vendredi 8 janvier 2010

Emeutes de 2005 : les étonnantes révélations d'Udo Ulfkotte


Le livre "Der Krieg im Dunkeln" d'Udo Ulfkotte paru en 2008 en Allemagne mais toujours pas traduit en français est consacré aux activités récentes des principaux services secrets de la planète.
On y trouve quelques "révélations" surprenantes à propos du célèbre MOSSAD israélien. Enfin, peut-être pas forcément si surprenantes que ça, en fait...

Extraits de l'article de Maurice Deschamps paru dans scriptoblog à propos du livre d'Ulfkotte :

Pages 81 et 82 de l’édition actualisée de 2008, on trouve en effet, entre autres choses, les passages suivants :

« Pendant que le service du MOSSAD nommé ‘Action et Relation Politiques' dirige les contacts à l’étranger avec les structures diplomatiques et les ‘résidences’ des services secrets, les départements ‘Opérations Spéciales’ et ‘Guerre Psychologique’ sont compétents par exemple pour susciter des commentaires tendancieux dans les médias.»

Jusque là, rien de grave. C’est après que ça se gâte…

« Ces départements, » nous dit-on en effet, « ont été très actifs pendant les émeutes en France en novembre 2005. »

Bigre. Actifs ? Mais encore.

D’après Udo Ulfkotte, auteur de « Der Krieg im Dunkeln », des agents provocateurs à la solde du MOSSAD ont été actifs dans les villes de Rouen, Lille, Nice, Dijon, Strasbourg, Bordeaux, Marseille, Rennes, Pau, Orléans et Toulouse. Depuis ces villes, les émeutes se sont répandues à travers le territoire par imitation.

Une question qui vient immédiatement à l’esprit, c’est : et qu’est-ce qui permet à monsieur Ulfkotte d’être si catégorique ? Eh bien, d’après lui, « dans les cercles du renseignement occidental », on observe « depuis longtemps » que le MOSSAD cherche à susciter un violent sentiment anti-arabe en France, en instrumentalisant les difficultés de l’immigration nord-africaine. Des « cercles » ? Mais lesquels ? Ulfkotte précise que ses renseignements viennent de membres des services secrets allemands et anglais, qui auraient identifié, dans les villes citées, en arrière-plan des émeutes, des agents provocateurs du MOSSAD.

Et Ulfkotte d’ajouter que ces agents provocateurs trouvèrent un terrain propice après les déclarations du ministre de l’Intérieur Sarkozy concernant le « karcher » et les « racailles », et que, en outre : « C’est certainement un hasard que Nicolas Sarkozy soit issu d’une famille de confession juive et c’est tout aussi certainement involontairement qu’il a dressé, par ses paroles provocatrices, l’opinion contre une certaine partie de la population, en France. »


Info ou intox ?
Difficile de le dire.

A chacun de se faire son opinion.

jeudi 7 janvier 2010

Fight your real enemy


Mike Prysner, jeune vétéran de la guerre d'Irak, lors d'un récent colloque organisé par l'association "Vétérans d'Irak contre la guerre" (IVAW) appelle la population à la lucidité.

mercredi 6 janvier 2010

Crise économique et déclin de l'empire au pays du soleil levant


Le 20 octobre 2009, Emmanuel Todd était l'invité d'une conférence à l'université de Kyoto dont le thème était :"La Crise économique mondiale et le Déclin de l'Empire américain". L'occasion pour lui de faire un exposé d'une quarantaine de minutes suivi d'une discussion/débat avec le professeur japonais Keishi Saeki :


mardi 5 janvier 2010

Yemen : "Tiens, y a des musulmans qui s'agitent. Tapons leur sur la gueule pour se soulager!"



Le 4 janvier 2010, sur France 3,
Emmanuel Todd décrypte l'attitude des dirigeants occidentaux à propos du Yemen.

Le retour des idots utiles



Dans son blog, Bertrand Renouvin, au détour d'un excellent article à propos de la récente interview d'Emmanuel Todd publiée par Le Monde, rappelle à juste titre les propos d'Albert Paxton qui en 1994, pointait déjà avec une admirable prescience les risques d'émergence d'un nouveau fascisme :

"Le grand historien américain écrivait que « le fascisme est un système d’autorité et d’encadrement qui, dans la représentation qu’il fait de lui-même, promet de renforcer l’unité, l’énergie et la pureté d’une communauté moderne, c’est-à-dire déjà consciente d’elle-même en face d’autres communautés et déjà capable d’exprimer une opinion publique ». Et d’ajouter : « un fascisme authentique aux Etats-Unis serait pieux et anti-Noirs ; en Europe occidentale, laïque et antisémite, voire antimusulman ; et en Europe de l’Est clérical et slavophile ». Quinze ans plus tard, il est permis d’écrire qu’en France, le nouveau fascisme serait laïc et antimusulman. Comme l’ancien, il rallierait donc beaucoup de gens de gauche."


