lundi 26 juin 2017

Mais pourquoi Sylvie Goulard a-t-elle quitté le gouvernement ?



Depuis mardi 10 heures et son communiqué de départ, silence radio. Sylvie Goulard se tait. Elle n'a eu aucun contact avec ses anciens amis du MoDem, avec lesquels elle est déjà brouillée depuis longtemps et dont elle vient d'entraîner la chute. Selon nos sources, l'éphémère ministre des Armées a appelé Emmanuel Macron dès dimanche dernier pour lui faire part de son souhait de quitter le gouvernement. Le Président, surpris, lui a demandé de prendre le temps d'une réflexion de vingt-quatre heures. Décision a été prise de diffuser le communiqué le lendemain matin. "Ceux qui disent qu'elle a été poussée vers la sortie par l'Elysée dans le but de provoquer la chute de Bayrou se trompent lourdement ; Macron était furieux", certifie un proche de la ministre.
Sylvie Goulard a été rémunérée pendant deux ans par un think tank américain

Au JDD, Sylvie Goulard assure "avoir mûri sereinement [sa] décision". "On sort d'une campagne présidentielle où les Français veulent que l'on fasse de la politique autrement… La classe politique doit se poser la question du renouvellement de ses pratiques et de ses règles", analyse-t-elle. C'est donc pour mettre son ministère à l'abri des affaires qu'elle aurait décidé, "en conscience", de ne plus occuper sa fonction : "Vous imaginez un acte judiciaire me concernant en pleine opération militaire ou terroriste? J'ai estimé que ce n'était pas possible. C'est tout."



A-t-elle aussi craint de devenir la cible de nouvelles attaques ? Sibyllin, Le Canardenchaîné évoquait cette semaine des "ménages" quand elle était eurodéputée. Sur sa déclaration d'intérêts au Parlement de Strasbourg, Sylvie Goulard mentionne d'elle-même un poste de "conseiller spécial" auprès de l'"Institut Berggruen" pour des revenus "supérieurs à 10.000 euros mensuels". Selon nos sources, via sa propre société de conseil, elle a été rémunérée par cet institut d'octobre 2013 à janvier 2016. "Tout était déclaré et ces sommes étaient brutes", insiste un proche de l'ancienne ministre. Créé et financé par Nicolas Berggruen, fils du richissime marchand d'art Heinz Berggruen, l'institut Berggruen, dont le siège est en Californie, est une organisation à but non lucratif chargée de "réfléchir aux systèmes de gouvernance". Sylvie Goulard, qui se destinait au Quai d'Orsay, a-t-elle été bien inspirée d'être appointée par cet organisme pendant plus de deux ans, pour près de 300.000 dollars ? "Le Berggruen fait la promotion de l'Union européenne et contribue au débat d'idées", jure-t-elle, parlant "d'un non-sujet"… à plus de 10.000 dollars par mois.

dimanche 25 juin 2017

Ministre du Brexit :«Nous voulons retrouver le contrôle de nos lois et nos frontières»


David Davis, ministre britannique chargé du Brexit, a une nouvelle fois expliqué pourquoi Londres souhaite quitter le marché unique : "Parce que l'adhésion au marché unique requiert le maintien des 4 libertés, le Royaume Uni doit retrouver le contrôle de ses lois et de ses frontières. Nous allons quitter le marché unique et travailler pour obtenir un accord de libre-échange et un accord douanier. De la même façon, nous allons quitter l'Union Douanière, les arguments sont les mêmes, mais aussi parce que c'est la seule façon pour nous de nous permettre de conclure NOS accords de libre-échange avec le reste du monde, et ça c'est un point positif majeur."

samedi 24 juin 2017

Michel Onfray prend la défense de Natacha Polony


http://michelonfray.com/

L'évolution du statut de la femme en Syrie [1968 / 2016]

Femmes syriennes à Alep (1968)
Femmes syriennes à Alep-Est occupé par les "rebelles modérés" d'ASL/Al-Qaïda (2016)

Tanguy Pastureau : Macron, président atypique des années Photoshop


Il ne respecte pas le timing présidentiel, ni le placement des ministres sur les photos, il rembarre les journalistes qui voudraient lui poser des questions mais vise le mandat esthétiquement parfait. La seule tradition élyséenne qu'il a tenu à respecter est l'adoption d'un chien. Macron est un punk.

