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lundi 26 octobre 2015
La vente d'Alstom, histoire d'une guerre économique
Eric Denécé et Jean-Michel Quatrepoint reviennent sur la vente d'Alstom à General Electric ainsi que les enjeux de guerre économique qui la sous-tend.
Source : Stratpol
-Eric Denécé, docteur ès Science Politique, habilité à diriger des recherches, est directeur du Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R)
-Jean-Michel Quatrepoint est Journaliste économiste
vendredi 16 octobre 2015
Xavier Moreau : Intérêts géopolitiques en Ukraine
Xavier Moreau à la 4éme université d'automne de l'UPR :
La conférence en intégralité :
Table ronde enregistrée lors de la 4ème université d'automne de l'UPR, le 26 septembre 2015.
00:30. Présentation des intervenants.
GEOPOLITIQUE RUSSE.
09:35. intervention de Xavier Moreau.
25:22. Intervention de Alexei Nicolaïevitch Kovalsky.
41:18. Intervention de Pierre Lorrain.
01:10:09. Intervention d'Alesya Miloradovitch.
01:13:42. Intervention de Diana Johnstone.
01:33:22.VOYAGE DE L'UPR EN CRIMEE.
Interventions de François-Xavier Grison et Karim Sehrane.
01:43:58. LES RELATIONS RUSSIE / MOYEN-ORIENT.
01:57:07. QUESTIONS DU PUBLIC.
jeudi 15 octobre 2015
Diana Johnstone : Les armes de l'hégémonie US
4éme université d'automne de l'UPR - Diana Johnstone universitaire et journaliste Américaine explique les causes de la russophobie occidentale et la diabolisation de Vladimir Poutine :
La conférence en intégralité :
Table ronde enregistrée lors de la 4ème université d'automne de l'UPR, le 26 septembre 2015.
00:30. Présentation des intervenants.
GEOPOLITIQUE RUSSE.
09:35. intervention de Xavier Moreau.
25:22. Intervention de Alexei Nicolaïevitch Kovalsky.
41:18. Intervention de Pierre Lorrain.
01:10:09. Intervention d'Alesya Miloradovitch.
01:13:42. Intervention de Diana Johnstone.
01:33:22.VOYAGE DE L'UPR EN CRIMEE.
Interventions de François-Xavier Grison et Karim Sehrane.
01:43:58. LES RELATIONS RUSSIE / MOYEN-ORIENT.
01:57:07. QUESTIONS DU PUBLIC.
Lire par ailleurs de Diana Johnstone : La Shoah : Religion d’Etat ?
vendredi 24 avril 2015
Sergueï Narychkine : Le monde n'est pas débarrassé des instincts colonisateurs
Le président de la Douma Sergueï Narychkine s'exprime sur l'impérialisme américain :
Plus le règlement du conflit ukrainien
est retardé et plus Kiev s'obstine à ne pas remplir les accords de
Minsk, plus souvent le thème du rôle particulier des USA dans
l'exacerbation de cette aventure militaro-politique ressort sur le
devant de la scène. Pourquoi Kiev ne remplit pas les accords approuvés
par le "quartet Normandie"? "Le président ukrainien Petro Porochenko a
transgressé pratiquement tout ce qu'il avait accepté" à Minsk, écrit
Steven Landman sur Thepeoplevoice.org et y voit un "ordre de
Washington". L'objectif final des USA n'est pourtant pas dévoilé
jusqu'au bout. Ils continuent de dicter une ligne de conduite non
seulement à l'Ukraine, mais aussi à l'Union européenne. Ni les
accusations d'ingérence dans la politique paneuropéenne, ni la
réputation des dirigeants de deux puissances de l'UE ayant participé à
la signature des accords de Minsk ne les arrêtent. Il est difficile de
s'extraire au sentiment que les États-Unis ont besoin que l'effusion de
sang perdure dans le Donbass pour obtenir quelque chose d'important pour
eux-mêmes.
