conservatrice au commandement politique. Le Mossad entre à cette occasion dans les coulisses de la scène politique marocaine puisque que ce serait lui qui aurait ‘prévenu’ ou plus précisément intoxiqué Moulay Hassan. Depuis, celui qui devint Hassan II entretiendra les meilleurs rapports avec les sionistes patents ou non, en particulier avec ceux qui deviendront des figures du journalisme français, Jean Daniel et Anne Rosenberg Sinclair. Il était généreux avec ses conseillers en communication et toujours reconnaissant pour la ‘protection’ que lui concédait le régime sioniste.

La livre de chair exigée par le Mossad pour service rendu à Hassan ben Mohamed fut celle des cent mille juifs Marocains envoyés en Israël et qui versèrent chacun entre 50 à 150 $ pour leur droit de passage au couple Oufkir-Hassan.

Une fois arrivés sur la Terre promise d’après un vieux document qui atteste de son attribution divine à une tribu qui le reçut bel et bien mais qui n’a pas su le garder, les Arabes, leur qualité de juifs disparaît dès l’aéroport de Tel Aviv, sont reçus avec de touchants égards, une douche au DTT.

Deuxième marque de bienvenue, leur entassement dans des tentes de transit qui durent et au mieux leur installation dans des banlieues vite devenues des lieux de relégation, exactement à l’image des lieux de bannissement en France, où le nom, l’aspect de la peau et l’adresse rendent inapte au travail l’émigré.
Le juif séphérade a constitué la variable démographique d’ajustement pour l’économie israélienne, précarisée, niée dans son identité et prolétarisée. Le sépharade qui avait opté de rester dans son pays d’origine eut bien meilleure condition de vie. L’exemple le plus significatif d’une réussite marocaine juive est celle de Yoel Zaoui (4), patron de la Goldman Sachs Europe depuis 2004 (5). D’autres, dont le regretté Abraham Serfaty (6) furent des antisionistes convaincus et ne renièrent jamais leur marocanité en faveur d’une identité israélienne artificielle. Assidon Sion (7) secrétaire général de la section marocaine Transparency International appelle au boycott d’Israel.

Le cantonnement dans les ghettos des Marocains a conduit à l’éclosion de mouvements politiques radicaux. Dans le sillage des mouvements contestataires de gauche dans le monde des années soixante dix, les Panthères Noires israéliennes (8) se firent connaître par nombre d’actions spectaculaires dont la plus émouvante a été la distribution des bouteilles de lait destinées aux quartiers riches ashkénazes aux enfants de la plèbe juive arabe.

Arno Klarsfeld, entre deux poudrages de nez, pourra prendre le temps de voir un documentaire présenté sur une chaîne israélienne, Channel Ten, intitulé Les enfants de la Teigne (9) mis en scène par David Belhasen et Asher Hemias. Il expose comment furent irradiés pour les besoins de la recherche (déjà bioterroriste) américaine des milliers d’enfants exclusivement sépharades. Le gouvernement des US(a) aurait versé 300 millions de livres israéliennes par an pour que des doses de rayons X représentant des milliers de fois la norme admise soient délivrées sur le crâne d’enfants de migrants arabes juifs. Ils ont été odieusement sélectionnés dans des camps de vacances sous prétexte de soins contre un parasite fungique (10).
L’État au sein duquel les juifs du monde devraient se sentir en sécurité a reconnu sa responsabilité, cependant les indemnités versées aux victimes survivantes semblent attribuées avec parcimonie.

L’officier israélien Arno Klarsfeld a servi dans l’arme qui est directement impliquée dans la répression des Palestiniens, la Police des frontières. Il a donc bien le titre qui lui donne compétence à diriger un établissement public administratif français, l’Office de l’Immigration et de l’Intégration. En 2009, l’ANAEM, agence de l’accueil des étrangers et des migrations, change d’intitulé et de fonction et devient un office ou sous ministère de l’Intégration, en parfaite harmonie copiée et collée avec le Ministère de l’Intégration israélienne.
La machinerie française s’occupe vaillamment à sécréter de l’ennemi intérieur et/ou extérieur pour cimenter une identité très mal en point sous les assauts répétés de la finance sans frontière.

