jeudi 2 février 2017

Emmanuel Todd :"Un coup d'état n'est pas possible aux Etats-Unis, la population est armée."


Ce jour-la, le glorieux Service Public de la Radio-Télévision Française nous gratifiait de la présence de l'historien et démographe Emmanuel Todd et de l'ancien ministre Hubert Védrine auxquels était opposé un parterre indigent de néocons français mené par le frère d'un célèbre disc-jockey au talent controversé et la compagne journaliste d'un ex-proconsul de l'OTAN au Kosovo. Ces derniers furent si rapidement pulvérisés par le talent et les arguments de l'iconoclaste Todd que l'on appela en urgence deux renforts, l'imbuvable intellectuelle néoconservatrice Cynthia Fleury et l'idiot de service Snégaroff. Renfort au demeurant dérisoire qui ne renversa pas la tendance, malgré un usage intensif de fake news (Ex. Fleury et son "Trump se moque des handicapés", accusation amplement démontrée archi-fausse) sensées compenser le décalage de leurs discours avec la réalité.
"Trump a été élu car il parle de la réalité du monde" - Emmanuel Todd
PS : La phrase citée en titre se situe à 49'48"

Ukraine/Donbass - Alexandre Zakharchenko (chef de la république de Donetsk) :"Ils ne passeront pas!" [VOSTFR]


Yasinovataya, République Populaire de Donetsk (DNR). 31 janvier 2017.
Dans la crainte de changements géopolitiques tectoniques et d'un rapprochement possible entre la Russie et les Etats-Unis, l'Ukraine a intensifié ses attaques contre la République populaire de Donetsk sur près de 50 km de ligne de front. Le Chef de la DNR, Alexandre Zakharchenko est allé sur la première ligne de défense à Yasinovataya pour soutenir les troupes de la République.
(VOSTFR : Bertrand Riviere)
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lundi 30 janvier 2017

Ukraine/Donbass : Deux morts suite aux bombardements ukrainiens près de Donetsk [Vidéo 18+]


Reportage en anglais de Patrick Lancaster (attention images dures!)
Pour le deuxième jour de la plus grande attaque cette année des forces ukrainiennes sur la région de Donetsk, au moins 2 civils ont été tués et plusieurs autres blessés. Un hôpital et des maisons ont été touchés dans le secteur de Makeïevka. Une école accueillant plus de 600 enfants a subi des dégâts par des éclats d'obus et l'école a été évacuée.
Pendant que les médias MSM passent leur temps à diaboliser Donald Trump, le comparant pratiquement à un criminel de guerre pour une simple histoire de restriction de visas, l'ami d'Angela Merkel et François Hollande, Petro Porochenko, ci-devant président de l'Ukraine, poursuit sa politique criminelle visant à terroriser la population du Donbass, et consistant à bombarder les civils.
On se demande bien où sont les "antifascistes" et autres "défenseurs des droits de l'homme", sans doute trop occupés par l'organisation de la prochaine manif anti-Trump.

Voir aussi :
Graham Phillips trolle le parlement britannique en soutien aux civils du Donbass [Vidéo VOSTFR]

dimanche 29 janvier 2017

Graham Phillips trolle le parlement britannique en soutien aux civils du Donbass [Vidéo VOSTFR]



Le célèbre reporter indépendant Graham Phillips trolle une réunion de relations publiques de l'ambassade ukrainienne au Parlement Britannique pour accuser son gouvernement de complicité avec le régime ukrainien qui bombarde et massacre les civils du Donbass . 
Palais de Westminster (chambres du Parlement), Londres, le 22 janvier 2017
(N'oubliez pas d'activer les sous-titres français - VOSTFR par ThalieX2)

Les autres reportages de Graham Phillips: Graham Phillips - Le Blogue Noir de Brocéliande

La liste des 7 pays "musulmans" dont l’accès aux US est suspendu a été établie par... Obama



La liste de 7 pays du Moyen-Orient dont les visas seront suspendus pendant 90 jours n'a pas été établie par l'administration Trump, mais par celle d'Obama.

Selon le projet de copie de l' ordre exécutif de Trump , la liste des pays dont les citoyens sont exclus entièrement d'entrer aux États-Unis est fondée sur un projet de loi bi-partisan dont Obama a signé la loi en Décembre 2015.

