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vendredi 10 avril 2026

JD Vance : " Je n’étais même pas au courant que Zelensky avait dit qu’il allait envoyer des soldats privés à la résidence d’Orbán...

JD Vance :  " Je n’étais même pas au courant que Zelensky avait dit qu’il allait envoyer des soldats privés à la résidence d’Orbán avant hier.  Viktor me l’a en fait dit, et ensuite je suis allé vérifier.  Je pouvais à peine croire que c’était vrai, mais c’est vrai. C’est complètement scandaleux."


 « Bruxelles est gangrenée par la corruption et profite ouvertement de la souveraineté européenne. Ils prétendent lutter contre la corruption et la prendre très au sérieux.»

« Pourtant, ils ferment les yeux sur celle qui règne à Bruxelles, où des bureaucrates s’enrichissent sur le dos des peuples en sapant la souveraineté de ce beau continent. »

Hongrie : scrutin décisif, pressions globales, fracture européenne - Thibaud Gibelin

samedi 10 janvier 2026

Inébranlable : L’UE lui retire ses droits, mais il ne lâche rien - Col. Jacques Baud

Le 15 décembre, l’Union européenne a inscrit l’ancien colonel de l’armée suisse, Jacques Baud, sur sa liste de sanctions contre la Russie, lui interdisant même d’acheter de la nourriture. Il ne souffre pas parce qu’il aurait commis un crime. Au contraire, ses actions sont parfaitement légales ; elles ne correspondent simplement pas au type de « comportement » que l’UE souhaite voir, et elle utilise donc un outil de politique étrangère (les sanctions) pour l’empêcher de mener toute activité normale de la vie quotidienne. Mais le colonel Baud reste inébranlable. Il résiste à ces mesures draconiennes et a décidé de se battre contre cette injustice extralégale du régime.  
Ne vous y trompez pas : ce qui arrive au colonel Baud pourrait arriver à n’importe qui demain. Les sanctions constituent un régime de persécution politique purement arbitraire.  

mercredi 31 décembre 2025

Totalitarisme européen : les sanctions ne sont qu’un début

En 2014 et 2022, l’Union européenne a mis en place des régimes de sanctions contre la Russie. Les listes d’entités et d’individus devaient à l’origine ne viser que les élites économiques et politiques russes. Mais depuis 2024, la liste a été élargie pour inclure la « désinformation » et sert désormais à cibler des journalistes et des universitaires, y compris dans les pays de l’UE et de l’espace Schengen, comme les ressortissants allemands Alina Lipp et Hüseyin Dogru, ou encore mes compatriotes Jacques Baud et Nathalie Yamb.  
C’est une réalité dystopique, mais certainement pas la première fois qu’un tel phénomène se produit. Pour discuter des précédents historiques, je suis à nouveau rejoint aujourd’hui par le professeur David Gibbs, professeur d’histoire à l’Université d’État de l’Arizona.  

dimanche 7 décembre 2025

Le retour du militarisme allemand

La propagande de guerre en Europe tourne à plein régime. Que ce soit dans les médias traditionnels ou sur les réseaux sociaux, toute personne appelant à intensifier la guerre contre la Russie est écoutée. Comment pouvons-nous sortir de cette situation ?  
C’est la question à laquelle mon invité d’aujourd’hui tente de répondre : l’auteur et dramaturge allemand Fabian Scheidler, qui vient de publier un livre sur ce sujet intitulé « Capable de paix : comment nous pouvons cesser de créer nos propres ennemis ».  

mercredi 3 septembre 2025

Rentrée 2025: Grève Générale, Dette Folle et Dictature Européenne?

La France est au bord du précipice, orchestré par une politique délibérément destructrice menee par Emmanuel Macron. Comme l'a très bien anticipé Pierre-Yves Rougeyron, Macron cherche a rendre la France ingouvernable a l'intérieur pour mieux la faire gouverner de l'extérieur, via les instances européennes et globalistes. 