En effet, l'accès aux richesses de
l'Eurasie par la "fenêtre" ukrainienne et le déploiement dans cette
région de nouvelles bases militaires font partie des plans américains.
Mais quand on se souvient comment ils ont fait pression sur l'UE
concernant les sanctions antirusses, et sur la presse par rapport aux
livraisons d'armes à Kiev, on se rend compte qu'ils ne cherchent pas à
gagner du temps pour rien. L'Amérique a besoin d'une longue épopée, à
l'encontre du droit international, et d'une atmosphère d'hystérie médiatique pour poursuivre le pillage économique en toute impunité. Le but final n'étant pas un avenir paneuropéen prospère pour les citoyens ukrainiens, mais la signature d'un accord économique rigoureux et global avec l'UE, où cette dernière jouera le rôle de partenaire subalterne.
En plus du Nafta déjà en vigueur depuis deux décennies (entre les USA, le Mexique et le Canada), on promeut aujourd'hui activement deux autres grands projets d'accord – avec l'UE sur le Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (TTIP) et le Partenariat transpacifique (TPP) avec douze États de la région. Qu'y a-t-il de mal? Toute puissance veut s'ouvrir de nouveaux marchés et avoir un maximum de partenaires commerciaux. Cependant, on préfère ne pas afficher les informations sur les accords en préparation, et ce n'est pas par hasard qu'un million d'Européens ont signé une pétition contre le TTIP. C'est seulement sous la pression de la société européenne (plus d'un an après l'approbation d'un mandat à ce sujet par la Commission européenne) qu'il a été possible d'obtenir quelques détails sur les négociations transatlantiques à huis clos.
En plus du Nafta déjà en vigueur depuis deux décennies (entre les USA, le Mexique et le Canada), on promeut aujourd'hui activement deux autres grands projets d'accord – avec l'UE sur le Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (TTIP) et le Partenariat transpacifique (TPP) avec douze États de la région. Qu'y a-t-il de mal? Toute puissance veut s'ouvrir de nouveaux marchés et avoir un maximum de partenaires commerciaux. Cependant, on préfère ne pas afficher les informations sur les accords en préparation, et ce n'est pas par hasard qu'un million d'Européens ont signé une pétition contre le TTIP. C'est seulement sous la pression de la société européenne (plus d'un an après l'approbation d'un mandat à ce sujet par la Commission européenne) qu'il a été possible d'obtenir quelques détails sur les négociations transatlantiques à huis clos.
Il y a un an, les négociations avaient
mis en évidence de sérieuses divergences entre les parties. Aujourd'hui
on parle d'un accord d'ici fin 2015, bien que les points litigieux
soient très nombreux. Mais le plus dangereux est le piège de nouvelles
restrictions très rigoureuses pour les Européens. Ainsi qu'une sérieuse
diminution du rôle de l'OMC: il est difficile de s'imaginer une
"coexistence pacifique" de plusieurs associations commerciales qui
représentent une grande part du PIB mondial. Les deux projets sont très
critiqués en Europe et dans les États d'Asie-Pacifique, mais aussi aux
USA. Dans le premier cas, on entend des craintes justifiées pour le sort
de segments entiers de l'économie nationale, qui se feront écraser par
des secteurs plus puissants des USA. Dans le second cas, les objections
(y compris au congrès) sont plus politiques. Mais faut-il douter de la
capacité des USA à imposer rapidement à ses partenaires une décision?
Disons aux alentours de la présidentielle américaine en 2016.
