lundi 29 février 2016

Revue de presse avec Pierre Jovanovic : L'effondrement, c'est maintenant? (février 2016)



La revue de presse avec Pierre Jovanovic, journaliste financier et écrivain (février 2016) :


I.Globalisation en crise, globalisation de la crise
- Les signes visibles du grand effondrement !
- Le massacre de la Saint Valentin : les actions bancaires ont dévissé.
- Goldman Sachs manipule le cours de l’or, Georges Soros y participe.
- En 2000, l’or valait 200$ l’once, en 1971 : 35$. Le dollar a perdu 97% de sa valeur en 45 ans !
- Les grands medias trompent la population.
- La Chine craque car c’est une bulle de surinvestissement. Roubini l’avait écrit en 2011.
- Seuls Roubini, Ambrose Evans Pritchard et Maurice Allais avaient prévu la crise de 2008.
- Le chef économiste de Bank of America vient de découvrir l’arnaque de la planche à billets : 637 baisses de taux et 12 000 milliard $ de monnaie de singe n’ont rien sauvé.
- L’éléphant monétaire va détruire la porcelaine économique.
- La Deutsche Bank en difficulté, elle pèse 12 fois le PIB allemand !

Une une déjà légendaire

II – La ruine par les taux négatifs.
- L’art de prêter pour perdre : 8000 milliards $ rapportent moins que rien.
- Un Weimar planétaire : la crise en passe d’être la plus violente de l’histoire de l’humanité.
- En deux mois les prêteurs ont perdu 600 milliards $ avec les taux négatifs..
- Sur ordre de Bruxelles, des inspecteurs recensent les puits pour pouvoir les taxer.
- Votre jardin : votre banque centrale. A quand l’interdiction des potagers  comme de l’argent liquide?
- Le Figaro titrait le 3 janvier : « 2016, une bonne année financière ». Incompétence ?
- Larry Summers : « La planche à billets, c’est comme la morphine ».
- La Chine couverte de dettes. Plus de 700 milliards de dollars ont quitté la Chine en 2015. Les Chinois rachètent la Californie.
- Carmen Reinhart : les économies émergentes se dirigent vers une année de défaut.
- Les banquiers ont acheté la presse : Mathieu Pigasse possède le Monde.
- Les banques ont maintenant le droit de se servir dans les comptes de leurs clients !

Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2016

III – L’Europe sous domination américaine. Bruxelles ordonnée à cette seule fin.
- «  les banques sont des putes ! » On ne trompe pas les marchés !
- Le Crédit Agricole se félicite de valoir 9,65€. Il en valait 35 !
- La Standard Chartered a des résultats désastreux.
- La loi du 3 janvier 1973 interdit à la France d’emprunter aux Français.
- L’économie ne peut fonctionner sur la dette comme le modèle américain.
- Ne pas confondre les merveilles de l’Europe et l’UE projet antidémocratique de l’oligarchie.
- Jean Monet travaillait pour les banques américaines, il n’eut pas renié le NAFTA élaboré sans consultation des peuples.
- Le Brexit nous montrerait la voie.
- L’Amérique nouvelle Rome : « In gold we trust » ou« in God we trust».

http://www.tvlibertes.com/

Conférence "Syrie : Crimes et Propagande" avec JC Antakli et Damien Viguier


Une conférence absolument passionnante que je vous recommande de regarder en entier organisée à Nice le 20 décembre 2015 par l’association Culture populaire, avec la présence exceptionnelle de l'écrivain et physicien Jean-Claude Antakli, personnalité hors du commun que j'ai eu le privilège de rencontrer durant mon parcours personnel, de son épouse Geneviève Antakli, ainsi que Maître Damien Viguier.


Partie 1 : Geneviève et Jean Claude Antakli  
Jean Claude Antakli est biologiste, écrivain Franco-Syrien, né à Alep en Syrie. Diplômé de l’université de Médecine de Montpellier, militant de la paix au Proche Orient, il a animé de nombreuses conférences, publié bon nombre d’articles relatifs à cette région du monde et enfin plusieurs livres dont le « Silence de Dieu » et « itinéraire d’un chrétien d’Orient ». Dans son dernier livre « Syrie, une guerre sans nom », il nous livre son expérience, son témoignage de chrétien d’orient, d’une Syrie qui s’enfonce peu à peu dans la guerre et la désolation, une ville, Alep, sous les bombes alors qu’il s’efforçait avec l’aide de son épouse, pharmacienne biologiste, de créer un centre de formation d’infirmiers à la française. Tout en n’étant pas avare de critiques envers le pouvoir en place en Syrie, il s’efforce de rétablir des vérités maintes fois piétinées par les médias occidentaux et fait l’éloge d’un pays qui malgré une guerre civile dévastatrice, tient bon grâce à un patriotisme qui transcende les croyances religieuses.


Partie 2 : Damien Viguier
Damien Viguier est avocat aux barreaux de l’Ain et de Genève, docteur en droit privé et sciences criminelles, chargé d’enseignement à l’université, spécialiste en droit pénal et international. À la demande de 14 victimes syriennes de Daesch, il a porté plainte contre le ministre des Affaires étrangères français, Laurent Fabius. Connu pour aller voir de ses yeux sur le terrain les situations de conflit comme cela fut le cas durant ses divers déplacements en Syrie, mais également dans le Donbass pour discuter avec des responsables militaires et politiques. Il nous livre sa vision en terme de droit international sur la notion de « droit d’ingérence », celle de crime de guerre, de terrorisme et de crimes contre l’humanité.


Questions du public


Interview de Me Damien Viguier suite à la conférence sur la Syrie le 20 décembre 2015

Pour aller plus loin (08.2012) :
Le témoignage de Jean-Claude Antakli sur la situation en Syrie

samedi 27 février 2016

Jacques Sapir : Il faut s'unir contre la "sainte alliance des européistes" de Hollande à Juppé


Charlotte D'Ornellas s’entretient avec Jacques Sapir, économiste et directeur d'études à l'EHESS, à propos du référendum britannique sur l'UE, de la situation politique française et de la sortie de l'Euro. Le brexit et la sortie de la France l'Euro ne doivent pas nous faire peur, selon lui.


vendredi 26 février 2016

JF Poisson : un candidat à la primaire contre le TAFTA


Jean-Frédéric Poisson, président du Parti Chrétien Démocrate, vient exprimer son opposition au traité transatlantique le TAFTA et évoque la place de la France dans le conflit syrien.




Jean-Frédéric Poisson a dénoncé mercredi à l'Assemblée nationale le manque de transparence qui entoure les négociations du traité de libre-échange transatlantique. Le député LR a raconté les conditions "très spéciales" de consultation des compte rendu des 10 premiers rounds de négociations "dans un de services du Premier ministre dans une salle fermée, en étant escorté par un fonctionnaire de Matignon qui sert de surveillant, en prenant soin déposer son téléphone portable pour ne pas s'en servir en consultant les documents". Il a également fait état de "sanctions pénales à la clef pour tout parlementaire qui divulguerait des informations qu'il a recueillis en consultant ces documents". " Depuis le lendemain de ma nomination, j'ai fait de la transparence le cœur de ce sujet", lui a répondu Matthias Fekl, secrétaire d'État chargé du commerce extérieur.


jeudi 25 février 2016

La légende noire du Moyen Age - Fabrication d'un mensonge historique



Une vidéo très courte, mais néanmoins de grande qualité réalisée par la chaine Youtube à succès Nota Bene, qui remet efficacement les pendules à l'heure concernant le Moyen Age et l'image extrêmement négative qui en est véhiculée en permanence partout, systématiquement, de l'éducation nationale aux médias de masse.



Pour aller plus loin sur ce sujet passionnant, le Connétable vous invite à voir cette magnifique conférence de l' historienne Claire Colombi qui permettra de creuser la question plus en détail et d'analyser les causes et conséquences de la fabrication de cette "légende noire du Moyen Age".


Partie 1 : Claire Colombi décrypte « La fabrication de la légende noire du moyen âge »


Partie 2 : Claire Colombi décrypte « La fabrication de la légende noire du moyen âge »

- A lire absolument, cet ouvrage qui m'a énormément marqué et a changé définitivement ma vision du Moyen Age :

Le Moyen Age, Une Imposture de Jacques Heers 

mercredi 24 février 2016

Liberté d'expression - Me Mirabeau : "Dieudonné bientôt extradé à Guantanamo ?"



Aujourd'hui, de la prison a été requise contre un artiste pour un spectacle humoristique par un tribunal correctionnel du pays de "Charlie" et du "droit au blasphème", pays où l'on brûle des effigies d'évêques en place publique. 
Nos amis d'Independenza Webtv étaient sur place pour interviewer l'avocat du réprouvé public, blasphémateur de la nouvelle religion d'Etat, maitre Sanjay Mirabeau.


Tous droits réservés : independenza webtv © - Paris (France), mercredi 24 février 2016 - Procès de Dieudonné pour "provocation à la haine" et "injures raciales".

Trois mois de prison avec sursis et 30.000 euros d'amende ont été requis aujourd'hui par le tribunal correctionnel de Paris contre Dieudonné pour «provocation à la haine raciale» et «injure raciale» pour des passages de son avant-dernier spectacle «La Bête immonde».

«Quand on en est à une énième poursuite devant le tribunal et que l'on continue à violer la loi de façon volontaire et systématique, la réponse doit être graduée», a déclaré la procureur. Le polémiste était poursuivi pour des passages de ce spectacle où, fers aux pieds et déguisé en détenu de Guantanamo, il discourait sur le rôle qu'il attribue aux juifs dans la traite des noirs et ironisait sur le génocide commis par les nazis.

Dans ce spectacle, Dieudonné, fers aux pieds, déguisé en détenu de Guantanamo, discourait sur le rôle qu'il attribue aux juifs dans la traite des noirs et ironisait sur le génocide commis par les nazis. Cinq passages sont poursuivis, quatre au titre de la provocation à la haine raciale et un pour injure raciale. Parmi eux, figurent une réplique où il explique que «le commerce des esclaves» était «une spécialité juive au départ» et une autre où il ironise sur l'image «du juif, éternelle victime en pyjama à qui on a chouré un Picasso».
Lire la suite...

Société sans cash : devenez un hors-la-loi !


Par Bill Bonner


L’économiste Larry Summers est une source fiable de sottises. Et un porte-parole régulier du Deep State — l’Etat profond. Un petit rappel pour les nouveaux lecteurs : les électeurs n’ont pas leur mot à dire sur qui régit un pays. C’est plutôt un "gouvernement de l’ombre", constitué de l’élite, de compères, de lobbyistes, de bureaucrates, de politiciens et de zombies — c’est-à-dire le Deep State — qui est en permanence au pouvoir. Dit plus simplement, peu importe le parti au pouvoir ; c’est le Deep State qui règne. Et à quoi est-il occupé en ce moment ? Larry Summers le sait. "Il est temps de tuer le billet de 100 $", écrit-il dans le Washington Post (une autre source fiable de sottises). ▪ Contrôler, taxer, confisquer Le Deep State veut que vous utilisiez de l’argent qu’il peut facilement contrôler, taxer et confisquer. Or la devise papier contrarie ses plans… La France a déjà interdit les transactions en cash de plus de 1 000 euros. Les plus grandes banques de Suède et de Norvège militent pour l’abolition pure et simple du cash. Il y a des plans aux plus hauts niveaux du gouvernement en Israël, en Inde et en Chine pour supprimer le cash de la circulation. Le PDG de la Deutsche Bank, John Cryan, prédit que le cash "n’existera probablement plus" d’ici 10 ans. Et voilà M. Summers dans le Washington Post : "Les activités illicites sont facilitées lorsqu’un million de dollars pèse 1,1 kg, comme dans le cas des billets de 500 euros, plutôt que 25 kg ou plus comme ce serait le cas si le billet de 20 $ était la dénomination la plus élevée". Il propose "un accord mondial pour cesser d’émettre des billets valant plus de 50 $ ou 100 $, par exemple. Un tel accord serait aussi significatif que tout ce que le G7 ou le G20 a fait depuis des années". Qu’est-ce qui fait croire à M. Summers qu’interdire ces billets serait une bonne chose ? Qu’est-ce qui fait croire à M. Summers qu’interdire ces billets serait une bonne chose ? Un article de recherche présenté par Peter Sands, ancien PDG de la banque britannique Standard Chartered, et publié pour la Harvard Kennedy School of Government. ▪ Des idées idiotes "Les billets à dénomination élevée", dit la publication, "ne jouent pas un grand rôle dans le fonctionnement de l’économie légitime, mais un rôle crucial pour l’économie souterraine". M. Sands sait sans doute de quoi il parle, en matière de dissimulation. Lorsqu’il était PDG, le plus grand régulateur financier de New York a menacé de retirer sa licence bancaire à Standard Chartered. Selon l’organisation, la banque avait "conspiré" avec le gouvernement iranien pour dissimuler au moins 60 000 transactions illégales — représentant au moins 250 milliards de dollars. A la Chronique Agora, nous ne prétendons pas savoir comment améliorer le monde. Nous savons simplement ce que nous aimons. Et nous n’aimons pas que d’autres nous disent quoi faire. Les gens qui insistent pour appliquer leurs idées au monde entier sont généralement les gens dont les idées sont idiotes. "Il faut toujours faire le contraire de ce qu’on vous dit de faire", nous a conseillé un ami en France dont le père était maire d’une petite ville durant la Deuxième guerre mondiale. Il continua : "Il y avait eu un ‘incident’. Je crois que la Résistance avait tué un soldat allemand dans la région. C’était vers la fin de la guerre, quand les nazis menaient des actions de représailles contre les civils. Ils dirent donc à mon père de rassembler toute la population sur la place du village. Au lieu de ça, mon père dit à tout le monde d’aller se cacher dans les bois environnants, ce qu’ils firent. Ils ont eu de la chance — ils ont survécu à la guerre". Les autorités en général et M. Summers en particulier veulent que nous rassemblions notre cash sur la place du village ▪ Monnaie électronique Aujourd’hui, les autorités en général et M. Summers en particulier veulent que nous rassemblions notre cash sur la place du village. Au lieu de billets, ils veulent nous forcer à utiliser des notations électroniques fidèlement enregistrées dans une banque réglementée par le gouvernement. Avez-vous déjà vu un de ces "billets électroniques", cher lecteur ? Nous non. Nous ne savons pas de quoi ils ont l’air. Et nous nous méfions profondément de toute cette histoire. La Banque centrale européenne et la Banque du Japon — tout comme les banques centrales du Danemark, de la Suède et de la Suisse — ont déjà imposé une "taxe" sous forme de taux d’intérêt négatifs sur les comptes que leurs confient les banques commerciales. Ces banques centrales espèrent que les banques commerciales répercuteront cette nouvelle taxe à leurs clients. C’est déjà arrivé en Suisse… Selon notre collègue Chris Lowe, Alternative Bank Schweiz (ABS) commencera à facturer des taux négatifs sur les dépôts de ses clients cette année. ABS prélèvera une pénalité annuelle de 0,125% sur les dépôts de moins de 100 000 francs suisses et une pénalité annuelle de 0,75% sur les dépôts de plus de 100 000 francs suisses. Dans les faits, ABS fait payer ses clients pour déposer leur argent chez elle. Si on met un million d’euros en banque, avec un taux négatif de 0,75%, on revient un an plus tard et il reste 992 500 euros. La banque a confisqué les 7 500 euros manquants. A un taux négatif de 3%, disons… vous payez 30 000 euros par an juste pour laisser votre argent en banque. Voilà qui ressemble à une escroquerie. Les gouvernements abolissent le cash. Vous n’avez pas d’autre choix que de laisser votre épargne en banque. Et vous êtes forcé de payer la banque pour stocker votre argent. ▪ Le cash hors la loi Mais attendez… Les banques ne stockent pas du tout "votre" argent. Un dépôt bancaire, c’est une reconnaissance de dette de la part de votre banque. Il n’y a pas de billets dans un coffre-fort… juste des 1 et des 0 dans une banque de données quelque part. Si la banque décide de ne pas vous rendre "votre" argent, pas de chance. C’est comme si quelqu’un vous proposait de garder votre tarte aux cerises. Il mange ensuite la tarte, en promettant de vous en rendre une identique quand vous le voudrez. Et il a le culot de vous demander de l’argent chaque mois pour le "stockage" de la tarte. Et puis le jour où vous la voulez… il n’est pas en mesure de vous la donner. "Je n’ai plus de farine. Il faudra revenir demain", dit-il. Ou bien : "je suis désolé, mais le gouvernement a déclaré que les cerises sont une espèce en danger. Il m’est interdit de vous rendre votre tarte. Elle était très bonne, ceci dit". Combien vaut cette tarte électronique, de toute façon… s’il faut payer quelqu’un pour la manger à votre place ? Combien vaut cette tarte électronique, de toute façon… s’il faut payer quelqu’un pour la manger à votre place ? Imaginez avoir une automobile… et devoir payer des gens pour la conduire. Ou un appartement… et devoir payer des gens pour qu’ils veuillent bien y vivre. Quand on doit payer quelqu’un pour se débarrasser de quelque chose, vous imaginez combien votre argent vaut vraiment. Et quand votre banque — ou le Deep State — voudra confisquer votre argent, qui l’en empêchera ? Au moins, si vous possédez votre argent en espèces sonnantes et trébuchantes, ils doivent venir s’en emparer physiquement. Lorsqu’il est "à la banque" — n’existant sous aucune autre forme que des soldes bancaires électroniques — tout ce qu’ils ont à faire, c’est appuyer sur un bouton. C’est ce qui est arrivé à Chypre. Les banques allaient dans le mur… et les dépôts ont été confisqués pour les remettre à flot. Qui empêchera que la même chose se produise ailleurs ? Les juges nommés par le Deep State ? La police payée par le Deep State ? Les politiciens achetés par le Deep State ? Lorsque le cash sera hors la loi… seuls les hors-la-loi auront du cash. Et nous avons l’intention d’en faire partie.

Plus d'infos sur : http://la-chronique-agora.com/societe-sans-cash/
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L’économiste Larry Summers est une source fiable de sottises. Et un porte-parole régulier du Deep State — l’Etat profond. Un petit rappel pour les nouveaux lecteurs : les électeurs n’ont pas leur mot à dire sur qui régit un pays. C’est plutôt un "gouvernement de l’ombre", constitué de l’élite, de compères, de lobbyistes, de bureaucrates, de politiciens et de zombies — c’est-à-dire le Deep State — qui est en permanence au pouvoir. Dit plus simplement, peu importe le parti au pouvoir ; c’est le Deep State qui règne. Et à quoi est-il occupé en ce moment ? Larry Summers le sait. "Il est temps de tuer le billet de 100 $", écrit-il dans le Washington Post (une autre source fiable de sottises). ▪ Contrôler, taxer, confisquer Le Deep State veut que vous utilisiez de l’argent qu’il peut facilement contrôler, taxer et confisquer. Or la devise papier contrarie ses plans… La France a déjà interdit les transactions en cash de plus de 1 000 euros. Les plus grandes banques de Suède et de Norvège militent pour l’abolition pure et simple du cash. Il y a des plans aux plus hauts niveaux du gouvernement en Israël, en Inde et en Chine pour supprimer le cash de la circulation. Le PDG de la Deutsche Bank, John Cryan, prédit que le cash "n’existera probablement plus" d’ici 10 ans. Et voilà M. Summers dans le Washington Post : "Les activités illicites sont facilitées lorsqu’un million de dollars pèse 1,1 kg, comme dans le cas des billets de 500 euros, plutôt que 25 kg ou plus comme ce serait le cas si le billet de 20 $ était la dénomination la plus élevée". Il propose "un accord mondial pour cesser d’émettre des billets valant plus de 50 $ ou 100 $, par exemple. Un tel accord serait aussi significatif que tout ce que le G7 ou le G20 a fait depuis des années". Qu’est-ce qui fait croire à M. Summers qu’interdire ces billets serait une bonne chose ? Qu’est-ce qui fait croire à M. Summers qu’interdire ces billets serait une bonne chose ? Un article de recherche présenté par Peter Sands, ancien PDG de la banque britannique Standard Chartered, et publié pour la Harvard Kennedy School of Government. ▪ Des idées idiotes "Les billets à dénomination élevée", dit la publication, "ne jouent pas un grand rôle dans le fonctionnement de l’économie légitime, mais un rôle crucial pour l’économie souterraine". M. Sands sait sans doute de quoi il parle, en matière de dissimulation. Lorsqu’il était PDG, le plus grand régulateur financier de New York a menacé de retirer sa licence bancaire à Standard Chartered. Selon l’organisation, la banque avait "conspiré" avec le gouvernement iranien pour dissimuler au moins 60 000 transactions illégales — représentant au moins 250 milliards de dollars. A la Chronique Agora, nous ne prétendons pas savoir comment améliorer le monde. Nous savons simplement ce que nous aimons. Et nous n’aimons pas que d’autres nous disent quoi faire. Les gens qui insistent pour appliquer leurs idées au monde entier sont généralement les gens dont les idées sont idiotes. "Il faut toujours faire le contraire de ce qu’on vous dit de faire", nous a conseillé un ami en France dont le père était maire d’une petite ville durant la Deuxième guerre mondiale. Il continua : "Il y avait eu un ‘incident’. Je crois que la Résistance avait tué un soldat allemand dans la région. C’était vers la fin de la guerre, quand les nazis menaient des actions de représailles contre les civils. Ils dirent donc à mon père de rassembler toute la population sur la place du village. Au lieu de ça, mon père dit à tout le monde d’aller se cacher dans les bois environnants, ce qu’ils firent. Ils ont eu de la chance — ils ont survécu à la guerre". Les autorités en général et M. Summers en particulier veulent que nous rassemblions notre cash sur la place du village ▪ Monnaie électronique Aujourd’hui, les autorités en général et M. Summers en particulier veulent que nous rassemblions notre cash sur la place du village. Au lieu de billets, ils veulent nous forcer à utiliser des notations électroniques fidèlement enregistrées dans une banque réglementée par le gouvernement. Avez-vous déjà vu un de ces "billets électroniques", cher lecteur ? Nous non. Nous ne savons pas de quoi ils ont l’air. Et nous nous méfions profondément de toute cette histoire. La Banque centrale européenne et la Banque du Japon — tout comme les banques centrales du Danemark, de la Suède et de la Suisse — ont déjà imposé une "taxe" sous forme de taux d’intérêt négatifs sur les comptes que leurs confient les banques commerciales. Ces banques centrales espèrent que les banques commerciales répercuteront cette nouvelle taxe à leurs clients. C’est déjà arrivé en Suisse… Selon notre collègue Chris Lowe, Alternative Bank Schweiz (ABS) commencera à facturer des taux négatifs sur les dépôts de ses clients cette année. ABS prélèvera une pénalité annuelle de 0,125% sur les dépôts de moins de 100 000 francs suisses et une pénalité annuelle de 0,75% sur les dépôts de plus de 100 000 francs suisses. Dans les faits, ABS fait payer ses clients pour déposer leur argent chez elle. Si on met un million d’euros en banque, avec un taux négatif de 0,75%, on revient un an plus tard et il reste 992 500 euros. La banque a confisqué les 7 500 euros manquants. A un taux négatif de 3%, disons… vous payez 30 000 euros par an juste pour laisser votre argent en banque. Voilà qui ressemble à une escroquerie. Les gouvernements abolissent le cash. Vous n’avez pas d’autre choix que de laisser votre épargne en banque. Et vous êtes forcé de payer la banque pour stocker votre argent. ▪ Le cash hors la loi Mais attendez… Les banques ne stockent pas du tout "votre" argent. Un dépôt bancaire, c’est une reconnaissance de dette de la part de votre banque. Il n’y a pas de billets dans un coffre-fort… juste des 1 et des 0 dans une banque de données quelque part. Si la banque décide de ne pas vous rendre "votre" argent, pas de chance. C’est comme si quelqu’un vous proposait de garder votre tarte aux cerises. Il mange ensuite la tarte, en promettant de vous en rendre une identique quand vous le voudrez. Et il a le culot de vous demander de l’argent chaque mois pour le "stockage" de la tarte. Et puis le jour où vous la voulez… il n’est pas en mesure de vous la donner. "Je n’ai plus de farine. Il faudra revenir demain", dit-il. Ou bien : "je suis désolé, mais le gouvernement a déclaré que les cerises sont une espèce en danger. Il m’est interdit de vous rendre votre tarte. Elle était très bonne, ceci dit". Combien vaut cette tarte électronique, de toute façon… s’il faut payer quelqu’un pour la manger à votre place ? Combien vaut cette tarte électronique, de toute façon… s’il faut payer quelqu’un pour la manger à votre place ? Imaginez avoir une automobile… et devoir payer des gens pour la conduire. Ou un appartement… et devoir payer des gens pour qu’ils veuillent bien y vivre. Quand on doit payer quelqu’un pour se débarrasser de quelque chose, vous imaginez combien votre argent vaut vraiment. Et quand votre banque — ou le Deep State — voudra confisquer votre argent, qui l’en empêchera ? Au moins, si vous possédez votre argent en espèces sonnantes et trébuchantes, ils doivent venir s’en emparer physiquement. Lorsqu’il est "à la banque" — n’existant sous aucune autre forme que des soldes bancaires électroniques — tout ce qu’ils ont à faire, c’est appuyer sur un bouton. C’est ce qui est arrivé à Chypre. Les banques allaient dans le mur… et les dépôts ont été confisqués pour les remettre à flot. Qui empêchera que la même chose se produise ailleurs ? Les juges nommés par le Deep State ? La police payée par le Deep State ? Les politiciens achetés par le Deep State ? Lorsque le cash sera hors la loi… seuls les hors-la-loi auront du cash. Et nous avons l’intention d’en faire partie.

Plus d'infos sur : http://la-chronique-agora.com/societe-sans-cash/
Copyright © Publications Agora
L’économiste Larry Summers est une source fiable de sottises. Et un porte-parole régulier duDeep State – l’Etat profond.
Un petit rappel pour les nouveaux lecteurs : les électeurs n’ont pas leur mot à dire sur qui régit un pays. C’est plutôt un « gouvernement de l’ombre », constitué de l’élite, de compères, de lobbyistes, de bureaucrates, de politiciens et de zombies – c’est-à-dire le Deep State – qui est en permanence au pouvoir. Dit plus simplement, peu importe le parti au pouvoir ; c’est leDeep State qui règne.

Et à quoi est-il occupé en ce moment ?
Larry Summers le sait.
« Il est temps de tuer le billet de 100$ », écrit-il dans le Washington Post (une autre source fiable de sottises).

Contrôler, taxer, confisquer
Le Deep State veut que vous utilisiez de l’argent qu’il peut facilement contrôler, taxer et confisquer. Or la devise papier contrarie ses plans…
La France a déjà interdit les transactions en cash de plus de 1 000 euros. Les plus grandes banques de Suède et de Norvège militent pour l’abolition pure et simple du cash. Il y a des plans aux plus hauts niveaux du gouvernement en Israël, en Inde et en Chine pour supprimer le cash de la circulation. Le PDG de la Deutsche Bank, John Cryan, prédit que lecash « n’existera probablement plus » d’ici 10 ans.
Et voilà M. Summers dans le Washington Post :« Les activités illicites sont facilitées lorsqu’un million de dollars pèse 1,1 kg, comme dans le cas des billets de 500 euros, plutôt que 25 kg ou plus comme ce serait le cas si le billet de 20 $ était la dénomination la plus élevée ». Il propose « un accord mondial pour cesser d’émettre des billets valant plus de 50 $ ou 100 $, par exemple. Un tel accord serait aussi significatif que tout ce que le G7 ou le G20 a fait depuis des années ».
Qu’est-ce qui fait croire à M. Summers qu’interdire ces billets serait une bonne chose ?
Un article de recherche présenté par Peter Sands, ancien PDG de la banque britannique Standard Chartered, et publié pour la Harvard Kennedy School of Government.

Des idées idiotes
« Les billets à dénomination élevée », dit la publication, « ne jouent pas un grand rôle dans le fonctionnement de l’économie légitime, mais un rôle crucial pour l’économie souterraine ». M. Sands sait sans doute de quoi il parle, en matière de dissimulation.
Lorsqu’il était PDG, le plus grand régulateur financier de New York a menacé de retirer sa licence bancaire à Standard Chartered. Selon l’organisation, la banque avait « conspiré » avec le gouvernement iranien pour dissimuler au moins 60 000 transactions illégales, représentant au moins 250 milliards de dollars.
A la Chronique Agora, nous ne prétendons pas savoir comment améliorer le monde. Nous savons simplement ce que nous aimons. Et nous n’aimons pas que d’autres nous disent quoi faire.
Les gens qui insistent pour appliquer leurs idées au monde entier sont généralement les gens dont les idées sont idiotes.
« Il faut toujours faire le contraire de ce qu’on vous dit de faire », nous a conseillé un ami en France dont le père était maire d’une petite ville durant la Deuxième guerre mondiale. Il continua :« Il y avait eu un ‘incident’. Je crois que la Résistance avait tué un soldat allemand dans la région. C’était vers la fin de la guerre, quand les nazis menaient des actions de représailles contre les civils. Ils dirent donc à mon père de rassembler toute la population sur la place du village.Au lieu de ça, mon père dit à tout le monde d’aller se cacher dans les bois environnants, ce qu’ils firent. Ils ont eu de la chance — ils ont survécu à la guerre ».

Monnaie électronique
Aujourd’hui, les autorités en général et M. Summers en particulier veulent que nous rassemblions notre cash sur la place du village.
Au lieu de billets, ils veulent nous forcer à utiliser des notations électroniques fidèlement enregistrées dans une banque réglementée par le gouvernement.
Avez-vous déjà vu un de ces « billets électroniques », cher lecteur ?
Nous non. Nous ne savons pas de quoi ils ont l’air. Et nous nous méfions profondément de toute cette histoire.
La Banque centrale européenne et la Banque du Japon, tout comme les banques centrales du Danemark, de la Suède et de la Suisse, ont déjà imposé une « taxe » sous forme de taux d’intérêt négatifs sur les comptes que leurs confient les banques commerciales.
Ces banques centrales espèrent que les banques commerciales répercuteront cette nouvelle taxe à leurs clients. C’est déjà arrivé en Suisse. Selon notre collègue Chris Lowe, Alternative Bank Schweiz (ABS) commencera à facturer des taux négatifs sur les dépôts de ses clients cette année.
ABS prélèvera une pénalité annuelle de 0,125% sur les dépôts de moins de 100 000 francs suisses et une pénalité annuelle de 0,75% sur les dépôts de plus de 100 000 francs suisses. Dans les faits, ABS fait payer ses clients pour déposer leur argent chez elle.
Si on met un million d’euros en banque, avec un taux négatif de 0,75%, on revient un an plus tard et il reste 992 500 euros. La banque a confisqué les 7 500 euros manquants.
A un taux négatif de 3%, disons… vous payez 30 000 euros par an juste pour laisser votre argent en banque. Voilà qui ressemble à une escroquerie.
Les gouvernements abolissent le cash. Vous n’avez pas d’autre choix que de laisser votre épargne en banque. Et vous êtes forcé de payer la banque pour stocker votre argent.

Le cash hors la loi
Mais attendez…
Les banques ne stockent pas du tout « votre » argent. Un dépôt bancaire, c’est une reconnaissance de dette de la part de votre banque. Il n’y a pas de billets dans un coffre-fort… juste des 1 et des 0 dans une banque de données quelque part.
Si la banque décide de ne pas vous rendre « votre » argent, pas de chance.
C’est comme si quelqu’un vous proposait de garder votre tarte aux cerises. Il mange ensuite la tarte, en promettant de vous en rendre une identique quand vous le voudrez. Et il a le culot de vous demander de l’argent chaque mois pour le « stockage » de la tarte.
Et puis le jour où vous la voulez… il n’est pas en mesure de vous la donner. « Je n’ai plus de farine. Il faudra revenir demain », dit-il. Ou bien : « je suis désolé, mais le gouvernement a déclaré que les cerises sont une espèce en danger. Il m’est interdit de vous rendre votre tarte. Elle était très bonne, ceci dit ».
Combien vaut cette tarte électronique, de toute façon… s’il faut payer quelqu’un pour la manger à votre place ?
Imaginez avoir une automobile… et devoir payer des gens pour la conduire. Ou un appartement… et devoir payer des gens pour qu’ils veuillent bien y vivre.
Quand on doit payer quelqu’un pour se débarrasser de quelque chose, vous imaginez combien votre argent vaut vraiment.
Et quand votre banque, ou le Deep State, voudra confisquer votre argent,qui l’en empêchera ? Au moins, si vous possédez votre argent en espèces sonnantes et trébuchantes, ils doivent venir s’en emparer physiquement. Lorsqu’il est « à la banque », n’existe sous aucune autre forme que des soldes bancaires électroniques, tout ce qu’ils ont à faire, c’est appuyer sur un bouton.
C’est ce qui est arrivé à Chypre. Les banques allaient dans le mur… et les dépôts ont été confisqués pour les remettre à flot.
Qui empêchera que la même chose se produise ailleurs ?
Les juges nommés par le Deep State ? La police payée par le Deep State ? Les politiciens achetés par le Deep State ?
Lorsque le cash sera hors la loi… seuls les hors-la-loi auront du cash. Et nous avons l’intention d’en faire partie.

La Chronique Agora

mardi 23 février 2016

Des étudiants de 15 pays lancent un appel à l'ONU de poursuivre l'administration US


Les étudiants des établissements d'enseignement supérieur de 15 pays ont enregistré un message vidéo adressé au Secrétaire général de l'ONU lui demandant de poursuivre le président américain Barack Obama pour son ingérence constante dans les affaires des États souverains.


Trad. BR (pour activer les sous-titres en français, cliquer sur le bouton en bas à droite de la vidéo)

Voir la vidéo précédente :

L'appel des russes aux peuples d'Europe


Source

lundi 22 février 2016

Vladimir Poutine annonce l'accord sur le cessez-le-feu syrien obtenu avec les États-Unis


Le Président russe Vladimir Poutine a fait une déclaration face à la presse à Moscou, lors de laquelle il a annoncé que la Russie et les Etats-Unis ont établi un plan de cessez-le feu excluant catégoriquement les organisations terroristes Daesh et Al-Nosra.

dimanche 21 février 2016

Que se passe-t-il réellement en Syrie ?



Que se passe-t-il réellement en Syrie ?
Une conférence organisée par l'Agence Info Libre le 3 février avec Raphaël Berland, journaliste indépendant, Bassam Tahhan, géopoliticien et islamologue franco-syrien, Pierre Piccinin, reporter belge, ex-prisonnier et ex-otage en Syrie et Régis Chamagne, stratège et ancien Colonel de l’armée de l’air.


Raphaël Berland


Bassam Tahhan


Pierre Piccinin


Régis Chamagne




samedi 20 février 2016

La "course vers Raqqa" – Le plan de campagne syrien



Les cris d’indignation se multiplient dans les médias occidentaux à propos de la campagne aérienne russe en Syrie. Un, deux, trois… hôpitaux ont été bombardés ! Et des écoles! Et les rebelles ont encore perdu des villages ! Les bombes barils ! Les bombes à fragmentation ! Il faut se demander combien de ces hôpitaux étaient vraiment des hôpitaux et pas seulement des quartiers de rebelles djihadistes. Sur les vidéos qui ont été publiées, j’ai pu identifier un seul bâtiment détruit qui aurait pu être un vrai hôpital. Mais même là, on ne voyait pas de matériel médical dans les débris. Cet assaut médiatique, probablement organisé, pourrait-il préparer une nouvelle opération sous fausse bannière ou une autre escalade planifiée?

Il n’a quasiment pas été fait mentions aujourd’hui de la poursuite des bombardements turcs sur les villes kurdes en Syrie. Dès que l’artillerie syrienne arrivera à la frontière, dans une semaine ou deux, elle ripostera à ces bombardements, et la situation dégénérera alors très vite.

La Russie a promis que les portes de l’enfer s’ouvriraient en Syrie dans les prochains mois. Le bombardement russe massif actuel est le début de cette campagne. Les rebelles qui fuient une ville pour échapper aux bombardements ne sont pas en mesure de tuer les soldats syriens qui entrent alors dans cette ville. Les maisons et les infrastructures peuvent être reconstruites, mais les soldats morts ne peuvent pas être ressuscités. Telle est la règle simple qui guide désormais les campagnes du gouvernement syrien. On ne sait pas encore exactement comment la libération de la province d’Alep, des parties d’Alep et d’Idleb tenues par les rebelles, va se faire. Il y a un plan de campagne plus large pour y parvenir, mais il n’est pas encore visible.

Par contre, le plan du régime syrien de la course vers Raqqa contre État islamique est tout à fait clair. 

Venant du sud-ouest, une force syrienne (en rouge sur la carte), de la taille d’une brigade et qui sera bientôt renforcée par des unités de volontaires, avance vers le nord-est, c’est-à-dire vers la base aérienne de Tabqa, située au sud de la route n° 4 et de la ville d’Al Tawra. Les deux endroits sont détenus par État islamique (en gris). Les troupes sont maintenant à environ 15 kilomètres de la base. Si l’armée syrienne prenait la base, elle prendrait le contrôle de la route n° 4 qui va de la Turquie à Raqqa, en passant par Al Bab, et elle pourrait stopper la plus grande partie des mouvements d’État islamique sur cette route. Si l’armée prenait Al Taqra, elle pourrait également reprendre le barrage de Taqwa du lac al-Assad. Alors toutes les forces d’État islamique situées à l’ouest de l’Euphrate seraient complètement coupées de Raqqa et de l’Irak. Elles pourraient être encore plus fragmentées par l’avancée des forces de l’armée syrienne allant vers l’est depuis Alep, et, au nord, par les forces kurdes (en jaune) allant vers l’ouest. État islamique perdrait beaucoup de terrain dans ces mouvements et, beaucoup plus important encore, il perdrait sa seule route d’accès vers la Turquie. L’attaque plus compliquée de Raqqa elle-même, à environ 15 kilomètres plus à l’est, ne viendrait qu’après avoir pris la base de Tabqa et la ville d’Al Tawra.

Mais peu de plans militaires résistent au contact avec l’ennemi et il y a d’autres forces qui voudraient mettre la main sur Raqqa avant que l’armée syrienne ne l’atteigne.

La semaine dernière, Cheikh Tamim, l’Émir du Qatar, a rendu visite au président turc Erdogan, à Istanbul. Le Bahreïn, le Koweït et le Qatar ont déclaré qu’ils se joindraient à la campagne terrestre que l’Arabie saoudite veut mener contre État islamique, si les États-Unis en prenaient le commandement. Des avions de combat saoudiens ont atterri sur la base aérienne d’Incirlik. Un avion de transport aérien koweïtien, qui serait rempli d’armes, a atterri à Hatay aujourd’hui. Le Premier ministre turc Davutoglu est en visite en Ukraine avec une importante délégation. Y a-t-il une sorte de coordination en cours? Une diversion en Ukraine pour occuper les Russes en Ukraine pendant qu’une attaque turque/golfe Arabique est lancée sur la Syrie? Ou vice versa?

Même si la situation pour le gouvernement syrien et ses alliés est bien meilleure aujourd’hui qu’il y a six mois, la guerre en Syrie est loin d’être terminée. Elle pourrait bien s’élargir et s’intensifier davantage avant que la fin ne soit en vue.

Traduction : Dominique Muselet d'après MoA

Le Saker francophone