mardi 10 janvier 2017
L'analyse de Bassam Tahhan sur la visite des trois députés à Damas
Bassam Tahhan, spécialiste de politique internationale, interviewé par Frédéric Saillot le 7 janvier 2017
Les forces de l’OTAN menacent la Russie
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| © Reporters / DPA |
Un déploiement massif de troupes américaines et de l’OTAN en Pologne et dans les pays baltes est en cours. Selon une déclaration du Centre de presse et d’information de la Bundeswehr (les forces armées allemandes) le 30 décembre : « dans le cadre de l’opération OTAN “Atlantic Resolve”, trois navires de transport américains sont attendus à Bremerhaven la première semaine de janvier ».
La déclaration a noté qu’au début de novembre : « les soldats de la 3e Brigade de la 4e Division d’infanterie américaine ont commencé à charger les navires avec des véhicules et des conteneurs ». Dans l’ensemble, « plus de 2500 pièces de cargaison (des camions, des véhicules de combat, remorques, et conteneurs) [ont été] initialement expédiées vers l’Allemagne, puis transportées vers la Pologne et d’autres pays d’Europe centrale et orientale ». Le matériel doit « arriver dans la période du 6 au 8 janvier par transport maritime à Bremerhaven et sera ensuite transporté vers la Pologne par rail et des convois militaires d’ici le 20 janvier ».
Plus tôt ce mois-ci, le quotidien allemand Kieler Nachrichten a qualifié l’accumulation des armes d’« opération la plus importante de redéploiement de l’armée américaine en Allemagne depuis 1990 ». Plus de 2000 chars, obusiers, jeeps et camions sont déployés dans le cadre des exercices de l’OTAN en Europe de l’Est qui vont continuer pendant neuf mois.
Selon les déclarations faites par les forces armées américaines en Europe, 4000 soldats supplémentaires et 2000 chars d’assaut vont « contribuer à et renforcer la défense et la dissuasion de l’alliance ». Le colonel Todd Bertulis, directeur adjoint de la logistique du Commandement américain en Europe (EUCOM) à Stuttgart, a déclaré que l’opération veillera à ce que « la puissance de combat nécessaire soit apportée au bon endroit en Europe au bon moment ».
Le lieutenant-général Frédéric « Ben » Hodges, commandant des forces américaines en Europe, a déclaré : « Trois ans après que les derniers chars américains aient quitté le continent, nous devons les y remettre ». Il a fait la déclaration lors d’une visite à l’école de logistique de la Bundeswehr à Garlstedt, en Basse-Saxe. Il a déclaré aux journalistes que ces mesures étaient une « réponse à l’invasion de l’Ukraine par la Russie et à l’annexion illégale de la Crimée ».
La Russie se prépare à la guerre, a affirmé le général. Tous les ministères russes, a-t-il déclaré : « se prépareront en conséquence, mobilisez-vous, si vous voulez ». Il a continué : « Cela ne signifie pas nécessairement qu’il doit y avoir une guerre, rien de tout cela n’est inévitable, mais Moscou se prépare à cette possibilité ».
Cette présentation tourne la réalité à l’envers. Le déploiement de troupes de combat américaines fait partie des préparatifs de l’OTAN en vue de la guerre contre la Russie, culminant d’une expansion continue vers l’est de l’OTAN depuis la dissolution de l’Union soviétique il y a 25 ans.
En Ukraine, ce n’est pas la Russie qui est l’agresseur, mais les États-Unis et l’OTAN. Washington et Berlin, en étroite collaboration avec les forces fascistes, ont organisé un coup d’État contre le président pro-russe, Viktor Ianoukovitch, au début de 2014, en installant un régime nationaliste et férocement anti-russe à Kiev. Ce mouvement a déclenché une rébellion séparatiste par les régions russophones de l’est du pays, que Moscou a soutenu et que le gouvernement de Kiev, soutenu par les armes et l’argent des occidentaux, a cherché, sans succès, à supprimer violemment.
Les événements en Ukraine ont été saisis par les États-Unis, l’Union européenne et l’OTAN pour imposer des sanctions économiques et diplomatiques et étendre considérablement les forces militaires de l’OTAN le long de la frontière occidentale de la Russie.
Avant l’inauguration de Donald Trump, le président élu des États-Unis le 20 janvier qui a appelé à une réduction des tensions avec la Russie afin de concentrer plus directement l’agression américaine sur la Chine, les forces opposées au sein de l’establishment militaire-renseignements et politique des États-Unis cherchent à intensifier la confrontation avec Moscou.
Cette semaine, le sénateur républicain John McCain a visité les États baltes pour leur assurer le soutien continu des États-Unis. Dans une interview diffusée par la radio estonienne, McCain a appelé à un renforcement des forces de l’OTAN contre la Russie et a déclaré que chaque « membre crédible » du Congrès américain voyait le président russe, Vladimir Poutine, « pour ce qu’il est : un voyou et un tyran et un agent du KGB ».
