lundi 14 décembre 2015

Une des armes du 13 novembre venait d'un revendeur en Floride


Le numéro de série de l'une des armes ayant servi aux terroristes lors des attentats du 13 novembre dernier à Paris correspond à une arme vendue par une entreprise de Floride de vente d'armes en ligne, provenant d'une usine serbe d'armement.


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Trad : Cercle des Volontaires

vendredi 11 décembre 2015

L'UE dévoile une force frontalière permanente qui agira "Même si un gouvernement s'y oppose" (Financial Times)


Le week-end dernier, nous écrivions que, dans sa tentative de maitriser la plus grande crise de réfugiés depuis la Seconde Guerre mondiale, l'Europe allait prendre directement le contrôle des frontières du pays qui, au cours de l'été, a perdu sa souveraineté (il a au moins encore l'euro), et qui sert de tremplin à des dizaines de milliers de migrants pour poursuive leur voyage en Allemagne (où, comme signalé plus tôt, ils ne sont plus désirés, puisque le taux d'approbation d'Angela Merkel a plongé suite à leur arrivée).

Nous avons ajouté que le déploiement d'agents supplémentaires débutera la semaine prochaine, et nous avons constaté que, comme nos amis de "Keep talking Greece" l'ont écrit:

"les masques sont tombés. Main dans la main, l'Union européenne et l'agence Frontex veulent supprimer la souveraineté nationale et prendre en charge le contrôle des frontières sous prétexte de "préserver les frontières de l'espace Schengen". Avec ces revendications controversées, ils utilisent le cas de la Grèce pour créer un exemple de ce qui pourrait bientôt arriver "dans la zone de frontière près de chez vous." Et le plan est entièrement allemand. "

Finalement, nous avons demandé si cela était simplement de la paranoïa ...

"ou seulement une nouvelle confirmation que la zone euro utilise toute crise marginale, et provoquée, pour cimenter son pouvoir sur la souveraineté des divers états européens et effacer les frontières culturelles et religieuses qui empêchent la fusion de l'Europe en un super-état contrôlé par Bruxelles, Berlin et Francfort? "

Ce n'était pas de la paranoïa, parce que, selon le rapport blockbuster FT publié il y a quelques instants, "Bruxelles va proposer la création d'une force européenne permanente aux frontières qui pourrait prendre le contrôle des frontières extérieures du bloc -. même si un gouvernement s'y opposait"

Comme même l'ordinaire pro-UE FT note prudemment, "Cette mesure représenterait sans doute le plus grand transfert de souveraineté depuis la création de la monnaie unique."

Nous sommes d'accord, parce que cela est précisément ce que nous avons dit qui se passerait.

... La Commission européenne dévoilera la semaine prochaine des plans pour remplacer l'agence des frontières Frontex par une force de frontière permanente et des garde-côtes - déployé avec l'approbation de la commission, selon des responsables de l'UE et des documents vus par le Financial Times.


Le plan représente une tentative de dernière chance pour sauver la zone Schengen de voyage sans passeport, en introduisant le genre de police des frontières commune demandé à plusieurs reprises par Paris et Berlin. La Grande-Bretagne et l'Irlande ne participent pas à la politique migratoire de l'UE, et ne seraient pas tenues de prendre part au programme.

Naturellement, le premier cobaye va être la Grèce: l'état qui a déjà perdu sa souveraineté en faveur d’un contrôle des capitaux qui va probablement persister éternellement sous une forme ou une autre et qui est le plus en difficulté, donc le moins apte à dire non. Le plan va se propager à partir de là et deviendra rapidement la norme pour un «projet» auquel les apparatchiks européens pensent qu’il est mûr depuis longtemps.

En effet, comme l’ajoute le FT, "les dirigeants européens ont discuté d'une force frontalière commune depuis plus de 15 ans, mais ont toujours lutté pour surmonter les objections profondes à céder des compétences nationales pour surveiller ou assurer la sécurité des frontières - l'une des fonctions essentielles d'un Etat souverain. La Grèce, par exemple, n'a décidé que récemment d'accepter la proposition de l'UE d'envoyer des équipes frontalières, après des mois de querelles sur leur mission ".

Mais maintenant, dans la foulée des attentats suicides de Paris et des lois "pré-crime», d'urgence indéterminée, instituées en France, l'opinion communément admise à Bruxelles est que le désir des Européens d'échanger la souveraineté (donc la liberté) pour la sécurité (des frontières) est bien plus grand.

