mercredi 31 août 2016

Ukraine, deux ans après



Deux ans après le début du conflit en Ukraine, le moment est venu de faire un bilan provisoire. La poussière des événements est suffisamment retombée pour qu'on puisse en reconstituer la trame. Peu à peu, grâce aux enquêtes réalisées par des observateurs avisés comme le dénonciateur de l'Irangate et Prix Pulitzer Robert Parry, la vérité commence à se faire jour.

Et comme d'habitude, elle n'est pas très reluisante. La belle histoire de la révolution populaire qui jette à bas un régime honni et corrompu apparaît dans sa réalité crue: ce n'était qu'une fiction, une fable habilement tissée pour tromper un public avide de contes qui finissent bien.

Souvenez-vous du crash du vol MH 17 qui a fait près de 300 morts en juillet 2014 et semé l'effroi dans le monde entier, dont John Kerry déclara qu'il était dû à un missile "probablement russe" et qui servit de prétexte au second train de sanctions économiques contre la Russie. Deux ans après, toujours aucune preuve malgré les promesses. Les résultats de l'enquête ne sont toujours pas publiés et les Etats-Unis, dont les satellites espions arrivent pourtant à lire les plaques de nos voitures, refusent de livrer leurs images aux enquêteurs alors que le SBU, le service secret ukrainien, multiplie les cajoleries envers les experts occidentaux chargés du dossier.

Souvenez-vous des fameux tirs de la police qui avaient décimé les manifestants "pacifiques" de la place Maidan en février 2014. Ici aussi, on nous a promis une enquête. Toujours sans résultat. Les arbres et le mobilier de rue qui avaient reçu des impacts de balle et auraient permis de repérer l'origine des tirs ont été détruits par le nouveau régime alors que les vidéos montrent que ces tirs visaient aussi bien les manifestants que les policiers qui les combattaient, dans le but de pousser ces derniers à réagir et à tirer sur la foule qui leur faisait face. À l'examen, il ressort que le procureur et les responsables de service de police chargés de l'enquête sont des agents zélés du nouveau pouvoir et d'anciens militants des mouvements d'extrême droite actifs dans le service d'ordre de Maidan. Qui sait que Andriy Paruby, aujourd'hui chef du Conseil de sécurité d'Ukraine et qui paradait comme un grand démocrate devant les télévisions occidentales en sa qualité de chef du "service d'auto-défense" de Maidan, est le cofondateur du parti national-social d'Ukraine qui a donné naissance au parti d'extrême-droite Svoboda en 2004? Et que son organisation de jeunesse, "Patriote ukrainien" est une composante du mouvement paramilitaire Secteur Droit?

De fait, il apparaît désormais que le mouvement de Maidan, loin d'être l'expression démocratique et spontanée d'un peuple en colère, a été encadré, géré et organisé par les leaders des réseaux ultra-nationalistes originaires de l'ouest de l'Ukraine. La plupart de ses membres ont été formés dans les camps de jeunesse d'extrême droite qui ont proliféré dans les années 2000 et transportés par cars jusqu'à Kiev. Les photos et films non censurés des manifestations de Maidan montrent une abondance d'insignes, de symboles et de portraits de nationalistes héritiers des partis qui ont dirigé l'Etat ukrainien mis en place par les nazis. Quant aux références antisémites, encore nombreuses au début du mouvement, elles ont été soigneusement expurgées afin de ne pas braquer les néoconservateurs américains proches d'Israël et les médias occidentaux.

De même, le passé compromettant des nouvelles autorités a été gommé afin de leur redonner une nouvelle virginité. Qui se souvient que le président Porochenko, présenté comme un simple homme d'affaires à succès, a été ministre aussi bien dans le gouvernement corrompu du tandem Yushchenko-Timoshenko que dans celui du président Yanukovitch? Il n'y a décidément pas que Staline qui retouchait les photos...

De fait, la formation idéologique des "héros" de Maidan qui occupent aujourd'hui les postes les plus en vue du gouvernement s'inspire directement des ultra-nationalistes des années 1920-1940 et des collaborateurs du régime ukrainien qui a exterminé les juifs et les Polonais de Volhynie en 1941-1944 - armée insurrectionnelle d'Ukraine (UPA), organisation des nationalistes ukrainiens de Stepan Bandera (OUN-B) - et de théoriciens racistes comme Yaroslav Stetsko, ancien premier ministre de l'Etat ukrainien en 1941 et partisan des "méthodes allemandes de dépopulation juive excluant leur assimilation".

Les recherches montrent que nombre de ces dirigeants nationalistes ont émigré en Europe et aux Etats-Unis à la fin de la Deuxième Guerre mondiale et qu'ils ont ensuite servi de relais avec les groupes de pression occidentaux jusqu'à leur prise du pouvoir en 2014. On peut citer comme exemples la femme de l'ancien président orange Yushchenko et Nadia Diuk, vice-présidente de National Endowment for Democracy et proche de l'actuelle secrétaire d'Etat américaine Victoria Nuland, celle qui a mis au pouvoir l'ex-premier ministre Iatseniuk après Maidan.