Suite à l'ouverture de deux nouvelles
zones, l'OMC pourrait se retrouver en otage des règles de commerce et
d'investissement élaborées à huis clos. Et tout cela pourrait entraîner
une profonde crise. Y compris dans les relations politiques entre les
pays et les continents à qui on imposera un nouveau modèle de relations
économiques sans avoir demandé leur avis. L'histoire sait quelles
conséquences sinistres peuvent être provoquées par la volonté de
certaines puissances de redistribuer les richesses économiques de la
planète et de "partager le monde" selon leur propre vision. Mais ces
ambitions ne viennent pas de nulle part – leurs origines renvoient à
l'époque coloniale. Et si certains pensent que les derniers "litiges"
d'anciennes puissances coloniales ont pris fin il y a plusieurs
décennies: ce n'est pas le cas. Les invasions militaires dans plusieurs
régions du monde aujourd'hui sont souvent dictées par la volonté
d'établir le contrôle sur une partie de la planète. A une époque, on
appelait cela "néocolonialisme", aujourd'hui l'"hégémonisme" ou encore
le "leadership". Cela ne change pas le fond des choses pour autant.
Bien évidemment, il est bien plus simple
de prendre que de créer quelque chose de nouveau. Il est plus facile de
voler que de gagner. Il est moins coûteux de nourrir l'armée que tout
un peuple, et avec l'aide de celle-ci de conquérir des terres étrangères
riches en pétrole, en gaz et d'autres ressources. Ou encore de
transformer un pays pillé et noyé dans le sang en annexe de matières
premières ou en réserve industrielle. C'est de la barbarie moyenâgeuse -
peu importent la rhétorique démocratique et le voile médiatique qui
l'accompagnent. Tous les nouveaux conflits qui éclatent dans plusieurs
régions du monde à cause de provocations extérieures indiquent que les
instincts des colonisateurs sont toujours bien vivants. Ils se
manifestent avec une nouvelle force chez certains aventuriers du
continent européen, et pour les USA ils sont devenus l'essence de la
stratégie géopolitique. L'obéissance de l'Europe presque entière sur le
plan militaire est déjà un fait, et sur le plan politique beaucoup de
choses sont déjà sous contrôle. C'est au tour du commerce et des
finances.
A partir de là nous, les citoyens des
États européens, devons tirer des conclusions pratiques importantes pour
une nouvelle union des forces pour un ordre mondial juste fondé sur le
droit. Et nos frères ukrainiens doivent réfléchir au véritable rôle
imparti à leur pays par le "metteur en scène" de l'autre côté de
l'Atlantique. Après tout, pour les USA la tragédie de leur Patrie n'est
même pas un second rôle, mais un simple épisode. Et peu importe le
nombre de victimes. Un bain de sang est une toile de fond habituelle
pour les exploits du "héros principal" selon les normes hollywoodiennes.
lundi 7 avril 2014
Le Général Didier Tauzin au Cercle Aristote sur le Rwanda 20 ans après
Le Général Didier Tauzin au Cercle Aristote sur... par webtele-libre
Seuls quelques officiers courageux ont osé dire la vérité sur le soit-disant génocide des tutsis au Rwanda. Les politiciens se contentent de jouer les outragés pour apaiser les militaires mais ont bien trop peur de déplaire à leurs maitres de la City et de Wall Street. Les médias inféodés jusqu'à l'os (même France 24 censé représenter la voix de la France à l'étranger, un comble!) relaient servilement les versions mensongères de la presse anglo-saxonne qui protège le pantin de l'Empire, le dictateur sanguinaire et machiavélique Kagamé. Mais 20 ans de pillage des ressources du Congo voisin au profit des multinationales valent bien un mensonge, si gros soit-il.
Le général Tauzin au Cercle Aristote sur le... par webtele-libre
mardi 8 février 2011
Rachid Tlemçani : «La culture de l’émeute est la seule expression politique audible»
Le quotidien algérien El Watan publie un passionnant entretien avec le politologue Rachid Tlemçani à propos du mouvement insurrectionnel qui secoue le monde arabe :
- Des manifestations se sont propagées rapidement dans plusieurs pays arabes : Tunisie, Algérie, Egypte, Jordanie, Yémen et Soudan. Quel est votre éclairage sur cette onde de choc qui a surpris tout le monde ?
