jeudi 31 décembre 2015

Bonne année l'Europe!


Un petit résumé des meilleurs moments de 2015 sur une musique adaptée et bien rythmée.

... Ou pas.



Meilleurs vœux à tous mes lecteurs de plus en plus nombreux partout sur la planète (voir la carte des visiteurs tout en bas de cette page) et en particulier à ceux qui ont fait des dons de soutien via le bouton Paypal (sur la droite =>). Un grand merci à tout ceux qui me permettent de continuer tant bien que mal à animer le Blogue Noir de Broceliande.

Merci chers lecteurs, je vous aime, et joyeuse année à tous!



Terrorisme, Etat d'Urgence, où sont les solutions ? Journaliste, Renseignement, Stratégiste, Hacker.



Un débat réalisé par l'excellente web tv Thinkerview :




mardi 29 décembre 2015

Frederic Pichon : Quel avenir pour Bachar el-Assad ?


Frédéric PICHON est diplômé d'arabe et docteur en Histoire contemporaine. Ancien élève de l'IEP de Paris, il a vécu à Beyrouth et séjourne régulièrement au Proche-Orient depuis 2002, en particulier en Syrie. Il enseigne la Géopolitique en classes préparatoires. Auteur d'une thèse sur la Syrie, il est chercheur associé à l'Equipe Monde Arabe Méditerranée de l'Université François Rabelais (Tours). Consultant médias pour la crise syrienne et le Moyen-Orient, il donne régulièrement des conférences sur les sujets en lien avec la géopolitique de la région.


Stratpol.com

A propos de Bachar El-Assad , ce que les médias se sont bien gardés d’évoquer pour éviter que l'opinion publique française ne se retourne en sa faveur :

– la réalité ethnique et confessionnelle de la Syrie
– l’engagement du gouvernement syrien à tout faire pour préserver la diversité ethnico-confessionnelle de la Syrie
– la diversité de la représentation des différentes confessions au niveau de l’état, de l’armée, etc….
– l’histoire récente de la Syrie et la tentative salafiste qui s’est terminé en 1982 et l’autoritarisme que cette tentative a imposé au gouvernement syrien
– ce que voulait dire le mot »djihad » concernant la crise syrienne
– qu’allaient faire les futurs « djihadistes » en Syrie exactement
– qu’en était-il des soit-disant massacres attribués faussement à l’armée syrienne ( Houla-Taldo ,Darraya , Jisr el Chogour , goutha de l’est de Damas…) tous perpétrés par les barbares salafistes dans le but de formater l’opinion publique occidentale et mondiale
le rapport particulier de Bachar el Assad avec l’exercice du pouvoir , la personnalité de son épouse Asma
les intérêts géo stratégiques qui ont poussé les puissances impérialistes pour mettre sur pied cette agression contre la Syrie
- la manipulation impérialiste de tous les barbares salafistes par les impérialistes (daech compris).

Au lieu de cela , on a eu droit à des sempiternels

--  « Bachar massacre son peuple  » ou « Bachar n’a pas le droit de vivre! »
– des présentations de guerre civile sunnite -chiite
–  la diabolisation permanente du Gouvernement syrien et de la Russie
– une surexposition d’une ASL quasi-inexistante

Il faudra bien qu’un jour les français sachent que Fabius a dit : » Al Nosra fait du bon boulot » , que Cazeneuve a dit : « Il n’est pas répréhensible de prôner le djihad en Syrie! » et que Hollande a dit :  "en Syrie , nous avions le choix entre un dictateur et des terroristes , nous avons choisi les ..rebelles" (sic)
"Vanda" (commentaire du 26.12.2015 sur mon article repris sur le site "réseau international")

Dmitry Orlov : Priez pour un hiver doux en Ukraine…


 Avec tout ce qui se passe en Syrie, l’Ukraine n’est plus un sujet de discussion à l’Ouest. En Russie, où l’Ukraine est encore un problème majeur qui se profile à l’horizon, et où quelque 1,5 millions de réfugiés ukrainiens sont installés, sans aucune intention de revenir vers ce qui reste de l’Ukraine, c’est toujours un sujet activement discuté. Mais pour les États-Unis, et pour l’Union européenne, c’est maintenant encore un autre grand embarras de la politique étrangère, et moins on parlera de ce sujet mieux ce sera.