Badia Benjelloun

Ouverture Libre

Voir aussi : Israël invente l' Energy Drink ultime : Le Jus de fruits enrichi à l'uranium

samedi 13 août 2011

Le collier de la reine, un tribut de vassalité à un suzerain ?

Un collier en or aurait été offert par Lalla Salma, épouse du Roi du Maroc, à Tzipi Livni, le co-ordonnateur de la guerre de destruction israélienne de Gaza (2007-2008). Un cadeau offert en 2009 à l’occasion d’une visite de l’ancien ministre israélien des Affaires étrangères au Maroc, un an après la fin de la guerre israélienne contre l’enclave palestinienne.
Cette information explosive a été démentie de piètre façon par le Maroc, par un communiqué laconique du ministère des affaires étrangères publié le 26 juillet, soit deux semaines après la fuite du Maariv. Le journal israélien précisait, pourtan, dans son édition en date du 13 juillet 2011, que le parlement israélien avait pris la décision de dévoiler une liste de cadeaux offerts aux officiels et parlementaires israéliens par des personnalités étrangères, liste où figurerait «Lalla Salma» pour un «collier en or» à Tzipi Livni lors de sa visite au Maroc en 2009 à l’invitation de l’Institut Amadeus pour le Forum MEDays organisé à Tanger.
Dans ce qui apparait comme un geste d’apaisement destiné à détourner le courroux de l’opinion publique, la communauté juive du Maroc a volé au secours du Trône, lui emboitant le pas, endossant le même jour la responsabilité de ce cadeau. Non pas par un communiqué franc et précis qui aurait coupé court à toutes les spéculations mais par un procédé oblique, en des termes alambiqués, des propos confus faisant état d’ une indication d’un membre de la communauté juive, à l’identité non définie, se dévouant pour confier à un site électronique marocain que Mme Livni «n’a rencontré aucune princesse du Maroc, uniquement des personnalités marocaines et des responsables de la communauté juive» et que «le collier a pu lui être offert par la communauté juive» (2).
Sauf à y voir la marque d’un travail de sophistication journalistique, un tel amateurisme dans la gestion de cette affaire pourrait avoir eu un effet inverse de confirmer plutôt que d’infirmer cette information. Un effet pervers
Selon Maariv, pourtant, Lalla Salma n’aurait pas été la seule à couvrir de bijoux la ministre israélienne. La Fédération des Juifs du Maroc lui aurait aussi offert «un collier d’or serti de diamants et de pierres précieuses assorties de deux bagues». Soit, en fin de compte, deux colliers et deux bagues. Une belle pioche pour un voyage si controversé d’un si sinistre personnage.
Au delà du démenti formel, le pouvoir marocain a incontestablement commis un impair dans sa communication de crise, d’autant moins explicable que le sujet est d’une grande volatilité, accréditant l’idée d’un malaise par sa réaction tardive et son laconisme. Le démenti marocain, de même que la revendication indirecte de la communauté juive n’évacuent pas pour autant le débat sur le bien fondé de ce geste de courtoisie à l’égard d’une belliciste coresponsable de deux guerres contre des objectifs arabes, le Liban en juillet 206, et Gaza, en 2007, ni même sur sa présence au Maroc un an après la guerre de Gaza. Pas plus Tzipi Livni que son collier n’avaient de raison d’être au Maroc. Le service minimum sur un sujet de grande controverse porte la marque d’une désinvolture et pointe désormais du doigt le rôle ambigu de l’Institut Amadeus, initiateur de ce projet frappé de suspicion.
Quelqu’en soit le bienfaiteur, au-delà des démentis de circonstance, le cadeau parait placer la Monarchie dans l’embarras en ce qu’il peut être ressenti, à juste titre, par une large fraction de cette population nationaliste comme un geste d’une gratuité provocante, une humiliation vécue comme un tribut de vassalité envers un suzerain. (...)