Rappelons tout d’abord qu’au début des années 1990, l’empire communiste, sous la houlette de l’URSS, s’était brutalement effondré sous la pression de la rue. En quelques mois, des régimes honnis et usés jusqu’à la corde disparaissaient les uns après les autres. L’effondrement du Mur de Berlin avait surpris tout le monde, à l’Est comme à l’Ouest. Même les experts, animés par un anti-stalinisme viscéral, ont été pris de court par ce vent de liberté. Personne n’avait pensé que la rue pourrait un jour faire tomber le système totalitaire. La succession de révolutions en Europe de l’Est, survenue après la chute de dictatures militaires sud-américaines, avait conduit à conclure hâtivement que la région du MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) ne connaîtra pas de mouvement démocratique. Les sociétés arabes sont trop archaïques et amorphes pour se révolter contre l’ordre autoritaire des maréchaux, généraux militaires, rois, princes et darwiches. Le changement politique ne pourrait venir donc que de la communauté internationale. Dans cette perspective, le président George Bush a mis en place, au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, une politique «tout sécuritaire» pour démocratiser les pays arabes. Comme premier bilan en Irak, un million de personnes tuées, 3 à 4 millions de déplacés et un pays ruiné par une guerre asymétrique de plusieurs années. L’exception arabe est rapidement devenue un élément fort dans la théorie de la transition démocratique. Cette théorie faite d’un tissu de présomptions et de données statistiques erronées fut rapidement adoptée par les élites arabes, elles ont même amplifié son discours idéologique.
- Comment expliquez-vous que les populations sortent soudainement dans les rues en bravant l’état de siège et le couvre-feu ?
Le mur de la peur n’est-il pas tombé brutalement ?
Ces derniers temps, des milliers de manifestants envahissent spontanément chaque jour les rues dans les pays arabes. Ces événements ne sont, selon Noam Chomsky, comparables nulle part ailleurs. Ils revendiquent clairement une justice sociale, des libertés, de la dignité, la fin du règne de la hogra. Le pouvoir des kleptomanes est de plus en plus contesté et rejeté dans sa totalité. Marginalisée, représentant plus de 70% de la population, la jeune génération s’est accaparée de l’espace public sans demander l’autorisation aux bureaucrates. Les populations n’ont plus peur du régime policier et corrompu, l’abus d’obéissance à un pouvoir arbitraire s’est transformé soudainement en révolte. La peur a changé de camp, la nomenklatura a commencé en catimini à évacuer sa progéniture à l’étranger. Ce mouvement démocratique fera tomber inéluctablement ces régimes un à un plus tôt que l’on ne l’avait imaginé. Cette onde de choc n’est ni une colère ni une révolte, c’est un mouvement révolutionnaire qui s’est mis en branle ces dernières années. On est objectivement devant un processus dans le sens classique du terme. C’est la première fois dans l’histoire qu’une révolution sociale est en marche dans le monde arabe et dans l’ensemble du monde musulman. Ce mouvement spontanément initié par les jeunes, les exclus, les marginaux et les laissés-pour-compte de l’économie de bazar a rapidement fédéré les couches moyennes citadines en un élan patriotique. Ce mouvement conduira inéluctablement les pays arabes à la modernité, en opposition aux tenants qui prédisaient «le choc de civilisations». Comme revendication immédiate, ce profond mouvement réclame, tout simplement, le départ des chefs d’Etat élus pourtant «démocratiquement» à la suite de scrutins supervisés par la communauté internationale. Comme en Tunisie, il n’y a pas eu de slogans anti-occidentaux et anti-Israéliens en Egypte et ailleurs. Le slogan mobilisateur de la révolution tunisienne, «Dégage», en s’adressant au président Zinedine Ben Ali, fut spontanément adopté par la rue arabe. Comme Emmanuel Todd le soutient, la Tunisie contribuera à faire passer le monde arabe de l’autre côté du miroir et rendre caduc le sempiternel discours sur l’incapacité structurelle des pays arabes à devenir des démocraties. La refondation des relations internationales est mise en place avec la participation cette fois-ci des pays arabes. (...)