Le résultat: une perte de souveraineté des frontières, qui ferait effectivement de l'Union douanière un grand super-état contrôlé par Bruxelles:

L'un des éléments les plus controversés de la réglementation donnerait à la Commission le pouvoir d'autoriser un déploiement à une frontière, sur la recommandation du conseil de gestion du récemment formé « European Border and Cost Guard ». Ceci serait également applicable aux membres non européens de Schengen, comme la Norvège.


Et la clause absolue:

Bien que les Etats membres seraient consultés, ils n'auraient pas le pouvoir d'opposer unilatéralement leur veto à un déploiement.

Et, juste comme ça, adieu la souveraineté ... tout cela sous prétexte de stopper l'assaut interminable de réfugiés syriens, qui, ironiquement, a été déclenché en premier lieu simplement pour que l'Europe puisse obtenir ses fournitures de gaz naturel du Qatar au lieu de la Russie.

L'Europe a une réponse prête, bien sûr, en disant que les Etats individuels sont clairement incapables de se défendre contre les hordes barbares de réfugiés:

"Dimitris Avramopoulos, qui est responsable de la politique migratoire de l'UE, a déclaré:"... La crise des réfugiés a montré les limites de l'agence actuelle des frontières de l'UE, Frontex, pour répondre efficacement et remédier à la situation créée par la pression sur les frontières extérieures de l'Europe. "Il a dit que l'EBCG serait un moyen de « protéger et renforcer Schengen ".

En fait, ce serait une façon de remettre tout contrôle militaire à un corps de bureaucrates non élus. Voici pourquoi :

Si le plan est approuvé par les Etats de l'UE, le remplaçant de Frontex aura une flopée de nouveaux pouvoirs, y compris la capacité d'embaucher et de contrôler ses propres gardes-frontières et d’acheter son propre matériel. Il sera également autorisé à opérer dans les pays non UE - comme la Serbie et la Macédoine, qui sont devenus des pays de transit pour les personnes essayant de rejoindre l'Europe du Nord - en cas de demande.

On n'a plus besoin d'être encore un membre de l'UE pour devenir un Etat vassal de Bruxelles. Mais l'aspect le plus effrayant est le suivant:

La nouvelle agence sera en mesure d'expulser des personnes qui n’ont pas le droit de rester en Europe - un pouvoir que Frontex n’avait pas.

Et, juste comme ça, la décision de qui peut ou ne peut pas rester dans un pays européen sera donnée à un bureaucrate sans visage de Bruxelles, contournant toutes les lois souveraines.

La nouvelle force sera également en mesure de faire appel à une équipe de gardes-frontières mis en réserve par les Etats membres, en plus de ses propres gardes. Les capitales nationales conserveront le contrôle au jour le jour de leurs frontières, mais la nouvelle agence sera en mesure de surveiller leurs efforts et d’intervenir si elles pensent que la protection offerte est insuffisante.



* * *

Nous admettrons maintenant qu'une partie de ceci peut être ressenti comme un choc pour certains europhiles naïfs, qui ne réalisent pas encore que tout cela était planifié à l'avance, prévu depuis aussi longtemps que 2008 lorsqu’une présentation interne à l’AIG répondait à la simple question: Que veut l'Europe? Voici la réponse:

Utiliser les problèmes communs comme excuses pour étendre son pouvoir:
- questions environnementales: accroître le contrôle sur les pays membres; idée avancée de la gouvernance mondiale,
- terrorisme: utiliser cette excuse pour un plus grand contrôle sur la police et les questions judiciaires; augmenter l'étendue de la surveillance
- crise financière mondiale: tuer deux oiseaux (le marché libre; les économies anglo-saxonnes) d’une seule pierre (réglementation à l'échelle européenne; tentative de gouvernance financière mondiale)
- UEM: créer une crise pour forcer l'introduction d’un "gouvernement économique européen"

Tout cela a été mis en place, mais même cette vision précise et agressive ne prédisait pas que l'Europe serait assez audacieuse pour prendre effectivement en charge la souveraineté populaire et le contrôle des frontières sur l'ensemble du continent. Elle est sur le point de le faire.