Pendant ce temps, l’Ukraine est en chute libre avec ses cinq glorieuses étapes, préparant la mise en scène pour un cauchemar ukrainien avant Noël, ou peu après.

Phase 1. Financièrement, le gouvernement ukrainien est en défaut souverain depuis quelques jours. Le FMI a été contraint d’enfreindre ses propres règles dans le but de le garder en vie, même s’il est clairement un mauvais payeur. Dans le processus, le FMI a spolié la Russie, qui se trouve être l’un de ses principaux actionnaires ; et ça mène où ?

Phase 2. L’industrie et le commerce se rapprochent d’un arrêt complet et le pays se désindustrialise rapidement. Autrefois, la plupart des échanges étaient faits avec la Russie ; cette époque est terminée. L’Ukraine ne fabrique rien qui puisse intéresser l’UE, sauf peut-être des prostituées. Récemment, l’Ukraine a du brader son sol fertile [Les fameuses Terres noires, extraites au bulldozers NdT]. Cette pratique est illégale, mais, compte tenu de ce qui s’y passe, le terme illégal est devenu une bouffonnerie.

Phase 3. Politiquement, le gouvernement ukrainien est une farce grotesque. Les portefeuilles ministériels les plus importants ont été octroyés à des oiseaux de nuit étrangers, comme l’ancien président géorgien Saakachvili, criminel recherché dans son propre pays et qui a été récemment déchu de sa nationalité. Le parlement est occupé par des criminels qui ont acheté leur siège pour bénéficier de l’immunité contre des poursuites, et qui passent leur temps à se bagarrer entre eux. Le premier ministre Iatseniouk a été récemment débarqué de son perchoir au Parlement, littéralement par la peau des fesses ; quelle dignité y-a-t-il la dedans ? Il semblait imperturbable. Où sont ses couilles ? Peut-être Victoria Nuland les a-t-elle gardées dans le formol au département d’État américain. Ce type de spectacle peut être amusant à regarder sur YouTube, mais la réalité est sinistre : ceux qui gèrent l’Ukraine – si le terme a encore un sens – ne sont intéressés que par une chose : sauve qui peut et voler tout.

Phase 4. La société ukrainienne – si ce terme là a lui aussi encore un sens – a été divisée en un certain nombre de factions belligérantes. C’était, dans une certaine mesure, inévitable. Qu’est-ce qui se passe si vous prenez des morceaux de la Pologne, de la Hongrie, de la Roumanie et de la Russie, que vous les collez ensemble de gré ou de force ? Eh bien, les résultats peuvent varier ; mais si vous injectez également $5 Mds – comme les Américains s’en sont vantés – pour tourner les Ukrainiens contre la Russie (et donc, comme ils sont pour la plupart russes, contre eux-mêmes), alors vous aboutissez à un désastre complet.

Phase 5. L’effondrement culturel est assez avancé. L’Ukraine avait jadis le même système éducatif de classe mondiale que la Russie, mais depuis l’indépendance, ils sont passés à l’enseignement en ukrainien (une langue construite à partir de rien) en utilisant des manuels inexistants. Les enfants ont appris une histoire bidon, hallucinée par des nationalistes ukrainiens enragés. On leur a dit que la Russie était arriérée, qu’il faut l’oublier, alors qu’eux méritent le bonheur dans l’UE. (Tout comme les Grecs ? Ouais, génial…) Mais maintenant, la population a été réduite à un niveau de pauvreté que l’on n’observe plus aujourd’hui qu’en Afrique. Les jeunes fuient, ou se tournent vers le gangstérisme et la prostitution, simplement pour survivre. Cela ne donne pas un récit culturel heureux. Qu’est-ce que cela signifie d’être Ukrainien maintenant ?

Voilà ce que cela signifie vraiment maintenant. Avec tant de choses allant de travers, l’Ukraine a été incapable d’obtenir assez de gaz naturel ou de charbon pour constituer une réserve en cas de vague de froid cet hiver. En quelques semaines de grand froid, les réserves s’épuiseront, puis les tuyaux gèleront, rendant la plupart des zones urbaines invivables (parce qu’il faut rappeler qu’il n’y a plus d’argent, ni d’industrie à proprement parler, pour réparer les dégâts). Les perspectives semblent assez mauvaises, mais nous n’en sommes pas encore là.

