Benjamin Blanchard, directeur de SOS Chrétiens d'Orient.
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lundi 30 mars 2026
mardi 17 mars 2026
mercredi 4 mars 2026
samedi 20 septembre 2025
La campagne de pression d'Israël contre Charlie Kirk (avec Max Blumenthal)
(utiliser la traduction automatique des sous-titres disponible en bas à droite de la vidéo)
lundi 14 mai 2018
Ambassade US à Jérusalem : Richard Labevière et Richard Abitbol confrontent leur analyse
A l'occasion du 70ème anniversaire de la proclamation de l'Etat d'Israël, l'ambassade US est inaugurée à Jérusalem, sur fond de violences. Pour RT France, Richard Labevière et Richard Abitbol confrontent leur analyse de la situation au Proche-Orient.
samedi 25 mars 2017
mercredi 24 février 2016
Liberté d'expression - Me Mirabeau : "Dieudonné bientôt extradé à Guantanamo ?"
Aujourd'hui, de la prison a été requise contre un artiste pour un spectacle humoristique par un tribunal correctionnel du pays de "Charlie" et du "droit au blasphème", pays où l'on brûle des effigies d'évêques en place publique.
Nos amis d'Independenza Webtv étaient sur place pour interviewer l'avocat du réprouvé public, blasphémateur de la nouvelle religion d'Etat, maitre Sanjay Mirabeau.
Tous droits réservés : independenza webtv © - Paris (France), mercredi 24 février 2016 - Procès de Dieudonné pour "provocation à la haine" et "injures raciales".
Trois mois de prison avec sursis et 30.000 euros d'amende ont été requis aujourd'hui par le tribunal correctionnel de Paris contre Dieudonné pour «provocation à la haine raciale» et «injure raciale» pour des passages de son avant-dernier spectacle «La Bête immonde».
«Quand on en est à une énième poursuite devant le tribunal et que l'on continue à violer la loi de façon volontaire et systématique, la réponse doit être graduée», a déclaré la procureur. Le polémiste était poursuivi pour des passages de ce spectacle où, fers aux pieds et déguisé en détenu de Guantanamo, il discourait sur le rôle qu'il attribue aux juifs dans la traite des noirs et ironisait sur le génocide commis par les nazis.
Dans ce spectacle, Dieudonné, fers aux pieds, déguisé en détenu de Guantanamo, discourait sur le rôle qu'il attribue aux juifs dans la traite des noirs et ironisait sur le génocide commis par les nazis. Cinq passages sont poursuivis, quatre au titre de la provocation à la haine raciale et un pour injure raciale. Parmi eux, figurent une réplique où il explique que «le commerce des esclaves» était «une spécialité juive au départ» et une autre où il ironise sur l'image «du juif, éternelle victime en pyjama à qui on a chouré un Picasso».
Lire la suite...
vendredi 25 décembre 2015
Syrie : Le Noël que les médias français ne vous montreront pas
Voici des images que vous ne verrez certainement pas dans les médias français!
A Damas, sous la protection du régime de Bachar Al Assad que Fabius et Valls trouvent odieux (ils préfèrent les "modérés" de Jabhat Al Nosra), les syriens fêtent Noël comme chez nous en toute tranquillité...
Dans les zones sous contrôle des "rebelles modérés" que vous affectionnez tant, M. Fabius, comment se passent les fêtes de Noël ?
Pendant ce temps à Bethléem...
Le mur de la honte n'est toujours pas tombé...
jeudi 13 août 2015
Jacob Cohen réagit à l'organisation de Tel-Aviv sur Seine
Jacob Cohen, écrivain antisioniste, revient sur la tenue d'un évènement organisé par la Mairie de Paris en collaboration avec Tel-Aviv : la transformation d'une berge de la Seine en une plage israélienne, le temps d'une journée, le 13 août 2015.
Source : AIL
mercredi 25 mars 2015
Ukraine, la guerre oligarchique par Xavier Moreau (Stratpol)
Une analyse à chaud de la guerre des oligarques en Ukraine :
Source : Stratpol
Pour approfondir le sujet, voir l'article de nos amis de Russie Sujet Géopolitique :
Porochenko contre Kolomoïski, querelle de famille ou divorce sanglant?
samedi 6 décembre 2014
Jean Bricmont : "Le monde est en guerre et la gauche se combat elle-même sur Facebook"
Interview ( skype) du physicien et essayiste belge Jean Bricmont, auteur de "La République des censeurs". Editions de l’Herne. Propos recueillis le 03.12.2014 par Silvia Cattori - Montage vidéo Gérard Lazare.