Mais arrêtons-là. Le plus déplaisant de toute cette affaire, ce n'est ni d'avoir été trompé ni qu'on nous ait vendu des manifestants fascisants comme de bons démocrates - après tout chacun peut évoluer - mais que rien n'ait changé dans le pays. Jusqu'à quand supporterons-nous que les oligarques et la corruption continuent à sévir, que l'actuel président renie sa promesse de vendre ses entreprises, que des obus continuent à être tirés sur les populations civiles du Donbass sous prétexte de "provocations rebelles"? Il serait temps que les médias et les dirigeants européens mettent fin à cette stupéfiante hypocrisie.

Source : guymettan.blog.tdg.ch

Voir aussi :

Porochenko selon le Département d'Etat US : "Our Ukraine insider" (Wikileaks)

Près d'un tiers des Français pourraient voter pour un candidat royaliste au premier tour de l’élection présidentielle (Sondage BVA)


(Pour que les choses soient bien claires, je précise une fois de plus que cet article est publié pour info et n'est pas le reflet particulier des opinions du Blogue Noir de Brocéliande qui sont totalement neutres à ce sujet puisque je ne suis rattaché a aucun parti, ni de droite, ni de gauche, ni aucune tendance, qu'elle soit royaliste ou républicaine...)

Selon un sondage réalisé par l'institut BVA, 17% des Français seraient favorables à ce que la fonction de Chef de l’Etat en France soit assumée par un roi.

En revanche, 29% des Français pourraient voter pour un candidat royaliste au premier tour de l’élection présidentielle

En ce qui concerne le vote potentiel en faveur d’un candidat royaliste au premier tour de l’élection présidentielle, 5% des Français déclarent pouvoir « certainement » voter pour un candidat royaliste au premier tour de l’élection, et 24% de Français répondent « oui peut-être », le total de personnes pouvant voter pour un candidat royaliste s’élève donc à près de 3 sur 10 (29%), soit une progression de 9 points depuis 2007.


L'image de la monarchie s'est sensiblement améliorée depuis le dernier sondage BVA de 2007 sur le sujet.

On constate ainsi que 39% des Français anticipent des conséquences plutôt positives pour l’unité nationale (+16 pts) et 37% pour la stabilité du gouvernement (+14 pts) si un roi devait exercer la fonction de Chef d’Etat.

Les progressions sont sensibles également sur l’image de la France dans le monde (31% ; +7 pts), la place de la France dans l’Union Européenne (24% ; +4 pts) et les libertés individuelles (22% ; +5 pts).



Source : BVA

samedi 27 août 2016

Comment l’Occident a contribué à créer "l’État Islamique"

5 enfants de l'EI (Ouzbek, Kurde,Tunisien, Britannique, Égyptien) exécutent des prisonniers à Raqqa  (Source: B.Kimyongur)

Un travail d'enquête passionnant et richement sourcé qui mérite d’être lu et partagé au maximum :

Par Maxime Chaix

En armant le Front al-Nosra dès 2012, les services secrets occidentaux et leurs alliés proche-orientaux ont directement et massivement soutenu le futur « État Islamique », comme je tente de le démontrer dans ma dernière analyse sur le conflit syrien. Publiée sur le site Contrepoints.org, elle inclut de brèves mais percutantes interventions du spécialiste de la Syrie Fabrice Balanche et du député PS Gérard Bapt. Je les remercie d’avoir pris le temps de répondre à mes questions, et je vous encourage à diffuser largement cet article si vous estimez qu’il est digne d’intérêt.

Le site du magazine Foreign Policy vient de publier une enquête particulièrement instructive sur la rencontre qui a conduit à la séparation entre le Front al-Nosra – la branche syrienne d’al-Qaïda dirigée par Abou Mohammed al-Joulani –, et le réseau qui était alors connu sous le nom d’État Islamique en Irak (EII). Dans cet article, Foreign Policy nous détaille cette rencontre cruciale entre d’importants commandants jihadistes, dont Abou Bakr al-Baghdadi, qui était alors le leader de l’EII, et Abou Omar al-Shishani, le chef militaire de Daech qui a été tué par une frappe de l’U.S. Air Force en juillet 2016. Initialement, al-Shishani avait été formé par des instructeurs du Pentagone lorsqu’il combattait au sein des Forces spéciales géorgiennes en 2006. Décrit comme un « élève star » à cette époque, il avait combattu l’armée russe en 2008 lors du conflit en Ossétie du Sud. En 2013, avec les miliciens du mouvement jihadiste qu’il avait fondé, le Jaish al-Muhajireen wal-Ansar, il a joué un rôle déterminant dans la prise de la base aérienne de Menagh, au nord d’Alep. Il recevait alors ses ordres du colonel Okaidi, un commandant de l’Armée Syrienne Libre (ASL) soutenu par les États-Unis et la Grande-Bretagne qui, de son propre aveu, entretenait des relations « fraternelles » avec les extrémistes du Front al-Nosra et de l’État Islamique en Irak et au Levant (EIIL). Cette même année 2013, Abou Omar al-Shishani prêta allégeance à l’EIIL, s’imposant rapidement comme le « ministre de la guerre » de Daech. Comme nous le verrons, al-Shishani est loin d’être le seul combattant de cette organisation à avoir bénéficié d’un soutien occidental direct, du moins jusqu’en 2013.