(Trad. C.R.)
Source : Zerohedge

samedi 5 décembre 2015

Bachar al-Assad : La France soutient les terroristes qu'elle prétend combattre (VOSTFR)



Selon le Président BacharAl-Assad, dans une interview, donnée le 1er décembre à la TV tchèque : "les terroristes viennent de plus de 100 pays à travers le monde, et veulent faire de la Syrie une plaque tournante pour le terrorisme."



Transcription intégrale de l'interview : LIEN

Dernière minute : (Fabius mange son chapeau)

Syrie : Paris change son fusil d’épaule
(...) 
Dans un entretien accordé au quotidien français Le Progrès de ce samedi, Laurent Fabius déclare que la transition politique voulue en Syrie « ne veut pas dire que Bachar el-Assad doit partir » d’abord. (...)
Source

Bonus 1 :


 Rappel de la politique française de soutien et d'armement des terroristes que dénonce Assad

Bonus 2 : 

 
Comme promis, les satellites russes fournissent la preuve par l'image de la complicité (au moins passive) du gouvernement turc dans le financement de Daech : Camions-citernes franchissant la frontière syro-turque sans aucun contrôle!

vendredi 4 décembre 2015

Aïe! Des guerres!



Adaptation d'un tube typique des années 80 par la terrible Mérée Drante, toujours dans l'air du temps...


C'EST LA WAR par Mérée Drante

mercredi 2 décembre 2015

Villepin met en garde contre une "dérive autoritaire et sécuritaire"



L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a mis en garde mercredi contre "la tentation" d'une "dérive autoritaire et sécuritaire", appelant à limiter l'état d'urgence dans le temps.
"Notre pays est dans l'épreuve, il est normal sue les autorités aient choisi de prendre toutes les mesures qui permettaient d'assurer la protection des Français. Ma conviction, c'est qu'en dehors des crises ouvertes comme celle que nous avons connue, nous devons être extrêmement vigilants sur la défense de l'état de droit et de la démocratie", a déclaré M. de Villepin sur BFMTV et RMC.



Selon lui, un des "pièges que nous tendent les terroristes", "c'est la dérive autoritaire et sécuritaire".
Sommes-nous entrés dans une telle dérive ? "Il y a la tentation", a estimé l'ancien Premier ministre. "Je crois qu'il y a un risque de dérive possible (...). Il faut être très vigilant. C'est notre force, l'état de droit. Donc je pense qu'il faut essayer au maximum de limiter dans le temps toute mesure exceptionnelle".

"L'état d'urgence doit se limiter à la période qui véritablement correspond à celle de l'urgence. Se priver de l'appui du judiciaire dans cette période, c'est fragiliser considérablement les procédures administratives qui sont engagées et c'est empêcher le retour du pays à une forme de mobilisation normale et naturelle", a-t-il développé.

Un autre "piège", selon M. de Villepin, "c'est celui de l'interventionnisme militaire". "Plus nous ferons la guerre dans ces régions, plus nous mettons le doigt dans un engrenage sans fin qui conduira à davantage de catastrophes là-bas, et davantage de catastrophes ici".

L'ancien Premier ministre a jugé que "l'idée d'une coalition militaire mondiale est absurde", prônant en revanche "une coalition diplomatique et politique internationale".

"Nous menons depuis plusieurs années une politique militariste, occidentaliste et moraliste, qui nous a mis au premier rang des cibles. il faut donc revoir notre politique de renseignement, il faut revoir notre diplomatie, pour la ramener au rôle historique qui est celui de la France, un rôle de médiation, un rôle d'initiative, un rôle de paix", a plaidé M. de Villepin.

Il a enfin mentionné "un 3e piège que nous tend Daech, c'est que Daech joue sur l'implosion de l'Europe".
02/12/2015 13:14:13 - Paris (AFP) - © 2015 AFP

La situation économique en Ukraine par Xavier Moreau


Xavier Moreau est un analyste installé en Russie depuis 14 ans. Il est l'un des intervenants principaux du site d'analyses politico-stratégiques stratpol.com.

dimanche 29 novembre 2015

Enquête sur les ventes d'armes ukrainiennes à l'EI (Vidéo ST/Fr.)


Membres de bataillon punitif ukrainien montrant leur soutien à Daech. Photo source : Twitter
Comme nous l'avons déjà remarqué, de nombreuses voix nationalistes ukrainiennes ne cachent pas leur sympathie pour "l'Etat Islamique" (EI/ISIS/Daesh), comme pour tous les ennemis de la Russie en général, d'ailleurs. Vincent Parlier nous propose quelques éclaircissements sur les "rumeurs" de ventes de missiles de fabrication américaine aux terroristes opérant en Syrie par des filières situées du coté de Kiev.


