Affichage des articles dont le libellé est Irak. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Irak. Afficher tous les articles

dimanche 13 septembre 2020

Un vétéran de l'US Air Force interpelle Biden sur son vote pour la guerre en Irak : "Vous êtes disqualifié, mes amis sont morts à cause de vos politiques"


Donald Trump Jr. a mis en lumière cette vidéo d'un vétéran de l'armée de l'air demandant à l'ancien vice-président Joe Biden pourquoi il devrait soutenir quelqu'un qui "a voté pour une guerre qui a tué des milliers de mes frères et sœurs".

"Vous êtes disqualifié, mes amis sont morts à cause de vos politiques", a-t-il déclaré à Biden.

"Mon fils aussi," répondit Biden. Son fils Beau a servi en Irak pendant un an avant de mourir d'un cancer du cerveau à son retour. Alors que Biden commençait à s'éloigner, l'homme a poursuivi: «Nous nous demandons pourquoi nous devrions voter pour quelqu'un qui a voté pour une guerre et a permis une guerre qui a tué des milliers de nos frères et sœurs? ... Leur sang est sur vos mains. . Mes amis sont morts à cause de vos politiques! "
Si Biden est élu, vive le retour des guerres justes et des tapis de bombes démocratiques :

 Joe Biden dit qu'il pourrait encore augmenter les dépenses militaires s'il est élu



Pendant la campagne électorale, Joe Biden a déclaré jeudi que s'il était élu président, il pourrait augmenter les dépenses militaires - même au-delà du budget record actuel du Pentagone de 738 milliards de dollars. Biden a déclaré à Stars and Stripes: «Nous devons nous concentrer davantage sur la capacité sans pilote, la cyber-informatique et l'informatique, dans un monde très moderne qui évolue rapidement.»
Source : LIEN

mercredi 8 janvier 2020

Trump veut retirer les troupes US d'Irak et souhaite que l'OTAN remplace les américains dans la région



Dans son discours télévisé de la Maison Blanche mercredi, Trump n'a pas annoncé que les États-Unis répliqueraient après les frappes de missiles balistiques iraniens, qui, selon le ministre iranien des Affaires étrangères, ont constitué la réponse de l'Iran à l'assassinat américain du général  Soleimani, le chef de la Force Al Quds de la Garde révolutionnaire iranienne.

Trump a affirmé qu'il n'y a eu ni mort ni blessé et que les dégâts matériels ont été minimes lors des frappes de missiles iraniens de la nuit dernière.

La désescalade est en route comme je l'avais anticipé dans l'article précédent : LIEN

Le président US a déclaré que les États-Unis étaient le premier producteur de pétrole et de gaz, et n'avaient besoin d'aucune source d'énergie au Moyen-Orient et qu'il demanderait à l'OTAN de s'impliquer davantage dans la région. Cela peut être interprété comme une volonté de Trump de réduire la présence militaire américaine dans la région, ce qu'il a promis de faire.

Trump a également appelé à un nouvel accord nucléaire avec l'Iran et a déclaré que les alliés européens des États-Unis devraient se retirer de l'accord existant.

«Les États-Unis imposeront de nouvelles sanctions punitives au régime iranien et elles le resteront jusqu'à ce que l'Iran change de comportement», a déclaré Trump. «La campagne iranienne de chaos et de meurtre ne sera pas tolérée.»

vendredi 11 octobre 2019

Quand les milices kurdes chères à BHL abandonnaient les chrétiens assyriens à DAECH


Traduction : 
Les assyriens d'Irak ne furent pas autorisés à se défendre contre Daech. En Juillet 2014, les forces militaires kurdes, les PESHMERGAS (grands amis de BHL) ont ordonné aux habitants des plaines de Ninive de déposer leurs armes. Les Peshmergas ont visité maison par maison et ont saisi TOUTES LES ARMES détenues par les Assyriens, les Yezidis et autres minorités. Les forces Kurdes (KRG) ont alors proclamé être dorénavant responsables de la sécurité de la région et les minorités ont reçu la garantie d’être protégées par les Peshmergas en échange de leurs armes. Ceux qui refusaient étaient menacés de sévères représailles.
Deux semaines plus tard, Daech lança une grande offensive et les Peshmergas se retirèrent sans prévenir, abandonnant les assyriens et les autres minorités aux djihadistes. Ils ne tirèrent pas une seule balle (témoignages du jeune assyrien Sipya Kado et d'une jeune Yezidi) et quittèrent précipitamment les villages.
Désarmées et sans la protection promise, les minorités n'ont eut d'autre choix que de fuir. 200.000 Assyriens ont du fuir leurs maisons et ne sont toujours pas revenus...