Organisée en avril de cette même année, cette rencontre entre chefs jihadistes a lancé le processus de création de l’« État Islamique », qui fut décrété au mois de juin 2014 par son leader, Abou Bakr al-Baghdadi. Au plan symbolique, elle a conduit au changement de nom de l’EII, qui s’est alors rebaptisé l’EIIL (État Islamique en Irak et au Levant). Interrogé par Foreign Policy, un participant à cette rencontre – surnommé « Abou Ahmad » pour des raisons de sécurité –, décrit le fonctionnement interne de ces milices terroristes. Essentiellement, cet article nous indique que cette rencontre a abouti non pas à une scission entre ces deux organisations, mais à une véritable absorption des combattants, des cadres et des moyens militaires et logistiques du Front al-Nosra par l’EIIL d’al-Baghdadi au printemps 2013. Nous analyserons donc dans quelle mesure les opérations clandestines de la CIA et de ses alliés, dont les services français, ont alimenté dès 2012 la montée en puissance de l’EII au sein d’al-Nosra, donc de ce qui allait devenir l’EIIL en avril 2013, puis l’« État Islamique » en juin 2014.


Printemps 2013 : l’EII absorbe la majorité des moyens humains et militaires d’al-Nosra

Pour le lecteur averti, l’information la plus importante de cet article de Foreign Policy se trouve dans sa conclusion. En effet, lors de la séparation d’avril 2013 entre l’EII et le Front al-Nosra, une « large majorité de commandants et de combattants d’al-Nosra en Syrie ne suivirent pas » leur leader Mohammed al-Joulani – le fondateur d’al-Nosra issu de l’EII, qui durant l’été 2011 avait été envoyé en Syrie par Abou Bakr al-Baghdadi pour y mener le jihad. Au contraire, ces combattants prêtèrent massivement allégeance à al-Baghdadi, se séparant du Front al-Nosra et constituant ce qui allait officiellement devenir l’« État Islamique » en juin 2014. Selon Foreign Policy, « le changement de l’EII vers l’EIIL signifiait que tous les groupes ou factions qui avaient rejoint l’EIIL perdraient leur nom. Pour le Front al-Nosra et son leader, Abou Mohammed al-Joulani, ce développement était un potentiel désastre ; il pouvait signifier la fin de leur influence dans le champ de bataille jihadiste le plus important au monde. Al-Joulani ordonna donc aux combattants d’al-Nosra de ne pas rejoindre l’EIIL, et d’attendre que [le numéro un d’al-Qaïda Ayman] al-Zawahiri se prononce sur qui devait diriger le jihad sur le théâtre de guerre syrien. Une large majorité de commandants et de combattants d’al-Nosra en Syrie ne suivirent pas [al-Joulani]. Lorsqu’Abou Ahmad visita Alep quelques semaines plus tard seulement, environ 90 % des combattants d’al-Nosra dans cette ville avaient déjà rejoint l’EIIL. Les nouveaux soldats de Baghdadi ordonnèrent aux quelques derniers loyalistes d’al-Nosra de quitter l’hôpital d’al-Oyoun, qui avait été jusqu’à présent la principale base d’al-Nosra dans cette ville. “Vous devez partir ; nous constituons al-dawla [l’État] et nous regroupons la vaste majorité des combattants” dirent-ils aux hommes d’al-Nosra, selon Abou Ahmad. “Donc ces quartiers généraux nous appartiennent.” Partout dans le Nord de la Syrie, l’EIIL s’empara des QG d’al-Nosra, des caches de munitions et des dépôts d’armes. Étonnamment, la branche d’al-Qaïda en Syrie devait soudain combattre pour sa survie. Une nouvelle époque démarrait – celle de l’État Islamique. »

Interrogé sur ces informations de Foreign Policy, l’expert de la Syrie Fabrice Balanche confirme leur exactitude, tout en précisant que « ces faits étaient connus à l’époque, mais plutôt du côté des spécialistes ». Selon lui, « entre avril 2013 et janvier 2014, la majorité du Front al-Nosra s’est rangée du côté de l’EIIL. Al-Joulani s’est donc retrouvé en minorité. Le rapport devait être d’un quart de combattants restant loyaux à al-Nosra, contre trois quarts se ralliant à l’EIIL. La majorité des combattants du groupe jihadiste étaient des étrangers, dont beaucoup d’Irakiens. Ils ont donc préféré al-Baghdadi. » D’après ce chercheur, qui travaille actuellement au Washington Institute, « al-Nosra en Syrie regroupait environ 20 000 combattants avant la scission d’avril 2013. Par conséquent, près de 15 000 auraient rejoint l’EIIL et 5 000 seraient restés combattre sous la bannière d’al-Nosra – même si ces chiffres sont approximatifs. Par la suite, al-Nosra s’est renforcé en s’alliant avec d’autres groupes syriens contre l’EIIL. Dans cette histoire complexe, il faut retenir que la guerre entre al-Nosra et l’EIIL fut particulièrement sanglante durant l’hiver 2013-2014. Elle a laissé des traces, ce qui empêche les deux groupes de joindre leurs efforts. » Également interrogé sur cette scission, le député socialiste Gérard Bapt précise que « l’EIIL a ensuite été soutenu par les services spéciaux du prince Bandar pour contrer l’influence des Frères Musulmans qui s’exprimait à travers le Front al-Nosra, une milice appuyée principalement par le Qatar et la Turquie. Les Saoudiens n’imaginaient probablement pas les conséquences d’un tel soutien, avec la proclamation désastreuse de l’État Islamique entre l’Irak et la Syrie en juin 2014. »