Arrêt sur Info
lundi 4 août 2014
Jean Bricmont sur la Palestine : La véritable solidarité commence par notre propre autonomie
Quelles sont les limites des mouvements de "solidarité" ?
Les actions et les engagements "politiques" exigent que les citoyens s’assurent que leur propre autonomie et leur espace de liberté d’expression ne soient entravés d’aucune manière, par des intérêts sectaires, contraires au bien commun. Pour le professeur Jean Bricmont il y a une nécessité absolue pour nos sociétés à reconquérir cette autonomie confisquée.
Vidéo et interview réalisés par Gérard Lazare pour Arrêt sur Info.
Silvia Cattori
mercredi 30 juillet 2014
L'Histoire expliquée à Netanyahou et Porochenko
![]() |
| Uri Avnery |
A quoi l'Histoire
pourrait-elle ressembler si elle était écrite dans le style de
l'opération "Strong Cliff" (Rocher Solide) ou "Protective Border" (Bordure Protectrice) ?
Par Uri Avnery, le 19.07.2014
Prenons un exemple :
Winston Churchill était un scélérat.
Pendant cinq ans, il a laissé la population de Londres sous le feu incessant de la Luftwaffe allemande. Il a utilisé les habitants de Londres comme bouclier humain dans sa guerre folle. Alors que la population civile était exposée à des bombes et des roquettes, sans la protection d'un "dôme de fer", il se cachait dans son bunker sous le 10, Downing Street.
Il utilisait tous les habitants de Londres comme otages. Lorsque les dirigeants allemands ont fait une proposition de paix généreuse, il l'a rejetée pour de folles raisons idéologiques. Ainsi, il a condamné son peuple à des souffrances inimaginables.
De temps en temps, il sortait de sa cachette souterraine pour se faire prendre en photo devant les ruines, puis retournait se mettre en sécurité dans son trou de rat. Mais aux Londoniens, il disait : "Les générations futures diront que c'était votre heure de gloire!"
La Luftwaffe allemande n'avait pas d'autre choix que le bombardement de la ville. Ses commandants ont annoncé qu'ils frapperaient uniquement des cibles militaires, tels que les maisons de soldats britanniques, où les réunions militaires avaient lieu.
La Luftwaffe allemande avait appelé les habitants de Londres à quitter la ville, et de nombreux enfants ont en effet été évacués. Mais la plupart des Londoniens ont répondu à l'appel de Churchill à rester, se condamnant ainsi au sort de "dommages collatéraux".
Les espoirs du haut commandement allemand que la destruction de leurs maisons, et le meurtre de leurs familles inciterait les gens de Londres à se soulever, et chasser à coups de pieds Churchill et sa bande belliciste, n'ont abouti à rien.
Les Londoniens primitifs, dont la haine des allemands dépassait le sens de la logique, ont, de façon perverse, suivi les instructions du lâche Churchill. Leur admiration pour lui a grandi de jour en jour, et à la fin de la guerre, il était quasiment devenu un dieu.
Une statue de lui se dresse encore aujourd'hui devant le Parlement de Westminster.
Quatre ans plus tard la roue avait tourné. Les forces aériennes britanniques et américaines bombardaient les villes allemandes et les détruisaient complètement. Plus une pierre ne restait sur une autre pierre, les palais glorieux étaient aplatis, les trésors culturels effacés. Les "civils non impliqués" furent réduits en miettes, brûlés vifs ou ont tout simplement disparu. Dresde, l'une des plus belles villes d'Europe, fut totalement détruite en quelques heures par une "tempête de feu".
L'objectif officiel était de détruire l'industrie de guerre allemande, mais il ne fut pas atteint. Le but réel était de terroriser la population civile, afin de l'inciter à virer ses dirigeants et capituler.
Cela n'est pas arrivé. En effet, la seule révolte sérieuse contre Hitler a été tentée par des officiers supérieurs de l'armée (et n'a pas réussi). La population civile ne s'est pas soulevé. Au contraire. Dans une de ses diatribes contre les "pilotes de la terreur" Goebbels a déclaré: «Ils peuvent détruire nos maisons, mais ils ne peuvent pas briser notre esprit!"
L’Allemagne n'a capitulé qu'au tout dernier moment. Les millions de tonnes de bombes n'ont pas suffit à la faire céder plus tôt. Ils n'ont fait que renforcer le moral de la population et sa fidélité au Führer. (...)
Conclusion de Bertrand pour les présidents israélien et ukrainien:
Winston Churchill était un scélérat.
