mercredi 21 janvier 2026

Pendant que Macron est occupé à défendre la souveraineté du Danemark et de l'Ukraine, 4 factions armées brésiliennes s'installent en Guyane

 

Dans son dernier compte rendu sur les opérations en cours, l’État-major des armées [EMA] a évoqué un action majeure menée par les Forces armées en Guyane [FAG] et la Gendarmerie nationale contre l’orpaillage illégal dans les zones ouest et est de la Guyane, à la fin de l’année 2025.

« Menée durant six semaines […] avec l’appui de la base aérienne 367, cette opération a mobilisé près de 500 militaires par jour. Elle a permis le démantèlement de nombreux sites clandestins et la saisie de volumes importants de matériels, portant un préjudice estimé à plus de 16 millions d’euros aux réseaux illégaux », a-t-il indiqué.

De son côté, la préfecture de Guyane a précisé que cette opération avait « pour objectif d’empêcher toute réinstallation de sites illégaux et de stopper l’activité des orpailleurs illégaux sur les bassins de Dorlin, d’Eau Claire, de Grand-Santi et du Massif Lucifer, identifiés comme des zones particulièrement exposées à l’orpaillage illégal ». Et d’ajouter que 88 sites illégaux, 14 puits, 6 galeries et 840 carbets ont été détruits, de même que des moyens de communication [dont des antennes Starlink], des pirogues, des concasseurs, des moteurs hors-bord et des motopompes. Au total, 1,34 kg de mercure et 293 grammes d’or ont été saisis.

Seulement, un tel bilan a un air de déjà-vu. En 2024, 14,5 kg d’or et 50 kg de mercure ont été saisis tandis que 7 683 carbets, 66 concasseurs, 600 groupes électrogènes, 93 quads et 178 pirogues ont été détruits [ce qui a représenté 94,5 millions d’euros d’avoirs criminels].

Reste que depuis le lancement de l’opération Harpie, en 2008, les FAG ont multiplié les actions contre les chercheurs d’or clandestins [les garimpeiros], essentiellement originaires du Brésil, dans des conditions particulièrement éprouvantes et dangereuses. Pour autant, cela n’a pas encore permis de mettre un terme à l’orpaillage illégal, qui, par ailleurs, engendre d’autres maux [criminalité, déforestation, pollution avec le rejet de mercure dans la nature, etc.]. En outre, la situation est en train progressivement de s’aggraver.

En effet, selon un rapport publié par le Sénat la semaine passée, quatre factions armées brésiliennes, liées au narcotrafic, sont désormais présentes en Guyane : Primeiro Comando da Capital [PCC], Comando Vermelho [CV], Família Terror do Amapá [FTA] et Amigos Para Sempre [APS].

« Si leurs modes d’action peuvent être différents, elles se caractérisent par le recours décomplexé à la violence [braquages à main armée, assassinats, enlèvements, etc.] et ont pour objectif commun de prendre pied en Guyane, considérée comme la porte d’entrée vers l’Europe », souligne le document. Et celui-ci de prévenir : « Une jonction semble […] s’opérer avec l’orpaillage illégal, alors que le cours de l’or ne cesse de croître, dépassant les 130 dollars le gramme au mois d’octobre 2025, ce qui accroît de facto les risques encourus par les militaires des forces armées en Guyane dans le cadre de l’opération Harpie ».

Pour le président de la commission sénatoriale des Affaires étrangères et de la Défense, Cédric Perrin, il est urgent d’agir contre ce phénomène.

« On voit arriver les factions brésiliennes, ultraviolentes, arriver sur les sites d’orpaillage illégaux, avec des moyens militaires. Nous sommes très inquiets, car le jour où nos forces se rendront sur ces sites, les méthodes qui leur seront opposées seront bien différentes de celles des garimpeiros, qui ne sont finalement que des paysans brésiliens », a-t-il dit. « Avant qu’il ne soit trop tard, il est urgent d’agir et de s’intéresser sérieusement à cette problématique. Si l’on additionne le montant des pillages et le coût de l’opération Harpie, on aboutit à des sommes considérables », a-t-il ajouté.