NON, les VRAIS vainqueurs de DAECH ne sont pas les milices kurdes soutenues par l'occident !
C'est l'Armée Arabe Syrienne (AAS) de Bachar El Assad qui a vaincu l'Etat Islamique, avec le soutien des russes, libanais et iraniens, pas seulement quelques femmes kurdes courageuses soutenues par les occidentaux comme tente de le faire croire la propagande de BHL et des néocons.

23 mars 2018. La Ghouta orientale est presque entièrement libérée et l'armée arabe syrienne entre dans Ein Tarma, une zone qui était sous le contrôle de plusieurs groupes terroristes depuis 2012. LIEN

mercredi 5 décembre 2018

Gilets jaunes en Irak : une manifestation contre les mauvaises conditions de vie dispersée par les forces de sécurité à Bassorah


Des dizaines d'irakiens vêtus de gilets jaunes ont manifesté mardi devant le conseil provincial de Bassorah, selon des reportages locaux. Les manifestants ont protesté contre la détérioration des conditions de vie dans le pays et ont réclamé de meilleures opportunités d'emploi. Ils auraient tenté de prendre d'assaut le bâtiment gouvernemental, mais auraient ensuite été dispersés par les forces de sécurité irakiennes.

lundi 18 juin 2018

Georges Malbrunot : les Irakiens ont signalé à la France la présence de terroristes de Daech parmi les réfugiés


Selon Georges Malbrunot, ancien otage en Irak et Grand Reporter au Figaro, les Irakiens ont signalé à la France la présence de terroristes parmi les réfugiés.

vendredi 9 mars 2018

Retour de djihadistes en France : «Il est impossible de s'assurer de la sincérité du repentir»


Entretien du 08/03/2018 avec Achraf Ben Brahim, auteur en sciences politiques. Il répond aux questions de RT France alors que 300 djihadistes français sur près de 1700 sont déclarés morts en Irak et en Syrie.

jeudi 1 mars 2018

Régis le Sommier : «Les djihadistes français sont parmi les plus cruels»

Régis le Sommier (Grand Reporter) : «Les djihadistes français de DAESH ont la réputation d'être parmi les plus cruels». Régis le Sommier est un des rares journalistes français à avoir rencontré Bachar El Assad, qu'il a interviewé à plusieurs reprises. (RMC, 28/02/18, 14h30)

vendredi 29 décembre 2017

[IRAK] Après la victoire sur Daech, une odeur de mort plane sur Mossoul


Cinq mois après sa libération, Mossoul reste un champ de ruines où les cadavres de djihadistes restent enfouis sous les décombres à côté de ceux des civils. Reportage exclusif du correspondant de RT Mourad Gazdiev.

jeudi 7 décembre 2017

La déradicalisation impossible des djihadistes


Le Désordre Mondial avec Rachel Marsden 

La chroniqueuse s’intéresse aujourd'hui à la déradicalisation des djihadistes dans la société occidentale avec ses invités sur le plateau de Sputnik, Herman Deparice-Okomba, directeur général du Centre de Prévention de la Radicalisation Menant à la Violence basé à Montréal et Jean-Pierre Duthion, consultant media, expatrié français en Syrie pendant sept ans, où il a notamment été emprisonné.

dimanche 5 novembre 2017

Débat sur "l'Amérique de Trump" : Alexandre Del Valle met en PLS un néo-conservateur américain à passeport français


Débat animé sur Sud-Radio entre le politologue Alexandre Del Valle et le neocon immatriculé par erreur en France Jean Lesieur qui trouve que Trump est un "danger pour la planète" mais qu'il faut être compréhensif avec Georges Bush car l'invasion de l'Irak, même sous des prétextes mensongers aurait selon lui permis l'avènement des "printemps arabes", dont il semble trouver les résultats merveilleux...
Un débat surréaliste en diable...

jeudi 19 octobre 2017

Natacha Polony : La chute de Raqqa inquiète beaucoup les pays occidentaux

Avec la chute annoncée de Raqqa, les pays occidentaux, dont la France, sont confrontés au problème du possible retour de leurs ressortissants partis rejoindre les rangs de l'EI. 
Natacha Polony dans le Grand Matin Sud Radio, présenté par Patrick Roger et Sophie Gaillard. 19/10/2017

samedi 14 octobre 2017

Défense russe : 1 000 combattants de Daesh seraient arrivés en renfort d'Irak en Syrie


Environ 1 000 djihadistes, venant des zones d'Irak où agit la coalition internationale sous commandement américain, sont entrés en Syrie où leur offensive a été brisée par l'aviation russe et l'armée syrienne, selon le commandement russe.

samedi 29 juillet 2017

Massacre à Mossoul : « Nous avons tué tout le monde – l’EI, les hommes, les femmes et les enfants » [MàJ 30/07]