Les services secrets saoudiens et la CIA : du jihad afghan au takfir syrien

Rappelons alors qu’en juillet 2012, le prince Bandar était nommé à la tête des services spéciaux saoudiens, ce qui avait été analysé par la plupart des experts comme un signe de durcissement de la politique syrienne de l’Arabie saoudite. Surnommé « Bandar Bush » du fait de sa proximité avec la dynastie présidentielle du même nom, il était ambassadeur à Washington à l’époque des attaques du 11-Septembre. Depuis plusieurs années, cet homme intimement lié à la CIA est accusé par l’ancien sénateur de Floride d’avoir indirectement soutenu certains des pirates de l’air désignés coupables de ces attentats. Après qu’il fut écarté de son poste de chef des services spéciaux en avril 2014, le Guardian souligna que « Bandar avait dirigé les efforts saoudiens visant à mieux coordonner les livraisons d’armes aux rebelles combattant el-Assad en Syrie. Néanmoins, il a été critiqué pour avoir soutenu des groupes islamistes extrémistes, risquant ainsi le même “retour de bâton” que celui des combattants saoudiens d’Oussama ben Laden rentrant au pays après le jihad contre les Soviétiques en Afghanistan dans les années 1980 – une guerre sainte qui avait été autorisée officiellement. » Or, comme à l’époque du jihad afghan, la CIA et les services secrets saoudiens ont étroitement collaboré en Syrie, la grande proximité du prince Bandar avec l’Agence facilitant cette politique clandestine.

En réalité, les relations entre la CIA et les services saoudiens sont littéralement fusionnelles. Début 2016, le New York Times révéla que l’Arabie saoudite avait été « de loin » le principal financeur de la guerre secrète anti-Assad de la CIA, baptisée « opération Timber Sycamore ». Afin de renverser le gouvernement syrien, l’Agence a mobilisé « environ un milliard de dollars » chaque année depuis 2013, dans le cadre de ce que le Washington Post a décrit comme un « plus vaste effort de plusieurs milliards de dollars impliquant l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie », c’est-à-dire les trois États notoirement connus pour soutenir les factions extrémistes en Syrie. En d’autres termes, la CIA a facilité et coordonné dès janvier 2012 les opérations syriennes des services secrets de ces pays, essentiellement financées par les pétrodollars saoudiens. Comme des experts et des journalistes américains l’on expliqué à l’automne 2015, cette guerre secrète aurait pu aboutir au renversement de Bachar el-Assad, essentiellement du fait des pertes infligées à l’armée syrienne par les missiles TOW made in USA. En 2013, sous couvert d’équiper sa garde nationale et son armée de terre, l’Arabie saoudite avait acheté plus de 15 000 missiles TOW à la multinationale américaine Raytheon – soit un investissement de 1,1 milliard de dollars. En réalité, plusieurs milliers de missiles ont été distribués aux rebelles anti-Assad par différents services depuis les « MOC » (Military Operations Centers), des bases secrètes supervisées par la CIA en Turquie et en Jordanie.

Toujours selon le New York Times, « les efforts saoudiens [en Syrie] furent dirigés par le flamboyant prince Bandar ben Sultan, (…) qui demanda aux espions du royaume d’acheter des milliers [de mitrailleuses] AK-47 et des millions de munitions en Europe de l’Est pour les rebelles. La CIA a facilité certains [sic] de ces achats d’armements pour les Saoudiens, dont un vaste deal avec la Croatie en 2012. Durant l’été de cette même année, ces opérations semblaient être hors de contrôle à la frontière entre la Turquie et la Syrie, les nations du Golfe transmettant de l’argent et des armes à des factions rebelles – y compris à des groupes dont les hauts responsables américains craignaient qu’ils soient liés à des organisations extrémistes comme al-Qaïda. » En réalité, malgré ces craintes, la CIA coordonnait clandestinement depuis le mois de janvier 2012 au moins deux réseaux d’approvisionnement en armes financés par les pétromonarchies du Golfe et la Turquie : une série de livraisons aériennes depuis les Balkans, qui a récemment fait l’objet d’une enquête approfondie du BIRN et de l’OCCRP confirmant le rôle central de la CIA dans ce trafic d’armes illégal ; et une autre voie d’approvisionnement maritime depuis la Libye, selon les révélations jamais démenties du journaliste d’investigation Seymour Hersh. Concernant le trafic en provenance des Balkans, seuls cinq médias francophones ayant rapporté cette enquête sont recensés par Google Actualités. Et parmi eux, seuls Mediapart.fr et Bruxelles2.eu ont souligné la coresponsabilité des États-Unis dans ces opérations, contrairement à Liberation.fr, DirectMatin.fr, et LOpinion.fr – qui se sont contentés d’articles laconiques pour traiter ce sujet. (...)