Voyez-vous, l’Ukraine produit plus de la moitié de son électricité à partir de centrales nucléaires. Dix-neuf réacteurs nucléaires sont en fonction, avec deux de plus en cours de construction, en principe. Et cela dans un pays dont l’économie est en chute libre et se rapproche de celle du Mali ou du Burundi ! Le combustible nucléaire pour ces réacteurs était fourni par la Russie. Une tentative de remplacement du fournisseur russe par Westinghouse [fournisseur américain, NdT] a échoué en raison de problèmes de qualité ayant provoqué un accident. Que va devenir une Ukraine en faillite, qui vient de spolier la Russie en refusant de lui rembourser une dette souveraine de $3 Mds, que va-t-elle faire quand viendra le temps de faire le plein de ces dix-neuf réacteurs ? Bonne question !

Mais il y a une question encore meilleure. Vont-ils tenir jusque-là ? Car voyez-vous, il se trouve que la maintenance préventive de ces installations nucléaires n’a pas été assurée, en raison du manque de fonds. Vous êtes probablement déjà au courant de cela, mais laissez-moi préciser, seulement au cas où : un réacteur nucléaire n’est pas une de ces choses que vous utilisez jusqu’à ce qu’il tombe en panne et que vous appeliez un mécanicien. Ce n’est pas du genre «tant que c’est pas cassé, je peux pas savoir pourquoi ça marche plus et le réparer», mais plus un scénario du style «vous avez mal suivi les consignes de réglage donc je ne vais même pas regarder». Et la façon d’empêcher une panne est de remplacer tous les éléments qui sont répertoriés sur le calendrier de remplacement au plus tard aux dates indiquées sur ce calendrier [comme sur votre voiture, en somme. NdT]. C’est ça ou sinon Patatras!. Et alors les cheveux de tout le monde vont tomber.

Quelle est la proximité d’un accident nucléaire majeur en Ukraine ? Eh bien, elle est très proche : tout récemment, il a été évité de justesse lorsque certains nazis ukrainiens ont fait sauter les lignes électriques alimentant la Crimée, déclenchant une panne d’électricité qui a duré plusieurs jours. Les Russes se sont rués pour installer une ligne depuis la Russie continentale, pour rétablir la lumière en Crimée. Mais au même moment, le sud de l’Ukraine, avec ses quatre centrales d’énergie, a aussi perdu sa connexion au réseau, et seules des actions d’experts, exécutées très rapidement par le personnel ont évité un accident nucléaire.

Je suppose que vous le savez déjà, mais, seulement au cas où, permettez-moi de le préciser à nouveau. Une des pires choses qui puisse arriver à un réacteur nucléaire est la perte de son approvisionnement en électricité. Oui, les centrales nucléaires produisent de l’électricité à la demande, mais elles doivent être alimentées en électricité tout le temps pour éviter un effondrement. C’est ce qui est arrivé à Fukushima Daiichi, qui a recouvert le sol de poussières radioactives jusqu’à Tokyo, avec une fuite radioactive toujours en cours et des rejets dans le Pacifique.

Ainsi le scénario cauchemar pour l’Ukraine est simple. La température descend en dessous de zéro et y reste pour quelques semaines. Les réserves de charbon et de gaz naturel se tarissent, entraînant l’arrêt des centrales thermiques ; l’alimentation électrique tombe ; les pompes de refroidissement des dix-neuf réacteurs nucléaires (qui, soit dit en passant, n’ont probablement pas été révisées récemment comme elles auraient dû l’être) s’arrêtent… Fonte du réacteur !

Et donc, si vous voulez dire une prière pour l’Ukraine en cette période de vacances, ne vous fatiguez pas car c’est bel et bien foutu. Mais dites une prière pour le réchauffement climatique. Si cet hiver reste très, très chaud, alors le scénario des dix-neuf Fukushima pourra être évité. Ce n’est pas impossible : nous voyons des hivers anormalement chauds, l’un après l’autre, et chaque mois qui passe établit de nouveaux records. L’avenir sera chaud, plutôt même très chaud. Prions qu’il ne soit pas aussi radioactif que chaud.