Un soldat irakien marche à travers les ruines de Mossoul (Reuters)
Quand Alep a été libérée par les troupes syriennes soutenues par les russes, nos bonnes âmes de la "gauche humaniste" ont hurlé à la mort, Libération titrait "Ci-gît Alep" sur fond blanc et Anne Hidalgo faisait éteindre la Tour Eiffel en signe de deuil, pourtant le gouvernement syrien avait organisé l'évacuation des familles des djihadistes avec une noria de bus verts en direction des zones occupées par la "rébellion". Mais ici, à Mossoul, alors que l'armée irakienne massacre allègrement tout le monde et le reconnait ouvertement, pas de réaction outragée des humanistes de Libé, ni de BHL ou d'Hidalgo. Pas de Tour Eiffel éteinte. 
Serait-ce parce que le gouvernement irakien est soutenu par l'OTAN, la France, l'UE et l'ensemble des occidentaux ? 
-B. Riviere-

[MàJ] : à mettre en perspective avec cette photo parue dans Le Matin du 28 juillet 2017 :
Source : Antipresse

MOSSOUL, Irak – Le soldat irakien jette un coup d’œil à l’extérieur de la pièce où il se trouve, tenue par trois murs, à travers une friche de gravats s’effondrant abruptement jusqu’aux rives du Tigre. Il réfléchit à ses derniers jours, très violents, de combats contre le groupe État islamique (EI).

« Nous les avons tous tués », raconte-t-il calmement. « Daech, les hommes, les femmes et les enfants. Nous les avons tous tués. »

Ce qu’il reste de cette partie de la vieille ville de Mossoul, où les combattants de l’EI ont livré leur dernier combat, est un endroit terrible. Et ce qui se trouve en dessous trahit les sombres derniers jours de la bataille pour Mossoul.

Des centaines de corps gisent, à moitié enterrés dans la maçonnerie effondrée et les décombres de ce qui avait été autrefois un quartier historique et trépidant. La puanteur des corps en décomposition, qui arrive rapidement dans les 50°C de la chaleur de l’été, submerge les sens.

Les pieds sont les restes que l’on remarque en premier. Et il y en a beaucoup, perçant à travers les décombres.

Ces meurtres de masse ont laissé des traces terribles.

Au cours de la semaine dernière, des bulldozers blindés ont roulé, en avant et en arrière, sur les maisons toutes froissées, compressant des centaines de corps dans les décombres.

Mais les morts ne s’en vont pas. Le rouge-brun des morceaux de corps en train de pourrir tranche avec le gris pâle de ce paysage irrégulier de gravats, de poussière et d’immeubles détruits.

« Il y a beaucoup de civils parmi les corps », explique un commandant de l’armée irakienne à Middle East Eye. « Après l’annonce de la libération, ordre a été donné de tuer tout ce qui bouge. »

Témoignant sous couvert d’anonymat, le commandant admet que les ordres n’étaient pas bons, mais les militaires devaient les exécuter sans discuter.
« Nous arrêtons très peu de personnes »

L’argument avancé par certains soldats irakiens selon lequel les prisons de Bagdad sont trop remplies pour accueillir davantage de prisonniers de l’EI fait rire le commandant.

« Ce n’est pas vrai, nous avons plein de prisons, mais maintenant, nous ne sommes pas en train de traiter les prisonniers comme nous le faisions avant », reconnaît-il. « Plus tôt dans la guerre, nous arrêtions de nombreux combattants de Daech et nous les amenions aux services de renseignement. Mais maintenant, nous arrêtons très peu de personnes. »

Lundi, plusieurs journalistes ont vu un prisonnier de l’EI se faire traîner dans les rues en ruines de la vieille ville par les soldats des forces spéciales.

L’homme était attaché et avait une corde nouée autour du cou. Les soldats ont confisqué les cartes mémoire des journalistes et on nous a ordonné de quitter la ville.

« Ici, il n’y a plus de loi maintenant », souligne le commandant. « Chaque jour, je vois que nous faisons la même chose que Daech. Les gens descendent vers le fleuve pour avoir de l’eau parce qu’ils meurent de soif, et nous les tuons. »

Les corps tapissent maintenant les rives du Tigre. Tués par des frappes aériennes, des combats ou des exécutions, morts de faim ou de soif, certains ont été ramenés par le fleuve sur les rives pendant que d’autres flottent encore dans les eaux bleues. Certains des corps sont très petits. Ce sont des enfants.
(...)

(...) Lire la suite (attention photos choquantes) : Middle East Eyes

jeudi 29 juin 2017

Le clivage sunnite-chiite est-il toujours pertinent au Moyen-Orient ?


Le Clash avec Rachel Marsden

La récente rupture diplomatique entre le Qatar et les pays du Golfe ne suit pas la logique traditionnelle du clivage religieux entre les sunnites et les chiites. Ryad affiche à nouveau sa grande proximité avec Washington tandis que la Turquie et le Qatar s’alignent progressivement sur les positions de Téhéran. Est-ce le début d’un effacement de ce clivage qui se dirigerait vers la recomposition des rapports de force dans la région?