(...) La suite sur : maximechaix.info

Voir aussi :  
 
 
 

vendredi 26 août 2016

Ukraine/Donbass : Les troupes d'élite de la DNR débarquent sur Shirokino!


Pas de panique, les ukrops!
Ce sont des images des manœuvres amphibies de l'armée de la DNR (*) sous le commandement du légendaire héros de la guerre d'indépendance "Guivi" sur les plages de Shirokino à l'Est de Marioupol, plages qui sont déjà sous contrôle de la DNR, bien entendu. 

Une démonstration de force volontairement médiatisée pour bien montrer qu'en cas d'action inconsidérée de la part de Kiev dans ce secteur, la riposte serait foudroyante et qu'il vaudrait mieux éviter de s'y risquer.

Bon courage, en tout cas, aux nazis ukropythèques d'Azov & compagnie dans leurs doux rêves de reconquête du Donbass sous la bannière rouge et noire banderiste.

A mon humble avis, c'est pas gagné! 



(*) Bien sur, je le précise pour les paranoïaques, il ne s'agit en aucune façon de troupes russes mais bien de troupes de la République Populaire de Donetsk (DNR), sinon vous auriez déjà vu ces images partout dans les médias occidentaux! (ben oui, réfléchissez un peu...)

jeudi 25 août 2016

Brexit : Le discours époustouflant de Nigel Farage au meeting de Donald Trump du 24/08/2016 [VOSTFR]

Nigel Farage (à g.) est venu rencontrer Donald Trump
Même s'il ne lui a pas apporté officiellement son soutien, Nigel Farage, surnommé Mr Brexit depuis le jour historique du 23 juin 2016, est venu rencontrer Donald Trump dans le Mississippi et il a prononcé quelques mots lors de son meeting de Jackson.

"What a job!"


 Trad. Bertrand Riviere (N'oubliez pas d'activer les sous-titres)

Cadeau Bonus : Le meeting de Jackson en intégralité (VO non sous-titrée) à partir de 47'30": 


Mr Brexit


La liste indispensable de ceux qui contrôlent l'information (et surtout la DÉSINFORMATION ) en France


Le Monde Diplomatique et Acrimed ont cartographié les actionnaires principaux des groupes de médias français, tous supports confondus (télévision, radio, papier, site internet). Il en ressort que le paysage médiatique français est concentré dans les mains de seulement 38 personnalités, familles, groupes financiers, structures publiques ou fondations.
Leur liste est la suivante :

20 personnalités :
  • Bernard Arnault
  • Pierre Bergé
  • Nicolas Beytout
  • Vincent Bolloré
  • Édouard Coudurier
  • Patrick Drahi
  • Xavier Ellie
  • Philippe Hersant
  • Jean-Sébastien Ferjou
  • Pierre Guyot
  • Pascal Houzelot
  • Arnaud Lagardère
  • Gérard Lignac
  • Xavier Niel
  • Bernard Tapie
  • Claude Perdriel
  • Matthieu Pigasse
  • François Pinault
  • Benjamin de Rothshild
  • Alain Weill
10 familles :
  • Famille Baudecroux
  • Famille Baylet
  • Famille Bettencourt
  • Famille Bouygues
  • Famille Dassault
  • Famille Hurbain (Groupe Rossel)
  • Famille Hutin
  • Famille Lemoine
  • Famille Mohn
  • Famille Saint-Cricq
4 groupes financiers :
  • Crédit Agricole Nord de France
  • Crédit Mutuel
  • Financière Viveris
  • Qatar Investment Authority
3 structures publiques :
  • ARD/ZDF TV publiques allemandes
  • Nethys (possédé par Publifin, possédé par la Province de Liège et des communes associées)
  • République française
1 fondation :
  • Fondation Varenne
 Lire la suite (commentaires) : Agoravox

mercredi 24 août 2016

mardi 23 août 2016

Où est Hillary ? [MàJ]

Ce dessin de Ben Garrison résume bien la campagne d'Hillary
Parce qu' une bonne vidéo est plus parlante que tous les discours :



Of Course...

Par Ben Garrison :

D'après Robert Crumb

Docteur Maboul (Hillary Clinton Edition)
MàJ du 24/08/2016 :

[MàJ : 31/08/2016]
Huh!? C'est quoi cette tenue, Hillary ???

Voir d'autres cartoons : 

De l'humour et des frissons pour les vacances avec les élections US

dimanche 21 août 2016

Analyse de l'actualité géopolitique internationale par Xavier Moreau


Xavier Moreau revient ici sur l'actualité géopolitique internationale.
Il répond aux questions du journaliste indépendant Pierre Antoine pour les sites stratpol.com et les-non-alignes.fr


Entretien réalisé en juillet dernier à Moscou.

mardi 16 août 2016

Faute d'avoir pu instaurer le socialisme pour les 99%, Bernie se paye une résidence secondaire à 600.000 $

Après avoir admis sa défaite et déclaré son soutien à Hillary Clinton, Bernie Sanders s'est offert une belle villégiature pour se consoler.
Selon Seven Days, un journal local du Vermont, le héros de la gauche socialiste démocrate a déboursé 600.000 $ pour une maison dans les îles Champlain situées sur un lac de l'état dont il est toujours sénateur.