Irak : l’armée américaine reconnaît avoir perdu la trace de plus d’un milliard de dollars d’armes remises [Amnesty International]



L’armée américaine a perdu la trace de plus d’un milliard de dollars d’armes et d’autres équipements militaires en Irak et au Koweït, selon un audit du Département de la Défense (DoD) maintenant déclassifié, obtenu par Amnesty International suite à une demande d’accès au nom de la liberté d’information.

L’audit du gouvernement, à partir de septembre 2016, révèle que le ministère de la Défense n’a « pas de dossiers précis et à jour sur la quantité et la localisation » d’une vaste quantité d’équipements déversés sur le Koweït et l’Irak pour approvisionner l’armée irakienne.

« Cette vérification donne un aperçu inquiétant du système défectueux et potentiellement dangereux de l’armée américaine pour contrôler des transferts de millions de dollars d’armes dans une région extrêmement instable », a déclaré Patrick Wilcken, chercheur en contrôle des armements et en droits de l’homme à Amnesty International.

« Cela donne une lecture particulièrement désagréable compte tenu de la longue série de pertes d’armes américaines au profit de multiples groupes armés qui commettent des atrocités en Irak, y compris le groupe armé qui se qualifie d’État Islamique ».

Les transferts militaires se sont déroulés sous le Fond d’Entraînement et d’Équipement en Irak (ITEF), un axe de la coopération en matière de sécurité entre les États-Unis et l’Irak. En 2015, le Congrès des États-Unis a affecté 1,6 milliard de dollars US au programme de lutte contre l’avancée de l’État Islamique.

Les transferts, qui comprennent des dizaines de milliers de fusils d’assaut (d’une valeur de 28 millions de dollars US), des centaines d’obus de mortier et des centaines de véhicules blindés Humvee, étaient destinés à être utilisés par l’armée centrale irakienne, y compris par les Unités de Mobilisation Populaires à majorité chiite, ainsi que par les forces Peshmergas kurdes. (...)

(...) Suite : Les-crises

Sergueï LAVROV s'exprime sur le rapprochement franco-russe sur la lutte contre le terrorisme [INTERVIEW]


Réponses à la presse du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov lors d'une conférence de presse conjointe à l'issue de son entretien avec le Ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, Moscou, 20 juin 2017:


Question: Ce n'est pas la première fois que les avions des USA, qui dirigent la coalition internationale en Syrie, attaquent les forces armées syriennes. Aujourd'hui ils ont abattu un drone militaire syrien et encore récemment un chasseur syrien, après quoi la Russie a suspendu le Mémorandum de coopération avec les USA pour prévenir les incidents aériens dans le ciel syrien. Parallèlement à cette montée de tension, pour la première fois depuis longtemps l'Iran a attaqué les positions des terroristes en Syrie. Quel pourrait être le résultat de ce nouvel élan de tensions? Comment la Russie va-t-elle réagir à ces événements?

Sergueï Lavrov: En effet, c'est très "étroit" en Syrie – sur le terrain comme dans les airs. On compte de nombreux belligérants: les forces armées syriennes; les forces qu'il est convenu d'appeler progouvernementales, y compris le Hezbollah soutenu par les Iraniens; l'opposition armée; les terroristes; les militaires turcs, comme vous le savez; les forces spéciales de plusieurs pays occidentaux et régionaux. Il y a également l'aviation – les forces aérospatiales russes et la coalition menée par les USA. Une partie de ces acteurs a été invitée par le gouvernement syrien, d'autres n'ont pas été invités et se sont impliqués sous prétexte de défendre l'objectif noble de lutter contre le terrorisme. C'est ce qui unit tout le monde aujourd'hui. De plus, si les efforts entrepris par la Russie, la Turquie et l'Iran sont menés jusqu'au bout, un objectif très important sera atteint: la fin des activités militaires entre le gouvernement syrien et l'opposition armée qui a pris ses distances des terroristes. Si les initiatives actuellement promues sous la forme de zones de désescalade étaient mises en œuvre, alors enfin, pour la première fois depuis le début de la crise syrienne, nous assisterons à la séparation entre les participants au cessez-le-feu et les terroristes, ainsi que ceux qui y sont affiliés en refusant d'adhérer au cessez-le-feu. Cet équilibre est très fragile mais si nous étions tous honnêtes, si nous avions pour objectif de lutter contre le terrorisme, nous aurions toutes les raisons d'empêcher la dégradation de la situation jusqu'au chaos et des incidents imprévisibles.