Lire la suite sur renenaba.com

mercredi 1 juin 2011

Le Figaro, avant-garde de la propagande pro-israélienne


Hier, les israéliens ont massacré au moins douze palestiniens qui manifestaient sans armes. Aujourd’hui, Le Figaro sort l’artillerie lourde pour sauver l’honneur de l’armée israélienne.
C’est un de ces grands moments qui fait que le journalisme français est admiré sur la planète entière.
Le titre d’abord :
Israël : Nétanyahou promet de « défendre les frontières »
Ça n’est pas titré : « L’armée israélienne ouvre le feu sur des manifestants non armés et tue 12 personnes ». C’est titré directement du point de vue israélien.
Le chapeau résume :
« Les violences de la journée palestinienne de la Nakba ont fait au moins douze morts à la lisière de Gaza, du Liban et sur le plateau du Golan. »
Tournure classique : des violences font des morts. Pas « des soldats israéliens tuent des manifestants », ça pourrait donner l’impression d’un traitement inéquitable de l’information. Quand Israël tue des palestiniens, c’est la faute à pas de chance : « les violences de la journée palestinienne », voilà le vrai responsable.
Prenons bonne note de la volonté de se préparer des Israéliens, malheureusement au mauvais endroit (parce que quand ils sont préparés au bon endroit, comme par exemple en pleine mer, les Israéliens évitent de tirer dans le tas) :
Citation:
« Les Israéliens s’étaient préparés à des troubles dans les Territoires palestiniens. Ce sont les frontières qui se sont enflammées. »
L’imprécision qu’on retrouve dans la plupart des médias français :
« À l’occasion du jour de la Nakba, où les Palestiniens commémorent la catastrophe que fut pour eux la création de l’État d’Israël en 1948.»
Non, la Nakba, c’est l’épuration ethnique de la population arabe de Palestine par les israéliens, pas « la création de l’État d’Israël ». Épuration qui a eu lieu avant, pendant et après la proclamation de l’État israélien.
Et une autre imprécision :
« Des manifestants ont tenté de pénétrer en Israël depuis le Liban, la Syrie et la bande de Gaza. »
Le plateau du Golan n’est pas « en Israël ». Sauf pour Israël, évidemment.
Pour ne pas dire les choses, la tournure classique :
« Ils ont été accueillis par les tirs des gardes frontières israéliens, qui auraient fait au moins douze morts et plusieurs dizaines de blessés. »
Ça n’a l’air de rien, mais c’est systématique. On n’écrit jamais « les gardes frontières ont tué douze personnes ». Quant il s’agit d’Israël, on écrit que « les tirs des gardes frontières auraient fait au moins douze morts » . La tournure est indirecte (ce sont les tirs qui font des morts, pas les gardes frontières), elle permet d’éviter l’intentionnalité directe (les bidasses ont pu tirer sans vouloir tuer, alors que la tournure « les bidasses ont tué des manifestants » ne permet plus cette distance) et au conditionnel.
Vraiment, ici, la phrase est très alambiquée : « ont été accueillis par les tirs [...] qui auraient fait [...] douze morts ». Noter que, dans l’ensemble de cet article, il est fait mention de « gardes-frontières » israéliens, et jamais de « soldats ».
Répétons l’excuse qui a pourtant déjà introduit le paragraphe précédent (il est important pour un journal français de bien fournir, avec l’annonce d’un massacre perpétré par Israël, tous les arguments permettant de justifier ce massacre) :
« Les Israéliens ont été pris par surprise. »
Présentons, à nouveau, le point de vue exprimé par l’armée israélienne :
« Et la police israélienne, nettement mieux préparée qu’il y a une dizaine d’années à faire face aux manifestations palestiniennes par des moyens non létaux, était prête à empêcher que ne dégénèrent les affrontements qui l’opposent régulièrement aux chebab, les jeunes Palestiniens. »
Notez bien : « moyens non létaux », parce que nous sommes l’armée la plus je-ne-sais-quoi du monde. Et l’introduction inutile d’un mot arabe, « chebab », qui signifie simplement « les jeunes » en arabe. Tsahal contre les « chebab » : donnons de l’étrangeté à une information pourtant simple. Suggérons que « chebab », ça induit quelque chose de pas très net, qui justifie qu’on dise ça plutôt que « les jeunes » tout court (ça sonne un peu comme « shabiha », le seul mot arabe que l’on trouve actuellement dans les médias français pour désigner des milices pro-régime en Syrie).
Le troisième paragraphe, à nouveau, répète la justification déjà fournie dans les deux paragraphes précédents :
« Mais les manifestants sont apparus là où on ne les attendait pas. »
Des biens étranges manifestants…
