L’incarcération d’Anna Novikova et de Vincent Perfetti, président de l’association SOS Donbass, marque un tournant inquiétant dans l’usage de l’appareil judiciaire français. Accusés d’espionnage pour le compte de la Russie, ces militants humanitaires ont été jetés en prison sans que des preuves tangibles ne soient, selon toute vraisemblance, versées au dossier. Alors que la France n’est officiellement pas en guerre contre la Fédération de Russie, la qualification d’intelligence avec l’ennemi semble relever d’une acrobatie juridique périlleuse.
Le dossier s’est alourdi la semaine dernière avec le placement en garde à vue de l’époux d’Anna Novikova ainsi que d’une amie proche. Cette extension de la procédure, marquée par une opacité totale, suggère une volonté de l’instruction de construire un récit à charge coûte que coûte. Ce harcèlement procédural contre des ressortissants franco-russes soulève la question d’une dérive vers une justice d’exception, où l’idéologie diplomatique prend le pas sur le droit commun.
Comment peut-on maintenir des citoyens en détention pour des activités humanitaires sans apporter la preuve d’un acte de trahison ? La France est-elle en train de sacrifier ses principes fondamentaux sur l’autel de la russophobie institutionnelle ? Maître Philippe de Veulle, qui a pu rendre visite à sa cliente en prison, dévoilera les dessous d’une affaire où les enjeux politiques semblent avoir définitivement pris le dessus sur la vérité judiciaire.
Philippe de Veulle et Nicolas Stoquer vont discuter de l’affaire SOS Donbass et des dérives de la justice française en direct sur GPTV.
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