Aujourd'hui, avec des discussions sur l'activation de l'article 16 de la Constitution, une dette explosive et des taux d'emprunt comparables a ceux de la Grèce, nous assistons a l'acceleration d'une crise annoncée. Des analystes comme Max Keiser evoquent un "Bondpocalypse" imminent, deja visible au Royaume-Uni selon la lettre économique Kobeissi Letter. 

CONTEXTE POLITIQUE
Pierre-Yves Rougeyron dénonce depuis longtemps la stratégie de Macron : créer le chaos interne pour justifier une prise de contrôle externe. En 2025, après des élections européennes et législatives chaotiques, la France fait face a une crise gouvernementale majeure. Le gouvernement de Francois Bayrou risque l'effondrement des le 8 septembre, avec des appels a une grêve générale et des blocages nationaux. Les medias comme Le Figaro ou BFMTV minimisent cela comme une simple impasse, mais c'est une manoeuvre pour affaiblir la souveraineté française au profit de Bruxelles et des intér^ts atlantistes. Le Cercle Aristote alerte sur cette trahison depuis des années, voyant en Macron un executant d'un projet fédéraliste destructeur.

ARTICLE 16 
On parle de plus en plus d'activer l'article 16, qui donne des pouvoirs exceptionnels au président en cas de "menace grave sur les institutions". Macron pourrait l'utiliser sous prétexte d'ingérence russe ou de crise économique, lui permettant de dissoudre à nouveau l'Assemblée, de gouverner par décret et de suspendre les libertés sans limite de temps avant de dissoudre entièrement la France dans une Union Européenne devenue un super-état comme le désirait Mario Draghi. 


CRISE FINANCIERE ET TAUX D'EMPRUNT
La France emprunte désormais a des taux supérieurs ou equivalents a ceux de la Grèce, malgré une dette publique a 114% du PIB, inférieure a celle d'Athènes à 158%. En septembre 2025, les coûts d'emprunt français dépassent ceux de pays autrefois en crise, signe clair d'une perte de crédibilité de la France aux mains du "Mozart de la finance". Les previsions du FMI indiquent que d'ici 2030, la dette française surpassera d'ailleurs celle de la Grèce. Cela n'est pas un accident : mais le résultat d'une politique de dépenses folles et d'alignement sur l'euro, qui étouffe la croissance. Les analystes pointent du doigt l'UE et ses règles absurdes, forçant la France a une austérité destructive tout en finançant des guerres et des migrations massives.

BONDPOCALYPSE ET ANALYSES DE MAX KEISER
Max Keiser, analyste financier iconoclaste, prédit un Bondpocalypse global, ou l'effondrement des marches obligataires entrainera une hyperinflation et une fuite vers le Bitcoin. En Europe, c'est deja en marche : Keiser declare que l'Europe est grillée, avec des marchés obligataires en chute libre. Au Royaume-Uni, la Kobeissi Letter rapporte que les rendements sur les obligations a 30 ans atteignent 5,64 pour cent, le plus haut depuis 1998, confirmant la panique. Pour la France, cela signifie une spirale de la dette ingérable, ou les banques françaises, détenant 600 milliards d'euros de dette souveraine, risquent la faillite. Keiser conseille de fuir vers des havres comme le Salvador, adoptant le Bitcoin, pendant que les élites comme Macron accélèrent la destruction pour un reset globaliste.

samedi 26 juillet 2025

Emmanuel Todd - La Russie est notre Rorschach


En avril dernier, interrogé par une chaîne de télévision russe sur la russophobie occidentale, j’avais eu une illumination. J’avais à peu près répondu : cela va vous être désagréable d’entendre ça, mais notre russophobie n’a aucun rapport avec vous. C’est un fantasme, une pathologie des sociétés occidentales, un besoin endogène d’imaginer un monstre russe.