« Dimanche, plusieurs milliers de Palestiniens, arrivés par bus depuis l’intérieur de la Syrie se sont rassemblés devant la clôture. »
Je sens qu’on essaie de me faire passer un message… C’est d’ailleurs répété en intertitre :
« Arrivés par bus.»
La phrase la plus explicite adopte à nouveau la tournure euphémisante classique :
« Les gardes-frontières israéliens ont ouvert le feu sur les manifestants, tuant au moins quatre d’entre eux, et en blessant un nombre indéterminé. »
Les gardes-frontières ont « ouvert le feu », et la conséquence est qu’il y a des morts. À nouveau, la tournure permet de laisser penser qu’ils ont « ouvert le feu » sans intention de tuer.
Tournure encore plus alambiquée pour le massacre de Maroun ar-Ras :
« Malgré les tentatives de l’armée libanaise pour les empêcher d’atteindre la frontière, des dizaines d’entre eux ont attaqué à coup de pierres les gardes-frontières israéliens, qui ont riposté en ouvrant le feu à balles réelles. »
Le journaliste offre ici une nouvelle justification : les manifestants (non armés, donc), ont « attaqué à coup de pierres », les israéliens ont « riposté ». Et l’euphémisme habituel : « en ouvrant le feu à balles réelles. »
Euphémisme qui conduit à cette phrase classique :
« La fusillade aurait fait entre six et dix morts et plusieurs dizaines de blessés. »
« C’est donc « la fusillade » qui a fait des morts, et non l’armée israélienne. (Et au conditionnel, tant qu’on y est.)
Le paragraphe suivant est heureux de vous faire savoir ce qu’en pense Benyamin Nétanyahou, premier ministre israélien directement responsable du massacre :
« Nétanyahou a insisté sur le fait que les manifestations n’avaient rien à voir avec les frontières de 1967, mais « visaient directement l’existence d’IsraëL. »
Choix étrange de l’expression « insisté sur le fait que… », alors qu’il ne s’agit pas d’un fait, mais d’une allégation saugrenue.
Le paragraphe qui suit est heureux de vous faire savoir ce qu’en pense… le brigadier général Yoav Mordechaï, l’un des porte-parole de l’armée israélienne. Comme ça, dites-donc, ça vous fait une sacré pluralité des points de vue.
« Nous assistons à des provocations orchestrées par l’Iran sur les frontières syriennes et libanaises, pour tenter d’exploiter les commémorations du jour de la Nakba. »
Et voilà, aucun point de vue arabe ou palestinien sur ce massacre. Les soldats israéliens tuent plus de dix palestiniens non armés, et le Figaro ne cite que des responsables israéliens. De plus, il le fait non pour leur demander des explications, mais uniquement pour leur permettre de justifier leur crime. À aucun moment, par exemple, le journaliste ne demande qui a donné l’ordre d’ouvrir le feu, ou s’il s’agit de règles d’engagement déjà définies (les gardes-frontières israéliens ont-ils l’autorisation d’ouvrir le feu, d’emblée, sur des manifestants non armés, y compris dans le territoire occupé du Golan ?).
Puis un paragraphe bien pratique :
Citation:
« À Tel-Aviv, un camionneur palestinien a jeté son véhicule contre un bus et des voitures, faisant un mort et plusieurs blessés, sans que l’on sache très bien si son geste était directement lié aux manifestations palestiniennes. »
Le fameux « terroriste » arabe israélien, immédiatement arrêté, a prétendu que son pneu avait éclaté. Un détail qui n’intéresse pas le Figaro, qui préfère parler de « son geste », devenu dans l’article suivant « cette attaque ».
Mais bon, à ce stade, si l’armée israélienne le dit, c’est que c’est vrai. Alors, certes, on ne sait si « son geste était directement lié aux manifestations », et on omettra de préciser que le camionneur ne revendique pas un attentat et soutient qu’il s’agit d’un accident de la route, mais si on peut établir une sorte d’équivalence des « violences », on ne va pas se gêner.
Le paragraphe final est, logiquement, épatant :
« Les manifestations aux frontières d’Israël représentent un phénomène préoccupant pour les services de sécurité israéliens. »
Israël massacre 13 manifestants désarmés, mais c’est un phénomène préoccupant pour… les services israéliens. On peut difficilement condenser aussi clairement le racisme féroce des journalistes qui couvrent ainsi les crimes israéliens.
Terminons donc par une remarque finaude :
« Ces mouvements non armés sont beaucoup plus délicats à contrer que les tirs de roquettes, attentats et attaques d’organisations telles que le Hezbollah ou le Hamas, dont la violence justifie les mesures de représailles israéliennes. »
Oui, vous avez bien lu : l’article du Figaro conclut que tous les autres crimes israéliens sont justifiés, et ça ne demande absolument aucune forme de discussion.
Source : Nidal

