dimanche 30 juin 2019

☢️ Le réchauffement climatique : mythes et réalités



Climatosceptique "LA THÈSE OFFICIELLE? UNE FOUTAISE!" : LIEN

François Gervais - L'urgence climatique est un leurre : LIEN

Justin Trudeau ostensiblement snobé par les autres chef d'états au G20 [Séquence malaise]


Le grand ami de Macron, le premier ministre canadien, visiblement mal à l'aise au sommet du G20, se sent visiblement un peu seul...

Trump le Pacificateur rencontre Kim Jong-un dans la zone démilitarisée


Une rencontre historique, et une claque à tous ceux qui accusent Trump de tous les maux, alors que c'est un homme qui recherche en permanence la paix.

Plus d'image de la rencontre Trump/Kim :

samedi 29 juin 2019

Donbass en guerre: après la victoire militaire, quel avenir politique ?


Le conflit entre l’Ukraine et les républiques séparatistes du Donbass a fait plus 13 000 victimes. Pourquoi cette guerre n’en finit-elle pas ? Surtout, que sont les conséquences des succès militaires inattendus des insurgés ? Sputnik s’est rendu sur le terrain. Reportage.

Les incertitudes n’en finissent pas en Ukraine de l’Est. Car les signaux peuvent sembler contradictoires, tour à tour bellicistes ou pacifistes : si les belligérants ont reculé de la ligne de front le 26 juin dernier, les Etats-Unis signaient un chèque de 250 millions de dollars destiné au renforcement des moyens militaires de Kiev face aux séparatistes du Donbass – portant à 1,5 milliards le soutien financier officiel de l’Amérique à l’Ukraine depuis 2014.

Ainsi, malgré les annonces du nouveau Président ukrainien Volodymyr Zelensky d’atteindre un cessez-le-feu dans l’Est du pays, le conflit perdure… où la région en est-elle réellement ? L’Ukraine peut-elle encore récupérer le Donbass ?

Pour le savoir, Édouard Chanot s’est rendu dans la République autoproclamée de Donetsk. Il fait partie de ces rares journalistes français à s'être rendu dans cette zone de guerre, « pour comprendre les habitants du Donbass tels qu’ils se comprennent eux-mêmes ». Reportage.

Partie 1 :
Donbass en guerre : les oubliés de l'Europe : LIEN

JEROME RODRIGUES--paris acte 33




Didier Maïsto (voir sur FB : LIEN)

Didier Maïsto : la censure monte, la démocratie recule



Depuis le début du quinquennat Macron, une atmosphère de restriction des libertés s’est abattue sur la France. La liberté d’expression est attaquée par des textes de loi qui s’enchaînent. Fake News, anonymat sur internet, tout est prétexte pour avancer à petit pas vers une censure qui ne dit pas son nom.

Omerta sur les violences policières contre les Gilets Jaunes

Didier Maïsto, le président de Sud Radio, a été le témoin direct de ces attaques pour avoir voulu suivre avec neutralité le mouvement des Gilets Jaunes. En dénonçant les violences policières ordonnées par le pouvoir, il est devenu une cible privilégiée. Sur TV Libertés, il revient sur cette période où la démocratie semble reculer pas à pas.

Quand Trump blague avec Poutine sur l'ingérence russe


C'était l'un des moments attendus en marge du G20 : la rencontre entre les présidents américain et russe. Donald Trump était d'humeur légère, plaisantant avec son homologue Vladimir Poutine.

Et il y a eu ce moment qui fait jaser, lorsque le chef de la Maison Blanche évoque la prochaine présidentielle aux Etats-Unis. Il se tourne vers le chef du Kremlin et lui lance, sourire aux lèvres "Pas d'ingérence dans les élections, hein, président. Pas d'ingérence !"

Sourire entendu de Vladimir Poutine.

Voir Aussi :

Les valeurs libérales sont "obsolètes" selon Poutine

vendredi 28 juin 2019

Les Burkinis de Grenoble



Aldo Sterone


Tulsi Gabbard, cauchemar des Néocons et du lobby militaro-industriel américain déclarée vainqueur choc du premier débat des primaires du parti Démocrate


(N'oubliez pas d'activer les sous-titres en français)
Un sondage Drudge Report montre que la parlementaire démocrate d'Hawaii aurait remporté le premier débat haut la main pour près de 40% des personnes interrogées, Elizabeth Warren est arrivée en deuxième place et John Delaney troisième.
Gabbard, une ancienne combattante de la guerre en Irak, est une femme hindoue née aux Samoa américaines.
Elle est considérée comme controversée en raison de ses vues sur la politique étrangère
En janvier 2017, Tulsi Gabbard a rencontré à Damas le président Bashar Al Assad (Syrie)....
Mail online