INVITES:
Thomas Flichy de la Neuville est professeur à l’École Spéciale Militaire de Saint-Cyr.
François Costantini est professeur associé à l'université Saint-Joseph de Beyrouth.
Alexandre del Valle est géopolitologue et essayiste. Il est l’auteur de l’ouvrage Les vrais ennemis de l'Occident : du rejet de la Russie à l'islamisation de nos sociétés ouvertes aux Editions du Toucan.

samedi 24 juin 2017

Irak : l’armée américaine reconnaît avoir perdu la trace de plus d’un milliard de dollars d’armes remises [Amnesty International]



L’armée américaine a perdu la trace de plus d’un milliard de dollars d’armes et d’autres équipements militaires en Irak et au Koweït, selon un audit du Département de la Défense (DoD) maintenant déclassifié, obtenu par Amnesty International suite à une demande d’accès au nom de la liberté d’information.

L’audit du gouvernement, à partir de septembre 2016, révèle que le ministère de la Défense n’a « pas de dossiers précis et à jour sur la quantité et la localisation » d’une vaste quantité d’équipements déversés sur le Koweït et l’Irak pour approvisionner l’armée irakienne.

« Cette vérification donne un aperçu inquiétant du système défectueux et potentiellement dangereux de l’armée américaine pour contrôler des transferts de millions de dollars d’armes dans une région extrêmement instable », a déclaré Patrick Wilcken, chercheur en contrôle des armements et en droits de l’homme à Amnesty International.

« Cela donne une lecture particulièrement désagréable compte tenu de la longue série de pertes d’armes américaines au profit de multiples groupes armés qui commettent des atrocités en Irak, y compris le groupe armé qui se qualifie d’État Islamique ».

Les transferts militaires se sont déroulés sous le Fond d’Entraînement et d’Équipement en Irak (ITEF), un axe de la coopération en matière de sécurité entre les États-Unis et l’Irak. En 2015, le Congrès des États-Unis a affecté 1,6 milliard de dollars US au programme de lutte contre l’avancée de l’État Islamique.

Les transferts, qui comprennent des dizaines de milliers de fusils d’assaut (d’une valeur de 28 millions de dollars US), des centaines d’obus de mortier et des centaines de véhicules blindés Humvee, étaient destinés à être utilisés par l’armée centrale irakienne, y compris par les Unités de Mobilisation Populaires à majorité chiite, ainsi que par les forces Peshmergas kurdes. (...)

(...) Suite : Les-crises

jeudi 25 mai 2017

John Pilger : La guerre invisible [VOSTFR]


Ce documentaire est une critique acerbe du rôle des journalistes et des dirigeants des grands médias de masse, des principales chaines de télévisions notamment, qui sont littéralement amenés à agir comme de véritables agents de la propagande gouvernementale lors des couvertures médiatiques des guerres contemporaines, tandis que d’autres journalistes et photographes de presse, indépendants, sont en première ligne, confrontés à des dangers inimaginables, dont la mort, au nom de la liberté de la presse.

Ce film dénonce la propagande médiatique, télévisée et radiophonique notamment, lors de l’invasion de l’Afghanistan, de l’Irak, et en ce qui concerne le conflit Israël/Palestine. John Pilger a interviewé des journalistes de haut niveau et des dirigeants de médias au sujet de leur refus de donner l’antenne aux inspecteurs d’armes et aux analystes militaires des services de renseignements qui contestaient publiquement les raisons officielles de ces invasions militaires.

samedi 20 mai 2017

Donald Trump ordonne une «campagne d'annihilation» des djihadistes en Irak et en Syrie



L'administration Trump a ordonné une «campagne d'annihilation» des djihadistes en Irak et en Syrie. Il entend aussi limiter au maximum le nombre de combattants étrangers qui rentrent dans leur pays, a rapporté le Pentagone.

La Maison Blanche a décidé de lancer une «campagne d'annihilation» des djihadistes de la zone de guerre irako-syrienne. Cela signifie notamment que les forces de la coalition «encerclent» désormais les positions du groupe Etat islamique (EI) avant de les attaquer, pour que les djihadistes ne puissent pas fuir et se regrouper ailleurs, a expliqué le secrétaire à la Défense, James Mattis, lors d'une conférence de presse au Pentagone, le 19 mai.

«En résumé, notre intention est que les combattants étrangers ne s'échappent pas», a déclaré le patron du Pentagone. «Les combattants étrangers sont une menace stratégique s'ils reviennent à Tunis, à Kuala Lumpur, à Paris, à Detroit ou ailleurs», a-t-il souligné.

