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lundi 23 décembre 2024

Retour en Syrie

RETOUR EN SYRIE (et au chaos)

Table Ronde avec

Subhi Toma, Majed Nehme, Fayçal Jalloul, Célestin Komov

jeudi 12 mars 2020

[Vidéo] Comment Poutine a humilié Erdogan en le faisant poireauter


Le président russe a laissé patienter son homologue turc deux longues minutes dans la salle d’attente du Kremlin avant de le recevoir.

Jeudi 5 mars, le président russe Vladimir Poutine recevait son homologue turc Recep Tayyip Erdogan à Moscou pour discuter de la situation en Syrie, où la Russie soutient le régime de Bachar al-Assad contre la Turquie. Au bout de plusieurs heures de discussion, les deux hommes ont acté un cessez-le-feu dans la province d’Idleb, ultime bastion de djihadistes et de rebelles pro-Ankara. Mais avant cela, Vladimir Poutine a joué un mauvais tour à son interlocuteur.

Deux longues minutes d’attente

En effet, les images de la télévision russe ont relayé une scène surréaliste, qui se déroule quelques secondes avant la rencontre entre les deux chefs d’Etat. Arrivé dans la salle d’attente du Kremlin avec sa délégation, Recep Tayyip Erdogan s’attendait sans doute à voir son homologue l’accueillir en personne. Au contraire, il a trouvé une salle vide. Stoïque, le président turc a patienté deux longues minutes debout, comme l’a décompté un chronomètre de la télévision turque, avant de s’asseoir, las, sur une banquette. Quelques secondes plus tard, la délégation turque était finalement reçue par un Vladimir Poutine tout sourire.


Catherine II et la traversée des Balkans

Mais l’humiliation ne s’est pas arrêtée là pour Erdogan. En effet, plusieurs internautes relaient les éléments de miss en scène placés, sciemment ou pas, par le Kremlin. Ainsi, sur une photo, on aperçoit la délégation turque debout devant une grande statue de… l’impératrice Catherine II, qui a combattu et remporté une série de victoires contre l’Empire ottoman au 18e siècle, annexant notamment la Crimée et plusieurs forteresses.


Un autre internaute relaie une deuxième photo de Poutine et Erdogan assis côte à côte sous une sculpture représentant la traversée des Balkans et… une nouvelle victoire russe sur les Turcs.


VA 

mercredi 11 mars 2020

Le podcast du Numéro 6 [Ep.1] Censure Facebook, Faux réfugiés syriens, Tulsi Gabbard...



Bienvenue sur le podcast du Numéro 6 [Ep.1], on parle de la crise des migrants à la frontière greco-turque et de la candidate à la primaire démocrate US boycottée par les médias, Tulsi Gabbard.

mardi 10 mars 2020

Seulement 4% des migrants arrêtés par la police grecque sont syriens !



Les médias vous serinent à longueur d'antenne des histoires sur l'afflux de "réfugiés syriens" poussés par Erdogan et venant soi-disant d'Idlib où ils seraient sensés fuir la guerre menée par l'armée syrienne "du régime" et les russes contre les "rebelles anti-assad".

Mais, dans les faits, ce n'est pas ce que constate la police grecque :
- 252 personnes ont été arrêtées.
Les nationalités (pays d'origine) des personnes arrêtées à Evros depuis le 28 février sont les suivantes:
- Afghanistan, 64% (beaucoup d'entre eux seraient en fait pakistanais)
- Pakistan, 19%
- Turquie, 5% (!!!)
- Syrie, 4%
- Somalie, 2,6%
- Irak, Iran, Maroc, Éthiopie, Bangladesh, Égypte: 5,4%
Source : LIEN

On constate donc qu'il y a plus de turcs arrêtés par la police grecque à sa frontière que de syriens, mais, bien entendu, aucun média français ne vous le dira.

Les quelques vrais syriens s'en plaignent eux-mêmes :

"Cela me met en colère quand je rencontre des gens du Maroc, du Pakistan et même d'Afghanistan", a déclaré Yehya Rais, 20 ans, d'Alep, le théâtre de certains des combats les plus violents de la guerre.
«Si seulement deux à trois mille Syriens étaient ici, la Grèce ouvrirait peut-être la frontière. Ils savent que nous sommes de véritables réfugiés »
Source : Aux frontières de la Turquie avec l'Europe, tout le monde veut être syrien : LIEN

Le Premier Ministre grec l'a confirmé en personne sur CNN (interview en anglais) :

vendredi 6 mars 2020

Pierre Le Corf : "Une image peut économiser milles mots"


C'est ça qui est frustrant, nous vivons la guerre, nous observons les petits tours de passe-passe pour noyer le poisson... Mais comment faire comprendre au monde à quel point on vous prend pour des cons ? 
Voilà une image qui peut économiser milles mots.
Photos originales :

A Idlib, le chauffeur de Daech de 2018 est devenu un "rebelle modéré" de l'Armée Syrienne Libre soutenu par la Turquie en 2020
A voir :
Toutes les vidéos de Pierre en Syrie publiées sur le Blogue Noir de Brocéliande depuis novembre 2016 :
Pierre Le Corf, humanitaire à Alep, Syrie : SOUTIEN  

jeudi 5 mars 2020

Turquie: les coups de poings volent bas au Parlement turc où les députés se bagarrent au sujet de la Syrie



Des images de députés turcs se livrant à une énorme bagarre au Parlement ont été filmées à Ankara mercredi, des membres du parti au pouvoir Justice et Développement (AKP) et l'opposition auraient échangé des coups sur le discours du vice-président du Parti républicain du peuple (CHP), Engin Ozkoc sur l'implication militaire de la Turquie en Syrie.