...Lire la suite sur EL WATAN
- Des manifestations se sont propagées rapidement dans plusieurs pays arabes : Tunisie, Algérie, Egypte, Jordanie, Yémen et Soudan. Quel est votre éclairage sur cette onde de choc qui a surpris tout le monde ?
Rappelons tout d’abord qu’au début des années 1990, l’empire communiste, sous la houlette de l’URSS, s’était brutalement effondré sous la pression de la rue. En quelques mois, des régimes honnis et usés jusqu’à la corde disparaissaient les uns après les autres. L’effondrement du Mur de Berlin avait surpris tout le monde, à l’Est comme à l’Ouest. Même les experts, animés par un anti-stalinisme viscéral, ont été pris de court par ce vent de liberté. Personne n’avait pensé que la rue pourrait un jour faire tomber le système totalitaire. La succession de révolutions en Europe de l’Est, survenue après la chute de dictatures militaires sud-américaines, avait conduit à conclure hâtivement que la région du MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) ne connaîtra pas de mouvement démocratique. Les sociétés arabes sont trop archaïques et amorphes pour se révolter contre l’ordre autoritaire des maréchaux, généraux militaires, rois, princes et darwiches. Le changement politique ne pourrait venir donc que de la communauté internationale. Dans cette perspective, le président George Bush a mis en place, au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, une politique «tout sécuritaire» pour démocratiser les pays arabes. Comme premier bilan en Irak, un million de personnes tuées, 3 à 4 millions de déplacés et un pays ruiné par une guerre asymétrique de plusieurs années. L’exception arabe est rapidement devenue un élément fort dans la théorie de la transition démocratique. Cette théorie faite d’un tissu de présomptions et de données statistiques erronées fut rapidement adoptée par les élites arabes, elles ont même amplifié son discours idéologique.- Comment expliquez-vous que les populations sortent soudainement dans les rues en bravant l’état de siège et le couvre-feu ?
Le mur de la peur n’est-il pas tombé brutalement ?
Ces derniers temps, des milliers de manifestants envahissent spontanément chaque jour les rues dans les pays arabes. Ces événements ne sont, selon Noam Chomsky, comparables nulle part ailleurs. Ils revendiquent clairement une justice sociale, des libertés, de la dignité, la fin du règne de la hogra. Le pouvoir des kleptomanes est de plus en plus contesté et rejeté dans sa totalité. Marginalisée, représentant plus de 70% de la population, la jeune génération s’est accaparée de l’espace public sans demander l’autorisation aux bureaucrates. Les populations n’ont plus peur du régime policier et corrompu, l’abus d’obéissance à un pouvoir arbitraire s’est transformé soudainement en révolte. La peur a changé de camp, la nomenklatura a commencé en catimini à évacuer sa progéniture à l’étranger. Ce mouvement démocratique fera tomber inéluctablement ces régimes un à un plus tôt que l’on ne l’avait imaginé. Cette onde de choc n’est ni une colère ni une révolte, c’est un mouvement révolutionnaire qui s’est mis en branle ces dernières années. On est objectivement devant un processus dans le sens classique du terme. C’est la première fois dans l’histoire qu’une révolution sociale est en marche dans le monde arabe et dans l’ensemble du monde musulman. Ce mouvement spontanément initié par les jeunes, les exclus, les marginaux et les laissés-pour-compte de l’économie de bazar a rapidement fédéré les couches moyennes citadines en un élan patriotique. Ce mouvement conduira inéluctablement les pays arabes à la modernité, en opposition aux tenants qui prédisaient «le choc de civilisations». Comme revendication immédiate, ce profond mouvement réclame, tout simplement, le départ des chefs d’Etat élus pourtant «démocratiquement» à la suite de scrutins supervisés par la communauté internationale. Comme en Tunisie, il n’y a pas eu de slogans anti-occidentaux et anti-Israéliens en Egypte et ailleurs. Le slogan mobilisateur de la révolution tunisienne, «Dégage», en s’adressant au président Zinedine Ben Ali, fut spontanément adopté par la rue arabe. Comme Emmanuel Todd le soutient, la Tunisie contribuera à faire passer le monde arabe de l’autre côté du miroir et rendre caduc le sempiternel discours sur l’incapacité structurelle des pays arabes à devenir des démocraties. La refondation des relations internationales est mise en place avec la participation cette fois-ci des pays arabes. (...)