Vidéo de Vincent Parlier


Koweit : démantelement d'une cellule de soutien financier et logistique aux groupes terroristes responsables des attentats de Beyrouth et Paris

Selon une dépêche AFP les autorités koweïtiennes ont démantelé une cellule internationale qui fournissait des fonds et des systèmes de défense aériens au groupe terroriste Daech (EI), a annoncé jeudi le ministère de l'Intérieur.

Le chef de la cellule, un Libanais qui n'a pas été identifié a admis avoir levé des fonds et assuré un soutien logistique au groupes terroristes responsables des attentats meurtriers au Liban et en France la semaine dernière, a précisé le ministère, cité par l'AFP.
Matthew Levitt, ancien responsable du Trésor américain aujourd'hui chercheur au Washington Institute, a évalué à 50 000 dollars le coût de l'opération terroriste de Paris. Jean-Charles Brisard, président du Centre d'analyse du terrorisme, estime aussi à "quelques dizaines de milliers d'euros" l'argent nécessaire pour l'entraînement en amont d'un groupe, les déplacements, les logements, les armes, les munitions.
Le Libanais a agi comme coordinateur du groupe Daech au Koweït et a facilité des échanges d'armes, transférées d'Ukraine vers la Syrie par voie maritime, a indiqué le ministère, sans fournir plus de détails. La Turquie et l'Ukraine ont crée une brigade internationale islamique liée à Daech. La Turquie y a transféré des djihadistes de Daech en provenance de Syrie. De même les services secrets géorgiens, qui ont joué un rôle central lors du développement de Daech durant le second semestre 2014 avaient installé un camp de formation de jihadistes en Géorgie.
En plein coeur de l'Europe donc il est possible de s'entraîner militairement au djihad - probablement avec des formateurs tchéchènes aguérris - sans même avoir besoin d'aller jusqu'en Syrie ou Irak. Même si ces camps de djihadistes visent surtout la Russie, ils peuvent servir de camps d'entraînement pour les Français, Belges....candidats pour commettre des attentats terroristes ici. Ces camps peuvent aussi servir de relais dans les allés retours de certains kamikases même si Ukraine et Georgie sont hors la passoire qu'est l'espace Schengen.
Les autorités koweitiennes ont également arrêté trois Syriens, un Egyptien et un Koweïtien, précisant que quatre autres personnes se trouvent hors du pays.
De nombreuses personnes ont été condamnées ces derniers temps au Koweït pour soutien à Daech. Début novembre, un tribunal koweïtien a condamné cinq personnes à dix ans de prison chacun pour collecte de fonds en faveur du groupe terroriste Daech/EI.
En septembre, sept personnes ont été condamnées à mort, dont cinq par contumace, pour avoir aidé un kamikaze saoudien qui avait commis un attentat dans une mosquée chiite du Koweït, tuant 26 fidèles et blessant des centaines d'autres. L'attentat a été revendiqué par Daech.
Des dizaines de Koweïtiens combattent au sein des groupes terroristes salafistes et ceux liés aux Frères Musulmans en Syrie, dont un certain nombre ont été tués, selon des informations de la presse koweïtienne.

jeudi 26 novembre 2015

La conférence de presse de François Hollande et Vladimir Poutine [vidéo en Fr.]


Conférence de presse du président français avec Vladimir Poutine au sujet des questions liées à la menace terroriste, et en particulier de la coordination des efforts dans la lutte contre l’Etat islamique, ainsi que d’une série de questions internationales d’actualité.



La rencontre de François Hollande et Vladimir Poutine au Kremlin:

la véritable raison de l'acharnement de Hollande et Valls contre Bachar Al-Assad



Alors même que les autres membres de la coalition anti-terroriste tels l’Allemagne, la Grande-Bretagne et même les États-Unis, préconisent aujourd'hui de réintégrer Bachar Al-Assad dans le jeu diplomatique, on pourrait trouver étrange cet acharnement de Hollande et Valls à exiger le départ du chef d'état syrien quel que soit l'opinion du peuple concerné, et ce, malgré 130 morts en plein Paris causés par ceux qui veulent prendre sa place au pouvoir à Damas. Bien entendu, les sornettes éculées du genre "boucher qui massacre son propre peuple" n'ont jamais convaincues que les naïfs invétérés (depuis quand la France ou n'importe quelle autre puissance se préoccuperait-elle de ce genre de choses?), non, la vérité est comme toujours bien plus "sonnante et trébuchante", comme vous vous en doutez.
Une fois n'est pas coutume, c'est France Inter, organe du pouvoir s'il en est, qui nous révèle le fonds de l'affaire...