Ozkoc aurait accusé le président Recep Tayyip Erdogan de manquer de respect aux soldats turcs tués dans la région d'Idlib en Syrie la semaine dernière. Le président turc lui-même avait précédemment décrit l'opposition comme "déshonorante, ignoble, basse et perfide" pour avoir remis en question les opérations militaires turques en Syrie.

(Images Ruptly)

lundi 2 mars 2020

Agression turque contre la Syrie : «Erdogan veut avoir la mainmise sur la manne gazière en Méditerranée"


Entretien du 02/03/2020 avec Morad El Hattab, conseiller en intelligence économique et écrivain. Il était invité à s’exprimer sur la situation actuelle en Syrie, plus précisément sur les tensions entre Damas et Ankara, après la destruction de deux avions syriens à Idleb.


Deux avions de combat syriens ont été abattus le 1er mars par les forces turques. A travers l’opération «Bouclier de printemps», la Turquie a annoncé la poursuite de son offensive dans la région. Avec l’OTAN, la Russie a appelé au respect des accords de cessez-le-feu signés en 2018.


Mécontent de se trouver isolé dans son agression contre un état souverain voisin, Erdogan veut faire du chantage à l'UE en poussant des milliers de réfugiés sur la frontière grecque tout en sachant parfaitement que les militaires grecs ont été envoyés pour boucler la frontière.
Les médias publics de l'état Turc (TRT) publient en arabe les parcours à suivre vers l'Europe pour les migrants


jeudi 24 octobre 2019

Donald Trump : une diplomatie hors codes


Il faut bien l’avouer : sous des postures de type télé-réalité, le président Trump, parfois, inquiète même ses observateurs intéressés. Puis, à la réflexion, on réalise qu’il y avait quelque chose à comprendre. Trump veut trois choses qu’aucun de ses prédécesseurs ne voulait ou n’a su faire avant lui : ne plus envoyer les fils de l’Amérique se faire tuer pour les lobbies de la guerre aux quatre parallèles du monde et réduire le coût de l’OTAN ; empêcher l’Iran d’acquérir la bombe et de diffuser son djihad chiite en Afghanistan, Bahrein, Irak, Liban, Palestine, Syrie, Yémen ; maîtriser la mondialisation multilatérale et, notamment, la pression commerciale des Chinois.
Ne pas avoir cela à l’esprit c’est s’exposer à ne rien comprendre à la nouvelle politique américaine, sur fond de résistance des lobbies de « l’État profond » (deep state) yankee.

France Inter s’est exposé à ce danger en titrant, ce 16 octobre : « Donald Trump, apprenti sorcier de la diplomatie ».

La critique porte essentiellement sur « sa décision de retirer ses troupes de Syrie […] aux conséquences […] désastreuses […] le résultat d’un fonctionnement instinctif critiqué y compris chez les Républicains ». Le journaliste éclaire à sa façon la politique étrangère de Donald Trump, ses « décisions […] qui ont fait trembler la planète. Quand il a quitté l’accord nucléaire avec l’Iran […] ou quand il a déplacé l’ambassade américaine à Jérusalem […] ou encore […] a entamé cette amitié improbable avec le dictateur nord-coréen Kim Jong-un ».

Tout ce vocabulaire choisi fausse l’analyse mais il n’est pas utile de perdre son temps sur ces sujets dont la présentation est biaisée par les mots utilisés. Donald Trump avait annoncé qu’il ferait rentrer les boys à la maison : il le fait, et ce sont ceux qui ont le plus critiqué les USA de s’être mêlés de tous les conflits du monde qui lui reprochent, à présent, de s’en retirer…

Ce journaliste vraiment « très bien informé » sait que « les événements qui se déroulent dans le nord de la Syrie […] prennent leur origine directe dans un coup de fil entre Donald Trump et le président turc Recep Tayyip Erdoğan ».

Or, il y a une autre explication : Donald Trump a vite compris que l’assaut donné à la Syrie par cet allié désormais aussi peu fiable que dangereux qu’est la Turquie d’Erdoğan (un Frère musulman dictatorial qui rêve de reconstituer l’Empire ottoman) se heurtera non seulement aux Kurdes syriens, plutôt gauchistes, mais aussi à l’armée syrienne très aguerrie, et surtout à la Russie.