Dmitry Orlov

Traduit par Hervé, édité par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone

lundi 28 décembre 2015

Pierre Jovanovic : La catastrophe financière est imminente


La webtv TV Libertés recevait l'écrivain et journaliste Pierre Jovanovic dont la page facebook a été subitement clôturée la veille des élections régionales...



Le Blog de Pierre Jovanovic : http://www.quotidien.com

L'Ukraine, la Crimée et les juifs



Lors de sa visite officielle en Israël, le président ukrainien Petro Porochenko a prétendu que les droits des Juifs n'étaient pas respectés en Crimée.
Notre infatigable journaliste ukrainien dissident en exil Anatoly Shary a voulu se renseigner auprès d'un représentant de la communauté juive de Crimée pour savoir de quoi il retournait vraiment...



Vidéo traduite en français par Thalie Thalie

Les Juifs de Crimée se distancient de Porochenko sur les "représailles du Kremlin"

Les organisations juives de la Crimée démentent les allégations du président ukrainien sur des violations de leurs droits dans la péninsule.

Lors de sa visite officielle en Israël, le président ukrainien Piotr Porochenko a prétendu que les droits des Juifs n'étaient pas respectés en Crimée, rapporte la presse.

"Ces allégations sont notoirement mensongères et représentent une tentative tant maladroite qu'inutile de dénaturer la situation réelle en matière de paix et de concorde qui règnent en Crimée russe", lit-on dans la déclaration des organisations juives de la péninsule.

Commentant le discours du dirigeant ukrainien à la Knesset (parlement israélien), les auteurs du document ont souligné que M.Porochenko devraient savoir qu'en Crimée, les Juifs étaient tranquilles pour eux-mêmes et leurs proches.

"Nous n'avons pas d'antisémites-partisans du nationaliste ukrainien Bandera, nous n'avons pas non plus de légions de commandos, et des défilés aux flambeaux avec la croix gammée ne sont pas organisés chez nous", dit le texte, signé par le Congrès juif de Crimée, les autonomies culturelles juives de Simferopol et de Ialta, ainsi que la communauté juive de Sébastopol.
... Lire la suite 

Rappel :
Le 17 mars 2014, Olivier Berruyer dénonçait déjà la présence de nazis ukrainiens dans le gouvernement de Kiev. Si certains d'entre eux ont été depuis "épurés", la plupart sont toujours bel et bien la...

samedi 26 décembre 2015

Euronews ou quand la propagande atteint des sommets (de ridicule)



Incroyable morceau de bravoure propagandiste de la chaine européiste qui, dans ce reportage fascinant, ne se contente pas seulement de répandre avec une servilité à toute épreuve la propagande du Sultan Erdogan :
"Ces Turcs originaires d'Akhaltsikhé en Géorgie ont été exilés en 1944 par Staline vers l'Asie centrale. En avril dernier, le président Erdogan s'était inquiété de leur sort...". (Mazette... Le grand homme a donc un cœur en or. Bon, après 71 ans, vous me direz qu'il était plus que temps qu'il s'en inquiète!)
Mais, après ce piètre exercice d’obséquiosité sultanophile, Euronews se lance dans un exercice périlleux de désinformation pro-ukrainienne assez vertigineux.

On nous présente tout d'abord l'exilé volontaire le plus étrange de la galaxie, le dénommé "Alizar" qui ne "cache pas son amertume" et remercie chaleureusement le merveilleux pays qu'il est de toute évidence contraint de fuir :
“ Nous nous sommes cachés au sous-sol pendant des jours, des semaines, nous étions affamés, nous étions inquiets, certains ont eu des problèmes cardiaques. On a tout vécu mais heureusement nous sommes en vie, merci à l’Ukraine, vraiment merci.”
Apparemment, notre Alizar serait originaire de Slaviansk bien que ce ne soit pas spécifié clairement puisqu' Euronews se contente d'un vague "La plupart de ceux qui partent vivaient à Sloviansk, en pleine zone de combats". Slaviansk donc, qui, rappelons-le, n'a plus connu le moindre combat et qui est sous occupation ukrainienne depuis juillet 2014.