Pour la première fois à Moscou depuis 1993, je vivais un choc de normalité. Mes indicateurs habituels – mortalité infantile, suicide et homicide – m’avaient montré, sans bouger de Paris, que la Russie était sauvée, après sa crise de sortie du communisme. Mais Moscou normale à ce point, c’était au-delà de tout ce que j’avais conçu. J’ai eu sur place l’intuition que la russophobie était une maladie.

Cette intuition résout toutes sortes de questions. Je m’obstinais, par exemple, à rechercher dans l’histoire les racines de la russophobie anglaise, la plus obstinée de toutes. L’affrontement des empires britanniques et russe au dix-neuvième siècle semblait justifier une telle approche. Mais quand même, durant les deux guerres mondiales, la Grande-Bretagne et Russie furent alliées, et elles se durent mutuellement leur survie durant la seconde. Alors, pourquoi tant de haine ? L’hypothèse géopsychiatrique nous donne une solution. La société anglaise est la plus russophobe, tout simplement parce qu’elle est la plus malade d’Europe. Acteur majeur et victime première de l’ultralibéralisme, l’Angleterre n’en finit pas de produire des symptômes graves: effondrement universitaire et hospitalier, sous-alimentation des vieux, sans oublier Liz Truss, la plus brève et la plus folle des premiers ministres britanniques, hallucination fulgurante au pays de Disraeli, Gladstone et Churchill. Qui aurait osé une chute des recettes fiscales sans la sécurité d’une monnaie, non pas seulement nationale, mais impériale, monnaie de réserve du monde ? Trump aussi fait n’importe quoi avec son budget mais il ne menace pas le dollar. Dans l’immédiat.

En quelques jours, Truss avait détrôné Macron au hit-parade de l’absurdité occidentale. J’avoue attendre beaucoup de Friedrich Merz, dont le potentiel belliciste antirusse menace l’Allemagne de beaucoup plus qu’un effondrement monétaire. La destruction des ponts du Rhin par des missiles oreshnik ? Malgré la protection nucléaire française ? En Europe, c’est carnaval tous les jours.

La France va de plus en plus mal, avec son système politique bloqué, son système économique et social à crédit, sa hausse de mortalité infantile. Nous coulons. Et hop, poussée russophobe. Macron, le chef d’état-major des armées et le patron de la DGSE viennent d’entonner en cœur la chanson. La France, ennemi numéro 1 de la Russie. On croit rêver. Notre insignifiance militaire et industrielle fait de la France le cadet des soucis de la Russie, suffisamment occupée par son affrontement planétaire avec les États-Unis.

Cette dernière absurdité macronienne rend le recours à la géopsychiatrie indispensable. Un diagnostic d’érotomanie est inévitable. L’érotomanie, c’est cette affection, plutôt féminine mais non exclusivement, qui conduit le sujet à se penser universellement désiré sexuellement et menacé d’une pénétration par, mettons, tous les mâles environnants. La pénétration russe donc, menace…

Je dois avouer ma lassitude à taper sur Macron (d’autres s’en chargent désormais, malgré la servilité journalistique générale). Heureusement pour moi, nous avions été préparés au discours de 14 juillet du Président par du neuf, les interventions de deux petits soldats du régime, Thierry Burkhard (chef d’Etat-major des armées) et Nicolas Lerner (patron de la DGSE). Je ne suis pas constitutionnaliste et ne sais s’il est de bon augure pour la démocratie que des gérants du monopole de la violence légitime de l’État se répandent sur les ondes, en conférence de presse (Burkhard) ou en divagations angoissées sur la chaîne LCI (Lerner) pour y définir en avant-première la politique extérieure de la France.