Dans cette affaire, il n’y aura que des « vainqueurs » : Erdoğan dira qu’il a établi une zone de sécurité anti-YPG/PYD kurde à sa frontière sud-ouest ; Trump dira qu’il a retiré ses soldats mais qu’il n’y a pas eu de génocide kurde ; El-Assad dira qu’il a stoppé l’avance turque, et la Russie de dira rien – comme souvent – mais comptera les points de sa remarquable réussite stratégique : elle gardera ses quatre bases navales et aériennes en Méditerranée.

Des médias superficiels se sont dits surpris du virage à 180° effectué par les Kurdes de Syrie du fait de leur rapprochement si rapide avec El-Assad, alors que leur relative autonomie était le fruit d’un accord très officiel avec Damas, pour prix de leur engagement contre les islamistes.

Qualifier, comme le fait France Inter, Donald Trump de « président encombrant et dysfonctionnel », peut-être un jour destitué, est aller bien vite en besogne et passer sous silence le vrai problème de notre Président à nous, Français : celui des neuf postes français (dont huit décidés par Emmanuel Macron) pris au piège du nord syrien, selon l’agence de presse turque Anadolu, et qu’il aurait fallu dégager depuis trois semaines à la fin de leur mission officielle contre Daech.

Henri Temple (BV)

samedi 19 octobre 2019

Syrie : Le dessous des cartes - Le Samedi Politique



Pour en savoir plus :

Quand les milices kurdes chères à BHL abandonnaient les chrétiens assyriens à DAECH : LIEN

vendredi 11 octobre 2019

Quand les milices kurdes chères à BHL abandonnaient les chrétiens assyriens à DAECH


Traduction : 
Les assyriens d'Irak ne furent pas autorisés à se défendre contre Daech. En Juillet 2014, les forces militaires kurdes, les PESHMERGAS (grands amis de BHL) ont ordonné aux habitants des plaines de Ninive de déposer leurs armes. Les Peshmergas ont visité maison par maison et ont saisi TOUTES LES ARMES détenues par les Assyriens, les Yezidis et autres minorités. Les forces Kurdes (KRG) ont alors proclamé être dorénavant responsables de la sécurité de la région et les minorités ont reçu la garantie d’être protégées par les Peshmergas en échange de leurs armes. Ceux qui refusaient étaient menacés de sévères représailles.
Deux semaines plus tard, Daech lança une grande offensive et les Peshmergas se retirèrent sans prévenir, abandonnant les assyriens et les autres minorités aux djihadistes. Ils ne tirèrent pas une seule balle (témoignages du jeune assyrien Sipya Kado et d'une jeune Yezidi) et quittèrent précipitamment les villages.
Désarmées et sans la protection promise, les minorités n'ont eut d'autre choix que de fuir. 200.000 Assyriens ont du fuir leurs maisons et ne sont toujours pas revenus...

NON, les VRAIS vainqueurs de DAECH ne sont pas les milices kurdes soutenues par l'occident !
C'est l'Armée Arabe Syrienne (AAS) de Bachar El Assad qui a vaincu l'Etat Islamique, avec le soutien des russes, libanais et iraniens, pas seulement quelques femmes kurdes courageuses soutenues par les occidentaux comme tente de le faire croire la propagande de BHL et des néocons.

23 mars 2018. La Ghouta orientale est presque entièrement libérée et l'armée arabe syrienne entre dans Ein Tarma, une zone qui était sous le contrôle de plusieurs groupes terroristes depuis 2012. LIEN

jeudi 1 novembre 2018

L'Opération Turque en Syrie affaiblit la lutte contre Daech


Les FDS, coalition de combattants arabes et kurdes en Syrie soutenue par Washington, ont annoncé une suspension de leur offensive contre l'Etat islamique, en raison de bombardements turcs sur un autre front. Invité du JT de RT France, Frédéric Pons, journaliste spécialiste des questions de défense, fait le point sur la situation.

lundi 5 mars 2018

Zemmour : "L'OTAN, c'est le canard sans tête qui court encore"

Pour Eric Zemmour, l'affrontement entre la Turquie et les Etats-Unis par Kurdes interposés, en Syrie, démontrent que l'Alliance Atlantique est morte, qu'elle n'a plus lieu d'être.

mardi 20 février 2018

Damas serait parvenu à un accord pour déployer ses troupes à Afrin


Le gouvernement syrien serait parvenu à un accord pour déployer des forces à Afrin, afin de repousser l'offensive de la Turquie dans cette région du nord-ouest de la Syrie contrôlée par la milice kurde des YPG.

lundi 19 février 2018

L'armée syrienne prête à intervenir à Afrine


La région d'Afrine, enclave kurde à la frontière turque, est la cible d'une offensive menée par Ankara depuis janvier.…

lundi 29 janvier 2018

Débat : secrets, mensonges et confusion autour de l’opération d’Afrin [Bassam TAHHAN]


Les appels internationaux à la retenue n’y auront rien fait, l’offensive de l’armée turque contre les miliciens des YPG dans le nord de la Syrie, qui entre dans sa deuxième semaine, risque de s’intensifier sous la pression du président turc Recep Tayyip Erdogan, qui a promis d’élargir l’offensive.