Obama a signé le "Visa Waiver Program Improvement and Terrorist Travel Prevention Act" dans le cadre d'un projet de loi sur les dépenses fédérales. La loi restreint l' accès au programme d'exemption de visa, qui permet aux citoyens de 38 pays qui sont en visite aux États-Unis pour moins de 90 jours d'entrer sans visa.

Bien que des groupes tels que l'American Civil Liberties Union et action NIAC - l'organisation sœur du National Iranian American Council - se sont opposés à la loi, le projet de loi bipartite a été adopté par le Congrès avec peu de résistance.

Lors de la signature initiale des restrictions, les personnes étrangères qui seraient normalement considérées comme admissibles à une exemption de visa ont été rejetées si elles avaient visité l'Iran, la Syrie, le Soudan ou l'Irak au cours des cinq dernières années ou détenu la double citoyenneté de l'un de ces pays.

En Février 2016, l'administration Obama a ajouté la Libye, la Somalie et le Yémen à la liste des pays qu'on ne pouvait pas visiter - mais a permis a deux citoyens de ces pays qui n'avaient pas voyagé vers ces destinations l' accès au programme d'exemption de visa. Les citoyens avec la double nationalité de Syrie, du Soudan, d' Irak et d' Iran sont cependant toujours inadmissibles.

Donc, en un mot, Obama a restreint l'exemption de visa pour ces sept pays à majorité musulmane - l'Iran, l'Irak, la Syrie, le Soudan, la Somalie, la Libye et le Yémen - et Trump a repris la même liste de pays pour sa suspension de visas temporaire.

Ces restrictions avaient été une réponse de l'administration Obama à la fusillade de San Bernardino et aux attaques de Paris. Il est clair que la décision de Trump est bien plus restrictive en soi pour les ressortissants de ces pays mais il est malhonnête d'affirmer comme le font les médias que Trump a établi une liste de "pays musulmans" par "islamophobie", alors que cette liste émane en réalité de l'administration précédente et qu'ils ne l'avait jamais jugée islamophobe avant que Trump ne s'en empare.

Source

vendredi 27 janvier 2017

Alain de Benoist : La fin du clivage droite-gauche et l'avènement du populisme


Le populisme est le phénomène politique de la décennie. De quoi est-il le fruit et de quoi sera-t-il la cause ? En d’autres termes, que faut-il en attendre ? Et plus encore, est-ce un bien ou un mal ? Le pire est-il à venir, ou nous dirigeons-nous vers un renouveau civilisationnel ? Pour lever nos interrogations, nous recevons Alain de Benoist, qui publie demain 'Le moment populiste, Droite-gauche c’est fini' (PG de Roux, 2017).

jeudi 26 janvier 2017

Shia Labeouf arrêté en live lors d'une manifestation Anti-Trump [MàJ 31.01]



L'acteur millionnaire d'Hollywood Shia Labeouf, outre le fait d’être affublé d'un nom ridicule, est un "Social Justice Warrior" de combat. Il a organisé depuis le 20 janvier ce qu'on pourrait nommer un "happening contestataire" pour protester contre le résultat des dernières élections qui ne lui convient pas. En effet, Shia déteste Donald Trump. Il a donc décidé, avec quelques amis, d'installer une caméra dans un recoin du musée de l'image (Museum of the Moving Image) du quartier du Queens et de passer leur temps à ânonner la phrase "He will not divide us" [Il ne nous divisera pas] tel des zombies pendant quatre ans (!) soit la durée du mandat présidentiel.

Il a été interpellé dans la nuit de jeudi à vendredi après une altercation sur les lieux de son happening anti-Trump à New York, a indiqué la police locale. Selon les autorités, vers minuit jeudi, l'acteur aurait attrapé un homme de 25 ans par l'écharpe et l'aurait jeté à terre, sans doute pour lui prouver "qu'il ne nous divisera pas". Il a été interpellé en direct vers 01H00 locales (06H00 GMT) et inculpé pour agression et harcèlement, avant d'être relâché.

On remarquera la réaction zombiesque de ses amis SJW au moment de son interpellation, tétanisés par la peur, il se contentent de psalmodier leur mantra sans réaliser qu'ils démontrent par l'absurde qu'ils n'ont strictement rien compris à ce qu'ils disent.