Reste que l’expression publique et libre de leur parole russophobie est un trésor pour le géopsychiatre. J’en ai tiré deux enseignements essentiels sur l’état d’esprit des classes dirigeantes françaises (ces interventions ont été reçues comme normales par la majorité du monde politico-journaliste et nous parlent donc de la classe qui nous guide)

Écoutons d’abord Burkhard. Je reprends la transcription du Figaro avec ses évidentes imperfections. Je ne touche à rien. Comment notre chef d’État-major définit-il la Russie et les Russes? « C’est aussi par sa capacité de sa population à durer, voir à endurer, même si la situation est compliquée. Là aussi, historiquement et culturellement, c’est un peuple qui est capable d’endurer des choses qui nous semblent d’ailleurs complètement inimaginables. C’est un aspect important pour la résistance et à la capacité à soutenir l’État ». Je traduis : le patriotisme russe est pour notre militaire inimaginable. Ce n’est pas de la Russie qu’il nous parle, c’est de lui et des siens. Il ne sait pas, ils ne savent pas, ce qu’est le patriotisme. Grâce au fantasme russe, nous découvrons pourquoi la France a perdu son indépendance, pourquoi, intégrée dans l’OTAN, elle est devenue un proxy des Etats-Unis. Nos chefs n’aiment plus leur pays. Réarmer, pour eux, ce n’est pas pour la sécurité de la France, c’est pour servir un empire en décomposition qui, après avoir jeté les Ukrainiens puis les Israéliens à l’assaut du monde des nations souveraines, s’apprête à mobiliser les Européens pour continuer de semer le désordre en Eurasie. La France est loin du front. Notre mission de proxy, si l’Allemagne est un Hezbollah, sera d’être les Houthis de l’Empire.

Passons à Nicolas Lerner s’étalant sur LCI. Cet homme semble en grande détresse intellectuelle. Décrire la Russie comme une menace existentielle pour la France… Avec une population qui diminue, déjà trop petite pour ses 17 millions de kilomètres carrés. Seul un malade des nerfs peut croire que Poutine veut pénétrer la France. La Russie de Vladivostok à Brest? Reste que dans sa détresse, Lerner est utile pour comprendre la mentalité des gens qui nous mènent à l’abîme. Il voit la Russie impériale là où elle est nationale, viscéralement attaché à sa souveraineté. La Nouvelle Russie, entre Odessa et le Donbass, c’est tout bêtement l’Alsace-Lorraine des Russes. Aurait-on décrit la France de 1914, prête à se battre pour résister à l’Empire allemand et reprendre ses provinces perdues comme impériale? Burkhard ne comprend pas le patriotisme, Lerner ne comprend pas la nation.

Une menace existentielle pour la France ? Oui bien sûr, ils la sentent, ils ont raison, ils la cherchent en Russie. Mais c’est en eux-mêmes qu’ils devraient la chercher. Elle est double. Menace n°1 : nos élites n’aiment plus leur pays. Menace n°2 : ils le mettent service d’une puissance étrangère, les États-Unis d’Amérique, sans jamais tenir compte de nos intérêts nationaux.

C’est quand ils parlent de la Russie que les dirigeants français, britanniques, allemands ou suédois nous disent qui ils sont. La russophobie est certes une pathologie. Mais La Russie est surtout devenue un formidable test projectif. Son image est semblable aux planches du test de Rorschach. Le sujet décrit au psychiatre ce qu’il voit dans des formes à la fois aléatoires et symétrisées. Il projette ainsi des éléments cachés de sa personnalité. La Russie est notre Rorschach.


jeudi 15 mai 2025

Emmanuel Todd - APOCALYPSE NOW : Des États-Unis à l'Europe

Dans ce 4e épisode de la série Le monde selon Todd, l’historien et anthropologue Emmanuel Todd dresse un bilan du début de la mandature de Donald Trump en ce qui concerne l’état social, économique et politique de l'occident dans cette nouvelle configuration.
S’appuyant sur ses ouvrages dont la Défaite de l'occident, il décrypte les fractures invisibles : paupérisation, crise de l’État Fédéral, inégalités croissantes, fracture sociale…