Deux soldats américains tués en Afghanistan : LIEN

Voir aussi :

La congressiste démocrate de Hawaï Tulsi Gabbard accuse le gouvernement Obama de livrer des armes à Daech (2016)

APRES LES GILETS JAUNES - Conférence avec Emmanuel Todd et François Boulo [EN DIRECT]



Emmanuel Todd, François Boulo, Raquel Garrido et Antoine Cargoet

Le 28 Juin 2019

jeudi 27 juin 2019

Burkini Maillot intégral, dérive intégriste I Média n°256 – TVL

Commerce mondial : la fin de la “mondialisation heureuse” ?

La Bajon - L'avocate en vacances

Quand Emmanuel Todd prédisait le retour des nationalismes en Europe [1990]


Archive : en juin 1990, Emmanuel Todd dans un entretien avec la chaîne suisse RTS parle de la vie des nations au-delà du rideau de fer après la chute de l'empire soviétique, qu'il avait correctement anticipé en 1976. On voit encore une fois qu'il avait vu assez juste...

« Julian Assange est torturé, notre crainte est qu’il meure en prison »

GILETS JAUNES : NOUVEAUX ÉLÉMENTS TROUBLANTS SUR LA MORT DE ZINEB REDOUANE



Le Media

mercredi 26 juin 2019

Débat sur l'OTAN : la russophile Caroline Galactéros étrille le néocon Frédéric Encel


Frédéric Taddeï reçoit : Les géopolitologues Caroline Galactéros et Frédéric Encel

La Russie fait son retour au Conseil de l'Europe, au grand regret des russophobes et de l'Ukraine


La Russie a été réintégrée à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe le 25 juin, après cinq années d'absence. Moscou avait été privé de ses droits de vote au sein de l'organe parlementaire après le rattachement de la Crimée en 2014. En réponse à ce retour, l'Ukraine envisage de suspendre sa participation aux travaux de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe.

RT

Le réchauffement climatique en question...



Réchauffement, carbone et trucs du genre...

Par Aldo Sterone

mardi 25 juin 2019

Jacques SAPIR : La question de la stratégie politique


NAR

Ne supportant pas la contestation de son dogme catastrophiste sur le climat, Aymeric Caron quitte le plateau de Sud Radio

Le catastrophisme climatique :
la nouvelle religion millénariste obligatoire sur les plateaux télés


Après avoir vigoureusement défendu la "liberté d'expression" (mais réservée aux scientifiques appointés par le GIEC) , Aymeric Caron quitte le plateau de Sud Radio, ne supportant visiblement pas d'entendre des opinions qu'il juge "obscurantistes" et un sondage au résultat très politiquement incorrect...

lundi 24 juin 2019

Colonel Jacques Hogard sur les tensions entre la Serbie et le Kosovo : "c'est très difficile de faire comprendre aux français qu'on leur a menti"


Lors d’une opération de police en zone serbe, la police du Kosovo a notamment arrêté un diplomate russe travaillant pour la mission des Nations unies au Kosovo. Un épisode révélateur des tensions qui règnent dans ce pays, sur lesquelles revient Jacques Hogard, ancien colonel des forces spéciales, présent durant la guerre de 1999 dans cette région.

Clash : Didier Maïsto répond aux insultes de Charline Van Hoenecker contre Sud Radio


Le PDG de Sud Radio, Didier Maïsto, est revenu sur les propos de Charline Van Hoenecker au Parisien : "Charline Van Hoenecker insulte les millions de Français qui écoutent Sud Radio"

A voir : les exploits ferroviaires de Charline et de son équipe de bobos de France Inter :

Des chroniqueurs de France Inter soûls dérangent un trajet TGV : LIEN

Mini-BOTS italiens : dette ou monnaie ? Olivier Delamarche



L’économie sans langue de bois

dimanche 23 juin 2019

Les Mini BOTs : La stratégie dévoilée de Mattéo SALVINI pour l'Italexit !


Depuis les élections européennes, la stratégie italienne de Mattéo SALVINI se dévoile sous nos yeux. Comment faire pour se faire expulser de l'euro ? Les mini BOTs : Une stratégie de premier ordre qui pourrait payer !
Grand Angle

vendredi 21 juin 2019

I Média n°255 – La propagande morbide de Brut, Konbini et AJ+

La Russie adopte une loi pour isoler son internet afin de bâtir un «internet souverain»



La Russie vient d'adopter une nouvelle loi relative à la protection d'internet à l'intérieur du pays. La loi doit permettre aux sites russes de fonctionner en se passant des serveurs étrangers. Cette loi est critiquée par des internautes qui y voient un moyen de renforcer le contrôle des autorités sur le réseau.