Le reste du reportage nous propose le témoignage de Larisa qui nous confie ses regrets d'être contrainte de fuir un pays où elle se sentait bien avec ses voisins (clairement sous-entendu avant la révolution du Maidan, l'occupation de Slaviansk par les troupes de Kiev et le remplacement de la population d'origine russe par des ukrainiens de l'ouest)

En bref, Euronews voudrait ici nous faire avaler que ces gens fuient à cause des "rebelles pro-russes" alors qu'ils vivent dans l'Ukraine post-maidan "démocratique et pro-européenne" depuis plus d'un an et demi!

Ps : (Je rappelle au passage que ce dispendieux organe de propagande audiovisuel est financé par nos impôts...)





Article source

Syrie : Le système de défense aérienne S-400 installé sur la base russe de Khmeimim


La séquence, filmée ce jeudi, permet de suivre de près l'installation du système de défense aérien le plus moderne de l'armée russe, et capable de frapper des cibles aériennes à portée multiple. Il a été déployé sur la base militaire russe de Khmeimim à Lattaquié, en Syrie.


Système russe de courte à moyenne portée Pantsir-S déployé sur la base de Khmeimim (Merci à JL Garnier pour l'info)

Il s'agit des premiers missiles S-400 déployés à l'étranger. La Russie a installé ces systèmes à Hmeimim dans les 24 heures suivant l'incident de son bombardier Su-24 abattu le 24 novembre par un chasseur turc F-16 dans l'espace aérien syrien.

Les missiles sol-air russes S-400, opérationnels 24 heures sur 24 à la base aérienne syrienne de Hmeimim, dans la province de Lattaquié, garantissent la sécurité des pilotes russes qui bombardent l'infrastructure terroriste en Syrie et des personnels terrestres, a rapporté la Première chaîne de télévision russe. Les systèmes S-400 détectent tous les jours des "objets suspects" dans l'espace aérien syrien. Ces objets volants font demi-tour dès qu'ils sont repérés par les militaires russes. Et pour cause: il ne faut que cinq minutes pour mettre les missiles S-400, leurs radars et postes de commandement en état de combat. Le tir d'un missile prend 5 secondes.
Un système S-400 est capable de protéger un secteur d'au moins 800 km de diamètre et de détruire 36 cibles simultanément. Ses radars peuvent surveiller jusqu'à 300 cibles à la fois.

Il s'agit des premiers missiles S-400 déployés à l'étranger. La Russie a installé ces systèmes à Hmeimim dans les 24 heures suivant l'incident de son bombardier Su-24 abattu le 24 novembre par un chasseur turc F-16 dans l'espace aérien syrien. La sécurité des missions antiterroristes russes en Syrie est également garantie par les systèmes Fort (version navale des missiles sol-air S-300) installés à bord du croiseur lance-missiles Moskva qui mouille au large de la Syrie.
Les avions et missiles déployés par Moscou à la base de Khmeimim se trouvent également sous la protection du système russe de courte à moyenne portée Pantsir-S qui a un rayon d'action de plus de 20 km. Capable de détecter des cibles dans un rayon de 50 km, ce système peut détruire jusqu'à 10 cibles simultanément et de surveiller plus de 20 cibles. Il est doté de 12 missiles et d'un canon de 30 mm.
Source

Bonne année la Russie!



Je me joins à Boris Nikolaïevitch pour souhaiter une bonne et heureuse année, non seulement à la Russie, qui est si chère à mon petit cœur de français, mais aussi à tous mes lecteurs de plus en plus nombreux partout sur la planète (voir la carte des visiteurs tout en bas de cette page) et en particulier à ceux qui ont fait des dons de soutien via le bouton Paypal (sur la droite =>). Un grand merci à eux qui me permettent par leur générosité de continuer tant bien que mal à animer ce blogue qui me tient tant à coeur. Merci aussi à ceux qui ont cliqué sur les publicités, c'est très important et aussi un moyen pour ceux qui ont moins de moyens financiers d'apporter un soutien également fort utile pour la survie du blogue.

Bref, merci chers lecteurs, je vous aime, et joyeuse année à tous!


Vidéo réalisée par le célèbre youtubeur russe "Enjoykin" (C'est de l'humour, hein!)

vendredi 25 décembre 2015

Syrie : Le Noël que les médias français ne vous montreront pas



Voici des images que vous ne verrez certainement pas dans les médias français!
A Damas, sous la protection du régime de Bachar Al Assad que Fabius et Valls trouvent odieux (ils préfèrent les "modérés" de Jabhat Al Nosra), les syriens fêtent Noël comme chez nous en toute tranquillité...