Comme je l'ai déjà dit, le mécanisme Russie-Turquie-Iran fonctionne avec le soutien et avec l'accord du gouvernement syrien. Les décisions prises dans son cadre sont approuvées par Damas. Il y a un mécanisme entre les militaires russes et américains qui existait et fonctionnait bien, mais il a été suspendu après les agissements des USA qui ont abattu un avion. Comme vous le savez, au niveau du Ministère de la Défense nous avons demandé des explications détaillées à ce sujet. Nous nous attendons à ce que cela soit fait. Bien sûr, dans le cadre de ce mécanisme les USA ne représentaient pas uniquement leur pays mais également toute la coalition. La Turquie, en tant que membre du processus d'Astana, influençait certains groupes armés sur le terrain. De la même manière l'Iran, en tant que participant à ce processus, avait de l'influence sur d'autres groupes.

En observant la situation actuelle, notamment depuis que le processus d'Astana est devenu stable, toutes les raisons sont réunies pour se focaliser sur la lutte contre le terrorisme. Je ne veux même pas supposer que cela ne convient pas à quelqu'un, que les frappes contre les forces gouvernementales reflètent une aspiration à saper l'efficacité des efforts antiterroristes, mais nous ne pouvons pas ne pas rappeler que durant toute cette crise, depuis le début du processus lancé avec John Kerry avec la participation de nos militaires et de nos services, on avait vraiment l'impression que contrairement à Daech le Front al-Nosra était toujours bon gré mal gré épargné par les partenaires américains. Nous en parlons franchement avec les Américains. Je soulèverai forcément cette question la prochaine fois avec le Secrétaire d’État américain Rex Tillerson, prochainement j'espère. Ce point doit être très clair. Le plus important est que les faits indiquent que la coalition frappe effectivement les positions de Daech, mais nous ne nous souvenons pas d'une lutte aussi active contre le Front al-Nosra - ou quel que soit son nom aujourd'hui. Il mimétise constamment et change de nom, mais cela ne change rien au fond.

Autre remarque. Si nous luttons effectivement contre le terrorisme, alors la planification des activités militaires de tous les participants à ce processus sur le terrain doit viser cet objectif précis. Parfois, en analysant le déplacement de certains groupes armés et des missions qu'ils remplissent, on a l'impression que leurs actions sont influencées par les tentatives d'apporter un aspect confessionnel à ces efforts. Il nous semble et nous sommes mêmes convaincus que les tendances malsaines qui se manifestent au sein de l'islam et que nous observons également en Syrie doivent être neutralisées. Tous les pays, y compris tous les pays musulmans, doivent s'unir autour de l'objectif commun de la lutte contre le terrorisme.

Les dernières complications dans leurs rangs ne nous réjouissent pas. Nous encourageons par tous les moyens la recherche de compromis et saluerons les actions qui permettront à la Ligue arabe et au Conseil de coopération du Golfe de s'unir et de diriger toutes leurs forces et leurs moyens pour lutter contre ce mal commun pour tous.

Question: Une détente dans les relations entre Paris et Moscou est-elle envisageable après la rencontre des deux présidents à Versailles?

Sergueï Lavrov: A la question de savoir si l'étape actuelle des relations entre la France et la Russie peut être qualifiée de détente je vous propose de répondre vous-même: vous êtes journaliste après tout. Vous devez analyser les événements et évaluer la situation. Décidez vous-même.

Question: En raison de la situation en Ukraine, les USA ont décrété de nouvelles sanctions contre la Russie. Quel fond cela crée-t-il en prévision du sommet bilatéral?

Sergueï Lavrov: Cela n'améliore pas l'atmosphère. Une nouvelle fois, des sanctions sont décrétées sans raison. Je pense que la référence à la situation en Ukraine fait déjà sourire tous les observateurs sérieux.

Malheureusement, nos partenaires de l'UE se sont cachés derrière une formule perfide selon laquelle les sanctions seront levées dès que la Russie remplira les Accords de Minsk. Nous appelons tous nos collègues européens à lire une nouvelle fois les Accords de Minsk. Ils expliquent très clairement qui doit faire quoi et dans quel ordre. Je ne peux rien dire à part regretter l'obsession russophobe de nos collègues américains, qui dépasse déjà toutes les limites.