Vera Gaufman

mardi 18 juin 2019

"Vous êtes un raciste, Monsieur !" - Le clash entre Jean Messiha et Pierre Henry...



Pendant le débat de l'Info Vérité, le député RN, Jean Messiha, et Pierre Henry, président de "France Fraternités", se sont ardemment expliqués après que ce dernier a rappelé les origines de Monsieur Messiha. (Sud Radio)

Le Point de Ruptures N°2 : que se cache-t-il derrière "le populisme" ?


Pierre-Yves Rougeyron, Etienne Chouard et Pierre Lévy débattent du "populisme" après les élections européennes : réalité, ou concept fourre-tout trompeur ?

Voir aussi :
Le Point de Ruptures N°1 : rôle des médias, vote écolo, souveraineté... Décryptage des européennes : LIEN

Ruptures

lundi 17 juin 2019

Xavier Moreau revient sur la condamnation de Cécile Vaissié pour diffamation contre Olivier Berruyer


Stratpol

États-Unis, Chine, Russie, Iran, Djihad: comment l’Asie centrale est devenue une poudrière



Trois superpuissances à ses frontières, six pays aux steppes gorgées de ressources énergétiques et minières, un islam salafiste grandissant, l’Asie centrale est un point de friction majeur. Ancien #diplomate au cœur de cette région explosive, connu pour son franc-parler, l’ex-colonel René Cagnat livre à Sputnik son analyse sans concession.

L'Italie vers une sortie de l'euro avec Jacques Sapir



 - Politique-Eco - TVL

Le niveau de popularité de Macron est nettement moins haut dans les stades que dans les sondages


Macron accueilli "en triomphe" pour la finale du Top 14, le 15 juin 2019

PS : Désactiver l'application "Facebook container" de votre navigateur si la vidéo ne s'affiche pas.

Voir la vidéo sur ma page Facebook : LIEN

dimanche 16 juin 2019

François Boulo : "Les médias se comportent comme des agences de communication du gouvernement"



Entretien du 16/6/2019 avec François Boulo, avocat et gilet jaune. Il était invité à réagir au rapport baptisé «Digital News Report», publié le 12 juin par Reuters Institute, indiquant que seulement 24% des Français font confiance aux médias.

Privatisation AdP : "Qui va toucher son chèque ?" avec Olivier Delamarche


Olivier Delamarche nous explique pourquoi les conditions de réalisation de la privatisation d'aéroport de Paris sont incompréhensibles.

Signer le Référendum d'Initiative Partagée pour s'opposer à la privatisation d'AdP : LIEN

mercredi 12 juin 2019

CARTES SUR TABLE AVEC ÉTIENNE CHOUARD

Macron prône le dialogue entre l'Europe et la Russie : le discours sera-t-il suivi d'actes ?



Le 11 juin, Emmanuel Macron a prôné le dialogue entre l'Europe et la Russie à l'occasion d'une interview diffusée par la télévision publique suisse RTS. Pour Xavier Moreau, fondateur du centre d'analyses Stratpol, ce discours devrait être sans conséquence sur les relations internationales.

Huawei : risque pour la sécurité nationale ou cible de la guerre économique ?



Si Washington a brutalement évincé Huawei de la course à la 5G aux États-Unis et tient le constructeur chinois pour une menace à sa sécurité, les Européens sont plus nuancés. Quels risques encourent les États qui font confiance à Huawei et peut-on se passer de ce prestataire ? Pepe Escobar, chroniqueur géopolitique, revient sur ce dossier brûlant.

samedi 8 juin 2019

Acte 30 : les Gilets jaunes manifestent à Saint-Denis

Le parquet national financier au service du pouvoir exécutif ?



Le parquet national financier vise désormais l’ancien ministre de l’Intérieur Gérard Collomb pour des soupçons de détournement de fonds publics. Une instruction qui relance le débat sur le rôle de cette institution, créée en 2013, et son indépendance vis-à-vis de l’exécutif.

Mathieu Bock-Côté à Romain Goupil : "Vous êtes un imbécile !"