Dans les zones sous contrôle des "rebelles modérés" que vous affectionnez tant, M. Fabius, comment se passent les fêtes de Noël ? 
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Pendant ce temps à Bethléem...


Le mur de la honte n'est toujours pas tombé...

mercredi 23 décembre 2015

La chaîne allemande ZDF a-t-elle falsifié un documentaire sur l'Ukraine ? (VOSTFR)


Ce reportage de la TV publique russe semble démontrer qu'un journaliste de la chaine publique allemande ZDF aurait falsifié son documentaire sur Poutine en payant un jeune marginal de Kaliningrad comme figurant pour lui faire jouer le rôle d'un soldat de l'armée russe se faisant passer pour un rebelle du Donbass.


(Activer les sous-titres en français avec le 1er bouton en bas à droite de la vidéo)
Trad: Sayed Hasan

A VOIR! Le documentaire censuré en France : Crimée : retour à la patrie (VIDEO S/T FR)


A voir ou revoir d'urgence!
Déja publié ici-même en avril, voici "Crimée, retour à la patrie" le documentaire censuré par les mairies de Nice, Strasbourg, Cannes et surtout par celle de notre futur président bien-aimé : Bordeaux.
Et avec les félicitations de l'Ambassade d'Ukraine, s'il vous plait!
"Nous saluons la décision responsable de la Mairie de Bordeaux et M.@alainjuppe d’annuler la projection d'un film “Crimée retour à la patrie” "
L'Ambassade allant même jusqu'à saluer l'association pro-ukrainienne à l'origine de l'interdiction du film « pour leur contribution à la vie culturelle de Bordeaux »
Il faut être ukrainien pour considérer un tel acte de censure pure et simple comme une "contribution à la vie culturelle"... 
Bref, c'est ÉNORME et cela se passe dans la ville dirigée par le grand favori des médias pour 2017...

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Un grand documentaire en trois parties de la chaîne Rossiya 1 sur les évènements qui ont eu lieu au printemps 2014 en Crimée. [VOSTFR] :


Crimée. Le retour à la Patrie (2015) [Partie 1/3] par boubliktv


Crimée. Le retour à la Patrie (2015) [Partie 2/3] par boubliktv



Crimée. Le retour à la Patrie (2015) [Partie 3/3] par boubliktv


mardi 22 décembre 2015

Frederic Pichon : Pourquoi l'occident s'est trompé (MàJ)



Frédéric PICHON est diplômé d'arabe et docteur en Histoire contemporaine. Ancien élève de l'IEP de Paris, il a vécu à Beyrouth et séjourne régulièrement au Proche-Orient depuis 2002, en particulier en Syrie. Il enseigne la Géopolitique en classes préparatoires. Auteur d'une thèse sur la Syrie, il est chercheur associé à l'Equipe Monde Arabe Méditerranée de l'Université François Rabelais (Tours). Consultant médias pour la crise syrienne et le Moyen-Orient, il donne régulièrement des conférences sur les sujets en lien avec la géopolitique de la région.



MàJ : Pour aller plus loin sur le sujet avec Frederic Pichon via Stratpol.com :


frederic-pichon.com

lundi 21 décembre 2015

Streetfighter Ukraine : Saakashvili Vs Avakov, Pourri contre voleur (VOSTFR)


En Ukraine, la privatisation à marche forcée, entamée pour complaire à Merkeland et Mickeyland*, des services publics et des entreprises d'état aiguise les féroces appétits des oligarques divers et variés qui se partagent goulument le crémeux gâteau comme au bon vieux temps du démantèlement de l’antédiluvienne URSS...
Pour bien comprendre les raisons du quasi-pugilat qui nous est offert ici, en présence du président oligarque en chef Porochenko (le "roi du chocolat"), échange d'amabilités d'anthologie entre l'oligarque georgien Saakashvili, gouverneur d'Odessa (le pourri) et l'oligarque Avakov, ministre ukrainien de l’intérieur (le voleur), il convient de regarder préalablement la seconde vidéo où le pourri expose ses griefs envers le voleur.