Pendant cinq ans, il a laissé la population de Londres sous le feu incessant de la Luftwaffe allemande. Il a utilisé les habitants de Londres comme bouclier humain dans sa guerre folle. Alors que la population civile était exposée à des bombes et des roquettes, sans la protection d'un "dôme de fer", il se cachait dans son bunker sous le 10, Downing Street.
Il utilisait tous les habitants de Londres comme otages. Lorsque les dirigeants allemands ont fait une proposition de paix généreuse, il l'a rejetée pour de folles raisons idéologiques. Ainsi, il a condamné son peuple à des souffrances inimaginables.
De temps en temps, il sortait de sa cachette souterraine pour se faire prendre en photo devant les ruines, puis retournait se mettre en sécurité dans son trou de rat. Mais aux Londoniens, il disait : "Les générations futures diront que c'était votre heure de gloire!"
La Luftwaffe allemande n'avait pas d'autre choix que le bombardement de la ville. Ses commandants ont annoncé qu'ils frapperaient uniquement des cibles militaires, tels que les maisons de soldats britanniques, où les réunions militaires avaient lieu.
La Luftwaffe allemande avait appelé les habitants de Londres à quitter la ville, et de nombreux enfants ont en effet été évacués. Mais la plupart des Londoniens ont répondu à l'appel de Churchill à rester, se condamnant ainsi au sort de "dommages collatéraux".
Les espoirs du haut commandement allemand que la destruction de leurs maisons, et le meurtre de leurs familles inciterait les gens de Londres à se soulever, et chasser à coups de pieds Churchill et sa bande belliciste, n'ont abouti à rien.
Les Londoniens primitifs, dont la haine des allemands dépassait le sens de la logique, ont, de façon perverse, suivi les instructions du lâche Churchill. Leur admiration pour lui a grandi de jour en jour, et à la fin de la guerre, il était quasiment devenu un dieu.
Une statue de lui se dresse encore aujourd'hui devant le Parlement de Westminster.
Quatre ans plus tard la roue avait tourné. Les forces aériennes britanniques et américaines bombardaient les villes allemandes et les détruisaient complètement. Plus une pierre ne restait sur une autre pierre, les palais glorieux étaient aplatis, les trésors culturels effacés. Les "civils non impliqués" furent réduits en miettes, brûlés vifs ou ont tout simplement disparu. Dresde, l'une des plus belles villes d'Europe, fut totalement détruite en quelques heures par une "tempête de feu".
L'objectif officiel était de détruire l'industrie de guerre allemande, mais il ne fut pas atteint. Le but réel était de terroriser la population civile, afin de l'inciter à virer ses dirigeants et capituler.
Cela n'est pas arrivé. En effet, la seule révolte sérieuse contre Hitler a été tentée par des officiers supérieurs de l'armée (et n'a pas réussi). La population civile ne s'est pas soulevé. Au contraire. Dans une de ses diatribes contre les "pilotes de la terreur" Goebbels a déclaré: «Ils peuvent détruire nos maisons, mais ils ne peuvent pas briser notre esprit!"
L’Allemagne n'a capitulé qu'au tout dernier moment. Les millions de tonnes de bombes n'ont pas suffit à la faire céder plus tôt. Ils n'ont fait que renforcer le moral de la population et sa fidélité au Führer. (...)
Conclusion de Bertrand pour les présidents israélien et ukrainien:
Puisque cela n'a marché ni à Londres, ni en Allemagne, ni nulle part ailleurs dans l'Histoire (cf : Viet Nam, Japon...) pourquoi cela réussirait-il dans la bande
de Gaza ou le Donbass ?
jeudi 22 mai 2014
Yakov M Rabkin : la crise ukrainienne, les sionistes et l'émigration juive
Yakov M Rabkin, auteur de "Au nom de la Torah, une histoire de l'opposition juive au sionisme", et de "Comprendre l'Etat d'Israël : idéologie, religion et société" analyse la crise ukrainienne et les intérêts israéliens concernant l'émigration des populations juives.
AIL
lundi 3 février 2014
mercredi 29 janvier 2014
Richard Sitbon présente la révolution mondiale par la Torah et le Talmud
![]() |
| Richard Sitbon |
L'utilisation du mot "Bible" ne saurait nous induire en erreur, car ici, il s'agit bien de judaïsme. L'on ne trouvera dans cet ouvrage aucune référence au Nouveau Testament, par contre la Torah et le Talmud sont omniprésents.
Contrôle complet des individus via la mise en place d'un assistanat généralisé et l'interdiction de toute contestation sociale*, organisation du temps de travail selon les règles du repos sabbatique, communautarisme extrême calqué sur le tribalisme des temps bibliques...
Un exposé qui a le mérite d’être clair.