Débat sur le politiquement correct avec Mathieu Bock-Côté, auteur de "L'Empire du politiquement correct" et l'inquisiteur de pacotille Romain Goupil.

vendredi 7 juin 2019

Images exclusives de Julian Assange en prison [MàJ : Vidéo]


Une vidéo de Julian Assange, actuellement détenu dans la prison britannique de Belmarsh, qui a été filmée par un autre prisonnier, fait son apparition. (Sputnik)

Européistes néolibéraux - Comble de l'hypocrisie (le protectionnisme)


Cette fois il n'est même plus dissimulé que les candidats euro-conformes éprouvent un mépris total envers leurs électeurs potentiels, tant les retournements de veste improbables sont affichés sans complexes. Mais au vu des résultats des élections, les électeurs ne mériteraient-ils pas d'être ainsi traités? A méditer...

Quant à ceux qui aiment la guerre (référence un fin de vidéo) ils sont plutôt là: LIEN 

PS: Il est probable que cette vidéo soit la dernière publiée en Français, étant donnée la baisse drastique du nombres de vues à chaque publication. Après tout, on ne peut pas forcer une nation qui veut mourir à vivre...

Vincent Parlier


J'SUIS PAS CONTENT ! #233 : Fake News, Jeanne d'Arc 2.0 & Robotique apocalyptique ?

Chauffeur de bus : quand le meurtrier devient victime


[ I Média n°253] TVL

mercredi 5 juin 2019

CE QUI CLOCHE AVEC GRETA THUNBERG



Pour en savoir plus :
J’ai tenté d’interviewer Greta Thunberg... Je me suis trouvé face à une petite fille éteinte, sans passion, manipulée par des gens inquiétants, enfant sous terreur. : LIEN

Le réchauffement climatique : une manipulation de la CIA (2009) : LIEN

Énorme exagération de l'importance du débarquement allié en juin 44 : Une réécriture grossière de l'Histoire

Graphique par Olivier Berruyer (Les-crises.fr)

« Le débarquement en Normandie n’a pas eu d’influence décisive sur l’issue de la Seconde Guerre mondiale », a dénoncé Moscou.

La Russie a appelé mercredi à ne pas « exagérer » l’importance du Débarquement allié du 6 juin 1944 en Normandie, dont sera célébré, jeudi, le 75e anniversaire, et à ne pas « minorer » ainsi le rôle de l’URSS dans la défaite d’Hitler.

« L’apport des Alliés dans la victoire sur le Troisième Reich est clair. Mais il ne faut pas l’exagérer et minorer par là même la signification des efforts titanesques de l’Union soviétique, sans laquelle cette victoire n’existerait tout simplement pas », a déclaré aux journalistes la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova.

Tout en « rendant hommage à tous ceux qui sont tombés », Maria Zakharova a dénoncé une « réécriture catastrophique de l’Histoire », notamment dans les films et les articles de presse, donnant, selon elle, aux Etats-Unis et à leurs alliés un rôle prédominant dans la défaite allemande. Selon elle, « le Débarquement en Normandie n’a pas eu d’influence décisive sur l’issue de la Seconde Guerre mondiale […] déjà déterminée par la victoire de l’Armée rouge, avant tout à Stalingrad, Koursk ».

Vladimir Poutine absent des commémorations

Donald Trump, Emmanuel Macron, la reine Elizabeth II et 300 vétérans ont donné mercredi à Portsmouth, dans le sud de l’Angleterre, le coup d’envoi des célébrations du 75e anniversaire du Débarquement du 6 juin 1944. Celles-ci doivent se poursuivre jeudi en France. Les autorités russes et le président Vladimir Poutine, qui ne sera pas présent aux commémorations, dénoncent depuis de nombreuses années l’oubli dans lequel sont tombés selon eux en Occident les considérables sacrifices et les 27 millions de morts soviétiques pendant la Seconde Guerre mondiale.

Le souvenir de la Grande Guerre patriotique, le nom donné en Russie au conflit armé entre l’URSS et l’Allemagne nazie, reste la source d’une immense fierté dans le pays et constitue un pilier essentiel du patriotisme prôné par le Kremlin.
Source : AFP

Étudions la réalité historique en chiffres :

Les États-Unis vainqueurs militaires de la Seconde Guerre Mondiale en Europe ?

 Cette question peut être abordée sous trois angles:

- celui de la contribution militaire aux pertes (critère imparfait certes).
- celui de la chronologie des opérations.
- celui du poids respectif des fronts.

Nous citons Omer Bartov, historien dont la notoriété et la qualité des travaux sont incontestables.

1- Contribution militaire aux pertes.