Le Président ukrainien Petro Porochenko est incapable de remplir ses engagements dans le cadre des Accords de Minsk et on décrète des sanctions contre la Russie, des processus très complexes se déroulent en Syrie et seule la Russie en est responsable - et le régime de Bachar al-Assad, évidemment. Très souvent, quand l'évolution de la situation dans une région du monde n'est pas appréciée par certains congressistes américains, ils cherchent à nous en faire endosser la responsabilité. Même quand il y a eu la rupture entre les pays arabes et le Qatar, des rumeurs laissaient entendre que cela avait été organisé par des hackers russes. Bien sûr, cette information a été supprimée quelques heures plus tard quand on a compris son absurdité. Mais personne ne s'en est excusé.

En Russie il y a une tradition: tu rentres à la maison, des mamies sont assises devant l'immeuble et font des commérages. Alors nous avons l'habitude.

Question (adressée aux deux ministres): En parlant du dialogue entre les sociétés civiles vous avez dit qu'il s'appellerait "dialogue du Trianon". De quoi s'agit-il? Sera-t-il lié aux droits de l'homme, à la liberté d'expression et aux manifestations LGBT?

Sergueï Lavrov (répond après Jean-Yves Le Drian): En fait, tout dans cette vie est lié aux droits de l'homme. Le règlement des problèmes économiques, les emplois. Deux pactes sur les droits de l'homme ont été approuvés au milieu des années 1960: le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels. Cela a été fait en paquet car il ne faut pas oublier que les gens doivent profiter de leurs droits dans le cadre de leur activité socioéconomique. J'en suis persuadé, ainsi que d'autres personnes qui tentent de comprendre ce qui se passe actuellement dans de nombreux pays d'Europe et dans le monde. Je suis parfaitement d'accord avec le Ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian sur le fait que le dialogue social doit être global. Il nécessite certainement la présence de la société civile dans toutes ses hypostases, y compris les militants des droits de l'homme, des personnes qui souhaitent un rapprochement entre les cultures, des hommes d'affaires qui veulent renforcer les fondements des relations entre nos peuples.

Je répète, nous travaillons actuellement sur le cadre de cette structure, qui reflétera la nature globale de nos relations. Cela développe ce qui a été déjà été fait dans le passé. Nous avions un forum social franco-russe, mais il était plutôt orienté vers les aspects économiques d'interaction. Nous souhaitons qu'il soit bien plus large. Cette année, nous terminons l'Année croisée du tourisme culturel franco-russe. On évoque actuellement un nouvel événement croisé pour l'an prochain: l'Année croisée de la langue et de la littérature russe et française.

Question: Comment réagirez-vous à la décision de la CEDH, qui a reconnu comme discriminatoire la loi russe interdisant la propagande de l'homosexualité?

Sergueï Lavrov: Je ne me souviens pas avoir entendu ou lu une telle décision – elles sont nombreuses. Beaucoup se plaignent. Je répète ce que nous avons dit plusieurs fois. Il n'y a chez nous aucune persécution pour une orientation dans aucun domaine, y compris l'orientation LGBT. La seule chose que nous ne voulons pas et qui est interdite par notre loi est l'imposition de cette orientation aux citoyens russes mineurs. Même si nous avons soulevé ce sujet je ne vais pas entrer dans les détails maintenant. Mais puisque vous en êtes si préoccupés, cette préoccupation s'étend certainement à tous les pays du monde. Vous pouvez comparer.

Question (adressée à Jean-Yves Le Drian): De nombreux journalistes étrangers se trouvent actuellement dans cette salle. Pourquoi, en Russie, ont-ils le droit d'assister aux activités de ce genre, tandis qu'en France nous sommes accusés de ce que nous n'avons pas fait: de diffamation? C'est facile à vérifier sur notre site. Pourquoi ne nous délivre-t-on pas une accréditation pour un travail à part entière, n'est-ce pas de la censure?

Jean-Yves Le Drian: Le président de la République a dit sur ce sujet ce qu'il avait à dire, et vous n'imaginez pas que je vais être en contradiction avec le président de la République aujourd'hui à Moscou»

Sergueï Lavrov: Je ne contredirai pas non plus mon Président.

Natacha POLONY : "les constructifs, une magnifique escroquerie intellectuelle !"

vendredi 23 juin 2017

Elections partielles aux Etats-Unis : Trump met l'opposition K.O.





Le parti de Trump vient de remporter 4 élections partielles (Géorgie, Montana, Kansas, Caroline du Sud).