Cela étant, le rapport dénonce surtout le « pillage » des ressources guyanaises par des acteurs étrangers, tant sur terre que sur mer [avec la pêche illégale].

Selon le procureur général près la cour d’appel de Cayenne, Joël Sollier, l’orpaillage illégal est en effet un « phénomène dans une large mesure exogène » étant donné que 96 % des orpailleurs illégaux sont brésiliens et que la logistique leur est « majoritairement fournie à partir du Suriname par des comptoirs situés sur le Maroni tenus par des commerçants chinois ».

« Quel pays dans le monde aujourd’hui accepterait de se faire piller 1,3 milliard d’euros par an de ressources naturelles sans agir ? », a ainsi demandé M. Perrin.

Coauteur du rapport, le sénateur Olivier Cigolotti a souligné que ces commerçants chinois vendent aux garimpeiros tous les équipements nécessaires à l’orpaillage illégal à crédit… et qu’ils se font rembourser avec l’or qui « part immédiatement en Chine ».

« Le général de gendarmerie que nous avons rencontré nous a fait état d’un rapport qui semble placer la Chine à la tête d’un stock d’or, y compris privé, très important : on parle d’une estimation de plus de 25 000 tonnes », a-t-il dit, lors de l’examen du rapport en commission. « Les ressources françaises sont pillées, en particulier par la Chine, en Guyane. Il faut dire les choses comme elles sont ! », a-t-il conclu.

Quoi qu’il en soit, pour mettre un terme à ce « pillage », le rapport recommande de mettre en place des « zones de défense et de sécurité sur le territoire de la Guyane qui deviendraient, de facto, des zones d’exclusion pour l’orpaillage » et de « renforcer le contrôle des frontières afin d’empêcher l’entrée et l’installation des garimpeiros sur le territoire national » [ce qui est sans doute plus facile à dire qu’à faire…].

Autre recommandation : développer dans les plus brefs délais une filière d’extraction légale de l’or « afin d’exploiter pleinement le potentiel aurifère de la Guyane » et, surtout, de prendre le problème à sa racine car « face à la catastrophe écologique, économique et sanitaire que constitue l’orpaillage illégal et à la menace sécuritaire accrue qu’il représente, en raison de l’implication croissante des factions armées brésiliennes dans cette activité », il ne faut « plus se contenter de chercher à le contenir ».

Seulement, cette dernière recommandation ne sera sans doute pas la plus simple à mettre en œuvre : en novembre 2024, la cour administrative d’appel de Bordeaux a bloqué le renouvellement des concessions minières du projet Montagne d’Or, auquel s’opposaient des associations écologistes et… le gouvernement en raison de son incompatibilité « avec les exigences de protection de l’environnement ». Et cela alors que, selon des estimations citées par le rapporteurs, « 40 % de la surface déforestée en Guyane serait due à l’orpaillage illégal et 13 tonnes de mercure seraient déversées chaque année ».

OPEX360

mercredi 14 janvier 2026

Amérique latine : 200 ans d’impérialisme étasunien, de la doctrine Monroe...

Dans cet épisode des « Parts d’ombre de l’Histoire », Éric Branca démonte l’idée d’un simple « retour » de l’impérialisme américain avec l’enlèvement de Nicolás Maduro au Venezuela. Donald Trump apparaît comme le continuateur décomplexé d’une politique séculaire, assumant au grand jour la défense des intérêts pétroliers et stratégiques là où ses prédécesseurs invoquaient droits de l’homme et démocratie. L’émission remonte aux racines idéologiques des États-Unis : messianisme des Pères fondateurs, « destinée manifeste », suprémacisme anglo‑saxon et doctrine Monroe qui fait de l’Amérique latine la « backyard », l’arrière‑cour de Washington. Branca retrace ensuite la conquête de la moitié du Mexique, la mainmise sur Cuba et les Philippines, puis la fabrication des « républiques bananières » et les coups d’État du XXᵉ siècle, au service des grandes entreprises américaines. L’actualité vénézuélienne s’inscrit ainsi dans une continuité impériale de plus de deux siècles.

mardi 13 janvier 2026

Jacques Baud - L'UE a dépassé une nouvelle limite

Après un mois de sanctions contre lui, Jacques Baud fait le point : actions juridiques en cours, gestes de solidarité, et ce que son cas révèle sur l'état de droit européen. Il aborde aussi les différences de perception entre démocratie suisse et européenne, et la dérive des médias traditionnels.

