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samedi 9 mars 2013

Nicolas Maduro remercie François Hollande, silence dans la presse française



Combien sommes-nous, en France, à avoir écouté le discours de Nicolas Maduro, nouveau président par intérim, lors de sa prestation de serment à l'assemblée du Venezuela ?
Nous étions sans doute fort peu nombreux à cette heure tardive en France et, apparemment tous les journalistes de notre beau pays dormaient du sommeil du juste (NDLR : ironie!).
C'était pourtant un discours fort intéressant dans lequel le successeur désigné d' Hugo Chavez mit l'accent sur le respect de la constitution de la République Bolivarienne, les élections qui devront se tenir dans trente jours en conformité avec celle-ci, sa confiance dans le choix du peuple vénézuelien, et la continuité de l’œuvre politique de feu son prédécesseur.
Il fut un moment où il salua les chefs d'états amis présents dans la salle tels l'équatorien Rafael Correa, bien sur, ou encore Manuel Zelaya, président élu du Honduras (qui fut renversé par un coup d'état téléguidé de Washington) ainsi que le Paraguayen Fernando Lugo (lui aussi étrangement atteint d'un cancer). Puis, il entreprit de saluer les délégations présentes englobant nombre de pays dits "émergents" selon la terminologie en vogue, comme la Chine, l'Inde ainsi que plusieurs pays africains mais pas un seul représentant du bloc occidental à proprement parler ni de l'Union(soit-disant)Européenne. Mais il brandit soudain une lettre qu'il entreprit de lire dans un français approximatif, écrite par, mais oui, François Hollande lui-même, le félicitant par avance pour sa prise de fonction. Maduro le remercia avant de saluer le ministre de l'Outremer Victorin Lurel, présent dans la salle.
Il ne s'agit pas de faire de ceci un évènement politique majeur, mais il me semble que ce fait aurait pu être au moins signalé par nos chers médias, même pour le déplorer, il ne faut pas trop leur en demander non plus.

PS : L'interview de Victorin Lurel sur I-Télé :
Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

mardi 11 janvier 2011

Pour bien commencer 2011


A écouter : Le Grand Maître du déclinisme optimiste (la religion de Bertrand) sur France Inter à l'occasion de la sortie en poche d' Après la Démocratie. (l'intervention débute à environ 1.00.00).



A voir et écouter : Le grand président du petit Equateur (à éviter de comparer avec qui-vous-savez parce que... ben... c'est la honte, quoi...) sur TV5Monde. Du charisme, de la chaleur humaine, de la pugnacité, de l'honnêteté, du talent, de l'intelligence, du courage et j'en passe. Bref, de quoi nous rendre jaloux à mort!

samedi 2 octobre 2010

OOOps! Pardon aux familles, tout ça...

On se souvient de l'enquête de Hank Albarelli au sujet des expériences menées dans le cadre du projet MK-NAOMI au cours desquelles la CIA intoxiqua sciemment la population d'une petite ville française (Pont-Saint-Esprit) afin de tester l'intérêt du LSD comme arme de destruction massive. Les médias français, s'ils parlèrent un peu de l'affaire (très peu, en fait) se dépêchèrent de l'oublier et de changer promptement de sujet. Gageons que nous n'entendrons pas non plus beaucoup parler de ces nouvelles révélations de Susan Reverby sur les "expérimentations médicales"(*) effectuées sur la population du Guatemala ainsi que sur des noirs américains à peu près à la même époque. C'est un peu comme pour la tentative de coup d'état et d'assassinat contre le président équatorien Rafael Correa, à peine abordée par les médias télévisuels français alors même que l'on nous gave à longueur de reportages, tous plus orientés les uns que les autres, à propos des soit-disant méfaits des régimes "autoritaires" voire "dictatoriaux" des "tyrans" Chavez ou Ahmadinejad. Reste que le gouvernement US à présenté officiellement ses excuses au Guatemala (les habitants de Pont-Saint-Esprit, eux, peuvent toujours attendre) pour ces exactions dignes du docteur Mengele. Ça leur fait une belle jambe! (*)Remplacer le terme "médical" par "militaire" pour approcher un peu plus de la vérité.

vendredi 1 octobre 2010

Correa libre!


Les troupes fidèles au président Correa l'ont libéré de l'hopital de la police de Quito où il était séquestré par les policiers putschistes!
Il semblerait que le coup d'état soit un échec.

Tentative de coup d'état en Equateur


Un troisième coup d'état est en cours contre un pays membre de l'Alliance Bolivarienne pour les Amériques (ALBA), un groupe de nations latino-américaines qui s'opposent à l'hégémonie US et ont créé un nouveau système d'échange et d'intégration basé sur la solidarité et l'indépendance face à toutes les formes d'impérialisme.

Les militaires putschistes prennent le contrôle de l'aéroport de Quito

En 2002, un coup d'état des forces d'opposition soutenues par Washington a brièvement évincé Hugo Chavez du pouvoir au Venezuela. Le coup a échoué grâce à la population vénézuélienne qui s'est soulevée, refusant de voir détruire la démocratie. Chavez est revenu au pouvoir deux jours plus tard. Depuis, le Venezuela a subi de nombreuses tentatives de déstabilisation, des sabotages économiques, la guerre psychologique – tant à l'échelon national que dans le monde entier – la fraude électorale, des tentatives d'attentat contre le Président Chavez et une campagne médiatique internationale pour décrire le Venezuela comme une dictature. Ce week-end, les forces d'opposition, financées et soutenues par les agences américaines, ont récupéré des postes clé au sein de l'appareil d'état; une plate-forme d'où ils peuvent intensifier leurs efforts en vue de provoquer un changement de régime.

En juin 2009, le Président hondurien Manuel Zelaya a été renversé par un coup d’état soutenu par l'administration d'Obama et promu par les forces de droite et militaire au Honduras. Depuis lors, le Honduras n'a jamais retrouvé sa démocratie. Zelaya reste en exil.

Rafael Correa

Aujourd'hui, c'est au tour de l'Equateur d'être la victime d'un putsch contre le Président Rafael Correa, un chef d'état solide et courageux qui a évincé la base militaire américaine de son pays l'année dernière et a pris une position ferme contre le modèle économique capitaliste américain. Les forces de sécurité se sont soulevées contre son gouvernement, soutenues par des organisations politiques financées par l'USAID et la National Endowment for Democracy.

L'ex-président Guttierez, le probable chef occulte du coup d'état

Une réunion d'urgence a été convoquée par l'ALBA et les nations de l'UNASUR en Argentine jeudi soir. La vie du président Correa était en danger jeudi, alors qu'il était séquestré par les putschistes.

Le président Correa, actuellement séquestré à l'hôpital de la police de Quito

Après le Vénézuela et le Honduras, c'est une nouvelle tentative de détruire l'ALBA, cette alliance qui dérange si fortement les visées des forces impérialistes à l'œuvre en Amérique Latine.

Manifestations de soutien au président Correa à Quito

Le peuple équatorien est mis à l'épreuve et devra lutter seul pour sauver sa démocratie.