Les Démocrates, soutenus par les vedettes d’Hollywood, avaient voulu faire de ce scrutin du 20 juin dans la 6e circonscription de l’Etat de Géorgie un enjeu national. Le siège avait été laissé vacant à la Chambre des Représentants par le Républicain Tom Price, nommé par le président Donald Trump secrétaire à la Santé et aux Services sociaux des Etats-Unis. Conformément à la loi de Géorgie, l’élection s’est déroulée en deux tours et le deuxième tour qui a eu lieu le mardi 20 juin opposait les deux vainqueurs du premier tour. Malgré les sommes d’argent monstrueuses dont a bénéficié le candidat démocrate et les appels désespérés de plusieurs célébrités, c’est la Républicaine Karen Handel qui a remporté le siège avec 51,9 % des voix contre 48,1 % pour le Démocrate Jon Ossoff. Certes, cette circonscription est républicaine de longue date, mais Donald Trump n’y avait gagné la présidentielle qu’avec de 1,5 % de voix de plus que Hillary Clinton.

Les électeurs du Montana devaient voter, le 25 mai, pour choisir entre le républicain Gianforte et son rival démocrate, Rob Quist. Greg Gianforte remporte cette élection qui était considérée comme un test de popularité pour la jeune administration de Donald Trump.

En Caroline du Sud, le candidat républicain a remporté son duel avec 51% des voix.

Syrie : La presse officielle de Damas salue la “volte-face” de Macron


Dans un entretien accordé à plusieurs journaux européens, publié le 22 juin, Emmanuel Macron a assuré que la destitution de Bachar El-Assad n’était pas un préalable à la résolution du conflit syrien. Un revirement de la diplomatie française remarqué par le régime en Syrie.

“Les pays occidentaux commencent à faire volte-face et à changer leur position sur la crise syrienne”, titre Al-Baath ce 22 juin. Le journal du parti Baas de Bachar El-Assad réagit ainsi aux propos tenus par Emmanuel Macron sur la crise syrienne. Le chef d’État français a affirmé, dans une interview accordée à huit journaux européens :

Et il y a la Syrie. Sur ce sujet, ma conviction profonde, c’est qu’il faut une feuille de route diplomatique et politique. On ne réglera pas la question uniquement avec un dispositif militaire. C’est l’erreur que nous avons collectivement commise. Le vrai aggiornamento que j’ai fait sur ce sujet, c’est que je n’ai pas énoncé que la destitution de Bachar El-Assad était un préalable à tout. Car personne ne m’a présenté son successeur légitime !”

Le président français a établi ses priorités sur le sujet : la lutte contre les groupes terroristes, la stabilité de l’État syrien, l’interdiction des armes chimiques, la protection de l’aide humanitaire et le respect des minorités en Syrie. Le journal Al-Baath retient en particulier deux aspects de la position d’Emmanuel Macron, qu’il résume ainsi : “pas d’alternative au Président Assad et nous ne pouvons pas exporter la démocratie à l’étranger.”

Le quotidien syrien salue cette évolution de la diplomatie française, qui jusqu’ici faisait d’un départ de Bachar El-Assad un préalable à toute résolution du conflit :

Après l’échec de tous les paris sur les mouvements terroristes pour porter atteinte à l’État patriotique syrien, après l’échec du complot ourdi par les soutiens du terrorisme et ses créateurs, après le retour du terrorisme à la gorge de ses créateurs, les pays occidentaux commencent à faire volte-face et à changer leur position sur la crise syrienne, afin de trouver une nouvelle posture pour sauver la face.”

40 jours après Macron : Le Bilan des Affaires !


Investis le 14 mai 2017, cela fait précisément 40 jours que Macron est président de la république et on se sent entraîné dans le siphon d’une cuvette de chiotte tant on assiste à un déluge d’affaires parmi les membres du gouvernement et les candidats de la « République en marche » pour les législatives.
Nos pensées émues vont aux électeurs crédules qui ont voté Macron pour moraliser la vie publique.

Jacques SAPIR reçoit Natacha POLONY : Une révolution conservatrice à l’Éducation nationale ?


Les Chroniques de Jacques Sapir

Emmanuel Macron a affirmé à de nombreuses reprises que la question de l’éducation serait au centre de ses priorités. La nomination de M. Blanquer comme ministre de l’Éducation nationale inquiète cependant. Certains voient en lui l’homme du retour aux méthodes du passé tandis que d’autres s’interrogent sur la libéralisation de l’école avec notamment l’autonomie des établissements.

Invités : Natacha Polony, journaliste et essayiste, spécialiste des questions de société et d’éducation et François Durpaire, maître de conférences en sciences de l’éducation à l'université de Cergy-Pontoise auteur notamment du livre « La Fin de l’école » chez PUF.