Dans cette escalade dangereuse contre une Russie dotée d’armes nucléaires, qui fait courir le danger d’une troisième guerre mondiale, la Bundeswehr joue un rôle central. « Sans le soutien de l’armée [allemande], nous ne pouvons aller nulle part », a déclaré le lieutenant général Hodges lors d’une comparution devant le Service commun de soutien de la Bundeswehr.
Le lieutenant-général Peter Bohrer, chef adjoint du Service interarmées de soutien, marquait son accord : « Dans le passé », a-t-il dit, « l’Allemagne était un État de première ligne. Aujourd’hui, nous sommes une zone de transit, et l’une de nos tâches principales est d’entreprendre un soutien commun […] Nous sommes ouverts à l’exécution de ces tâches avec nos partenaires américains ».
Après être arrivés en Allemagne, les soldats américains et leurs équipements lourds seront déplacés de Bremerhaven par le rail à travers le nord de l’Allemagne jusqu’à l’Europe de l’Est. Le bureau de presse de la Bundeswehr a annoncé : « Quelque 900 wagons avec du matériel militaire seront transportés en train de Bremerhaven vers la Pologne. Il y a également environ 600 pièces de fret qui seront transportées par train en Pologne à partir du terrain d’entraînement militaire à Bergen-Hohne. Près de 40 véhicules circuleront directement de Bremerhaven vers la Pologne ».
L’Allemagne, qui a écrasé l’Europe de l’Est dans sa guerre d’extermination il y a 75 ans, se prépare à envoyer des troupes de combat dans les pays baltes. En janvier, 26 chars, 100 autres véhicules et 120 conteneurs seront transportés en train vers la Lituanie.
Lors d’un entretien accordé au journal militaire allemand « Bundeswehr aktuell », le général Volker Wieker a confirmé que l’Allemagne s’était entendue avec les États-Unis, le Canada et le Royaume-Uni lors du sommet de l’OTAN à Varsovie « pour que chacun prenne la tête d’un groupement tactique ». L’Allemagne enverra son 122e Bataillon d’infanterie. Il a ajouté que d’autres envois suivraient, « afin que nous atteignions une capacité dite opérationnelle complète d’ici le milieu de l’année ».
Ce que l’on entend par « pleine capacité opérationnelle » a été souligné par un exercice public de la Bundeswehr à Grafenwöhr, où le bataillon allemand s’est préparé au déploiement. Selon un rapport vidéo du Frankfurter Allgemeine Zeitung, les manœuvres impliquaient « une attaque ennemie sur la frontière russo-lituanienne ».
Le futur commandant du groupement tactique de l’OTAN en Lituanie, le lieutenant-colonel Christoph Huber, a expliqué le « but tactique » des manœuvres comme suit : « Les camarades de la Deuxième Compagnie ont mené avec succès la bataille ici […] gagnant du temps pour leurs camarades et ainsi détruisant les forces ennemies. C’est une formation de combat de haute intensité ».
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Les premiers chars américains reviennent en Europe (Photo)
vendredi 6 janvier 2017, 21h42
L’arrivée en Europe de cette unité, le 3rd Armored Brigade Combat Team, fait partie de l’opération baptisée « Atlantic Resolve » par le Pentagone.
Les Etats-Unis ont commencé le déploiement – sans précédent depuis la fin de la Guerre froide – d’une brigade blindée en Europe de l’est, avec l’arrivée vendredi en Allemagne des premiers équipements de cette unité de 4.000 hommes, dont des chars lourds Abrams, des mastodontes de quelque 60 tonnes.
Opération Atlantic Resolve
L’arrivée en Europe de cette unité, le 3rd Armored Brigade Combat Team, appartenant à la 4ème division d’infanterie de Fort Carson, dans le Colorado, fait partie de l’opération baptisée « Atlantic Resolve » par le Pentagone. Elle vise, selon Washington, à dissuader une éventuelle agression russe et à rassurer les membres est-européens de l’Otan, dont les pays baltes (Estonie, Lettonie et Lituanie) et la Pologne.
Les premiers véhicules, sur un effectif total de 2.5000, ont été débarqués vendredi dans le port allemand de Bremerhaven (nord de l’Allemagne) d’un navire roulier venu des Etats-Unis, le « Resolve ».
Deux autres navires sont attendus d’ici dimanche, puis le matériel sera transporté, principalement par trains, vers la Pologne, où s’installera le quartier général de la brigade, a précisé l’armée allemande, qui assure un soutien logistique à l’US Army. Les soldats seront pour leur part directement acheminés en Pologne par avion.
Le Pentagone a annoncé en mars dernier qu’il déploierait une brigade blindée en permanence, par rotation, en Europe de l’est dès février 2017.
« Les rotations seront sans interruption, permettant une présence blindée continuelle et une amélioration de l’entraînement et des exercices avec les alliés » de l’Otan, avait précisé une porte-parole.
Quadrupler les dépenses
Washington a annoncé en février sa volonté de quadrupler en 2017, à hauteur de 3,4 milliards de dollars, les dépenses destinées à muscler la présence militaire américaine en Europe.
Avec cette brigade blindée (4.200 soldats équipés notamment de chars et de véhicules blindés), l’US Army disposera en permanence de trois brigades de combat en Europe.
En cas de conflit, ces trois brigades, plus de l’équipement stocké préventivement sur place pourront constituer rapidement une division complète, selon les plans du Pentagone.
Source
lundi 9 janvier 2017
Syrie : Pierre Le Corf envoie un message à Yann Barthès et Hugo Clément. Pas de réponse
Vidéo amicale initialement ...
Pierre Le Corf, un français humanitaire à Alep en Syrie est en colère d'avoir été traité de "propagandiste professionnel" (voir capture d'écran ci-dessous) par Hugo Clément,
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| Cliquer sur l'image pour l'agrandir |
Le message de Pierre Le Corf à Y. Barthès et H. Clément :
Alors là, NON, là ça me dépasse, le Quotidien avec Yann Barthès Hugo Clément. Vous répondez à certaines personnes mais pas à moi, en plus de me qualifier de "propagandiste professionnel " quand je fais un peu de balance dans vos propos?? (a la suite de cet article https://www.facebook.com/pierrelecorf/posts/10155074927499925) Mais merde, vous savez une guerre ce n'est pas des bons et des méchants, pas de bonne guerre, je vous avais envoyé une vidéo amicale à laquelle pas de réponse non plus, je la poste ici donc.
Je suis humanitaire, j'aide et construit des moyens d'aider ici, en amont, j'ai aussi la responsabilité de dénoncer ce qui arrive et qui motive l'aide humanitaire sur place, des gens qui meurent tous le jours et vivent au milieu de ruines, sont détruits à l'intérieur. Je n'ai jamais fait le déni d'un côté ou de l'autre, au contraire.
Comme je vous l'ai écrit, alors parce que je parle des deux côtés de la pièce et particulièrement du côté que l'on a effacé, ou on a effacé des dizaines de milliers de morts par les attaques terroristes je suis un propagandiste? Donc les gens qui sont morts ici n'existent pas??? N'ont de valeur que les morts des "medias reconnus"??
Et non ce n'est pas une ville ou tout le monde est armé, seulement les terroristes d'un côté (et non pas des apporteurs de liberté) ou l'armée, l'armée libre aujourd'hui mène son combat aux côtés des groupes Djihadistes. Vous saviez donc pour l'ASL. Monsieur Clement, ce n'est pas faire le déni des affrontements que de dénoncer ça, que de dénoncer que vous prétendez donner la parole à un "civil lambda" alors que vous donnez la parole à un homme qui, vous êtes au courant en plus, est proche des combattants et terroristes. Monsieur, je vous invite à venir ici, venez interviewer les civils qui étaient de L'Ouest et ceux qui étaient de l'Est, ils sont ici à recommencer leur vie doucement.
Si moi j'arrive à vivre ici pour aider les gens, que des journalistes du monde entier se déplacent, pour ou contre le gouvernement, et obtiennent tous des visas, pourquoi ne venez-vous pas? Vous me tirez à boulet rouge dessus parce que je ne dis pas la même chose que vous? Mon témoignage est celui des Syriens qui vivent ici, ceux des gamins dans toutes mes classes, ceux des familles réfugiées mais le "quotidien" détient la vérité absolue? Je suis déçu de cette réponse indirecte, de votre positionnement insultant pour le mal que je me donne ici, relégué aux ordures selon vos normes, si ces normes sont celle de mon pays alors j'ai honte
Certains médias ont joué ce jeu là avec moi, essayant de me faire taire et de me décrédibiliser, me faisant passer pour un clown, assurant que je travaille pour le gouvernement Syrien, finalement mettant ma vie en danger en me désignant comme un cible, ce qui me valut quelques messages bien sympathiques de personnes qui veulent mettre ma tête dans leur salon ou sur youtube, je trouve ces méthodes non seulement détestables mais aussi irresponsable quand on sait que je vis en zone de guerre.
C'est tellement facile de qualifier de propagande tout ce qui ne plaît pas, oui je commence à avoir l'habitude mais je continues pour les gens qui sont ici et que j'aide tous les jours, ces gens qui ont vécu l'enfer sous les bombes des avions ou des roquettes des terroristes à cause de personnes qui n'ont fait qu'encourager la guerre, la mort, et ce certainement pas au service de l'humain.
Pour aider l'ONG de Pierre Le Corf : WE ARE SUPERHEROES
Plus de détail sur l'affaire : Pierre Le Corf: les témoignages biaisés ont légitimé la guerre au quotidien
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Entrevue avec Bachar Al Assad après la visite de la délégation française
Chalotte D'Ornellas rencontre le président syrien, le 8 janvier 2017 pour Boulevard Voltaire, suite à la visite de la délégation de parlementaires français dont Nicolas Dhuick, Thierry Mariani et Jean Lassalle.
samedi 7 janvier 2017
Donald Trump snobe les médias mainstream et tweete pour la paix avec la Russie!
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| Donald Trump en train de détruire les médias officiels |
Aujourd'hui, Donald Trump nous offre trois tweets magnifiques à contre-courant complet de la politique neocon belliciste et russophobe actuelle du chouchou des médias, son prédécesseur à la Maison Blanche Obama. Pour Trump, toutes ces absurdités anti-russes sont une diversion des vrais problèmes. Il se moque de l'obsession des médias mainstream à l'encontre du président russe. Il considère que «La Russie n'est pas un ennemi et pourrait être un allié constructif».
Having a good relationship with Russia is a good thing, not a bad thing. Only "stupid" people, or fools, would think that it is bad! We.....— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) 7 janvier 2017
have enough problems around the world without yet another one. When I am President, Russia will respect us far more than they do now and....— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) 7 janvier 2017
both countries will, perhaps, work together to solve some of the many great and pressing problems and issues of the WORLD!— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) 7 janvier 2017
Traduction :
Avoir de bonnes relations avec la Russie est une bonne chose, pas une mauvaise chose. Seuls les gens «stupides», ou les imbéciles, penseraient que c'est mauvais! Nous .....
avons assez de problèmes dans le monde sans en chercher encore un autre. Quand je serai président, la Russie va nous respecter beaucoup plus que maintenant et ...
les deux pays travailleront peut-être ensemble pour résoudre certains des nombreux et urgents problèmes et questions du MONDE!
vendredi 6 janvier 2017
La population de Damas privée d'eau potable depuis 13 jours par les rebelles. Silence des médias. [MàJ : Les "casques blancs" impliqués.]
Les Damascènes sont pour le treizième jour consécutif en quête d’eau potable dans la conjoncture où les terroristes du «Front al-Nosra» ont contaminé au diesel l'eau potable qui arrive à Damas depuis la région de Wadi Barada mais aussi d'Aïn al-Fijé, principale source d'eau de la capitale. Ils ont demandé à l’armée syrienne de mettre fin à cette situation difficile.
«On se plaignait avant des coupures d'électricité, mais maintenant on s'aperçoit que c'est rien comparé à l'absence d'eau potable car l'eau c'est la vie», affirme Faez, un employé municipal de 50 ans. «Je n'ai pas pu prendre de douche et faire de lessive depuis une semaine. Je préfère garder le peu d'eau qu'il y a dans mon réservoir pour la cuisine et la vaisselle», déclare, de son côté, Riham, une employée de 49 ans, habitant Doumar, un quartier du nord de Damas.
Conséquence du manque d'eau durement ressenti par la population à Damas, les prix de l'eau minérale ont flambé. En une semaine le prix d'un pack de six bouteilles d'eau d'1,5 litre a quasiment doublé passant de 650 livres syriennes (1,3 USD) à 1.000 livres (2 USD).
Wadi Barada, un secteur clé contrôlé par le «Front al-Nosra» où se trouvent les principales sources d'approvisionnement en eau potable pour la capitale et ses environs, est la cible depuis plusieurs jours de l’armée syrienne qui tente de s'en emparer.
Le «Front al-Nosra» a publié un communiqué dans lequel il a confirmé la présence de ses terroristes à Wadi Barada. Il a également affirmé avoir coupé l’eau de distribution à Damas.
La publication de ce communiqué neutralise les allégations de certaines parties qui accusent le gouvernement syrien et ses alliés d’avoir violé l’accord du cessez-le-feu, signé entre la Russie et la Turquie et validé par le Conseil de sécurité de l’ONU.
L'ONU a dénoncé ce jeudi comme un «crime de guerre» la privation d'eau potable qui touche durement Damas. «Le sabotage et la privation d'eau sont évidemment un crime de guerre, car ce sont les civils qui la boivent et ce sont des civils qui seront touchés par des maladies si elle n'est pas rétablie», a affirmé à Genève, Jan Egeland, chef du groupe de travail de l'ONU sur l'aide humanitaire en Syrie.
Source : alahed
[MàJ] Les Casques blancs financés par GB/USA participent au blocus de l’eau qui assoiffe 5 millions de Syriens
Le blocus de l’eau de Wadi Barada qui assoiffe 5 millions de personnes à Damas prend une tournure intéressante. L’organisation des Casques blancs financée par les États-Unis et le Royaume-Uni semble y être directement impliquée. Cela augmente le soupçon que le blocage illégal de l’eau que subissent les civils de Damas fait partie d’une campagne organisée par les États-Unis. La campagne a pour but de saboter le fonctionnement des services publics dans les zones tenues par le gouvernement en représailles pour la libération de d’Alep-Est. (...)
Lire les détails dans : Le Saker Francophone
mercredi 4 janvier 2017
USA : Les vraies raisons de l'expulsion des diplomates russes
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| - Encore ces russes... |
Le président américain Barack Obama a ordonné vendredi 30 décembre l'expulsion de trente-cinq diplomates russes accusés d'être des « agents de renseignement » de Moscou en poste à l'ambassade de Russie à Washington et au consulat russe de San Francisco. Sans apporter de détails, la Maison-Blanche les accuse d'avoir « agi d'une manière qui ne correspond pas à leur statut diplomatique » et leur a donné 72 heures pour quitter le pays. Par ailleurs, le département d'Etat a décrété la fermeture de deux bâtiments appartenant à la Russie dans les Etats du Maryland, près de Washington, et de New York, au motif qu'ils étaient « utilisés par des responsables russes à des fins de renseignement ».
Harcèlement ou cyberattaques ? Que reprochent les Etats-Unis à la Russie ?
La Maison-Blanche a précisé que ces représailles constituaient « une réponse au harcèlement croissant, ces deux dernières années, contre le personnel diplomatique [américain] en Russie par les forces de sécurité et de police ». Un harcèlement qui serait allé « bien au-delà des règles de comportement diplomatiques internationales ». Barack Obama a ajouté que ces actions font suite « aux avertissements que nous avons adressés de manière répétée au gouvernement russe, en privé et en public. Elles sont une réponse nécessaire et adaptée aux actions visant à nuire aux intérêts américains en violation des normes de comportement internationales établies ».
Le président américain a également annoncé que des sanctions étaient prises contre « neuf entités et individus », parmi lesquels deux services de renseignement russes, le GRU (renseignement militaire) et le FSB (service de sécurité intérieure) et leurs responsables. Le premier est accusé par la Maison-Blanche d'avoir, grâce à ses agents et ses moyens techniques, « falsifié, altéré (...) des informations avec l'objectif ou l'effet d'interférer dans le processus électoral américain en 2016 ». Quant au FSB, il est accusé d'avoir aidé le GRU. Mais curieusement, il n'est pas fait état du SVR, pourtant principal service de renseignement extérieur russe présent à l'étranger.
De plus, trois entreprises russes soupçonnées d'avoir apporté un « soutien matériel » aux opérations de piratage informatique vont être également juridiquement et financièrement sanctionnées par l'administration américaine. « Les sanctions ne s'arrêteront pas là » a ajouté Barack Obama, prévenant que les Etats-Unis prendront d'autres mesures « au moment que nous choisirons, y compris des opérations qui ne seront pas révélées au public ».
En réalité, cette expulsion d'officiels russes - la plus importante depuis 2001[1] - vient sanctionner la supposée ingérence de Moscou dans la campagne présidentielle américaine, pendant laquelle le Parti démocrate aurait été victime de cyberattaques qui auraient favorisé l'élection de Donald Trump à la Maison-Blanche.
Selon un rapport publié le 29 décembre par le département de la Sécurité intérieure (Department of Homeland Security/DHS) et le FBI[2], deux groupes de hackers qui seraient liés au renseignement russe - dénommés APT 28 ou Cozy Bear et APT 29 ou Fancy Bear - sont présentés comme responsables « de piratages ayant ciblé un parti politique américain » pendant l'été 2016. Selon les autorités américaines, le premier serait réputé proche du FSB, tandis que le second serait une émanation du GRU[3].
Ces attaques contre les serveurs et ordinateurs du Parti démocrate ont mené à la publication de plusieurs milliers d'e-mails et documents internes du mouvement, plus tard mis en ligne sur Wikileaks, jetant une lumière crue sur les manœuvres du clan Clinton afin d'écarter la candidature de Bernie Sanders et révélant nombre de magouilles et d'irrégularités internes. Ces actions auraient largement contribué à affaiblir la campagne d'Hillary Clinton. Mais, pour le moment, le gouvernement américain a donné peu d'éléments liant les diplomates déclarés persona non grata aux cyberattaques supposées de l'été dernier.
Outre ces supposés piratages informatiques destinés « à influencer l'élection présidentielle », Washington accuse Moscou de plusieurs cyberattaques contre des établissements financiers, des universités et d'autres institutions américaines.
Fin décembre, des responsables du DHS, du FBI et du Bureau du directeur du renseignement national (DNI) ont communiqué les codes des logiciels malveillants Grizzly Steppe[4] aux responsables de la sécurité des infrastructures critiques nationales (secteur financier, services publics, transports, énergie, etc.). Les responsables des services publics du Vermont ont alors aussitôt réagi, affirmant avoir identifiéun de ces codes dans les systèmes de contrôle du réseau électrique. Cette découverte à immédiatement été médiatisée, provoquant la peur dans les structures gouvernementales que les « pirates informatiques liés aux services russes tentent activement de pénétrer les infrastructures critiques du pays pour conduire des attaques destructrices ».
Des réactions outragées d'élus politiques locaux proches de l'administration Obama n'ont pas tardé à avoir lieu : le 30 décembre, le gouverneur démocrate du Vermont, Peter Shumlin, déclarait que « tous les Américains devraient être à la fois alarmés et scandalisés que Vladimir Poutine, un des plus grands voyous du monde, ait tenté de briser notre réseau électrique, sur lequel nous comptons pour soutenir notre qualité de vie, notre économie, notre santé et notre sécurité (...). Cet épisode devrait mettre en évidence le besoin urgent que notre gouvernement fédéral poursuive vigoureusement et mette fin à ce genre d'ingérence russe ». Un peu plus tard, le sénateur démocrate du Vermont, Patrick Leahy, renchérissait, jetant encore un peu plus d'huile sur le feu : « cela va au-delà des piratages informatiques classiques : il s'agit maintenant d'essayer d'accéder aux services publics pour manipuler le réseau électrique et l'arrêter au milieu de l'hiver ».
Une étonnante absence de preuves
Que penser de accusations américaines et des mesures qui ont été prises par la Maison-Blanche tant les affirmations de l'administration Obama sont véhémentes mais aussi confuses ?
Concernant le supposé hacking des ordinateurs du Parti démocrate, pour le moment, personne n'a pu avoir accès aux informations réunies par la CIA qui « prouveraient » l'implication russe dans cette affaire. En conséquence, il est probable que des renseignements parcellaires aient été extrapolés pour conclure au hacking russe des ordinateurs du Parti démocrate. Mais ce ne sont pas là des preuves. Pourtant, dès le 7 octobre, un communiqué commun du DHS et du DNI affirmait « avoir la conviction que cette opération venait de Russie et ne pouvait avoir été lancée qu'avec l'accord des plus hautes autorités[5] ».
D'ailleurs, au sein même de la communauté américaine du renseignement, les accusations font débat : une partie de la CIA n'est pas d'accord avec l'interpréation donnée et la majorité du FBI - même si certains de ses dirigeants ont fait une étonnante volte-face le 29 décembre - considère qu'il n'y a que des ragots dans le dossier mais en aucun cas des éléments judiciaires à charge. Sans exclure la « piste russe », les membres du Bureau se montrent beaucoup plus prudents que Langley sur le sujet, affirmant tirer des « conclusions très différentes de celles de la CIA ».
Plusieurs médias, comme The Intercept, indiquent également que les sources anonymes de la CIA s'exprimant dans les colonnes du Washington Post pour accuser Moscou n'apportent pas d'éléments probants afin de soutenir les accusations qu'ils émettent. D'autres observateurs considèrent que les preuves techniques présentées - comme l'utilisation d'un traitement de texte configuré en russe - ou le fait que les piratages ont majoritairement eu lieu pendant les heures diurnes du fuseau horaire de Moscou, sont insuffisantes pour incriminer la Russie. Enfin, Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, a déclaré lors d'une interview que la source des e-mails que son site avait révélés n'était pas la Russie[6].
Concernant les cyberattaques « identifiées » dans le Vermont, les dirigeants de la société Burlington Electric, en charge de la gestion du réseau électrique local, ont déclaré que le code malveillant avait été détecté « dans un ordinateur portable qui n'était pas connecté aux systèmes de contrôle du réseau » et qui a été immédiatement isolé. Les responsables de la sécurité de Burlington ont reconnu qu'ils ne savaient déterminer à quel moment ce code était entré dans l'ordinateur, ni si les « hackers russes » avaient eu pour intention de perturber le fonctionnement du système ou d'observer s'ils pouvaient le pénétrer. A noter que les représentants du département de l'Energie et du DHS ont refusé de commenter ces faits.
Ainsi, concernant ces deux affaires, en l'état actuel des choses, il n'y a ni preuve avérée, ni commission parlementaire, ni enquête judiciaire, ni unanimité au sein de la communauté du renseignement. A tel point que le motif officiel de l'expulsion des diplomates russes n'est pas le supposé hacking des ordinateurs du Parti démocrate, mais un vague prétexte de « harcèlement diplomatique », ce qui en dit long sur les supposés éléments à charge. Le président élu Donald Trump a d'ailleurs mis en cause la véracité des renseignements à l'origine des accusations à l'égard de Moscou.
Autant dire que nous sommes là dans une confusion totale, qui ne peut que susciter des doutes majeurs quant à la réalité des faits présentés. Une grande partie des journalistes américains sentent qu'ils sont au cœur d'une manipulation orchestrée par l'administration sortante et sont plutôt assez prudents dans cette affaire.
Quand bien même certaines de ces accusations seraient-elles fondées, rappelons que ce que la Maison-Blanche reproche à ces hackers c'est d'avoir dévoilé des e-mails authentiques mettant en lumière les turpitudes d'Hillary Clinton et de son entourage, suite à quoi le FBI aurait du réagir et poursuivre la candidate en justice, ce qu'il n'a pas fait. En somme, les « hackers russes » ont joué le rôle de Whistleblowers, lequel est constamment encouragé par Washington partout dans le monde lorsqu'il s'agit de lutte contre la corruption, la fraude ou le terrorisme. Au demeurant, personne ne semble avoir critiqué les Démocrates pour leur amateurisme coupable puisqu'ils ont été incapables de protéger leur système informatique alors même que leur candidate était l'épouse de l'ancien président et ex ministre des Affaires étrangères !
Quant à l'implication de Moscou, elle reste à prouver. Affirmer que Trump a été élu grâce à l'appui de Poutine n'a pas de sens, car si tel était le cas, l'opération aurait été d'un grand amateurisme et aurait eu pour effet de voir son soutien démasqué et son candidat décrédibilisé, ce qui aurait été totalement contre-productif.
La « vertu » américaine offusquée : quand l'hôpital se moque de la charité
Dans le cadre de l'expulsion des trente-cinq diplomates russes, Barack Obama a invité les pays « amis et alliés » des Etats-Unis à « travailler ensemble pour contrer les efforts de la Russie visant à saper les bonnes pratiques internationales et à s'ingérer dans le processus démocratique ». A l'occasion de cette affaire Washington s'érige donc en victime innocente d'une cyberagression contraire au droit international, condamne sans hésitation de telles pratiques et dénonce la volonté de Moscou d'interférer dans le processus démocratique des Etats-Unis. Si nous ignorions qu'il n'y a pas plus éloquente qu'une prostituée faisant un discours sur la chasteté, nous en tomberions à la renverse !
L'espionnage est un grand classique entre les Etats. Indéniablement, les Russes, comme les autres nations, espionnent leurs principaux rivaux, concurrents et alliés. Mais si pendant la Guerre froide, les Soviétiques étaient de loin le plus agressifs, la situation s'est inversée depuis. La croissance exponentielle de la communauté américaine du renseignement et de ses moyens font des Etats-Unis le pays du monde qui espionne le plus les autres, au prétexte de la guerre contre le terrorisme (GWOT). Entendre Washington se plaindre de l'agressivité des services russes - ce qui est au passage une réalité, aux Etats-Unis comme en Europe - laisse songeur. Utiliser un tel argument relève d'une mauvaise fois évidente
Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, Washington a conduit plus d'interventions politiques clandestines dans le monde - orientant le résultat d'élections ou soutenant des coups d'Etat[7] - que ne le fit l'URSS. Les Américains ont même théorisé le Regime Change, qu'ils ont appliqué en agissant par ONG « démocratiques » interposées à l'occasion des « révolutions oranges » dans les années 1990, du « printemps » arabe à partir de 2011, ou de la pseudo révolution de Maidan en Ukraine (2014), ou bien encore en bafouant ouvertement le droit international lors de l'invasion de l'Irak en 2003.
Il convient également de rappeler que la NSA a mis sur écoute les dirigeants politiques de la planète entière - y compris ses plus fidèles alliés -, qu'elle surveille toutes les communications électroniques mondiales et qu'elle a développé des capacités d'attaques informatiques sans équivalent dans le monde.
Ce sont les États-Unis qui ont lancé les premières cyberattaques en Iran, afin de saboter, avec l'aide des services israéliens, le programme nuclaire iranien. Cette histoire est détaillée dans les documents de Snowden dont l'authenticité n'a jamais été mise en doute. La NSA a également pénétré les réseaux informatiques de plusieurs agences et minstères de Chine. Ce sont là des actes de guerre. Et les frappes de drones comme les éliminations ciblées conduites dans le cadre de la guerre contre le terrorisme relèvent de la même logique. Or, les Etats-Unis ont toujours traité par le mépris et balayé d'un revers de la main les critiques et accusations formulées contre eux en raison de ces actes, déniant aux autres Etats comme à la communauté internationale le droit de les juger de quelque manière que ce soit. Voir donc aujourd'hui la Maison-Blanche dénoncer une violation des règles internationales - qui plus est sans guère de preuves - dont le pays aurait été victime illustre bien l'unilatéralisme qui caractérise Washington depuis la fin de la Guerre froide.
Les enjeux véritables de la crise pour l'administration Obama
Au demeurant, cette affaire survient dans un contexte très particulier, dont il importe de rappeler les nombreux paramètres.
- L'Establishment de Washington a été totalement surpris par la victoire de Donald Trump et a compris qu'un grand ménage allait avoir lieu dans lequel beaucoup de ses membres perdraient leurs positions politiques et les retombées économiques liées à leurs alliances internationales.
- Aussitôt élu, le futur président a clairement manifesté son extrême méfiance à l'égard de la communauté du renseignement et plus particulièrement de la CIA, qu'il soupçonne d'avoir eu une forte et néfaste influence sur la politique de ses deux prédécesseurs.
- Aussitôt désigné comme futur Conseiller à la Sécurité nationale, le général Michael Flynn[8] a annoncé qu'il allait recentrer l'Agence - dont il critique ouvertement les performances - sur la recherche et l'analyse du renseignement et a désigné un nouveau directeur chargé de la remettre au pas[9]. Flynn a déclaré qu'il allait confier à l'avenir l'ensemble des opérations clandestines au Commandement des opérations spéciales (USSOCOM[10]/JSOC[11]) - donc au Pentagone -, ce à quoi la CIA est déterminée à s'opposer à tout prix.
- Donald Trump, Mike Flynn, mais aussi le futur secrétaire d'Etat, Rex Tillerson - actuel président d'Exxon-Mobil - n'ont pas fait mystère de leur volonté de renouer des relations de confiance et de partenariat avec la Russie de Poutine, ce qui va à l'encontre des positions de l'administration actuelle et de ses intérêts.
Nous sommes donc là de manière évidente dans une affaire américano-américaine ou deux clans s'affrontent pour rénover ou conserver le pouvoir... avant le 20 janvier, date de prise de fonction de Donald Trump. Ainsi, Barack Obama et son administration s'emploient clairement à :
- pourrir la situation pour le début de la présidence Trump, à défaut de pouvoir remettre en cause son élection,
- saboter le rapprochement américano-russe.
Rappelons également que l'expulsion des officiels russes intervient quelques jours après la libération d'Alep par la coalition russo-syrienne et l'accord de cessez-le-feu conclu entre Russes, Syriens, Iraniens et Turcs sans la participation de Washington. Ce sont là deux déconvenues majeures de la politique étrangère américaine. Enfin, rappelons qu'Edward Snowden, la bête noire du renseignement américain, est toujours à Moscou. Dès lors, rien d'étonnant à ce que Washington multiplie les provocations vengeresses à l'encontre de la Russie.
La réaction russe
La Russie a « catégoriquement » rejeté les accusations dont elle est l'objet, les jugeant « indécentes ». A titre de réciprocité, Sergueï Lavrov, le ministre des Affaires étrangères à immédiatement proposé à Vladimir Poutine de déclarer persona non grata trente et un diplomates de l'ambassade des États-Unis à Moscou et quatre du consulat de Saint-Pétersbourg et de leur interdire l'utilisation d'une maison de campagne dans la banlieue de Moscou et d'un bâtiment leur servant de dépôt dans la capitale. Mais le président russe a déclaré qu'il n'expulserait aucun diplomate américain, souhaitant ne pas répondre à ce « nouveau geste inamical de l'administration américaine sortante » destiné « à déstabiliser plus encore les relations russo-américaines », alors même qu'il attend l'entrée en fonction du nouveau président américain pour rétablir avec lui des relations de confiance entre les deux pays. Donald Trump a salué aussitôt « l'intelligence » du président russe. Force est de constater l'astuce avec laquelle Vladimir Poutine a su éviter le piège tendu par l'administration américaine, désamorçant ainsi une crise aurait pu provoquer une tension majeure.
Le psychodrame sur le prétendu mais non étayé piratage russe n'a pas peut-être pas encore atteint son paroxysme, car il reste trois semaines avant l'investiture de Donald Trump. Mais déjà, cette affaire, dans laquelle le grotesque le dispute à l'absurde, s'affirme comme l'une des histoires les plus surréalistes des relations internationales contemporaines.
Conséquence de la croissance exponentielle des supports d'information (internet, réseaux sociaux, médias audiovisuels) depuis le milieu des années 1990, puis de l'entrée en scène des Spin Doctors à partir de 2002, le monde est entré dans une nouvelle ère de manipulation de l'information et des opinions. La combinaison d'un Storytelling efficace et de la maîtrise des canaux de communication internationaux permet de faire apparaître le faux encore plus vrai que le vrai[12]. Les justifications fantaisistes de l'invasion de l'Irak en 2003, le « roman » des « révolutions » arabes à partir de 2011, les présentations faussées de la crise ukrainienne et du conflit syrien n'en sont que les illustrations les plus visibles.
En accusant le Kremlin de vouloir pour manipuler et détruire la démocratie américaine, une partie de l'Establishment d'outre-Atlantique s'est lancée dans une tentative aussi pathétique que desespérée ayant pour but de permettre à ses membres de conserver leurs postes et de poursuivre la politique internationale de tension qu'ils ont mis en place depuis le début des années 2000, la seule qui, à leurs yeux, permette d'assurer la pérennité de la domination politique et économique des Etats-Unis sur le monde.
Eric Denécé
01-01-2017
Voir aussi :
Pierre-Emmanuel Barré - Longue vie à Manuel Valls
Pierre-Emmanuel avait une bonne résolution : ne plus souhaiter la mort des politiciens en 2017
... Et Manuel Valls a présenté son programme pour les primaires socialistes.
mardi 3 janvier 2017
New York : L'artiste sataniste Marina Abramovic fête ses 70 ans [vidéo]
![]() |
| La poupée Barbie "Marina Abramovic" |
(Vidéo en anglais)
Exemple d'une "performance artistique" d'Abramovic, consistant apparemment à humilier un homme noir dénudé et barbouillé de peinture blanche la nuit dans un bois (ici en 2013 avec Lady Gaga) :
True Detective - The Clinton Crime Family
Oups! Les médias ont oublié de vous parler de "l'ami et mentor" d'Hillary, l'ancien leader du KKK R. Byrd (R.I.P.)
PS : Pas la peine de vous précipiter à Joué-Club, la poupée Barbie à l'effigie de Marina n'est pas en vente.lundi 2 janvier 2017
Bassam Tahhan : Croissant chiite ou axe de la résistance ?
Analyse de Bassam Tahhan, spécialiste de politique internationale, interviewé par Frédéric Salliot le 2 janvier 2017
dimanche 1 janvier 2017
LE NOUVEL AN EN RUSSIE - Enfants de l'Est
Toute la magie du Nouvel An russe avec l'incontournable Masha
BONNE ANNÉE 2017 A TOUS!
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