Lire l'interview de Richard Sitbon :
* « Le solidarisme talmudique nous propose alors, puisqu’il n’y a
plus de lutte des classes, une union basée sur une plus grande
responsabilité du travailleur, qui évite toute mobilisation sociale ou
mouvement de contestation et qui contribue à une plus grande
productivité ainsi qu’à la paix sociale ». Richard Sitbon (P.228)
mardi 28 janvier 2014
La Shoah : Religion d’Etat ?
Par Diana Johnstone
Le Blasphème en France laïque
La « mobilisation »
officielle, annoncée par le Ministre de l’Intérieur Manuel Valls à
l’Université d’Eté du Parti Socialiste en août dernier, se poursuit en
accusant le comédien d’utiliser ses spectacles pour semer la haine
contre les Juifs. Son geste de la « quenelle » (*) serait un « salut nazi renversé ».
Son public rejette ces accusations.
Probablement l’effet de la controverse
qui, jusqu’à présent, a été le plus significatif, est la prise de
conscience croissante du fait que la Shoah fonctionne comme religion
officieuse d’Etat en France.
Exprimant son commentaire sur l’affaire
le 10 janvier sur RTL, Eric Zemmour a tancé Valls pour avoir oublié la
liberté d’expression tout en se présentant comme un homme de gauche. « C’est
la gauche qui nous a appris depuis mai 68 qu’il est interdit
d’interdire, c’est la gauche artistique qui nous a enseigné qu’il
fallait choquer le bourgeois. C’est la gauche antiraciste qui a fait de
la Shoah la religion suprême de la République… ». Produit de la gauche, Dieudonné provoque, d’après Zemmour, la « bourgeoisie bien-pensante de gauche ».
Admettant que Dieudonné fait des plaisanteries "antisémites", Zemmour juge qu’il était « grotesque et ridicule de faire de M’bala M’bala un nostalgique du troisième Reich ». Le comédien, dit-il, « reproche
aux juifs de vouloir conserver le monopole de la souffrance et de voler
aux descendants des esclaves la primauté du malheur. »
Il y a d’autres enjeux de plus grande
portée. Rappeler la Shoah sert indirectement à justifier le
rapprochement toujours plus fort entre la France et Israël en ce qui
concerne la politique au Moyen Orient. Dieudonné s’est opposé à la
guerre contre la Libye au point de montrer sa solidarité en visitant le
pays sous les bombes de l’Otan.
Dieudonné a commencé sa carrière en tant
que militant antiraciste. Au lieu de s’excuser lors des protestations
contre son sketch de 2003 critiquant un « colon sioniste extrémiste »,
Dieudonné a, pendant les années qui suivirent, graduellement élargi la
sphère de ses parodies pour y inclure la Shoah elle-même. On peut voir
la campagne actuelle pour le faire taire comme un effort visant à
réaffirmer le caractère sacré de la Shoah en réprimant une forme
contemporaine de blasphème.
Comme s’ils voulaient confirmer cette
impression, le Parquet de Paris et le Mémorial de la Shoah ont conclu
une convention le 9 janvier selon laquelle tout auteur d’une infraction
antisémite âgé d’au moins 13 ans pourra désormais être condamné à
effectuer un stage de sensibilisation à l’histoire de l’extermination
des Juifs. L’étude des génocides est censée inculquer « les valeurs républicaines de tolérance et de respect pour autrui ».
Et si c’était le contraire de ce qu’il
faudrait faire ? Le Procureur de Paris ignore peut-être les jeunes qui
prétendent avoir subi trop, au lieu de pas assez, d’éducation sur la
Shoah ?
Exceptionnellement, un article du Monde
du 8 janvier a cité des opinions qu’on peut facilement entendre de la
part de jeunes, si l’on veut bien les écouter. Soren Seelow a
interviewé une dizaine de jeunes admirateurs de Dieudonné, issus de la
classe moyenne, politiquement modérés, souvent de gauche et qui se
défendent de tout antisémitisme. Ils font remonter la « sacralisation » de la Shoah à leurs cours d’histoire à l’école, dont ils gardent un souvenir pesant.
Nico, 22 ans, étudiant en droit à la Sorbonne, qui vote à gauche, rappelle : « On
nous en parle depuis la primaire… A 12 ans, j’ai vu un film où des
tractopelles poussaient des cadavres dans des fosses. Nous subissons une
morale culpabilisatrice dès le plus jeune âge. » Etudiant en master en langues, Guillaume, également âgé de 20 ans, se plaint : « La Shoah, on en a mangé jusqu’à la terminale. Je respecte ce moment de l’histoire, mais pas plus que d’autres. »
En plus des cours, certains professeurs
organisent des commémorations, des pèlerinages à Auschwitz. Les
articles, les films, les documentaires sur la Shoah remplissent les
loisirs.