Bonus track :
L'agression à l'origine de l'interpellation de Shia (voir la MàJ), où l'on peut voir que notre ami secoue comme un prunier un troll de passage un peu trop provocateur à son gout, pour bien lui faire comprendre que "he will not divide us" :

[MàJ 31.01] : Finalement il s'avère que ce n'est pas cet épisode qui est à l'origine de l'arrestation de Shia mais un autre dans lequel un de ses propres supporters (Si, si!) s'est plaint d'avoir été frappé sans raison par l’irascible personnage! (Mea culpa, donc...)

Pepe Escobar : Ce que nous réserve la nouvelle administration Trump




La nouvelle ère Trump s’amorce. Attendez-vous très bientôt à toute une série de rebondissements géopolitiques et géo-économiques imprévisibles.

Pepe Escobar
J’ai soutenu que la stratégie déployée par Henry Kissinger, le gourou de Trump en matière de politique étrangère, pour contrer le redoutable trio favorisant une intégration eurasienne (Russie, Chine et Iran), est une version remixée du classique Diviser pour régner, en séduisant la Russie pour l’éloigner de son partenariat stratégique avec la Chine, tout en continuant de harceler l’Iran, le maillon le plus faible du trio.

C’est ce qui se joue d’ailleurs, comme les débordements de certains des membres du cabinet proposé de Trump le démontrent, lorsqu’ils comparaissent devant le Sénat des USA. Dans le royaume du baratin, certaines factions rappellent justement la politique chinoise de Nixon, conçue par Kissinger, en se disant très emballés par la perspective de pouvoir contenir au moins une de ces puissances « susceptibles de se liguer contre les USA ».

Kissinger et le Dr. Zbig « Grand échiquier » Brzezinski sont les deux plus grands dalangs(maîtres de marionnettes) occidentaux autoproclamés de l’arène géopolitique. Par opposition à Kissinger, Brzezinski, le mentor d’Obama en matière de politique étrangère, fidèle à sa russophobie, propose une politique de diviser pour régner misant sur la séduction de la Chine.

Cela dit, après avoir examiné ma thèse, une source influente du milieu des affaires de New York, très proche des véritables Maîtres de l’Univers au demeurant discrets, qui a correctement prédit la victoire de Trump des semaines à l’avance, a été cinglante à l’endroit de ces précieux dalangs. Mais elle s’est surtout proposée d’expliquer en détail comment les Maîtres de l’Univers ont exposé la nouvelle normalité directement à Trump. Appelons-la « X ».

La Chine sous haute surveillance

« X » commence par dire ce que les porte-parole habituels de l’État profond aux USA, qui vénèrent leurs idoles, n’osent jamais affirmer, du moins en public : « Il est important de ne pas donner trop de poids à Kissinger ou à Brzezinski, qui ne sont que des façades pour ceux qui prennent les décisions, et dont le rôle consiste à recouvrir ces décisions d’une patine d’intellectualité. Leur contribution ne signifie pas grand-chose. J’utilise leurs noms à l’occasion, car je ne peux nommer ceux qui rendent vraiment les décisions. »

C’est à partir de là que « X » définit la nouvelle normalité : « Trump a été élu avec le soutien des Maîtres, pour qu’il penche la balance en faveur de la Russie. Les Maîtres ont leurs pions dans les médias et au Congrès, qui poursuivent une campagne de dénigrement contre la Russie. Ils disposent aussi de leur marionnette Brzezinski qui s’en prend également à la Russie, en déclarant que ‘l’influence mondiale des USA dépend de sa coopération avec la Chine’. L’objectif est de forcer la Russie à coopérer et à placer ses jetons en faveur de Trump à la table des négociations. C’est la technique du bon flic et du méchant flic. Donald est perçu comme le bon flic qui souhaite de bonnes relations avec la Russie, tandis que le Congrès, les médias et Brzezinski jouent le rôle du mauvais flic. On aide ainsi Trump dans ses négociations avec la Russie, Poutine étant conscient de la position ‘précaire’ de son ami, ce qui devrait l’amener à faire des concessions majeures comme on dit. »

Ce qui nous amène à parler de la façon dont Taïwan – et le Japon – se sont retrouvés dans le bain. « En parlant aux Taïwanais, Donald montre aux Russes que son virage, c’est du sérieux. Mais on a décidé de mettre aussi le Japon dans le bain, en tant que prédateur s’en prenant à l’industrie américaine, par une attaque contre Toyota, bien méritée d’ailleurs. C’est que les Maîtres ont jugé plus prudent de modérer la position, par crainte que notre renforcement du Japon contre la Chine ne soit perçu comme une trop grande provocation. »

Il faut donc s’attendre à ce que la Chine, comme l’a prévu Kissinger, à qui « il est important de ne pas trop donner de poids », demeure constamment sous haute surveillance : « Les Maîtres ont décidé de réindustrialiser les États‑Unis et veulent ramener les emplois de Chine. Ce qui est souhaitable du point de vue des Chinois, car pourquoi vendraient-ils le fruit de leur travail aux américains, pour un dollar qui n’a pas de valeur intrinsèque en n’obtenant pratiquement rien en retour? Chaque travailleur chinois devrait avoir une voiture dans son garage et la Chine va devenir un plus grand producteur de voitures que l’UE, les USA et le Japon réunis. Sa richesse, la Chine la gardera à l’intérieur de son territoire. »

Pourquoi la Chine plutôt que la Russie? « La Russie étant un pays de ressources naturelles, qui possède un complexe militaro-industriel gigantesque (la seule raison pour laquelle on la respecte secrètement), elle n’est pas engagée dans des pourparlers commerciaux difficiles, car elle n’exporte pratiquement rien d’autre que des ressources naturelles et du matériel militaire. Les Maîtres veulent ramener les emplois délocalisés du Mexique et d’Asie (Japon, Taïwan, etc.), comme l’a démontré la sortie de Trump contre le Japon. La principale raison sous-jacente est que les USA ont perdu le contrôle des mers et ne sont pas en mesure de sécuriser leurs composantes militaires, en cas de guerre majeure. Cette réalité indéniable dissimulée à l’arrière-scène est tout ce qui importe désormais. »

En quelques mots seulement, « X » décrit l’inversion d’un cycle économique : « Les Maîtres ont empoché de l’argent du transfert des industries en Asie (Bain Capital en a fait sa spécialité) et Wall Street a fait pareil en profitant des taux d’intérêt plus bas sur les capitaux recyclés des déficits commerciaux. La question est maintenant devenue stratégique et ils vont faire de l’argent en misant sur le retour des industries qui réduiront leurs investissements en Asie pour les ramener aux États‑Unis, où nous reconstruisons la capacité de production. »

« X » est un adepte de la stratégie commerciale d’Henry Ford et c’est ce qui le motive à parler de ce thème crucial qu’est la défense nationale. D’après lui, « Ford a doublé les salaires qu’il payait et a fait plus d’argent que n’importe quel autre fabricant. La raison en était que le salaire de subsistance du mari permettait à la mère d’avoir de nombreux enfants, ce qui était psychologiquement bon pour la productivité dans ses usines automobiles, tout en permettant à ses employés d’avoir les moyens d’acheter ses voitures. Il a ainsi reconnu que dans la société, il doit y avoir une distribution équitable de la richesse, ce que Steve Jobs, qui l’admirait, n’a pas su faire. »

« La productivité de masse de Henry Ford était une merveille, et c’est ce qui a permis aux États‑Unis de gagner la Seconde Guerre mondiale. Amazon ne contribue en rien à la défense nationale, car il n’assure qu’un service de marketing sur Internet basé sur des programmes informatiques, pas plus que Google d’ailleurs, qui ne fait que mieux organiser les données. Aucun des deux ne contribue autrement que de façon bien négligeable à construire un meilleur missile ou sous‑marin. »

C’est le Pentagone qui compte

Tout se rapporte donc à la réorganisation de l’appareil militaire des USA. « X » est revenu sur ma référence à un rapport du CNAS, que j’avais cité dans mon article initial : « Ce qui ressort d’entre ces lignes est très important. C’est que nous sommes en sérieuse difficulté, car nos armements accusent un retard technologique de plusieurs générations par rapport à la Russie, ce qui va dans le sens de la déclaration de Brzezinski, selon laquelle nous ne sommes plus une puissance mondiale. »

Voici une analyse exhaustive et approfondie de la façon dont la Russie a réussi a mettre en place la meilleure force armée du monde. D’autant plus qu’elle ne tient même pas compte du système de défense antimissile S‑500, qui est en train d’être déployé et qui scellerait l’espace aérien de la Russie au grand complet. La prochaine génération (S‑600?) promet d’être encore plus performante.

« X » ose aussi aborder un sujet tabou de l’État profond, à savoir comment la Russie, au cours de la dernière décennie, est parvenue à devancer les USA, au point de lui avoir « ravi le titre de plus grande puissance militaire ». Mais la partie est loin d’être terminée, qu’on ait affaire ici à des vœux pieux ou non : « Nous espérons que le secrétaire à la Défense James Mattis comprendra cela et que le sous‑secrétaire à la Défense possède les compétences en technologie de pointe, la capacité organisationnelle et la clairvoyance qu’il faut pour comprendre que les armes de la Troisième Guerre mondiale, ce sont les missiles offensifs et défensifs et les sous‑marins, et non pas la puissance aérienne, les blindés et les porte‑avions. »

Réaliste, « X » reconnaît que les néocons et les néolibéraux-cons, qui représentent la majorité des factions de l’État profond aux USA, tiennent au statu quo belliciste et n’abandonneront jamais leur hostilité acharnée à l’endroit de la Russie. Mais il préfère parler de changement : « Laissons Tillerson réorganiser le département d’État en améliorant son efficience à la Exxon. Il pourrait faire ses preuves à cet égard. Lui et Mattis se sont peut-être dégonflés, mais s’ils avaient dit la vérité au Sénat, ils auraient risqué de ne pas être confirmés à leur poste. Ce qu’ils ont dit n’a ainsi aucune importance. Mais il faut noter ceci à propos de la Libye. La CIA avait pour but d’éloigner la Chine de l’Afrique, tout comme l’AFRICOM. C’était un des secrets de notre intervention en Libye. »

On ne peut pas dire que cela a fonctionné. L’OTAN et l’AFRICOM ont fait de la Libye une terre désolée sous la coupe des milices et la Chine n’a pas encore quitté le reste de l’Afrique.

« X » reconnaît aussi ceci : « La Syrie et l’Iran sont des lignes à ne pas franchir pour la Russie. Tout comme l’est de l’Ukraine à partir du Dniepr. » Il est pleinement conscient que Moscou n’autorisera aucun stratagème de changement de régime à Téhéran. Il sait aussi que « les investissements chinois dans le pétrole et le gaz naturel iraniens font en sorte que la Chine ne permettra pas à Washington de renverser le gouvernement iranien. »

Les choses se corsent vraiment lorsqu’il est question de l’OTAN. « X » est convaincu que la Russie « va envahir la Roumanie et la Pologne, si les missiles en Roumanie ne sont pas retirés et si la Pologne ne renonce pas à son engagement d’en déployer. Ce qui est en cause, ce ne sont pas les missiles défensifs inefficaces des USA que l’on compte placer dans des silos, mais plutôt leur substitution par des missiles nucléaires offensifs. La Russie ne tolérera pas pareil risque. Cette question n’est pas négociable. »

Contrairement au parti de la guerre aux USA, pour qui la « menace perpétuelle » fait l’objet d’une propagande perpétuelle, Moscou observe la réalité sur le terrain depuis les années 1990 : le démantèlement de l’allié slave historique qu’est la Serbie; l’annexion à l’OTAN des pays du pacte de Varsovie et d’anciennes républiques soviétiques, sans oublier les tentatives d’y inclure aussi la Géorgie et l’Ukraine; la multiplication des révolutions de couleur par les USA; le fiasco du « Assad dégage », un changement de régime qu’on voulait imposer à la Syrie, en armant notamment des salafo-djihadistes; l’imposition de sanctions économiques; la guerre des prix du pétrole et les raids sur la valeur du rouble; et le harcèlement incessant de l’OTAN.

« X », qui est bien conscient de ces faits, ajoute ceci : « Les Russes ont toujours voulu la paix. Mais ils n’entreront pas dans le jeu des Maîtres de l’Univers, faisant de Trump le bon et le Congrès, la CIA et ainsi de suite le méchant, en tant que stratagème de négociation. C’est ainsi qu’ils voient les choses. Ils ne considèrent pas tout ce cirque comme réel. »

Le cirque ne pourrait être qu’une illusion, ou encore du wayang, un théâtre de marionnettes balinais, comme je l’ai suggéré. « X » y va d’une interprétation limpide du jeu de l’ombre qui se dessine du point de vue de Moscou, en laissant passer « plusieurs mois, pour voir si Poutine peut parvenir à une détente avec Trump qui entraînera la création d’une Ukraine orientale autonome, la signature d’un traité de paix en Syrie en laissant Assad en place, et le retrait des forces de l’OTAN derrière leurs lignes de défense établies sous Ronald Reagan. »

Qui aura le dessus? Les Maîtres de l’Univers ou l’État profond? Attendez-vous à des secousses.

mercredi 25 janvier 2017

Big Joe détruit le politiquement correct des manifestants de la "Women's March" de Soros


A Los Angeles, pendant la marche féministe anti-Trump sponsorisée par Soros, un résident local nommé "Big Joe" explique sa façon de voir à un groupe de Social Justice Warriors dépassés...

Pierre Jovanovic dresse les perspectives 2017


Pierre Jovanovic évoque avec pessimisme les perspectives économiques pour 2017. Selon lui, le nombre de licenciements va s'aggraver et l’appauvrissement généralisé de la population devrait se poursuivre. Un entretien exclusif avec Yannick Urrien sur Kernews.

dimanche 22 janvier 2017

D'Alep, Pierre Le Corf envoie une lettre ouverte au Président de la République [Vidéo]



Si cette guerre et le sort de ceux qui la vivent vous touche, je vous demande de partager cette lettre ouverte au Président de la République qui a été traduite (translated) en English - العربية - German - русский - Spanish - עברית , à chaque média, à chaque politique, à votre boulanger s'il le faut, à quiconque pourrait faire la différence, même à toute petite échelle, car nous pouvons tous apporter quelque chose.

Elle a été remise en mains propres à Mr le Président François Hollande. Je n'ai pas la prétention de vous dire quoi penser, quoi croire, mais j'affirme chacun des points dans cette lettre que j'illustre avec les liens vers des publications que j'ai faites depuis presque 1 an. C'est un témoignage que j'assume et c'est une forte responsabilité au vu du nombre de personnes qui ont essayé de me faire taire et m'on tiré dans les pattes, pourtant je crois que c'est essentiel. J'y ai liés les liens de nombreux témoignages et publications pour les curieux, les courageux, les patients et surtout toute personne sensible à ce qui se passe ici, depuis ici.

Voilà des années maintenant que la France et de nombreux pays construisent une stratégie politique / médiatique pour légitimer leur intervention à distance en Syrie. Aujourd'hui, les élections présidentielles se rapprochent et il est difficilement imaginable, voire infaisable pour des candidats qui souhaitent véritablement être élus, d'affronter à contre courant la machine de persuasion, la propagande orientée, les mensonges qui ont été construits, diffusés au quotidien et en prime time pendant si longtemps. Les esprits sont marqués par une image spécifique de ce conflit. Quoi qu'il en coûte, j'espère que ce témoignage permettra de briser quelques murs, de basculer vers des choix diplomatiques alternatifs au service de la paix, de la levée des sanctions contre le peuple Syrien et surtout que l'on cesse de soutenir des groupes terroristes à tous les niveaux, partout et surtout ici en zone de guerre ou ce sont les civils qui en payent le prix.

Je sais que certains croient défendre les Syriens en défendant la révolution, la liberté, croyant savoir ce qui se passe ici. Les temps ont changé. La réalité, bien que compliquée, est que cette révolution unie de nombreux groupes autour du même masque et même intérêt central, renverser le gouvernement et y instaurer un califat. Ils ne comptent pas apporter la liberté, ils comptent la voler. Ils sont d'ailleurs appuyés financièrement, militairement, politiquement, médiatiquement etc. par de nombreux gouvernements qui n'ont pas dépensé des milliards de dollars pour leurs beaux yeux et un peu d'utopie, logique pourtant.

Ce lundi, les négociations d'Astana. En 2012, avant que le pays ne soit détruit, à feu et à sang, ces négociations avaient été refusées par les groupes armés qui encore aujourd'hui ont des volontés assez peu réalistes et toujours pas au service de la paix.

Notre gouvernement a pris des décisions qui ont condamné des millions de personnes à voyager, à mourir, à tout perdre, ce en notre nom et sans nous consulter sinon nous persuader. Certains souhaitent encore arriver à pérenniser cette guerre, continuer à entrainer la mort pour des objectifs économiques et politiques. Ca ne doit pas arriver, c’est sur et entre nos mains.