S'agissant du niveau de ces pertes, une évaluation étasunienne donne 400.000 pour les pertes de l'US Army dont sans doute 230.000 en Europe et Afrique du Nord. Les pertes de la Wehrmacht ont été revues à la hausse ces dernières années (de 4.000.000 initialement à 5.533.000 aujourd'hui). Les pertes soviétiques ont été recalculées à trois reprises entre 1945 et 1991. Les tués au combat de l'Armée rouge représentent près de 5.000 morts par jour, soit des pertes journalières quatre fois plus élevées que celles subies par l’armée impériale russe sur ce même front de 1914 à 1917.
La commission d'historiens constituée en 1987 en Fédération de Russie évalua le bilan des pertes à 26,6 millions dont près de 10 millions de tués pour l'Armée rouge, 10 millions pour les pertes civiles directes et 7 millions pour les pertes civiles indirectes (surmortalité). Les chiffres donnés pour l'extermination de civils concernent des civils abattus individuellement ou collectivement par le Reich dans les territoires soviétiques conquis et occupés en 1941, 1942 et jusqu'en 1943.

Tués de l’Armée rouge. 9.450.000.
dont tués directs. 6.400.000
dont prisonniers de guerre soviétiques exterminés. 2.500.000.
dont morts d’accidents et fusillés par le NKVD. 550.000.

Le total des pertes militaires et civiles de l'Allemagne et de l'Union soviétique réunies représentent 75% du total des pertes humaines subies en Europe (87% avec la Pologne, en quatrième vient la Yougoslavie avec 2,1%).
Si l'on ne considère que les pertes militaires, tous camps confondus, les tués de l’Armée rouge constituent 53% du total des pertes militaires connues en Europe, ceux de la Wehrmacht 31% et ceux de l’armée nord-américaine 1,3% (Royaume-Uni 1,8%, France 1,4%). Le total des pertes militaires seules de l'Allemagne et de l'Union soviétique réunies représentent donc 84% du total de toutes les pertes militaires subies en Europe.
Les pertes militaires de l’Union soviétique représentent 88% du total des pertes alliées en Europe (Royaume-Uni 3% - France 2,3% - Etats-Unis 2,2%).
De 1941 à 1945, 80% des pertes de la Wehrmacht sont subies sur le front russe. "Fin mars 1945, la totalité des pertes de l’Ostheer (la Wehrmacht sur le front russe) s’élevait à 6.172.373 hommes, soit prés du double de ses effectifs initiaux, au 22 juin 1941. Ce chiffre représentait 80% des pertes subies par la Wehrmacht sur tous les fronts depuis le déclenchement de l’invasion de l’Union soviétique. En termes relatifs, les unités combattantes sur le front russe avaient subi des pertes encore plus importantes". O. Bartov.
Les pertes militaires du conflit germano-russe au sens strict (les seules opérations militaires impliquant une confrontation entre l'Armée rouge et la Wehrmacht) sont de 13.876.400 soit 78% du total des pertes militaires subies en Europe. Si l'on rajoute les forces de l'Axe qui combattirent en Russie (Hongrie, Roumanie, Italie qui eut jusqu'à 200.000 hommes sur ee front) le rapport est encore plus élevé.

2- La chronologie des opérations.

Début 1944, l’Armée rouge met en ligne deux fois plus de chars, quatre fois plus d’avions d’assaut que le Reich. Engagée dans une guerre totale contre la Russie, l’industrie de guerre allemande « tourne » pourtant au maximum de ses capacités et ne cesse de se développer jusqu’au début de 1945 (ses dépenses militaires passent de 35% du PNB en 1940 à 65% en 1944). Dés la fin de 1943, la poussée des armées soviétiques vers l’Allemagne, parsemée de batailles dont l’ampleur et la férocité sont sans équivalent à l’Ouest, apparaît irrésistible. Même si en 1943 la Wehrmacht peut encore aligner 258 divisions en Union soviétique (5 millions d’hommes sur le papier, en fait probablement moins de 3 millions, soit prés de 80% des effectifs totaux de l’armée allemande qui compte en tout 320 divisions fin 1943) il s’agit d’une armée saignée à blanc, qui a perdu ses capacités d’initiative et ses meilleures troupes.
Les armées soviétiques attaquent sans interruption depuis août 1943, sur un front continu de plus de 2.000 km. La Wehrmacht subi défaite sur défaite. Les Russes ont adopté les techniques de la guerre-éclair, et font des centaines de milliers de prisonniers (en mai 1945 on dénombre plus de 3 millions de prisonniers allemands détenus en URSS). Le 5 août 1943 une salve d’honneur fête la libération d’Orel. Le 5 août 1943 est ainsi le début du temps des « Salves de la Victoire ». Minsk est libérée en juillet 1943, Smolensk en septembre.
Le 8 avril 1944, alors que les alliés n’en sont qu’aux préparatifs de leur débarquement en France, une salve de 324 canons marque, à Moscou, l’arrivée de l’Armée rouge en Roumanie et en Tchécoslovaquie. Fin avril 1944, les Russes sont aux portes de la Prusse orientale. En juin 1944, avec 124 divisions et prés de 6.000 chars d’assaut, ils infligent sur un front de 600 km une défaite totale aux divisions allemandes qui combattent en Biélorussie. L'"opération Bagration" aboutit à la destruction complète du groupe d'armées Centre, et constitue la plus grande défaite de la Wehrmacht de la Seconde Guerre Mondiale (380.000 tués et 150.000 prisonniers, 25 divisions anéanties). En juillet 1944, les fantassins soviétiques sont sur la frontière polonaise. Le 28 août ils pénètrent en Hongrie (conquise fin décembre après de très durs combats), en septembre les pays baltes sont libérés, les divisions russes entrent en Finlande. En octobre, les Russes sont en Yougoslavie. Pour la seule année 1944, les armées russes anéantissent 136 divisions allemandes et 50 des pays satellites.
La Russie lance l’offensive finale sur l’Allemagne en plein hiver, sur un front s’étendant de la Baltique à l’Adriatique, avec 6,7 millions de combattants, prés de 8.000 chasseurs et bombardiers, 5.000 pièces d’artillerie autotractées, 7.000 chars contre 3.500, 50.000 canons. Varsovie est libérée le 17 janvier 1945. Le 19 janvier 1945, les premières unités pénètrent en Allemagne. Les chef militaires soviétiques ont la possibilité de foncer sur Berlin dés février (le 30 janvier 1945 les armées de Joukov sont sur l’Oder, à 70 km de la Chancellerie du Reich) mais ils préfèrent d’abord liquider le corps d’armées de la Wehrmacht en Prusse-Orientale puis le réduit de Poméranie, qui menacent leur flanc nord, et nettoyer le flanc sud (Europe centrale). 60 divisions allemandes ont été anéanties lors de ce premier assaut. Pour ralentir la poussée furieuse des Russes, le commandement allemand transfère encore 29 divisions du front ouest vers l’Est, dégarnissant encore un front ouest qui, pourtant, mobilisait déjà moins de 25% des forces du Reich depuis juin 1944.
Le 13 janvier 1945, l’Armée rouge se lance à l’attaque de la Prusse Orientale avec 1,6 million de soldats. La Wehrmacht attend l’assaut avec 45 divisions, soit 580.000 soldats. Au terme de combats d’une incroyable férocité les poches de résistance de l’armée allemande sont liquidées les unes après les autres. Le désastre est total pour l’armée allemande. Il ne reste pratiquement plus rien de son corps d’armées de Prusse-Orientale après seulement trois mois d’offensive russe. Toute l’Allemagne s’ouvre alors à l’Armée rouge.
Les Nord-Américains ne parviennent à traverser le Rhin que le 7 mars 1945 (le 31 mars pour la 1ère Armée française). Le 13 avril 1945 les Russes ont déjà conquis Vienne. Le 16 avril, la Stavka lance à l’assaut de Berlin (3,3 millions d’habitants) une armée de 2,3 millions de combattants équipée de 41.600 canon, épaulés de 6.200 chars et canons autopropulsés, 7.200 avions (quatre armées aériennes). Le 9 mai, l’Allemagne, représentée par Keitel, signe à Berlin (Karlshorst), devant son vainqueur représenté par Joukov, sa capitulation sans conditions.

3- L'importance respective des fronts.