Source : Seven Days

dimanche 14 août 2016

Ukraine/Donbass : Les crimes pédophiles d'un bataillon pro-Kiev dénoncés à la TV ukrainienne

Par haine de la Russie, les miliciens ukrainiens du Bataillon Tornado soutiennent ouvertement Daech

Lors d'une émission sur la chaîne TV "112 Ukraine", Tatiana Tchornovol, députée de la Rada du parti "Front populaire", est revenue sur l'affaire Tornado - bataillon de volontaires ukrainiens - qui défraie à nouveau la chronique kiévienne, et dont le procès en cours révèle l'horreur des crimes commis par les psychopathes de ce bataillon spécial engagé par Kiev sur le front du Donbass.

Lors de l'arrestation des membres du bataillon Tornado soupçonnés de divers crimes de guerre, en juin 2015, des photos et vidéos ont été saisies sur leurs téléphones portables prouvant la véracité des accusations portées contre eux. Parmi ces documents - les vidéos des crimes commis en 2014 contre la population civile de la région de Severodonetsk et Lougansk, et notamment des viols sur mineurs et de très jeunes enfants...


Traduction française : Thalie Thalie

Boycottez les jeux pourris par la politique anti-russe!


- (à g.) Darya Klishina (Russie) Saut en longueur, s'entraine aux USA. Aucun contrôle positif dans toute sa carrière. <=


- (à dr.) Shelly-Ann Fraser-Pryce (Jam.) Sprint, s'entraine aux USA. Suspendue 6 mois pour contrôle positif à l'Oxycodone. =>






- Devinez laquelle des deux à été interdite de participer aux jeux de Rio 2016 par l'IAAF* pour cause de dopage ?

Perdu! C'est bien sur la russe...

#BoycottRio2016

(*) Fédération internationale d'athlétisme  


jeudi 4 août 2016

De l'humour et des frissons pour les vacances avec les élections US


C'est la fin de la "saison 8" (puisque c'est devenu l'expression consacrée) du BNDB et le moment est venu pour le Connétable de tomber l'armure et de prendre quelques jours de repos mérités.
Voici donc, comme chaque année un petit numéro spécial vacances avec cette année le sujet principal qui va nous occuper au moins jusqu'en novembre : les élections US!
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Pour suivre l'actualité toujours aussi tragique du Donbass et de l'Ukraine banderiste, n'oubliez pas de vous connecter sur la meilleure source francophone disponible :

ALAWATA - DONBASS!
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De l'humour sur la campagne présidentielle US, donc (désolé si c'est essentiellement de l'humour anti-Clinton, ce n'est pas que j'aime particulièrement Donald Trump, qui ne manque pas de défauts, mais il faut bien contrebalancer le traitement à sens unique, atteignant parfois des sommets de ridicule hallucinants, en sa défaveur) (cliquez sur les images pour les afficher en grand format!) :




Debbie, Pourquoi tu as fait ça à Bernie ???
Bill : "Hey, Hillary, c'est l'heure de ton discours d'investiture!
Soros : "ça mord ?"


... Et je leur ai dit "je suis contre le TPP" [TPP : accord de partenariat transpacifique - équivalent du TAFTA]
Voici Hernie (Hillary + Bernie)
(pour les fans de SpongeBob)

"Salauds de Russes"
N'oubliez pas que vous pouvez regarder quelques vidéos amusantes et/ou sérieuses sur la chaine Youtube du Connétable (abonnez-vous!) 

Pour vous cultiver un peu sous votre parasol, lisez cet article sur le génial artiste anticonformiste Alejandro Jodorowsky :
Extraits :
"Il n'y a pas de gouvernement qui ne soit pas une dictature. Nous ne sommes pas libres. Quand la démocratie tombe le masque, c'est une dictature qui apparaît. L'humanité n'est qu'un tas d'esclaves, car nous sommes tous, à l'exception d'un tout petit nombre, surendettés, et à la merci des multinationales."
"Dès que tu tournes un film en anglais, avec une star hollywoodienne, cela commence à sentir l'odeur du diable."
Alejandro Jodorowsky

Jodorowsky : "Le cinéma, maintenant, c'est une merde industrielle"

Allez, je vous laisse avec la délicieuse Ivanka Trump, qui aime bien les jeux video oldschool :


 Bonnes vacances à tous!

mercredi 3 août 2016

Julian Assange : "Hillary Clinton a encouragé la vente d'armes à Daech"

(Snowden) A exposé publiquement des informations classifiées : Qualifié de traitre
(Clinton) A exposé secrètement des informations classifiées : Qualifiée pour être présidente ?

Julian Assange révèle que les emails d'Hillary Clinton diffusés sur Wikileaks, montrent que la candidate à la Maison Blanche a encouragé la vente d'armes aux djihadistes en Syrie.