De très nombreux messages reçus de
Français, ainsi que de nombreuses conversations, me convainquent que
pour beaucoup de personnes nées quelques décennies après la défaite du
nazisme, la mémoire de la Shoah est ressentie comme une invitation à la
culpabilité, ou, pour le moins, à un sentiment de malaise en ce qui
concerne des crimes qu’ils n’ont pas commis. L’exigence de solennité
obligatoire peut imposer un silence gêné. On accueille alors le rire
comme une libération.
Mais pour d’autres, un tel rire est une abomination.
Les condamnations de Dieudonné,
résultant de procès entamés en général par la LICRA, telle une amende de
8.000 euros pour la chanson Shoananas, s’accumulent, pour le
stigmatiser, et, en fin de compte, pour le ruiner financièrement.
“La Haine”
Dans le chœur politico-médiatique, on
entend souvent que Dieudonné n’est plus un humoriste, mais tient plutôt
des meetings politiques pour répandre « la haine ». Même le lointain New Yorker l’accuse d’être un médiocre comédien qui doit sa carrière à la diffusion de la « haine ». Cette allégation évoque des images très éloignées de ses spectacles ou de leurs conséquences.
On n’observait aucune haine parmi les milliers de spectateurs abruptement privé du spectacle pour lequel ils avaient payé leur place à Nantes le 9 janvier, suite à une décision du Conseil d’Etat confirmant le désir du Ministre Valls de l’interdire. Personne ne se plaignait de rater les frissons d’un meeting nazi. Personne ne voulait partir mener des rafles contre des juifs. Tout le monde regrettait de ne pas pouvoir passer une soirée de bonne humeur et de rires. Comme d’habitude, les spectateurs étaient un mélange de jeunes Français, généralement issus des classes moyennes. Le spectacle fut interdit pour éviter un « trouble immatériel de l’ordre public ». Le public déçu se dispersa paisiblement. Aucun des spectacles de Dieudonné n’a jamais troublé l’ordre public.
On n’observait aucune haine parmi les milliers de spectateurs abruptement privé du spectacle pour lequel ils avaient payé leur place à Nantes le 9 janvier, suite à une décision du Conseil d’Etat confirmant le désir du Ministre Valls de l’interdire. Personne ne se plaignait de rater les frissons d’un meeting nazi. Personne ne voulait partir mener des rafles contre des juifs. Tout le monde regrettait de ne pas pouvoir passer une soirée de bonne humeur et de rires. Comme d’habitude, les spectateurs étaient un mélange de jeunes Français, généralement issus des classes moyennes. Le spectacle fut interdit pour éviter un « trouble immatériel de l’ordre public ». Le public déçu se dispersa paisiblement. Aucun des spectacles de Dieudonné n’a jamais troublé l’ordre public.
Mais il n’y a aucun doute sur la haine virulente des adversaires de Dieudonné à son égard.
Le journaliste Philippe Tesson s’exclama sur Radio Classique : « Ce type, sa mort par un peloton de soldat me réjouirait profondément ! », avant d’ajouter que « c’est une bête immonde, donc on le supprime. C’est tout ! »
Au cours d’une leçon de théologie
diffusée par internet, le rabbin Rav Hai Dynovisz, hostile à la théorie
d’évolution de Darwin, « admettait » que la personne de Dieudonné avait montré que « certaines » personnes ont dû descendre des gorilles.
Deux adolescents âgés de 17 ans furent expulsés de leur lycée pour avoir fait le geste de la quenelle, accusés d’apologie de « crimes contre l’humanité ». Le magazine électronique franco-israélien JSSnews enquête sur l’identité de personnes ayant fait la quenelle dans le but de les faire renvoyer par leurs patrons.
Les propriétaires du petit théâtre
parisien loué jusqu’à 2019 par Dieudonné, La Main d’Or, seraient revenus
d’Israël en exprimant leur intention de l’en expulser.
Que je sache, la pire chose que
Dieudonné ait dit sur scène fut une insulte personnelle proférée contre
l’annonceur de radio Patrick Cohen. Celui-ci avait insisté longuement
dans une émission de télévision que les organisateurs de débats
télévisés devraient s’interdire d’inviter des « cerveaux malades »
comme Dieudonné et Tariq Ramadan. Fin décembre, lorsque la campagne
anti-Dieudo battait son plein, la télévision française (qui en effet ne
l’invite plus depuis un moment) a diffusé une « vidéo volée » du comédien disant que, lorsqu’il entendait parler Patrick Cohen, il pensait aux « chambres à gaz… dommage… »
Cette malheureuse sortie en réplique aux attaques virulentes contre sa
personne fut naturellement saisie par tous ses adversaires comme
typique du contenu de ses spectacles.