A part ça, tout va bien en Ukraine.


Vidéo traduite en français par Thalie Thalie



* UE et US

dimanche 20 décembre 2015

La situation militaire en Ukraine par Xavier Moreau


Xavier Moreau est un analyste installé en Russie depuis 14 ans. Il est l'un des intervenants principaux du site d'analyses politico-stratégiques stratpol.com.


Ukraine : La démocratie 2.0

- Joe Biden est reparti ? -Oui! -Allons-y!!!
Tous les jours, l'Ukraine post-maidan fait la démonstration éclatante de sa réussite démocratique sous l'égide merveilleuse et bienveillante de la généreuse Union Européenne (aussi appelée Merkeland  ou "Merkelistan") et de l'hyperpuissance étazunienne (aussi appelée Mickeyland ou "Mickeynistan").
L'Ukraine : un phare pour la civilisation occidentale (et pour la race aryenne!)



Centre de contrôle de l'Ukraine

JT Anna News sur le Donbass

"Quand je disais que vous devriez ressembler aux petits hommes verts, ce n'est pas à ça que je pensais!"

Un résumé des événements du 19 Décembre 2015 dans le Donbass :

Convoi humanitaire russe pour le Donbass et rencontre Mariani/Lavrov à Moscou.

jeudi 17 décembre 2015

Alexandre Orlov : "Les relations entre Poutine et Erdogan sont compromises pour très longtemps"



Les ambassadeurs de Russie et de Turquie ont été auditionnés par le Sénat. Le premier dénonce « la trahison » des Turcs au sujet de l’avion abattu, « le pire crime qu’on peut commettre ». « Je peux vous garantir que la Turquie n’a jamais acheté de pétrole à Daesh » assure de son côté le représentant d’Ankara.


Match a distance aujourd’hui au Sénat, entre l’ambassadeur de Russie en France, Alexandre Orlov, et celui de la Turquie, Hakki Akiln, sur la crise syrienne et Daesh. Les deux hommes ont été auditionnés par la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées. Interrogés par les sénateurs, ils sont revenus sur la question de l’achat de pétrole de Daesh par la Turquie, ce que dément Ankara, et sur l’avion russe abattu par les Turcs.


Audition de l'ambassadeur de Turquie, Hakki... par publicsenat

« Si vous me montrez avec une preuve tangible et crédible que la Turquie achète du pétrole à Daesh, je fais mes valises »

« Je peux vous garantir et assurer que la Turquie n’a jamais acheté et n’achète jamais de pétrole à Daesh » a souligné l’ambassadeur de Turquie, qui ajoute que « la Turquie n’a jamais eu de double langage. Nous combattons Daesh depuis le début » (voir la vidéo ci-dessus). Alors que Jean-Pierre Raffarin, président de la commission, souligne que « vu en France, avec les informations dont nous disposons, nous considérons comme un fait que des camions vont en Turquie », Hakki Akiln n’en démord pas : « Si vous me montrez – allez voir la DGSE – avec une preuve tangible et crédible que la Turquie achète du pétrole à Daesh, je vous promets que demain je fais mes valises et je pars en Turquie. Malheureusement, les Russes sont très doués pour la désinformation » souligne-t-il.
« Je ne veux pas dire qu’il n’y a pas eu de trafic de pétrole » ajoute l’ambassadeur. Mais selon lui, il vient des « groupes kurdes » notamment. Faisant référence à des « déclarations » du « trésor américain », il affirme que « le pétrole de Daesh était acheté par le régime de Damas  par l’intermédiaire d’un homme d’affaire russo-syrien » ou encore « des chypriotes grecs ».
Quant à l’avion russe détruit par l’armée turque, Hakki Akiln souligne que les autorités d’Ankara avaient mis en garde et prévenu Moscou sur « les règles d’engagement » (voir à la fin de la vidéo ci-dessus). A savoir « abattre tout objet violant l’espace aérien turc ».