Washington assure travailler avec Moscou afin d'éviter les incidents entre leurs forces en Syrie

Si le ton est monté entre Moscou et Washington après une frappe américaine contre des forces pro-gouvernementales en Syrie, les Etats-Unis ont annoncé leur volonté de mieux se coordonner avec la Russie pour lutter contre Daesh.

«Nous avons eu une proposition sur laquelle nous travaillons pour l'instant avec la Russie. Je ne dévoilerai pas les détails, mais mon sentiment est que les Russes sont aussi enthousiastes que nous [à l'idée de mener] des opérations de déconfliction et d'assurer que nous puissions continuer à mener la campagne contre Daesh», a déclaré le chef d’Etat-Major des armées des Etats-Unis, Joseph Dunford, le 19 mai au Pentagone, rapporte la chaîne d'actualité CNN. La déconfliction renvoie à l’ensemble des mesures prises pour éviter les accidents entre plusieurs forces présentes sur le terrain.

Le haut responsable militaire a expliqué que les négociations visaient notamment à éviter les incidents et à permettre aux forces russes et américaines d'opérer à proximité les unes des autres en Syrie.

lundi 27 mars 2017

Une équipe de Sky News évite de justesse l'explosion d'une bombe en Irak


Une équipe de journalistes britanniques filmait un reportage près de Mossoul quand une "IED" a explosé à quelques mètres seulement de leur véhicule.

samedi 5 novembre 2016

John Pilger : Au coeur du gouvernement invisible : Guerre, Propagande, Clinton & Trump


Le grand journaliste australien John Pilger, qui vient d'interviewer Julian Assange nous livre ici une critique du rôle des médias occidentaux au vitriol (Bertrand)

Au cœur du gouvernement invisible : Guerre, Propagande, Clinton & Trump

John Pilger
Le journaliste américain Edward Bernays, est souvent décrit comme l'homme qui a inventé la propagande moderne.

Neveu de Sigmund Freud, pionnier de la psychanalyse, c'est Bernays qui a inventé le terme «relations publiques» comme un euphémisme pour dire "manipulations et tromperies".

En 1929, il a persuadé les féministes de promouvoir les cigarettes pour les femmes en s'affichant en train de fumer pendant la New York Easter Parade - comportement alors considéré comme outrancier. Une féministe, Ruth Booth, a déclaré, «Femmes! Allumez un autre flambeau de la liberté! Luttez contre un autre tabou sexuel!"

L'influence de Bernays s'est étendue bien au-delà de la publicité. Son plus grand succès a été le rôle qu'il a joué pour convaincre le public américain de se joindre au massacre de la Première Guerre mondiale. Le secret, disait-il, était «l'ingénierie du consentement» de la population de façon à la "contrôler et [l']enrégimenter selon notre volonté sans qu'elle le sache".

Il a décrit cela comme «le vrai pouvoir de décision dans notre société" et l'a appelé le «gouvernement invisible».

Aujourd'hui, le gouvernement invisible n'a jamais été plus puissant et aussi peu compris. Dans ma carrière en tant que journaliste et cinéaste, je n'ai jamais vu la propagande s'insinuer dans nos vies comme elle le fait maintenant sans être contestée .

Imaginez deux villes. Toutes les deux sont en état de siège par les forces du gouvernement de leur pays. Les deux villes sont occupées par des fanatiques, qui commettent des atrocités, comme décapiter les gens.

Mais il y a une différence essentielle. Dans un des deux sièges, les soldats du gouvernement sont décrits comme des libérateurs par les journalistes occidentaux embarqués avec eux, qui relatent avec enthousiasme leurs batailles et leurs frappes aériennes. Il y a en première page des photos de ces héroïques soldats faisant le V de la victoire. Il est peu fait mention de victimes civiles.

Alep (Avant/Après)
Dans la deuxième ville - dans un pays voisin - se passe presque exactement la même chose. Les forces gouvernementales assiègent une ville contrôlée par la même espèce de fanatiques.

La différence est que ces fanatiques sont pris en charge, fournis et armés par «nous» - par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. Ils ont même un centre de médias qui est financé par la Grande-Bretagne et les USA.

Une autre différence est que les soldats gouvernementaux qui assiègent cette ville sont les méchants, condamnés pour avoir agressé et bombardé la ville - ce qui est exactement ce que les bons soldats font dans la première ville.

Déroutant? Pas vraiment. Tel est le double standard de base qui est l'essence même de la propagande. Je parle, bien sûr, du siège actuel de la ville de Mossoul par les forces gouvernementales de l'Irak, qui sont soutenues par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne et du siège d'Alep par les forces gouvernementales syriennes, soutenues par la Russie. L'un est bon; l'autre est mauvais.