...Lire la suite sur EL WATAN
mardi 3 août 2010
Israël : Vacances actives pour les jeunesses liebermanniennes
Il est de bon ton, dans la bonne société israélienne, de ne pas laisser les adolescents désœuvrés pendant les vacances au risque de les voir se laisser pousser les cheveux et se livrer à la débauche dans les rave-parties, en se déhanchant frénétiquement aux sons démoniaques de la Trance Goa.
Alors, pour éviter ce désolant état de fait, la Garde Civile Israélienne organise des stages de nettoyage ethnique dans le désert du Neguev où ces chères têtes blondes peuvent sainement et utilement mettre à profit les connaissances acquises durant l'année scolaire de façon pratique.
« Camp d’été de destruction » : des lycéens israéliens aident à raser une ville bédouine(Lire la suite...)
Un article de Max Blumenthal
Le 26 juillet, la police israélienne démolissait 45 bâtiments du village bédouin non reconnu d’al-Arakib, rasant totalement le village pour faire place à une forêt du Fonds National Juif. La destruction faisait partie d’un projet plus large d’expulser la communauté bédouine du Néguev loin de ses terres ancestrales pour l’implanter dans sept communes, type réserves indiennes, que le gouvernement israélien a construites à cette fin.
lundi 25 janvier 2010
Haïti regorge de ressources en matières premières
En cherchant un peu sur le web, on peut trouver un grand nombre d’indicateurs qui expliquent que Haïti, la plus petite partie de Hispaniola (l’autre, et plus grande partie de l’île, étant la République Dominicaine ou Saint-Domingue) représente un potentiel énorme en ressources pétrolières, aurifères, mais également en Iridium (métal rare du groupe du Platine qui est actuellement utilisé dans l’industrie militaire : missiles nucléaires, mais aussi dans le développement de l’industrie liée à la conquête de l’espace : fusées, système de mise en orbite, etc…).
A la lumière de ces éléments, on pourrait facilement en déduire que la volonté et l’énergie déployées par Washington pour déployer rapidement entre 12 et 15.000 soldats sur le sol haïtien dans une mission qui, comme l’annonce le haut commandement militaire US, se prolongera dans le long terme.
Dans les années 70 des travaux géophysiques ont été entrepris en divers points d’Haïti. Les forages ont signalé la présence d’huile et de gaz révélateurs de l’existence de pétrole. Des réservoirs de pétrole ont été localisés dans les sédiments marins entre 6000 à 7000 mètres de profondeur dans le Canal de la Gonâve et spécifiquement dans la Baie de Rochelois à l’Ile de la Gonâve.
Parmi les zones d’intérêt potentiel, citons le Plateau Central, la partie terrestre de la Plaine du Cul-de-Sac et la Grande Caïmite. « L’état actuel des connaissances accumulées sur le potentiel pétrolier haïtien est suffisamment satisfaisant pour attirer des investissements. » conclut le rapport No 3 du Bureau des mines d’Haïti.
Mais pourquoi ne peut-on pas exploiter le pétrole d’Haïti et soulager la misère du Peuple haïtien ?
La raison est d’ordre politique. Haïti est considérée comme l’arrière-cour du Grand Voisin (les USA bien sur). Le pétrole haïtien est inclus dans leurs réserves au cas d’une pénurie mondiale causée par la Guerre ou l’épuisement de cette ressource naturelle non renouvelable sur les autres Continents.
En 1949, le Gouvernement de Dumarsais Estimé avait déjà tenté d’exploiter les gisements pétrolifères haïtiens en faisant appel à la « Atlantic Reffining Company » (ATRECO). Les travaux de forage ont été exécutés avec l’assistance du Ministère de l’Agriculture et des Ressources Naturelles et du Développement Rural sous la supervision de l’Agronome Jean David.