lundi 15 juin 2009

Soutien à Paul-Eric Blanrue


Aujourd'hui, en France, parler d'Israël avec sérénité et franchise est devenu impossible. La question est taboue. Quiconque se permet de critiquer l'État juif risque d'être qualifié d'antisémite. Dans la « patrie des Droits de l'Homme et de la liberté d'expression », un délit d'opinion, en politique et en histoire, est établi.
En lieu et place de la discussion libre, une dictature de la pensée unique a été instaurée.
Prônant la défense quasiinconditionnelle d'Israël, Sarkozy met aujourd'hui en oeuvre une politique qui est l'image inversée de celle du fondateur de la Ve République. Pour lui, toute critique d'Israël serait un signe d'antisémitisme.
Historien spécialisé dans les mystifications et collaborateur à la revue "Historia", Paul-Éric Blanrue refuse de verrouiller sa pensée. L'objectif de son livre est de participer à la prise de conscience du danger que représente la nouvelle politique étrangère française.
Paul-Éric Blanrue nous ouvre les yeux sur les aspects déjà périmés des choix étranges de Nicolas Sarkozy.
Il dévoile pourquoi le président français s'est engagé dans une voie qui va contre les intérêts de son pays et risque d'entraîner bientôt la France dans des conflits majeurs, au Liban, en Iran ou ailleurs.
Il décrit un par un les réseaux pro-israéliens qui servent cette stratégie, démontre leur puissance, signale leur aveuglement et fournit les noms des principales personnalités qui en font partie.
Il récuse l'assimilation faite systématiquement entre judaïsme et sionisme.
Il appelle les juifs de France à se défaire d'urgence de leurs porte-voix officiels, qui ne représentent tout au plus qu'un sixième d'entre eux, et les encourage à se rebeller contre une politique qui, à terme, se révélera désastreuse pour eux comme pour tous les Français.
L'auteur avance enfin des propositions qui font revivre la hardiesse traditionnelle de la pensée critique française et qui peuvent à nouveau souder les Français dans un projet généreux, pour en finir avec le communautarisme imprudemment importé des États-Unis.

À COMMANDER À :
OSER DIRE (16 EUR)
Conférence de presse de Paul-Eric BLANRUE :

http://www.youtube.com/watch?v=1qLcs4iN_W8

http://www.youtube.com/watch?v=x2fFaxr6JAc

http://www.youtube.com/watch?v=ltT21vZFTS4

http://www.youtube.com/watch?v=FJNWvgjmhaU

http://www.youtube.com/watch?v=pQD9eTx1SR8