Que cela plaise ou non, l’irrévérence
est l’outil principal des comiques qui se produisent en solo. Les
allusions à la Shoah de la part de Dieudonné appartiennent à cette
catégorie.
Dès qu’il s’agit d’autre chose que de l’Holocauste, il ne manque pas d’irrévérence en France.
Les religions traditionnelles, ainsi que
des personnalités en vue, n’échappent pas aux caricatures dont la
nature scatologique fait paraître la quenelle comme excessivement prude.
En octobre 2011, la police parisienne a dû intervenir pour protéger,
contre l’action de catholiques traditionnels indignés, une pièce
d’avant-garde dans laquelle on faisait semblant de verser des excréments
sur le visage de Jésus. Tout l’establishment politico-médiatique
défendit la pièce, sans se soucier du fait que certains la trouvaient « blessante ».
Récemment, la France a accueilli à bras ouvert le groupe ukrainien des « Femen »,
jeunes femmes ayant apparemment appris les doctrines de provocation à
des fins de déstabilisation de l’Américain Gene Sharp, et qui emploient
leurs seins nus pour s’exprimer, politiquement disent-elles. On leur a
rapidement accordés des papiers de résidence souvent difficiles à
obtenir pour des travailleurs immigrés. Les Femen se
sont installées dans le quartier le plus musulman de Paris, où elles se
sont mises à essayer (en vain) de provoquer leurs nouveaux voisins
ébahis. Une image de la chef du groupe embellit même le nouveau
timbre-poste français, en guise de portrait de « Marianne », symbole de la République.
Le 20 décembre dernier ces « nouvelles féministes » ont envahi l’Eglise de la Madeleine en plein Paris pour y mimer « l’avortement de Jésus »
avant d’uriner sur l’autel. On n’entendit pas de cri d’indignation des
ministres du gouvernement français. L’Eglise Catholique se plaint, mais
l’écho en est faible.
Pourquoi la Shoah doit être sacrée
Lorsque Dieudonné chante avec légèreté à
propos de la Shoah, pour certains, il nie l’Holocauste tout en
demandant sa répétition (une proposition contradictoire, si on y
réfléchit). La nature sacrée de la Shoah est défendue en soutenant que
garder vivante la mémoire de l’Holocauste est essentiel pour empêcher
qu’il ne se reproduise. Cette suggestion d’une répétition possible
entretient la peur.
Cet argument est largement accepté comme
une sorte de loi de la nature. Nous devons continuer à commémorer le
génocide pour l’empêcher de se reproduire. Mais où sont les preuves de
cette affirmation ?
Rien ne montre que les rappels
insistants d’un immense événement historique du passé empêche sa
répétition. L’histoire ne fonctionne pas ainsi. Quant à la Shoah, il est
insensé d’imaginer qu’elle puisse se reproduire, quand on pense à tous
les éléments spécifiques qui l’ont produite. Hitler avait le projet
d’établir la domination allemande sur l’Europe, en tant que race « arienne »
de maîtres, et haïssait les Juifs en tant que groupe rival dangereux.
Qui aujourd’hui mijote un tel projet ? Certainement pas un humoriste
franco-africain ! Hitler ne va pas revenir, pas plus que Napoléon
Bonaparte, Attila ou Genghis Khan.
Le rappel constant de la Shoah, dans les
articles, les films, les discours, ainsi qu’à l’école, loin d’empêcher
quoi que ce soit, crée une sort de fascination morbide pour les « identités ». Il encourage la « compétition victimaire ».
Cette fascination peut produire des effets surprenants. Quelques 330
écoles parisiennes portent des plaques en commémoration des enfants
juifs déportés dans les camps nazis. Comment les enfants juifs
réagissent-ils à cela ? Trouvent-ils cela rassurant ?