« C’est en Union soviétique que la Wehrmacht eut les reins brisés, bien avant le débarquement des Alliés en France; même après juin 1944, c’est à l’Est que les Allemands continuèrent à engager et à perdre la majorité de leurs hommes. Pour l’écrasante majorité des soldats allemands, l’expérience de la guerre fut celle du front russe ». O. Bartov.
De juin 1941 à juin 1944, le front de la Seconde Guerre Mondiale, en Europe, est le front russo-allemand. Jusqu'en mars 1945, la Wehrmacht y consacre l’essentiel de ses ressources en hommes et en matériels. 34 millions de Soviétiques sont mobilisés dans les rangs de l’Armée rouge de 1941 à 1945, tandis que quelques 20 millions d’Allemands portent, à un moment ou à un autre, l’uniforme de la Wehrmacht sur le front russe.
En juillet 1943, lors de la gigantesque bataille de Koursk, à peine sept divisions et deux brigades (2,7% des forces allemandes) sont engagées face aux Américains et aux Britanniques. Le reste (91 divisions et 3 brigades) se trouve cantonné dans les territoires de l’Europe occupée. Les alliés ont certes pris pied en Afrique du Nord en novembre 1942 (débarquement de 70.000 hommes à Alger et Oran), en Sicile en juillet 1943 (160.000 hommes), en Italie à Salerne (sud de Naples) en septembre 1943 et à Anzio en janvier 1944, mais les moyens engagés pèsent encore de peu de poids (la Wehrmacht n'a que 23 divisions en Italie début 1944) comparés à la démesure des effectifs et des matériels présents depuis 1941 sur le front russe.
La comparaison est difficile entre la guerre sur le front russe, depuis 1941, et celle menée sur le front ouest, essentiellement à partir de juin 1944. Sur le premier, on assiste à une « Guerre de Titans » démesurée et totale. La « guerre industrielle » y atteint un paroxysme jamais égalé depuis, parsemée de gigantesques batailles d’anéantissement. Sur le front ouest, on voit des combats d’arrière-garde, sans influence sur l’issue d’une guerre que l’état-major allemand sait avoir perdu face à l'Union soviétique dés 1943.
La part du front russe dans les opérations de la Wehrmacht est écrasante, y compris jusqu’en mai 1945. La comparaison des pertes subies par la Wehrmacht sur les deux fronts à partir de juin 1944 montre bien, encore une fois, la part presque exclusive du front russe même après le débarquement des alliés. Du 1er juillet au 31 décembre 1944, pendant cinq mois, lors de la grande offensive soviétique contre le groupe d’armées du Centre, les Allemands perdent chaque mois en moyenne 200.000 soldats. A l’Ouest, au cours de la même période, c’est-à-dire après le débarquement allié en Europe, la moyenne des pertes allemandes s’élève seulement à 8.000 hommes par mois (soit un rapport de 1 à 25).
Quand les alliés débarquent le 6 juin 1944, l'essentiel de la capacité militaire allemande a déjà été anéantie par l'Union soviétique. Elle ne peut plus guère opposer aux troupes alliées qui viennent d’être débarquées en Normandie (150.000 hommes) que 30 divisions, réparties dans un rayon de 250 km autour de la zone de débarquement. Il s’agit de divisions dont la valeur opérationnelle n’a plus grand chose à voir avec celle des 200 divisions qui attaquèrent la Russie en juin 1941, d’unités ramenées à 25% de leurs effectifs de combat, avec peu de matériels, et composées de rescapés du front russe et d’adolescents n’ayant pas connu le feu. En juillet 1944, plus d’un million d’hommes auront été débarqués en France (60 divisions nord-américaines, 18 anglaises, 10 françaises). La seule vraie réaction d’envergure de l’Allemagne sera la contre-offensive des Ardennes de décembre 1944 où elle ne parviendra pourtant qu’a engager... 21 divisions, qui suffiront cependant à stopper la progression américaine, alors que depuis octobre 1944 l’Armée rouge se trouve déjà à 70 km de Rastenburg, QG de Hitler en Prusse Orientale.
Le front ouvert en juin 1944 aura donc eu, militairement, environ neuf mois d’existence contre 47 mois pour le front russe où, là, les combats resteront acharnés jusqu’au tout dernier jour.
L’ouverture d’un second front obligera le Reich à dégarnir le front russe. Mais le front ouest (France, Italie) ne mobilisera jamais plus de 75 divisions allemandes, dont une minorité de divisions combattantes, à comparer aux 220 divisions de la Wehrmacht début 1944, qui subissent les assauts des armées russes. Au plus fort de leur engagement en Europe, à la fin de 1944, c’est-à-dire à la fin d’une guerre déjà gagnée, les Etats-Unis mettront en ligne 90 divisions, à comparer aux 360 divisions de l’Armée rouge qui combattent l’Allemagne nazie depuis 1941.
L’étonnante facilité de la progression des armées nord-américaines en Europe à partir de septembre 1944 ("la chevauchée de Patton"…), le faible niveau des pertes en vies humaines de ces forces, font simplement pendant à la défaite qui a emporté la Wehrmacht sur le front russe. A partir de 1945, l’état-major de la Wehrmacht décide d’opposer une résistance de faible intensité à l’avance des troupes alliées en Allemagne tout en poursuivant une guerre féroce et acharnée contre l’Armée rouge (600.000 soldats soviétiques tués pour la libération de la Pologne, 700.000 autres tués dans les combats pour les pays baltes). Les forces britanniques de Montgomery (20 divisions et 1.500 chars) traversent le Rhin en Hollande à partir du 23 mars 1945 sans rencontrer de résistance sérieuse. On mesure le peu d’opposition rencontrée si on observe que la 9ième armée américaine, qui fournissait la moitié de l’infanterie d’assaut, a eu alors moins de 40 tués.
Ainsi que le souligne P. Miquel, les opérations de l’année 1944 ressortent avant tout d’une volonté de « conquêtes territoriales » (avec des implications majeures concernant le partage politique de l’Europe continentale après le conflit) : la question qui se pose en juin 1944 n’est plus celle de la victoire sur l’Allemagne. Le débarquement allié de juin 1944 n’eut ainsi aucune importance sur l’issue militaire du conflit en Europe (politiquement et économiquement c'est évidemment une autre question).

