L’Union européenne s’enferme dans une logique de guerre qui n’a rien à voir avec les intérêts des peuples. Au lieu de favoriser la paix, elle instrumentalise le conflit ukrainien pour renforcer ses institutions supranationales et consolider une prison politique. Derrière ce verrouillage, Bruxelles alimente une dépendance totale vis-à-vis de Washington, transformant l’Europe en simple relais de l’OTAN. La diplomatie indépendante est étouffée, les ouvertures extérieures bloquées, et l’ennemi désigné devient l’outil de cohésion d’une gouvernance technocratique coupée des nations.
En rompant ses liens avec la Russie et en s’aliénant la Chine, l’Europe se coupe du monde multipolaire qui se construit. Elle renonce à toute autonomie stratégique et se condamne à n’être qu’un marché captif pour l’industrie américaine. Les voyages à Washington, les mises en scène autour de Zelensky, l’humiliation des dirigeants européens par l’administration américaine illustrent cette vassalisation assumée. L’Europe n’est plus une puissance, elle n’est plus qu’un instrument, spectatrice du monde qui s’écrit sans elle.
Pendant que les États-Unis, la Chine et la Russie redessinent la carte des rapports de force, l’Occident finissant s’efface. L’unipolarité s’effondre et laisse place à un ordre multipolaire où plusieurs centres de puissance s’imposent. Mais cette transition n’est pas pacifique. Elle porte le risque d’une guerre civilisationnelle et anthropologique, où l’humanité elle-même pourrait s’effacer. Dans ce basculement, l’Europe, déjà fragilisée et vidée de substance, risque de devenir le premier tombeau de cette ère nouvelle.
Tandis que les élites européennes paradent, Laurent Henninger et Nicolas Stoquer exposent l’impuissance d’un continent réduit à l’ombre de lui-même, dans Le Libre Journal de Géopolitique Profonde.
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