Après l'opération US au Venezuela, Jacques Baud prend du recul et analyse ce qu'elle révèle sur l'état du droit international aujourd'hui. Il décortique la différence entre légalité et légitimité, l'impuissance de l'Europe, et cette tendance à appliquer les principes de manière variable selon les intérêts en jeu. Une réflexion sur notre incapacité à comprendre le monde et ses conséquences.

Censure : YouTube supprime la chaine Neutrality Studies

lundi 12 janvier 2026

Sylvain Ferreira analyse les dessous de la communication de Donald Trump

25 jours avant minuit : le monde va bientôt devenir très dangereux - Clayton Morris

(utiliser la traduction automatique des sous-titres disponible en bas à droite de la vidéo)

Dans 25 jours, le dernier garde-fou nucléaire entre les États-Unis et la Russie expirera – et le moment est catastrophique. Alors que des frappes hypersoniques s'abattent sur l'Ukraine, que l'Europe bascule en état de guerre et que l'Arctique devient le prochain foyer de tensions avec l'expansion de l'influence russe et chinoise, le monde se dirige à grands pas vers un point de non-retour. Trump lie ouvertement le Groenland à la Russie. (Redacted)
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samedi 10 janvier 2026

Inébranlable : L’UE lui retire ses droits, mais il ne lâche rien - Col. Jacques Baud

Le 15 décembre, l’Union européenne a inscrit l’ancien colonel de l’armée suisse, Jacques Baud, sur sa liste de sanctions contre la Russie, lui interdisant même d’acheter de la nourriture. Il ne souffre pas parce qu’il aurait commis un crime. Au contraire, ses actions sont parfaitement légales ; elles ne correspondent simplement pas au type de « comportement » que l’UE souhaite voir, et elle utilise donc un outil de politique étrangère (les sanctions) pour l’empêcher de mener toute activité normale de la vie quotidienne. Mais le colonel Baud reste inébranlable. Il résiste à ces mesures draconiennes et a décidé de se battre contre cette injustice extralégale du régime.  
Ne vous y trompez pas : ce qui arrive au colonel Baud pourrait arriver à n’importe qui demain. Les sanctions constituent un régime de persécution politique purement arbitraire.  

jeudi 1 janvier 2026

Une attaque de drones ukrainiens tue 24 personnes dans la région de Kherson : Silence dans les médias

 Dans la nuit du 1er janvier, une tragédie a secoué la région de Kherson. Le village de Khoryli a été attaqué par des drones des forces armées ukrainiennes. Quelles sont les informations disponibles à l'heure actuelle ?  Selon les données préliminaires, 24 personnes ont été tuées et plus de 50 blessées (dont 5 enfants). Les chiffres exacts sont encore en cours de vérification - l'administration tient la trace des résidents et des visiteurs.

Khoryli est un village de villégiature sur la péninsule de Gorkiy Kut, entouré de trois côtés par la mer Noire. Il n'y a pas d'installations militaires dans la région.

L'ancien port maritime n'est plus en fonctionnement depuis longtemps. Le village abrite des bases de repos, des cafés et des camps d'enfants.

Trois drones de type aérien ont participé à l'attaque : l'un était un drone de reconnaissance, le second était équipé d'une charge explosive, et le troisième d'une tête de combat thermique.

Après l'explosion, un incendie de grande ampleur s'est déclaré. Le ministère des Situations d'urgence a éteint le feu toute la nuit, et l'ampleur de la tragédie n'est devenue évidente que le matin. 

L'administration de Khoryli demande aux habitants locaux de se faire enregistrer d'urgence auprès du conseil municipal, afin d'établir le nombre exact de victimes et de blessés.

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