Cette commémoration sert en tout cas
Israël, qui entame actuellement un programme de trois ans pour
encourager un nombre croissant des quelques 600.000 Juifs de France à
partir pour Israël. L’année dernière, plus de 3.000 Juifs ont fait leur
Aliyah, une tendance attribuée par l’European Jewish Press à « la
mentalité de plus en plus sioniste de la communauté juive française,
surtout parmi les jeunes, et une manifestation des efforts de l’Agence
juive, du gouvernement israélien et des ONG, pour cultiver l’identité
juive en France. »
« Si cette année nous
avons vu l’Aliyah de la France augmenter de moins de 2.000 à plus de
3.000, j’attends avec impatience le jour où je verrai le nombre
atteindre 6.000 et davantage dans un avenir proche, » a dit Natan
Charansky, président de l’exécutive de l’Agence Juive pour Israël. Une
façon d’encourager l’Aliyah est d’effrayer les Juifs en brandissant la
menace de l’antisémitisme, en prétendant que les nombreux admirateurs de
Dieudonné sont tous des nazis en herbe.
Quant aux Juifs qui veulent continuer à
vivre en France, est-il vraiment sain de faire croire aux enfants juifs
que, s’ils baissent leur garde, ils risquent un jour d’être poussés dans
des trains pour Auschwitz ? N’est-ce pas une forme de maltraitance de
l’enfance ?
Quelqu’un qui le pense est Jonathan
Moadab, journaliste indépendant âgé de 25 ans, interviewé par Soren
Seelow. Moadab est à la fois juif pratiquant et anti-sioniste. Enfant,
il a été amené à visiter Auschwitz. Il raconte à Seelow que vivre avec
cet « endoctrinement victimaire » avait engendré un « syndrome de stress pré-traumatique ».
Selon Jonathan Moadab, « Les
blagues de Dieudonné sur la Shoah, comme sa chanson Shoananas, ne
visent pas la Shoah elle-même, mais l’instrumentalisation de
l’Holocauste décrite par le politologue américain Norman Finkelstein ».
Le 22 janvier, sur son site Agence Info Libre, Jonathan Moadab a ouvertement appelé à la « séparation entre l’Etat et la religion de l’Holocauste ».
Le professeur Yeshayahu Leibowitz d’origine lettonne de l’Université
hébraïque a probablement été le premier à suggérer que l’Holocauste
était devenu la nouvelle religion juive, dit-il. Si cela est vrai, tout
le monde a certainement le droit de pratiquer la religion de la Shoah.
Mais doit-elle être la religion officielle de la République Française ?
La classe politique française ne cesse de célébrer la « laïcité »
de la République. Le Ministre de l’Intérieur Manuel Valls, qui proclame
sa fidélité à Israël, parce que sa femme est juive, a récemment
qualifié la Shoah de « sanctuaire qu’on ne peut pas profaner ». Or, dit Moadab, si « la Shoah est un sanctuaire », alors l’Holocauste est une religion, et la République n’est pas laïque.
L’esprit des jeunes en France change.
Ces changements ne peuvent pas être attribués à Dieudonné. Ils sont dus
au passage du temps. L’Holocauste est devenu la religion de l’Occident à
une époque où la première génération née après la Deuxième Guerre
Mondiale était d’humeur à culpabiliser leurs parents. Aujourd’hui nous
avons affaire aux petits-enfants, ou aux arrières petits-enfants, de
ceux qui ont vécu cette époque, et ils veulent regarder vers l’avenir.
Aucune loi ne peut arrêter ce processus.
Paris, 24 janvier 2014
Diana Johnstone peut être contactée à
diana.johnstone@wanadoo.fr
(*) Pour ceux qui ne la connaissent pas,
la quenelle est un geste plutôt vulgaire, une variation du “bras
d’honneur”, avec une main placée en haut de l’autre bras dirigé vers le
bas. Le comédien avait introduit ce geste il y a des années, dans un
autre contexte, pour exprimer le ras-le-bol.
Traduction et source : Diana Johnstone
Article original en anglais :
http://www.counterpunch.org/2014/01/24/blasphemy-in-secular-france/
http://www.counterpunch.org/2014/01/24/blasphemy-in-secular-france/
samedi 11 janvier 2014
Interdiction de Dieudonné : La France qui dérape n’est pas celle qu’on nous montre du doigt
Par le Dr Christophe Oberlin
C’est au nom d’un état juif à majorité juive, censé accueillir les juifs du monde entier, que les autochtones, les Palestiniens sont martyrisés depuis soixante ans. Pourtant certains n’hésitent pas à condamner les Palestiniens, les Arabes en général, et tous ceux qui les soutiennent pour un « antisémitisme » supposé. Les Palestiniens devraient déclarer aimer les juifs et insister à tout moment sur la distinction entre juifs et sionistes. C’est évidemment déloyal. En 1942 les Français n’aimaient pas les « boches » et aucune association anti raciste n’a jamais protesté.