Ce qui est rarement signalé est que ces deux villes ne seraient pas occupées par des fanatiques et ravagées par la guerre si la Grande-Bretagne et les États-Unis n'avaient pas envahi l'Irak en 2003. Cette entreprise criminelle a été lancé sur la base de mensonges étonnamment semblables à la propagande qui déforme maintenant notre compréhension de la guerre civile en Syrie.

Sans ce roulement de tambour de la propagande déguisé en information, ni le monstre ISIS [Daech - NDT] ni Al-Qaida, ni al-Nusra, ni les autres bandes djihadistes ne pourraient exister, et le peuple de Syrie n'aurait pas besoin de se battre pour sa survie aujourd'hui.

Certains se souviennent en 2003 de la succession de journalistes de la BBC se tournant vers la caméra et nous disant que le choix de Blair pour ce qui s'est révélé être le crime du siècle était "justifié". Les réseaux de télévision américains ont produit la même validation pour George W. Bush. Fox News a rameuté Henry Kissinger pour s'enthousiasmer sur les preuves fabriquées par Colin Powell.

La même année, peu de temps après l'invasion, j'ai filmé une interview à Washington avec Charles Lewis, le journaliste d'investigation américain renommé. Je lui ai demandé, "Qu'est-ce qui se serait passé si les médias les plus libres du monde avaient sérieusement remis en question ce qui s'est avéré être de la propagande grossière ?"

Il a répondu que si les journalistes avaient fait leur travail, "il y a une très, très forte chance que nous ne serions pas allés à la guerre en Irak".

Ce fut une déclaration choquante, et qui fut confirmée par d'autres journalistes célèbres à qui je posais la même question - Dan Rather de CBS, David Rose de The Observer ainsi que des journalistes et producteurs de la BBC, qui ont souhaité rester anonymes.

En d'autres mots, si les journalistes avaient fait leur travail, s'ils avaient contesté et étudié la propagande au lieu de l'amplifier, des centaines de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants seraient encore en vie aujourd'hui, et il n'y aurait pas d'ISIS et aucun siège d'Alep ou de Mossoul.

Il n'y aurait eu aucune atrocité dans le métro de Londres le 7 Juillet 2005. Il n'y aurait eu aucune fuite de millions de réfugiés; il n'y aurait pas de camps de misère.

Lorsque l'atroce acte terroriste a eu lieu à Paris en Novembre dernier, le président François Hollande a immédiatement envoyé des avions pour bombarder la Syrie - et plus de terrorisme s'en est suivi, de façon prévisible, comme le produit de la grandiloquence de Hollande sur la France «en guerre» et «ne montrant aucune pitié". Que la violence d'État et la violence djihadiste s'alimentent mutuellement est une vérité dont aucun dirigeant national n'a le courage de parler.

"Lorsque la vérité est remplacée par le silence", disait le dissident soviétique Yevtushenko, "le silence est un mensonge."

L'attaque contre l'Irak, l'attaque contre la Libye, l'attaque contre la Syrie se sont produites parce que le leader de chacun de ces pays n'a pas été une marionnette de l'Occident. Le dossier d'un Saddam ou d'un Kadhafi en matière de droits de l'homme était sans importance. Ils n'ont pas obéit aux ordres et n'ont pas abandonné le contrôle de leur pays.

Le même sort attendait Slobodan Milosevic après qu'il ait refusé de signer un «accord» qui exigeait l'occupation de la Serbie et sa conversion à une économie de marché. Son peuple a été bombardé, et il a été poursuivi à La Haye. Ce genre d'indépendance est intolérable.

Comme WikiLeaks l'a révélé, ce ne fut que lorsque le dirigeant syrien Bachar al-Assad en 2009 a rejeté un oléoduc, qui devait traverser son pays en provenance du Qatar vers l'Europe, qu'il a été attaqué.

A partir de ce moment, la CIA a planifié de détruire le gouvernement de Syrie à l'aide des fanatiques djihadistes - les mêmes fanatiques qui tiennent actuellement les habitants de Mossoul et de l'Est d'Alep en otage.

Pourquoi n'est-ce pas dans les journaux ? L'ancien fonctionnaire du Foreign Office britannique Carne Ross, qui était responsable des sanctions opérationnelles contre l'Irak, m'a dit: «soit nous nourrissions les journalistes factoïdes avec des renseignements aseptisés, soit nous les mettions au congélateur. Voilà comment cela fonctionnait.».

Le client médiéval de l'Occident, l'Arabie Saoudite - à laquelle les Etats-Unis et la Grande-Bretagne vendent pour des milliards de dollars d'armement - est en train, en ce moment-même, de détruire le Yémen, un pays si pauvre que, dans le meilleur des cas, la moitié des enfants y souffrent de malnutrition.

Regardez sur YouTube et vous verrez le genre de bombes massives - "nos" bombes - que les Saoudiens utilisent contre des villages pauvres et poussiéreux, contre des mariages et des funérailles.