4- Conclusion

La Seconde Guerre Mondiale en Europe a été, pour l’essentiel, une guerre germano-russe (à 80% si l'on veut). C'est le constat d'un rapport de proportion et non celui d'une valeur donnée à tel ou tel camp.
L’intervention des Etats-Unis en Europe, bien trop tardive pour vraiment peser militairement, a essentiellement une motivation politique et économique. Elle a pour objectif d'empêcher Staline d'occuper toute l’Europe de l’Ouest (si tant est qu'il en ait eu l'intention) : en mai 1945 l’Armée rouge occupe l’Autriche et campe aux portes de l’Italie et de la Suisse.
La contribution militaire étasunienne est négligeable (moins de 3% des pertes alliées en Europe). Elle n'est pas décisive militairement car elle n'a pas pesé dans un résultat final déjà acquis, même si cette contribution a accéléré de quelques mois une victoire de toute façon déjà remportée par l'Union soviétique.

La reconstruction, à partir des années 50 (guerre froide aidant) d'une réalité devenue fantasmée ("les Etats-Unis vainqueurs du Second conflit mondial") et la victoire contre le Japon n'enlèvent rien à ce fait. Pour les Français, s'il faut rendre un hommage, c'est donc d'abord aux soldats soviétiques qu'il faut le rendre puisque c'est leur sacrifice qui a permis le débarquement allié de juin 1944 qui les a "libéré".

En Europe, et comme en 1917, en misant peu, les Etats-Unis ont beaucoup récolté: une gloire usurpée (puissance des représentations), une Europe de l'ouest peu ou prou sous tutelle (la leur), la préservation de leurs débouchés économiques en Europe, l'éviction et le remplacement des positions commerciales mondiales occupées par l'Europe en 1940, et l'imposition du dollar. Enfin, en livrant essentiellement une "guerre de matériels", les Etats-Unis ont réussi à s'extirper de leur grande crise des années 30.
Gaideclin.blogspot

Le Point de Ruptures N°1 : rôle des médias, vote écolo, souveraineté... Décryptage des européennes


La première émission du Point de Ruptures vient d’être mise en ligne : Coralie Delaume, Etienne Chouard et Pierre Lévy débattent du résultat des européennes, mais aussi du rôle des médias, du vote écolo des catégories aisées, de la souveraineté bafouée des peuples…

Ascoval, Whirlpool, General Electric : l'industrie française est-elle en déclin ?

samedi 1 juin 2019

Paris : les Gilets jaunes se mobilisent pour l'acte 29 de leur mouvement [DIRECT]

Européennes : Régis de Castelnau clashe les Insoumis



Le duel Macron – Le Pen

Deux ans après le début du quinquennat d’Emmanuel Macron, les élections européennes révèlent le vrai visage des forces en présence. La victoire du Rassemblement National, devant la République en Marche alors qu’Emmanuel Macron avait fait de sa première place une affaire personnelle, résonne comme le symbole de la fracture entre le président et les Français. Pour autant, le faible écart entre les deux premières listes montre avant tout la résilience du parti de la majorité.

Une opposition en lambeaux

Face à ce duel au sommet, les autres formations s’effondrent. Après une excellente campagne en 2017, les Insoumis sont atomisés après des choix stratégiques profondément ancrés à gauche, oubliant les élans populistes d’il y a deux ans. Du côté droit de l’échiquier, les Républicains accusent le coup et prouvent leur incapacité à reprendre les rênes de l’opposition…

Un élan verdâtre

Les écologistes, arrivés en 3e position du scrutin, ont été portés aux cieux par les médias alors que leur score est plus bas que celui de 2009 (16,28%)… Tout porte à croire qu’en fait de pression sur la majorité d’Emmanuel Macron, ils reviendront le parer d’un manteau verdâtre dans quelques mois avec des alliances pourtant contre nature.

TVL