Lorsqu’on dit aujourd’hui en France
« qu’on n’aime pas les Américains », tout le monde comprend qu’il ne
s’agit évidemment pas de tous les Américains en tant qu’individus, mais
qu’on désigne par-là la politique et les guerres américaines qui ont
fait un million de morts en quelques décennies. Et « ne pas aimer les
Américains », ne tombe pas sous le coup de la loi.
Quand on dit qu’on n’aime pas les Corses, ce n’est évidemment pas très
intelligent, mais tout le monde comprend qu’on entend par là une
certaine ambiance xénophobe qui règne en Corse. Ca ne tombe pas sous le
coup de la loi.
Quand on dit qu’on n’aime pas les juifs,
il est évident que cela désigne ceux qui soutiennent un état raciste
dans ses lois et ses actes. Ce qui veut dire qu’on n’aime pas les juifs
racistes, rien d’autre. C’est le message de Dieudonné. Et voilà qu’on
voudrait faire tomber cela sous le coup de la loi. C’est déloyal et
stupide.
J’ai personnellement des gens de ma
famille qui sont morts en déportation. Quand Desproges dit « On se
demande pourquoi les juifs se précipitaient à Auschwitz ? D’abord parce
que c’était gratuit ! » C’est du deuxième degré, ça me fait rire, et ça
ne porte en rien atteinte à la mémoire de ma famille. Quand quelqu’un se
fait photographier devant Auschwitz en faisant une quenelle, ça ne
porte pas atteinte à ma dignité ni à celle de ceux qui sont morts en
déportation. Par contre c’est un geste fort à l’encontre de tous ceux
qui tentent de masquer les crimes d’Israël derrière les crimes nazis.
C’est à eux que ce discours s’adresse.
Et voilà que nos politiques, les plus
tristes que la France ait connus depuis longtemps, voudraient expliquer
à un humoriste ce qui est drôle et ce qui ne l’est pas ! Et on voudrait
nous faire croire que les millions de personnes qui rient sont des
idiots ou des antisémites, y compris ceux qui soutiennent les
Palestiniens dans leur lutte contre l’apartheid ! C’est méprisant, et
aussi effrayant. Et les commentaires à sens unique de nos radios et
télévisions nationales donnent le frisson.
Ceux qui condamnent Dieudonné n’ont pas
assisté à ses spectacles, et n’ont pas réalisé qui est son public : un
public de jeunes, extraordinairement diversifié, qui représente une
France fraternelle, fondamentalement antiraciste, la France de demain.
Alors il y a heureusement quelques
poches de résistance dans les tribunaux. Et le jugement prononcé à
Nantes, cassant l’interdiction d’un spectacle de Dieudonné, rassure.
Toutes les barrières n’ont pas cédé.
Et voilà qu’un juge unique du Conseil
d’Etat, sur simple convocation du gouvernement, dans un texte d’une
pauvreté affligeante, dépourvu du moindre fondement juridique, impose
son opinion à toutes les lois existantes, à tous les arrêts précédents
français et européens !
La France qui dérape, elle est là.
Christophe Oberlin
10 Janvier 2014
10 Janvier 2014
URL de cet article :
http://www.silviacattori.net/article5272.html
http://www.silviacattori.net/article5272.html
Christophe OBERLIN, né en 1952. est
chirurgien des hôpitaux et professeur à la faculté Denis Diderot à
Paris ; il enseigne l’anatomie, la chirurgie de la main et la
microchirurgie en France et à l’étranger. Parallèlement à son travail
hospitalier et universitaire, il participe depuis 30 ans à des activités
de chirurgie humanitaire et d’enseignement en Afrique sub-saharienne,
notamment dans le domaine de la chirurgie de la lèpre, au Maghreb et en
Asie. Depuis 2001, il dirige régulièrement des missions chirurgicales en
Palestine, particulièrement dans la bande de Gaza où il a effectué près
d’une trentaine de séjours. Il est le coauteur avec Jacques-Marie
Bourget de Survivre à Gaza, (éditions Koutoubia,
2009) la biographie de Mohamed al-Rantissi, le chirurgien palestinien
frère du dirigeant historique du HAMAS assassiné par l’État d’Israël… Il
est également le traducteur du livre Gaza, au carrefour de l’histoire du journaliste anglais Gerald Butt (aux éditions Encre d’Orient).
L'éditorialiste Tesson demande le peloton d'exécution pour Dieudonné
Nous y sommes déjà. Les choses vont décidément très vite de nos jours. Les plus hystériques des
jeudi 22 novembre 2012
Boire un bon Pepsi et admirer le spectacle (Bis)
Le massacre des palestiniens, un "divertissement... par rehearsais
Relisez mon article de 2009, ça m'évitera de m'épuiser à réécrire le même...
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