Encore aujourd’hui, si l’on se rend sur la localité de Caradeux, entre l’Aéroport International et Pétion-Ville, on peut voir les traces des Derricks qui ont oeuvré dans la zone. La bouche du puit est scellée avec une plaque en cuivre portant la date de forage et le nom de la ATRECO.
L’ordre formel fut donné par Washington de cesser immédiatement les travaux, ATRECO fut dédommagée. Adieu pétrole haïtien!
Il n’est pas superflu de mentionner qu’en 1975 le Gouvernement de Jean Claude Duvalier a fait appel à la Crux Limited pour l’exploration des dites ressources pétrolières repérées dans la rade de Port-au-Prince près de la Gonâve, aussi bien qu’à Grande Saline.
L’INAREM ou Institut National des Ressources Minières dont le Coordinateur fut Henri P.Bayard a entamé des recherches pendant près de 6 mois de Port-au-Prince jusqu’à la frontière dominicaine comme l’aire possible du forage entrepris par la ATRECO dans la Plaine du Cul-de-Sac.
Ce puits se trouverait sur la route vicinale qui sort de Caradeux pour aller à la chapelle Ste Marie de Pétion-ville.
Des échantillons ont été prélevés et analysés dans le laboratoire du Bureau des mines. Les ingénieurs ont établi l’existence d’une nappe de pétrole sous-marine contiguë aux gisements pétrolifères du Venezuela (la capacité de cette nappe est estimée par certains, 5 fois supérieure à celle de son voisin continental). Une fois de plus, la Compagnie Crux Limited a été forcée d’abandonner les travaux d’exploration, pour les mêmes raisons qu’ATRECO en 1949 .
Quelques années plus tard, un ingénieur géologue haïtien, ministre des Mines a tenté de reprendre les travaux de concert avec les autorités vénézuéliennes, et si ce n’est grâce à la vigilance de la police vénézuélienne, il serait mort suite à une tentative d’assassinat dans la chambre d’hôtel où il se trouvait lors de son séjour au Venezuela pour mettre les accords au point.
De plus, l’ex-président de la Raffinerie Dominicaine de Pétrole (REFIDOMSA), Leopold Espaillat Nanita, a expliqué que l’une des solutions pour que l’Etat haïtien puisse sortir de cette dette externe sans fin, mais aussi, afin de résoudre ses problèmes socio-économiques, se trouverait dans l’exploitation de ces gisement aurifères ainsi que ceux d’autres minéraux que possède le territoire voisin de la République Dominicaine.
Espaillat Nanita a révélé que les études et les recherches géologiques réalisées sur le sol haïtien indiquent que cette nation possède conjointement avec Saint-Domingue, possiblement le terrain aurifère non exploité le plus grand du monde.
De même, il existe un gisement (en seconde position après l’Afrique du Sud, le principal fournisseur mondial), d’un minerai peu connu : l’Iridium, utilisé dans la construction de navettes spatiales, missiles tactiques et autres engins. Ces deux ressources sont suffisantes pour alléger la « pauvreté » du peuple haïtien…
Espaillat Nanita, qui est également architecte, dénonce le fait que ces ressources sont peu connues en raison d’une « conspiration » des multinationales, qui prétendent enlever aux Haïtiens leurs richesses naturelles.
L’ex-président de REFIDOMSA a dit que dans cette « conspiration », sont impliqués certains holdings pro-USA mais aussi des fonctionnaires d’Etat qui se dédient à entretenir la pauvreté et l’indigence en Haïti.
Dans ce sens, il appuie les déclarations du tout récent Premier ministre désigné, Jean-Max Bellerive, sur la recherche de nouvelles alternatives qui faciliteront la création d’emplois et attireront des investisseurs étrangers dans le plus petit des deux pays qui se partagent l’île d’Hispaniola au lieu de compter exclusivement sur la République Dominicaine.
