Dans cet épisode des « Parts d’ombre de l’Histoire », Éric Branca démonte l’idée d’un simple « retour » de l’impérialisme américain avec l’enlèvement de Nicolás Maduro au Venezuela. Donald Trump apparaît comme le continuateur décomplexé d’une politique séculaire, assumant au grand jour la défense des intérêts pétroliers et stratégiques là où ses prédécesseurs invoquaient droits de l’homme et démocratie. L’émission remonte aux racines idéologiques des États-Unis : messianisme des Pères fondateurs, « destinée manifeste », suprémacisme anglo‑saxon et doctrine Monroe qui fait de l’Amérique latine la « backyard », l’arrière‑cour de Washington. Branca retrace ensuite la conquête de la moitié du Mexique, la mainmise sur Cuba et les Philippines, puis la fabrication des « républiques bananières » et les coups d’État du XXᵉ siècle, au service des grandes entreprises américaines. L’actualité vénézuélienne s’inscrit ainsi dans une continuité impériale de plus de deux siècles.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire