jeudi 6 avril 2017

Jacques Sapir : «Le seul candidat à pouvoir tenir face à Marine Le Pen est Jean-Luc Mélenchon»


A trois semaines du premier tour de la présidentielle, on assiste à un rééquilibrage des forces dans une campagne dont il est de plus en plus difficile de prédire l'issue. L’économiste Jacques Sapir décrypte l’évolution de la course à l'Elysée.

Y-A-T'IL UNE CULTURE FRANÇAISE ? Débat avec Charlotte D'Ornellas


Pour la journaliste Charlotte D'Ornellas, dans le discours multiculturaliste d'Emmanuel Macron à Marseille, on constate que parmi les français, ceux qui sont d’origine française sont les seuls qui n’ont pas le droit d’avoir de culture :


L'Heure des Pros du 06/04/2017 par CNEWS

Voir le travail en Syrie de Charlotte D'Ornellas :

Alep libérée !



Philippe Poutou, agent de Macron


La parole à notre ami Regis de Castelnau qui dégonfle avec brio la nouvelle coqueluche des médias (et de Bayrou)  : l'idiot utile trotskiste Poutou.
Il a été parfait pour eux en sortant ses "punchlines" soigneusement préparées sur les affaires de Fillon et Le Pen tout en préservant soigneusement l'ex banquier Rothschild de la moindre attaque. Il a ensuite défendu héroïquement l'UE contre les méchants "populistes", en faisant passer l'idée que "si les gens sont dans la galère, c'est pas à cause de l'Europe".
Les médias ont littéralement adoré.



Le camarade Poutou préfère diffamer et tourner en ridicule François Asselineau qu'attaquer le candidat Macron soutenu par les lobbies et la haute finance, c'est moins risqué pour le financement de son groupuscule "anticapitaliste". (Bertrand Riviere)


Le trotskiste folklorique préféré des bobos

Par Régis de Castelnau

Le lendemain du débat de mardi, le mainstream macroniste multipliait les spasmes de ravissement concernant la prestation de Philippe Poutou. Relayé par le gauchisme mondain, s’esbaudissant sur la « performance » de Philippe Poutou et la saluant de sonores « bravo camarade ! Merci camarade ! » Pour avoir rejoint Benoît Hamon, dans la volonté de foutre l’immunité parlementaire par-dessus bord alors qu’elle est une conquête démocratique. Trop transgressif ! Pour avoir défendu l’UE. Trop internationaliste ! Pour avoir refusé d’être sur la photo de groupe. Trop rebelle ! Pour être venu ostensiblement en pyjama débraillé sur le plateau. Trop rigolo !

Mais la vraie raison est ailleurs, Philippe Poutou ayant soigneusement fait ce pourquoi, trotskiste folklorique, il est à chaque élection présidentielle et disparaît entre-temps. Cette fois-ci c’était donner un coup de main à Macron. Et au passage si possible piquer des voix à Jean-Luc Mélenchon.

L’immunité parlementaire est une « immunité ouvrière »

Revenons d’abord sur la séquence qui plonge les petits-bourgeois dans le ravissement. Regardant alors François Fillon et Marine Le Pen jusqu’à présent protégés par leur immunité parlementaire, non pas des poursuites, mais des mesures de coercition rêvées par les très impartiaux PNF et Pôle financier, Philippe Poutou a lancé : « lorsque je suis convoqué au commissariat, je ne suis pas protégé par une immunité ouvrière ».

Et les ignorants de s’esclaffer. Mais ce n’est pas l’attitude de la juridiction d’exception acharnée à aider Macron à être élu qui lui pose un problème, c’est l’existence de l’immunité parlementaire. Dites donc Monsieur Poutou si vous étiez parlementaire vous en bénéficieriez, et heureusement. L’immunité parlementaire, principe démocratique issue de la séparation des pouvoirs, existe pour que l’élu du peuple puisse exercer librement son mandat. À l’abri des pressions de l’exécutif et du judiciaire. Ce n’est pas un sauf-conduit pour pouvoir commettre des infractions, cette présentation est stupide. C’est l’Assemblée elle même qui peut la lever. Mais avec Poutou, plus besoin d’élections et de mandat populaire, ce sont Eliane Houlette et Serge Tournaire qui doivent décider qui peut siéger. Lorsque les organisations ouvrières faisaient élire des députés, l’immunité parlementaire était un outil précieux qui les mettait à l’abri de l’arbitraire. Cette immunité est une conquête démocratique, qui est bien une « immunité ouvrière » lorsqu’elle protège des « parlementaires ouvriers ». Et pour qui connaît l’histoire du mouvement social, ce qui n’est pas le cas de Philippe Poutou, cette disposition a été précieuse à plusieurs reprises.

Il y a ensuite l’amour partagé avec Nathalie Arthaud de l’Union européenne, euro-enthousiasme qui repose sur le postulat selon lequel le Capital européen a atteint son stade suprême d’intégration via l’UE et doit donc être combattu par le monde du travail à l’échelle européenne. Alors que c’est justement l’incapacité de l’UE à réguler la compétition entre les bourgeoisies européennes qui rend l’UE obsolète. Cet aveuglement pour un soi-disant marxiste de l’évidence selon laquelle c’est d’abord sur le terrain national qu’il faut combattre le capitalisme national est caractéristique d’une étonnante capacité à l’ineptie politique. (...)
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La tristesse et la honte

Devant l'ambassade de France à Moscou, le lendemain de l'attaque du Bataclan.
Je reprends ici le billet de Jacques Sapir sur son blog que je partage à 100% et je me joins à lui pour redire ma solidarité et mon amitié au peuple russe et aux victimes. 

L’attentat meurtrier du métro de Saint-Pétersbourg a donc fait au total 14 victimes. Résidant actuellement à Moscou, j’ai suivi avec attention les réactions de la population. On sent la tristesse, mais aussi la colère et une froide détermination. Dans le métro de Moscou, quelques sourires sont échangés avec les agents de sécurité et les forces de l’ordre, mais rien d’ostentatoire. Ici, on souffre en silence, on se recueille, on se prépare. Certains sont persuadés que ces attentats ne sont que le début d’une longue série. D’autres plus dubitatifs, les attribuent à un commando isolé. Mais, tous savent que la lutte contre le terrorisme sera longue, difficile, et qu’elle sera sans pitié.

Les russes que j’ai pu côtoyer, dans le métro comme à l’université où je donne actuellement des cours, sont déterminés. On pourrait prendre leur calme pour de l’indifférence ; ce serait cependant faire une profonde erreur. Ils sont sensibles aux gestes de compassion de l’étranger, au message du Président Trump comme aux manifestations qui ont eu lieu à Tel-Aviv. Nul ne me parle de la France. On a de la pudeur ici, et l’on ne veut pas insulter des amis, même si l’indifférence des autorités françaises tranche avec la réaction des moscovites lors des attentats de Paris, que ce soit celui de janvier 2015 ou celui de novembre de cette même année. Tout juste un collègue me rappelle la mémoire de Bernard Maris, mort à la rédaction de Charlie-Hebdo. Il n’est pas besoin d’insister, car une immense honte m’emplit.

Une honte indicible que Mme Hidalgo n’ait nullement fait allumer la tour Eiffel aux couleurs de la Russie ou, à tout le moins, n’ait fait un geste symbolique depuis la mairie de Paris. Une honte indicible que notre gouvernement, que notre Ministre des Affaires Etrangères, que notre Premier-ministre, que notre Président, n’aient pas fait de déclarations publiques. S’ils en on fait, alors ce fut dans une discrétion toute diplomatique car nous n’en avons eu ici, à Moscou, aucune trace. Pourtant, la télévision s’empresse d’accumuler les messages de solidarité, de Russie et de l’étranger, alors que les éditions spéciales des journaux télévisés occupent toutes les chaines. Alors, sans doute un message, froid et aux mots chichement mesurés, viendra dans la journée ou demain. Et les autorités russes, s’en en être dupe, l’accepteront parce que la diplomatie est un jeu pratiqué par tous. Mais, n’ayons crainte, elles n’oublieront pas ce manque ostentatoire de compassion venant des femmes et des hommes qui prétendent nous diriger.

Oui, je suis empli d’une honte indicible qu’une logique inspirée du temps de la Guerre Froide sépare les « bons » des « mauvais » morts. Oui, je suis empli de honte que des dirigeants confondent des oppositions politiques, qu’elles soient justifiées ou non, avec la plus élémentaire humanité. Je suis triste pour ce que cela révèle de mon pays, et de sa classe politique. Mais je sais que, au fond de nous, nous sommes nombreux à partager cette honte et cette tristesse, et que nos pensées sont avec le peuple russe et les victimes de cet attentat.

mercredi 5 avril 2017

Eurovision 2017 : BIENVENUE EN UKRAINE ! [Clip NON-OFFICIEL]


« Européens, nous attendons votre visite! » - la véritable vidéo promotionnelle pour l'Eurovision à Kiev (PARODIE) (S/T FR)

lundi 3 avril 2017

Le veau d’or est toujours debout - Pierre Jovanovic (avril 2017)


Planche à billet, candidature Macron, voyage au pays de l’extrême banque.
Olivier Pichon reçoit Pierre Jovanovic.

L' euro va t'il tuer l'Europe ? 100% Econoclastes #3

L' euro va t'il tuer l'Europe ? 100% Econoclastes n°03 Avec Philippe Béchade, Olivier Berruyer, Olivier Delamarche, Pierre Sabatier et Jean-Pierre Corbel.

samedi 1 avril 2017

PIERRE JOVANOVIC : LES ELECTIONS PRÉSIDENTIELLES SONT MANIPULÉES


Planetes360

Le coût d’un maintien dans l’euro PAR JACQUES SAPIR




L’Union européenne traverse aujourd’hui crise majeure. Ceci a pu être constaté dans l’absence total d’enthousiasme avec lequel furent célébrés les soixante ans du Traité de Rome. L’union européenne ne fait plus recette.

A l’origine de cette crise on trouve l’Euro, qui déséquilibre économiquement l’UE et la rend incapable d’intégrer au moins une partie des réfugiés qui se pressent à ses portes. Pourtant, la monnaie unique se voulait le couronnement de la construction européenne. En réalité, elle cause son déclin, elle provoque sa ruine et elle pourrait la conduire à la mort. Elle corrode les fondations économiques et sociales des pays qui l’ont adopté, elle met à mal le modèle social et elle s’avère contradictoire avec la démocratie. La monnaie unique suscite aussi, peu à peu, la montée de comportements tyranniques, un gouvernement de règles qui s’oppose au gouvernement des lois votées par les Parlements. C’est cela qui produit en réaction, mais qui aussi justifie, une vague dite « populiste » sans précédent et sans égal.

Seule l’Allemagne semble y échapper ; ce n’est pas un hasard. L’Euro a été conçu par et pour l’Allemagne. Permettant une sous-évaluation de la monnaie allemande, sous évaluation qui a été évaluée à -15% par rapport à ce que devrait être le taux de change d’un Deutsch Mark maintenu, l’Euro entraine aussi une surévaluation des monnaies de pays comme la France, l’Italie[1] et l’Espagne[2]. Cela se traduit par l’énorme excédent commercial structurel de l’Allemagne au détriment de ses voisins, un excédent commercial qui porte en lui la fin de l’Union européenne.

Graphique 1



Sources : base de données du FMI (octobre 2016)

Cet excédent aurait dû produire une réévaluation de la valeur de la monnaie allemande, tout comme il aurait, normalement, conduit à la dépréciation de la valeur des autres monnaies par rapport à la monnaie allemande. Or, ceci est impossible du fait de l’Euro dont le fonctionnement ici s’apparente aux parités de change du « bloc-Or » de sinistre mémoire dans les années 1920 et 1930. Ce « bloc-Or », encensé par les uns, mais décriés par les autres, fut un des principaux propagateurs de la crise de 1929 en Europe.

L’Allemagne avait ainsi une balance commerciale déficitaire de -1,4% du PIB en 1999 ; elle se retrouve avec un excédent de plus de 8% en 2015. Surtout, cet excédent ne cesse de s’accroître depuis l’introduction de l’Euro. Les crises désormais sont permanentes depuis 2010. Elles conduisent a des politiques budgétaires stupidement restrictives adoptées pour « sauver l’Euro », qui entrainent une chute historique des investissements pesant non seulement sur la croissance mais sur le bien-être des populations. Les crises à répétition entre les pays de l’UE les dressent les uns contre les autres, et menacent la coopération européenne comme jamais auparavant. L’Euro constitue un défi et un danger pour l’état d’esprit européen. Le constat est désormais partagé par de nombreux économistes. Qu’il s’agisse de Lord Mervyn King, l’ancien gouverneur de la Bank of England ou Banque centrale du Royaume-Uni, qui vient de publier un livre[3] où il étrille l’Euro, de plusieurs prix Nobel, dont Joseph Stiglitz[4], ou d’un livre co-écrit par plusieurs économistes[5] – tous pensent de même. De fait, le nombre d’économistes de renom aujourd’hui opposés à l’Euro ne cesse de monter.

Ils ne sont pas les seuls. Des politiques de premier plan, comme Oskar Lafontaine (ex dirigeant du SPD et fondateur du parti Die Linke[6]), Stefano Fassina, ancien ministre du gouvernement de centre-gauche en Italie[7], ont joint leur voix aux critiques. Ces critiques sont le versant policé de la montée des mouvements populistes dans les différents pays européens, que ce soit le Mouvement 5 étoiles en Italie, PODEMOS en Espagne, le Front National en France, ou des mouvements similaires au Pays-Bas et même en Allemagne (avec l’AfD qui vient d’entrer dans le parlement de la Sarre à l’occasion des élections régionales allemandes). Et cela nous mène à une question évidente: pourquoi donc l’Euro a-t-il été mis en place ?

(...) Lire la suite sur le blog de Jacques Sapir