Espaillat reconnaît qu’il existe en Haïti une classe nationaliste formée principalement d’hommes politiques et d’intellectuels – à laquelle appartient Bellerive (Désigné Premier ministre le 30 octobre 2009 par le président René Préval) – intéressée à ce que les problèmes d’Haïti trouvent des solutions sur son propre territoire et non dans une autre partie du monde, comme par exemple chez son voisin (Saint-Domingue).
L’ex-fonctionnaire de l’énergie a fait ces déclarations au cours d’un entretien réalisé par le programme de radio « Dejando huellas » sur Dominicana FM.
Sources : Jean Erich René et Espacinsular.org
Traduction et mise en forme : Chevalier Jedi pour Mecanopolis
Jean Erich René est originaire d’Haïti. Il est né dans la ville de Jérémie où il a accompli ses études primaires et secondaires. Il a exploré divers domaines scientifiques notamment: – Agronomie à la Faculté d’Agronomie de Damien (Haïti) 1970-1974 – Gestion et Hautes Etudes Internationales à l’Institut National d’Administration (Haïti)1990-1994 – Administration à l’Université d’Ottawa (Canada) 1995-1998 – Economie à l’Université d’Ottawa (Canada)1998-2001
mercredi 16 décembre 2009
Pourquoi nous occupons l'Afghanistan

Selon l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), des milliards de dollars provenant du trafic de drogue ont permis au système financier mondial de se maintenir la tête hors de l'eau au plus fort de la crise financière en 2008, rapporte le journal dominical. "Dans bien des cas, les liquidités provenant de l'argent de la drogue étaient les seules liquidités disponibles... Des prêts interbancaires ont été financés par de l'argent de la drogue et d'autres activités illégales. Nous avons des indications que des banques ont été sauvées avec cet argent," a déclaré au journal le directeur de l'ONUDC, Antonio Maria Costa. Des preuves en ce sens proviendraient d'informations fournies par des fonctionnaires suisses, italiens et britanniques, précise The Observer.
Courrier international
jeudi 26 novembre 2009
Mardi, Obama annoncera l'envoi de 34.000 hommes supplémentaires...

Pour les plus jeunes, ceci est la photo de Lyndon B. Johnson, qui fit campagne en tant que "candidat de la paix" contre le "faucon" Barry Goldwater aux présidentielles américaines de 1964.
Une fois élu, il fit passer les effectifs de l'armée US au Viet-Nam de 16.000 hommes à 550.000.
AFP
lundi 23 novembre 2009
On est traité comme des Portugais!
Un rapport secret défense britannique met en lumière une hostilité "profonde" entre les commandements militaires américain et britannique en Irak, soulignée lors d'interviews officielles menées par le ministère de la défense auprès de commandants britanniques de retour de mission après la première année de pacification en Irak, de mai 2003 à mai 2004.
Selon le patron des troupes britanniques en Irak, le général de division Andrew Stewart, qui décrit ses homologues américains comme "un groupe de Martiens", "notre capacité à influencer la politique américaine en Irak est minimale". "Tout dialogue leur est étranger", ajoute-t-il, dans le document publié lundi par le Daily Telegraph.
"Malgré notre soi-disant 'relation spéciale' [avec les Etats-Unis], je reconnais que nous ne sommes pas traités différemment des Portugais", affirme par exemple le colonel JK Tanner, chef du personnel de l'armée britannique. Ces déclarations sont rendues publiques à la veille de l'ouverture d'une enquête indépendante sur le rôle de la Grande-Bretagne en Irak qui débute mardi, alors que les troupes britanniques se sont retirées du pays en juillet avec un bilan de 179 morts dans leurs rangs.
Le Monde
vendredi 21 novembre 2008
Vive le Sénégal!
Pour changer un peu, allons faire un tour au Sénégal pour découvrir une espèce à part. Un article dépaysant qui vous fera voyager sans quitter votre fauteuil.
Ne ratez pas non plus les commentaires, certains valent leurs pesant d'or!
Bon voyage et... WALLAYE!
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