Les explosions ressemblent à de petites bombes atomiques. Les lanceurs de ces bombes en Arabie Saoudite travaillent côte à côte avec des officiers britanniques. Ce fait n'est pas évoqué au journal du soir.

La propagande est plus efficace quand notre consentement est fabriqué par des gens avec une excellente éducation - Oxford, Cambridge, Harvard, Columbia - et qui font des carrières à la BBC, au Guardian, au New York Times, au Washington Post.

Ces organismes sont considérés comme des médias libéraux. Ils se présentent comme éclairés, tribuns progressistes du zeitgeist moral. Ils sont anti-racistes, pro-féministes et pro-LGBT.

Et ils aiment la guerre.

Alors qu'ils plaident pour le féminisme, ils soutiennent les guerres rapaces qui nient les droits d'innombrables femmes, y compris leur droit à la vie.

En 2011, la Libye, un Etat moderne, a été détruite sous prétexte que Mouammar Kadhafi était sur le point de commettre un génocide contre son propre peuple. Ce fut répété sans interruption dans tous les médias; et pourtant il n'y avait aucune preuve. C'était un mensonge.

En fait, la Grande-Bretagne, l'Europe et les États-Unis voulaient ce qu'ils aiment à appeler un «changement de régime» en Libye, le plus grand producteur de pétrole en Afrique. L'influence de Kadhafi sur le continent et, surtout, son indépendance était intolérable.

Donc, il a été assassiné d'un coup de poignard dans le dos par des fanatiques, soutenus par l'Amérique, la Grande-Bretagne et la France. Hillary Clinton a applaudi sa mort horrible devant la caméra, en déclarant, «Nous sommes venus, nous avons vu, il est mort!"

La destruction de la Libye a été un triomphe médiatique. Alors que les tambours de guerre résonnaient, Jonathan Freedland écrivit dans le Guardian: "Bien que les risques soient bien réels, l'argument en faveur d'une intervention reste fort."

Intervention - quel mot poli et bénin du Guardian , dont la signification réelle, pour la Libye, fut la mort et la destruction.

Selon son propre décompte, l'OTAN a lancé 9.700 "sorties de frappes" contre la Libye, dont plus d'un tiers étaient destinées à des cibles civiles. Elles comprenaient des missiles avec des ogives à l'uranium. Regardez les photos des décombres de Misrata et de Syrte, et les fosses communes identifiées par la Croix-Rouge. Le rapport de l'Unicef ​​sur les enfants tués dit, «la plupart [d'entre eux] ont en dessous de l'âge de dix ans".

En conséquence directe, Syrte est devenue la capitale d'ISIS.

L'Ukraine est un autre triomphe médiatique. Des journaux libéraux respectables tels que le New York Times, le Washington Post et le Guardian, et les radiodiffuseurs traditionnels tels que la BBC, NBC, CBS, CNN ont joué un rôle crucial dans le conditionnement de leurs téléspectateurs à accepter une nouvelle et dangereuse guerre froide.

Tous ont déformé les événements en Ukraine pour faire croire à un acte maléfique accompli par la Russie, alors qu'en fait, le coup d'Etat en Ukraine en 2014 a été le travail des États-Unis, aidés par l'Allemagne et l'OTAN.

Cette inversion de la réalité est tellement omniprésente que l'intimidation militaire de Washington envers la Russie n'est pas dans les journaux; elle est effacée derrière une campagne de diffamation et de diabolisation du même genre que celle dans laquelle j'ai grandi pendant la première guerre froide. Une fois encore, les Ruskoffs viennent nous chercher des  noises, dirigés par un nouveau Staline, que The Economist dépeint comme le diable.

Un logo parlant : le glaive désigne clairement le pays ennemi
La suppression de la vérité sur l'Ukraine est l'un des blackouts sur l'information les plus complets dont je me souvienne. Les fascistes qui ont conçu le coup d'Etat à Kiev sont de la même espèce que ceux qui ont soutenu l'invasion nazie de l'Union soviétique en 1941. De toutes les peurs au sujet de la montée de l'antisémitisme fasciste en Europe, aucun dirigeant ne mentionne jamais les fascistes en Ukraine - sauf Vladimir Poutine, mais il ne compte pas.

Beaucoup dans les médias occidentaux ont travaillé dur pour présenter la population russophone ethnique de l'Ukraine comme des étrangers dans leur propre pays, comme des agents de Moscou, presque jamais comme des Ukrainiens souhaitant une Ukraine fédérale ni comme des citoyens ukrainiens résistant à un coup d'Etat orchestré depuis l'étranger contre leur gouvernement élu.

Il y a là presque la joie d'esprit [en français dans le texte -NDT] d'une réunion de classe de bellicistes. Les batteurs de tambours du Washington Post qui incitent à la guerre contre la Russie sont les mêmes éditorialistes qui ont publié le mensonge selon lequel Saddam Hussein avait des armes de destruction massive.