A lire, relire et méditer...

Le blog de Bertrand Renouvin

mardi 29 décembre 2009

"Ce que Sarkozy propose, c'est la haine de l'autre"


Démographe et historien, Emmanuel Todd, 58 ans, est ingénieur de recherche à l'Institut national d'études démographiques (INED).

Inspirateur du thème de la fracture sociale, repris par Jacques Chirac lors de sa campagne présidentielle de 1995, il observe depuis longtemps la coupure entre élites et classes populaires. Il livre pour la première fois son analyse du débat sur l'identité nationale. Sans dissimuler sa colère. "Si vous êtes au pouvoir et que vous n'arrivez à rien sur le plan économique, la recherche de boucs émissaires à tout prix devient comme une seconde nature", estime-t-il.


Que vous inspire le débat sur l'identité nationale ?

Je m'en suis tenu à l'écart autant que possible, car ce débat est, à mes yeux, vraiment pervers. Le gouvernement, à l'approche d'une échéance électorale, propose, je dirais même impose, une thématique de la nation contre l'islam. Je suis révulsé comme citoyen. En tant qu'historien, j'observe comment cette thématique de l'identité nationale a été activée par en haut, comme un projet assez cynique.

Quelle est votre analyse des enjeux de ce débat ?

Le Front national a commencé à s'incruster dans le monde ouvrier en 1986, à une époque où les élites refusaient de s'intéresser aux problèmes posés par l'intégration des populations immigrées.

On a alors senti une anxiété qui venait du bas de la société, qui a permis au Front national d'exister jusqu'en 2007. Comme je l'ai souligné dans mon livre, Le Destin des immigrés (Seuil), en 1994, la carte du vote FN était statistiquement déterminée par la présence d'immigrés d'origine maghrébine, qui cristallisaient une anxiété spécifique en raison de problèmes anthropologiques réels, liés à des différences de système de moeurs ou de statut de la femme. Depuis, les tensions se sont apaisées. Tous les sondages d'opinion le montrent : les thématiques de l'immigration, de l'islam sont en chute libre et sont passées largement derrière les inquiétudes économiques.

La réalité de la France est qu'elle est en train de réussir son processus d'intégration. Les populations d'origine musulmane de France sont globalement les plus laïcisées et les plus intégrées d'Europe, grâce à un taux élevé de mariages mixtes. Pour moi, le signe de cet apaisement est précisément l'effondrement du Front national.

On estime généralement que c'est la politique conduite par Nicolas Sarkozy qui a fait perdre des voix au Front national...

Les sarkozystes pensent qu'ils ont récupéré l'électorat du Front national parce qu'ils ont mené cette politique de provocation, parce que Nicolas Sarkozy a mis le feu aux banlieues, et que les appels du pied au FN ont été payants. Mais c'est une erreur d'interprétation. La poussée à droite de 2007, à la suite des émeutes de banlieue de 2005, n'était pas une confrontation sur l'immigration, mais davantage un ressentiment anti-jeunes exprimé par une population qui vieillit. N'oublions pas que Sarkozy est l'élu des vieux.

Comment qualifiez-vous cette droite ?

Je n'ose plus dire une droite de gouvernement. Ce n'est plus la droite, ce n'est pas juste la droite... Extrême droite, ultra-droite ? C'est quelque chose d'autre. Je n'ai pas de mot. Je pense de plus en plus que le sarkozysme est une pathologie sociale et relève d'une analyse durkheimienne - en termes d'anomie, de désintégration religieuse, de suicide - autant que d'une analyse marxiste - en termes de classes, avec des concepts de capital-socialisme ou d'émergence oligarchique.

Le chef de l'Etat a assuré qu'il s'efforçait de ne pas être "sourd aux cris du peuple". Qu'en pensez-vous ?

Pour moi, c'est un pur mensonge. Dans sa tribune au Monde, Sarkozy se gargarise du mot "peuple", il parle du peuple, au peuple. Mais ce qu'il propose aux Français parce qu'il n'arrive pas à résoudre les problèmes économiques du pays, c'est la haine de l'autre.

La société est très perdue mais je ne pense pas que les gens aient de grands doutes sur leur appartenance à la France. Je suis plutôt optimiste : quand on va vraiment au fond des choses et dans la durée, le tempérament égalitaire des Français fait qu'ils n'en ont rien à foutre des questions de couleur et d'origine ethnique ou religieuse !

Pourquoi, dans ces conditions, le gouvernement continue-t-il à reprendre à son compte une thématique de l'extrême droite ?

On est dans le registre de l'habitude. Sarkozy a un comportement et un vocabulaire extrêmement brutaux vis-à-vis des gamins de banlieue ; il les avait utilisés durant la campagne présidentielle tandis qu'il exprimait son hostilité à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne dans un langage codé pour activer le sentiment antimusulman. Il pense que cela pourrait marcher à nouveau.