Trad. : AIL

Hillary a toujours beaucoup fait pour l'éducation des enfants. Ici, elle apprend à ces jeunes filles comment effacer des emails
A VOIR AUSSI :

Les néocons pro-bush soutiennent Hillary Clinton (Analyse de Rodney Martin ST/français) 

Ces supporters de Bernie Sanders qui voteront pour Trump

Hillary Clinton financée par la cimenterie Lafarge qui travaillait avec l’Etat Islamique

mardi 2 août 2016

Les aboiements bellicistes du général néocon John Allen, soutien d'Hillary Clinton



Le général quatre étoiles du Corps des Marines des États-Unis, John Allen, avait des accents guerriers dans son discours de soutien pour Hillary Clinton à la Convention Démocrate (DNC) de Philadelphie. Dans son discours 100% manichéen, il y a la lutte du bien (les USA!) contre le mal (les autres!). L'Empire du Soleil contre celui du chaos et de l'obscurité. "Nous sommes le plus grand pays sur cette planète!" "USA ! USA! USA!" réponds la foule électrisée par ses envolées nationalistes. Hillary est présentée comme celle qui fera prévaloir le respect de la domination américaine du monde...


Trad. : UPR

 De l'autre coté, Stephen Cohen, professeur d'Histoire et spécialiste de la Russie à l'Université de New York et à Princeton, explique sur CNN, et c'est suffisamment rare  pour être souligné, que Vladimir Poutine veut, tout comme Donald Trump, en finir pour de bon avec la "nouvelle guerre froide" et les tensions bellicistes entre les deux grandes puissances. Bien sur, pour lui, les rumeurs de liens supposés entre la Russie et la campagne de Trump ne sont que des basses manœuvres politiciennes des pro-Clintons pour discréditer le candidat républicain et n'ont pas le moindre début de crédibilité.

Aujourd'hui, confirmation de ceci est venue de William Binney, un officier de la NSA durant trente ans, qui a été interviewé par une radio de New York, lors d’une émission très appréciée (“Aaron Klein Investigative Radio”) et a affirmé que les fuites qui ont alimenté WikiLeaks dans l’affaire de la DNC venaient de la NSA et nullement des Russes.

Vidéo en anglais :


Voir aussi :

Les néocons pro-bush soutiennent Hillary Clinton (Analyse de Rodney Martin ST/français)
Vous avez aimé Bush, vous allez adorer Clinton - Robert Kagan et ses amis néoconservateurs soutiennent Hillary Clinton.

L'analyse de Douguine sur Donald Trump et les États-Unis


Pour Alexandre Douguine, "Si Donald Trump devient le président des États-Unis, nous pourrons reprendre espoir et constater que l'ère de l'hégémonie américaine est révolue. Le Dragon blessé aura disparu. Mais si Hillary Clinton, la fille du Dragon, est à la maison blanche, alors l'agonie dangereuse se prolongera encore quelque temps!"


Transcription :
Le congrès national du Parti républicain aux États-Unis, qui s’est déroulé à Cleveland, s’est conclu par l’investiture de Donald Trump comme candidat à la maison blanche.
J'ai déjà beaucoup parlé de Trump. Tant de fois que les démocrates et les néo-conservateurs possédés du National Interest ont utilisé mes déclarations positives à son égard et ses propres sympathies pour Moscou pour le discréditer.
Puisque Trump est vite apparu comme le leader principal de la campagne pré-électorale, on ne pouvait que prévoir son investiture. Il y a quelques restes de démocratie, même aux États-Unis. Mais nous reviendrons sur Trump plus tard, car je voudrais parler des États-Unis plus généralement.
Les États-Unis d’aujourd'hui – que sont-ils ? Quel est leur rôle dans le monde moderne ? Ce ne sont pas de vaines questions.
Nous voyons que les Américains et leurs réseaux globaux sont encore actifs. Ils continuent à s'ingérer dans les affaires intérieures des pays alliés, neutres et surtout hostiles.
Il y a quelques jours, ils ont tenté de réaliser un coup d'État en Turquie. Ils provoquent des troubles en Arménie et au Kazakhstan. Mais il est évident qu'ils se sont affaiblis. Leurs projets n’aboutissent plus. Washington a tenté d’empêcher le Brexit : Ils ont échoué. De la même manière, la révolte de Gülen a avorté en Turquie. Pouvons-nous donc conclure sans équivoque que le monde unipolaire est passé, que l'hégémonie américaine s'est achevée et que nous vivons dans une nouvelle ère post-américaine ? Je pense qu'un tel optimisme serait prématuré.
On ne peut pas encore ignorer Washington. La fin du monde américain sera longue. Il est difficile de prédire combien de temps. C'est une période très dangereuse, celle de la chute de l'hégémonie unipolaire. J'appellerai tout ce qui se passe maintenant en Amérique l'état du « dragon blessé ».  Cette métaphore explique beaucoup de choses, presque tout.
Après l'autodestruction de l'URSS et du bloc oriental est apparu le modèle unipolaire du monde où le dragon américain a atteint l'apogée de sa puissance. Les réseaux des services de renseignements américains ont pénétré les sociétés de presque tous les pays, souvent cachés sous un masque libéral, imitatifs des tendances politiques et idéologiques locales.
Le dragon a pénétré les élites politiques, l’économie, l’éducation, les médias, et parfois les cercles de sécurité dans les pays européens et asiatiques. En Russie, les forces proaméricaines dominaient presque ouvertement durant les années 90, et c’est dans les années 2000 que Poutine a commencé à repousser peu à peu leur pouvoir. Ces réseaux ont réussi à se répandre dans les pays islamiques, où l'islam radical, serviteur du Dragon américain, est devenu leur outil de combat.