Alain Juillet : "L’Arabie Saoudite et le Qatar prennent très mal l’idée d’un pipeline qui pourrait aller depuis l’Iran jusqu’à la Méditerranée et qui pourrait donc concurrencer leurs livraisons de pétrole. Ils vont dire “mais dans le fond, le problème c’est Bachar. Bachar est en train de signer un accord qu’il ne devrait pas signer avec l’Iran, donc c’est un personnage extrêmement dangereux, donc il faut renverser Bachar."

mercredi 25 novembre 2015

mardi 24 novembre 2015

Turquie : Quand l'armée se vantait d'avoir résolu 114 violations de l'espace aérien sans incident...

Il semblerait que la Turquie déplace sa frontière pour faire croire à une violation russe.
Qui viole l'espace aérien de qui ???

Un article relatait pas moins de 114 violations de l'espace aérien turc en quelques mois par les grecs, israéliens, italiens... Toutes résolues pacifiquement. C'était en juin 2012. Un F-4 turc venait d'être abattu par la DCA syrienne pour avoir brièvement violé l'espace aérien de la Syrie.
Pourquoi alors avoir abattu un avion russe aujourd'hui ?

La Turquie aurait pu descendre 114 avions pour violations de l'espace aérien, selon l'Armée
L'espace aérien de la Turquie a été violé à 114 reprises au cours de cette année, mais chaque cas a été rapidement résolu pacifiquement, a déclaré l'état-major général à la suite de la destruction par la Syrie d'un avion militaire turc pour cause de violation de son espace aérien.

"Nous aurions du abattre 114 avions si nous avions tiré sur chaque avion qui avait violé l'espace aérien du pays sans se poser de questions", a déclaré l'état-major général, selon le quotidien Milliyet.

La majorité des violations ont été le fait d'avions grecs, mais des avions italiens et israéliens ont également reconnu avoir violé l'espace aérien turc cette année. "Les violations de l'espace aérien sont des incidents qui se produisent presque tous les jours, et sont résolus en quelques minutes dans le droit international», a déclaré l'état-major dans un communiqué.

Six avions ont violé l'espace aérien turc dans la seule semaine dernière, a déclaré l'état-major général, aucun n'a été abattu et tous ont quitté l'espace aérien de la Turquie après avoir été averti par le personnel turc.

Une violation de un à deux kilomètres est acceptée comme «naturelle» compte tenu de la vitesse de l'aéronef, selon le communiqué. Les violations de cette année de l'espace aérien turc ont duré entre 20 secondes et neuf minutes, ce qui montre que les "violations de l'espace aérien peuvent être résolus par avertissement et interceptions," a indiqué le communiqué.

Selon les traces radar fournies par le chef d'état-major général, le jet F-4 turc qui a été abattu le 22 Juin, a été frappé à 13 miles nautiques au large des côtes syriennes dans les eaux internationales, mais s'est écrasé dans les eaux territoriales syriennes. Les enregistrements montrent que l'avion turc a involontairement violé l'espace aérien syrien à 11h42 pendant cinq minutes, 16 minutes avant que le contact ait été perdu avec le jet. À 11:44 les radars turcs ont informé le jet qu'il avait pénétré l'espace aérien syrien et lui ont dit de partir dès que possible.

25/Juin/2012

Le Ministère de la défense russe a produit des images radars montrant que le Su-24 abattu n'a pas violé l'espace aérien turc. On voit qu'il frôle un instant la frontière sans la franchir.


Une vidéo est parue montrant des "rebelles modérés" détruisant à l'aide d'un lance-missile américain TOW un hélicoptère venu porter secours aux pilotes du bombardier russe abattu par l’armée de l’air turque.


Le résumé des images du jour en Syrie


Lors de la rencontre avec le roi jordanien, Vladimir Poutine a commenté le crash de l’avion de combat russe abattu par la Turquie en Syrie. Le président russe a qualifié cette attaque de coup dans le dos porté par des complices du terrorisme.