Pour la plupart d'entre nous, la campagne présidentielle américaine est un monstrueux spectacle médiatique, dans lequel Donald Trump est le méchant. Mais Trump est détesté par ceux qui ont le pouvoir aux États-Unis pour des raisons qui ont peu à voir avec son comportement odieux et ses opinions. Pour le gouvernement invisible de Washington, l'imprévisible Trump est un obstacle à sa conception de l'Amérique du 21eme siècle.

Celle-ci consiste à maintenir la domination des États-Unis et à subjuguer la Russie, et, si possible, la Chine.

Pour les militaristes à Washington, le vrai problème avec Trump est que, dans ses moments de lucidité, il ne semble pas vouloir une guerre avec la Russie; il veut parler avec le président russe au lieu de le combattre; et il dit qu'il veut parler avec le président chinois.

Au cours du premier débat avec Hillary Clinton, Trump a promis de ne pas être le premier à introduire des armes nucléaires dans un conflit. Il a dit: «Je ne voudrais certainement pas être celui qui fait la première frappe. Une fois que l'alternative nucléaire se produit, tout est fini." Cela n'a pas fait la une des journaux.

At-il vraiment voulu dire cela ? Qui sait ? Il se contredit souvent. Mais ce qui est clair est que Trump est considéré comme une grave menace pour le statu quo maintenu par la vaste machine de sécurité nationale qui fonctionne aux États-Unis, peu importe qui est à la Maison Blanche.

La CIA veut qu'il soit battu. Le Pentagone veut qu'il soit battu. Les médias veulent qu'il soit battu. Même son propre parti veut qu'il soit battu. Il est une menace pour les dirigeants du monde - contrairement à Clinton, qui n'a laissé planer aucun doute sur le fait qu'elle est prête entrer en guerre avec la Russie et ses armes nucléaires et avec la Chine.

Clinton a la formation, comme elle s'en vante souvent. En effet, son dossier est éprouvé. En tant que sénateur, elle a soutenu le bain de sang en Irak. Quand elle a été candidate contre Obama en 2008, elle a menacé de «totalement oblitérer» l'Iran. En tant que secrétaire d'Etat, elle a été complice de la destruction des gouvernements de Libye et du Honduras et mis en route la provocation de la Chine.

Elle a promis de soutenir une zone d'exclusion aérienne en Syrie - une provocation directe à la guerre avec la Russie. Clinton pourrait bien devenir le président le plus dangereux des États-Unis de toute ma vie - une distinction pour laquelle la concurrence est féroce.

Sans la moindre preuve, elle a accusé la Russie de soutenir Trump et de pirater de ses e-mails. Ces e-mails, publiés par WikiLeaks, qui nous disent que ce qu'affirme Clinton en privé, dans ses discours aux riches et aux puissants, est le contraire de ce qu'elle dit en public.

Voilà pourquoi faire taire et menacer Julian Assange est tellement important. En tant qu'éditeur de WikiLeaks, Julian Assange connaît la vérité. Et permettez-moi de rassurer ceux qui sont inquiets, il va bien, et WikiLeaks fonctionne sur tous les cylindres.

Aujourd'hui, la plus grande accumulation de forces dirigées par les Américains depuis la Seconde Guerre mondiale est en cours - dans le Caucase et l'Europe orientale, à la frontière avec la Russie, en Asie et dans le Pacifique, où la Chine est la cible.

Gardez cela à l'esprit quand le cirque de l'élection présidentielle atteindra son point final le 8 Novembre, Si la gagnante est Clinton, un chœur grec de commentateurs écervelés va célébrer son couronnement comme un grand pas en avant pour les femmes. Aucun d'eux ne mentionnera les victimes de Clinton : les femmes de Syrie, les femmes d'Irak, les femmes de Libye. Aucun d'eux ne mentionnera les exercices de défense civile menées en Russie. Aucun d'eux ne rappellera Edward Bernays et ses "flambeaux de la liberté".

L'attaché de presse de George Bush, avait un jour appelé les médias, des "facilitateurs complices".

Venant d'un haut fonctionnaire travaillant dans une administration dont les mensonges, permis par les médias, ont causé tant de souffrances, cette description est un avertissement de l'histoire.

En 1946, le procureur du Tribunal de Nuremberg a déclaré à propos des médias allemands: «Avant chaque agression majeure, ils ont lancé une campagne de presse calculée pour affaiblir leurs victimes et pour préparer psychologiquement le peuple allemand à une attaque. Dans le système de propagande, ce sont la presse quotidienne et la radio qui furent les armes les plus importantes."
[Traduction : Bertrand Riviere - BNB]

Source :  John Pilger

A LIRE AUSSI :