Mais à l’apogée de sa puissance, le Dragon a fini par encaisser des coups, probablement même des coups mortels. A partir des années 90 tous les pays qui n'ont pas incliné la tête devant l'hégémonie américaine et qui n'ont pas accepté l'irréversibilité du monde unipolaire ont formé peu à peu le club informel et ont entrepris la résistance au Dragon. La Chine a tenu cette ligne très prudemment en entreprenant sa modernisation et sa libéralisation, tout en garantissant sa souveraineté nationale.
Au début des années 2000 la Russie a entrepris la même voie. L'Iran a fait de même et l'Inde contemplative a aussi tenté d’éviter le dictat américain.
L’opposition s’est même formée chez les subordonnés du Dragon dans l'Union européenne, en Turquie et parmi les extrémistes salafistes proaméricains. L’essentiel à retenir: les Américains, ayant reçu la chance historique de gouverner le monde, ont échoué. Peut-être manquaient-ils d’expérience impériale, d'esprit ou de ressources. C’était la surchauffe de l'hégémonie. Le dragon était faible.
Et voilà qu’aujourd'hui nous avons affaire au monstre blessé. Les États-Unis sont encore puissants, et leurs réseaux efficaces et effectifs. Les libéraux, les extrémistes islamiques, les atlantistes et les agents d’influence sont encore forts dans les différentes sociétés. Mais le pic de la domination américaine a été atteint.
Le fait que le Dragon est blessé est devenu clair dans les années 2000. C’est à partir de ce moment que l'Amérique a cessé d'imposer son ordre et s'est dirigée vers un modèle de chaos sanglant et contrôlé. Les révolutions de couleurs, les putschs, les révolutions et l’intervention des troupes occidentales au Proche-Orient et dans l'espace postsoviétique en sont la preuve. C’est la preuve que le Dragon est blessé. Il est encore fort, il a encore un semblant de puissance. Cependant, il est affolé par la douleur de voir sa domination s’écrouler. C’est pourquoi il commence à se comporter de manière irrationnelle. Il s’en prend à ses serviteurs, il détruit ce qu'il faudrait garder, il réagit aux attaques de façon irrationnelle.

Nous vivons une époque extraordinairement dangereuse car le Dragon agonisant est doté de l'armement nucléaire et sa puissance affolée peut entraîner toute l'humanité dans l’abîme.
Si Donald Trump devient le président des États-Unis, nous pourrons reprendre espoir et constater que l'ère de l'hégémonie américaine est révolue. Le Dragon blessé aura disparu. Mais si Hillary Clinton, la fille du Dragon, est à la maison blanche, alors l'agonie dangereuse se prolongera encore quelque temps. À Dieu ne plaise.

Katehon.com
 

lundi 1 août 2016

Delamarche compare le système actuel avec le système Madoff



Olivier Delamarche s'est penché sur les stress tests passés avec une certaine réussite, dont il s'est étonné, par les banques européennes. Selon lui, ces tests ne sont qu'un vaste plan de communication visant à rassurer la population.



Le Face à face en intégralité :

Olivier Delamarche VS Emmanuel Lechypre (1/3): Les "stress tests" reflètent-ils vraiment l'état des banques ?

Olivier Delamarche VS Emmanuel Lechypre (2/3): Quid du ralentissement de la croissance américaine ?

Olivier Delamarche VS Emmanuel Lechypre (3/3): Economie française: Qu'attendre du T3 après une croissance nulle au T2 ?

Philadelphie : Les partisans de Bernie Sanders en colère vont voter pour Trump [VOSTFR]


Lors de la Convention Nationale Démocrate (DNC), une grande partie de l'attention n'était pas sur la candidate Hillary Clinton, mais sur Bernie Sanders et son contingent de jeunes supporters enthousiastes. 

Alors que certains ont spéculé que les partisans Sanders rentreraient dans le rang après son approbation de Clinton, il semble que cela ne soit pas encore acquis pour tous.

Les partisans de Bernie, enhardis par la récente fuite d'emails de Wikileaks, sont descendus dans les rues de Philadelphie pour exprimer leur mécontentement face à Hillary et contre le parti démocrate dans son ensemble. 

Aux cris de "Hell no, DNC, nous ne voterons pas pour Hillary" et "Enfermez-là!" les manifestants ont clairement indiqué qu'ils ne voulaient pas donner leurs votes à Hillary Clinton.  

Mais pour qui vont-ils donc voter à la place?


Trad. Bertrand Riviere (n'oubliez pas de déclencher la fonction "sous-titres" si elle ne se lance pas automatiquement)

Source : Campus Reform