Je me demande même si la stratégie de confrontation avec les pays musulmans - comme en Afghanistan ou sur l'Iran - n'est pas pour lui un élément du jeu intérieur. Peut-être que les relations entre les Hauts-de-Seine et la Seine-Saint-Denis, c'est déjà pour lui de la politique extérieure ? On peut se poser la question...

Si vous êtes au pouvoir et que vous n'arrivez à rien sur le plan économique, la recherche de boucs émissaires à tout prix devient comme une seconde nature. Comme un réflexe conditionné. Mais quand on est confronté à un pouvoir qui active les tensions entre les catégories de citoyens français, on est quand même forcé de penser à la recherche de boucs émissaires telle qu'elle a été pratiquée avant-guerre.

Quels sont les points de comparaison avec cette période ?

Un ministre a lui-même - c'est le retour du refoulé, c'est l'inconscient - fait référence au nazisme. (Christian Estrosi, le 26 novembre, a déclaré : "Si, à la veille du second conflit mondial, dans un temps où la crise économique envahissait tout, le peuple allemand avait entrepris d'interroger sur ce qui fonde réellement l'identité allemande, héritière des Lumières, patrie de Goethe et du romantisme, alors peut-être, aurions-nous évité l'atroce et douloureux naufrage de la civilisation européenne.") En manifestant d'ailleurs une ignorance de l'histoire tout à fait extraordinaire. Car la réalité de l'histoire allemande de l'entre-deux-guerres, c'est que ce n'était pas qu'un débat sur l'identité nationale. La différence était que les nazis étaient vraiment antisémites. Ils y croyaient et ils l'ont montré. La France n'est pas du tout dans ce schéma.

Il ne faut pas faire de confusion, mais on est quand même contraint de faire des comparaisons avec les extrêmes droites d'avant-guerre. Il y a toutes sortes de comportements qui sont nouveaux mais qui renvoient au passé. L'Etat se mettant à ce point au service du capital, c'est le fascisme. L'anti-intellectualisme, la haine du système d'enseignement, la chasse au nombre de profs, c'est aussi dans l'histoire du fascisme. De même que la capacité à dire tout et son contraire, cette caractéristique du sarkozysme.

La comparaison avec le fascisme, n'est-ce pas excessif ?

Il ne s'agit pas du tout de dire que c'est la même chose. Il y a de grandes différences. Mais on est en train d'entrer dans un système social et politique nouveau, qui correspond à une dérive vers la droite du système, dont certains traits rappellent la montée au pouvoir de l'extrême droite en Europe.

C'est pourtant Nicolas Sarkozy qui a nommé à des postes-clés plusieurs représentantes des filles d'immigrés...

L'habileté du sarkozysme est de fonctionner sur deux pôles : d'un côté la haine, le ressentiment ; de l'autre la mise en scène d'actes en faveur du culte musulman ou les nominations de Rachida Dati ou de Rama Yade au gouvernement. La réalité, c'est que dans tous les cas la thématique ethnique est utilisée pour faire oublier les thématiques de classe.
Propos recueillis par Jean-Baptiste de Montvalon et Sylvia Zappi

Le Monde

dimanche 27 décembre 2009

Nous n'avons rien oublié


Le 27 décembre 2008, en trois minutes, quatre-vingt bombardiers F16 des forces de l’air israéliennes larguaient plus de cent tonnes d’explosifs en allant du nord au sud, de Beit Hanoun jusqu’à Rafah.
C’était le début de l’agression barbare dite « Plomb durci »...

Quelques petits supplétifs de l'état sioniste criminel se sont évertués à "signaler" à Youtube le clip vidéo de la magnifique chanson de Michael Heart que j'avais posté ici-même il y a un an, comme "pouvant comprendre des contenus pouvant offenser certains utilisateurs."
On devine aisément quels utilisateurs...

Peine perdue, des centaines d'internautes tenaces et déterminés s'emploient depuis à ridiculiser la minable tentative de censure sioniste en le diffusant sans relâche pour qu'il puisse être vu par le plus grand nombre (au moins 2 millions de clics à ce jour).
Merci à eux.

La lutte continue.


A blinding flash of white light
Lit up the sky over Gaza tonight
People running for cover
Not knowing whether they're dead or alive

They came with their tanks and their planes
With ravaging fiery flames
And nothing remains
Just a voice rising up in the smoky haze

We will not go down
In the night, without a fight
You can burn up our mosques and our homes and our schools
But our spirit will never die
We will not go down
In Gaza tonight

Women and children alike
Murdered and massacred night after night
While the so-called leaders of countries afar
Debated on who's wrong or right

But their powerless words were in vain
And the bombs fell down like acid rain
But through the tears and the blood and the pain
You can still hear that voice through the smoky haze

We will not go down
In the night, without a fight
You can burn up our mosques and our homes and our schools
But our spirit will never die
We will not go down
In Gaza tonight