« Les relations entre Poutine et Erdogan sont compromises pour très longtemps »

L’ambassadeur russe, Alexandre Orlov, qui n’a pas croisé son homologue, ne tient pas le même discours lorsqu’il évoque « cet incident d’avion, qui a été lâchement abattu dans le dos ». « Les relations avec la Turquie sont aujourd’hui franchement mauvaises. Pourquoi ? Parce que nous avons considéré la Turquie comme un pays allié et notre partenaire. Le Président Poutine a vu Erdogan en marge du G20, il y a un mois à peine, ils ont très bien parlé. (…) Pour le Président Poutine, ça a été ressenti comme une trahison. C’est le pire crime qu’on peut commettre. Je ne suis pas un prophète mais je pense que les relations entre Poutine et Erdogan sont compromises pour très très longtemps » affirme l’ambassadeur de Russie en France. Regardez :


Audition de l'ambassadeur de Russie, Alexandre... par publicsenat
« Nous pensons qu’ils ont voulu montrer leur mécontentement car nous bombardons ce trafic de pétrole qui les a enrichi. Nous savons que la famille d’Erdogan, peut-être pas lui-même mais son fils, est directement liée. Le gendre d’Erdogan est ministre du pétrole. Toute la famille s’enrichit. (…) C’est pour ça qu’ils ont voulu nous faire une leçon » ajoute Alexandre Orlov. Et de conclure : « On est dans une situation très très tendue dans nos relations ».

L'audition en intégralité :


Auditions de Alexandre Orlov et Hakki Akil... par publicsenat

Publicsenat.fr

mercredi 16 décembre 2015

Vidéo choc. Toute la vérité sur RT, l'usine à propagande de Poutine!


Dans ce reportage édifiant, Margarita Simonyan révèle tous les secrets du fonctionnement de la machine propagandiste poutinienne. Les coffres remplis de dollars de la corruption, les journalistes étrangers au goulag, les ours, etc...
Un constat terrifiant.


(Vidéo sous-titrée en anglais)

PS : Évidemment, ceci est de l'humour au second degré! 

lundi 14 décembre 2015

Une des armes du 13 novembre venait d'un revendeur en Floride


Le numéro de série de l'une des armes ayant servi aux terroristes lors des attentats du 13 novembre dernier à Paris correspond à une arme vendue par une entreprise de Floride de vente d'armes en ligne, provenant d'une usine serbe d'armement.


Activez les sous-titres avec la 1ere touche en bas à droite de la vidéo
Trad : Cercle des Volontaires

vendredi 11 décembre 2015

L'UE dévoile une force frontalière permanente qui agira "Même si un gouvernement s'y oppose" (Financial Times)


Le week-end dernier, nous écrivions que, dans sa tentative de maitriser la plus grande crise de réfugiés depuis la Seconde Guerre mondiale, l'Europe allait prendre directement le contrôle des frontières du pays qui, au cours de l'été, a perdu sa souveraineté (il a au moins encore l'euro), et qui sert de tremplin à des dizaines de milliers de migrants pour poursuive leur voyage en Allemagne (où, comme signalé plus tôt, ils ne sont plus désirés, puisque le taux d'approbation d'Angela Merkel a plongé suite à leur arrivée).

Nous avons ajouté que le déploiement d'agents supplémentaires débutera la semaine prochaine, et nous avons constaté que, comme nos amis de "Keep talking Greece" l'ont écrit:

"les masques sont tombés. Main dans la main, l'Union européenne et l'agence Frontex veulent supprimer la souveraineté nationale et prendre en charge le contrôle des frontières sous prétexte de "préserver les frontières de l'espace Schengen". Avec ces revendications controversées, ils utilisent le cas de la Grèce pour créer un exemple de ce qui pourrait bientôt arriver "dans la zone de frontière près de chez vous." Et le plan est entièrement allemand. "

Finalement, nous avons demandé si cela était simplement de la paranoïa ...

"ou seulement une nouvelle confirmation que la zone euro utilise toute crise marginale, et provoquée, pour cimenter son pouvoir sur la souveraineté des divers états européens et effacer les frontières culturelles et religieuses qui empêchent la fusion de l'Europe en un super-état contrôlé par Bruxelles, Berlin et Francfort? "

Ce n'était pas de la paranoïa, parce que, selon le rapport blockbuster FT publié il y a quelques instants, "Bruxelles va proposer la création d'une force européenne permanente aux frontières qui pourrait prendre le contrôle des frontières extérieures du bloc -. même si un gouvernement s'y opposait"

Comme même l'ordinaire pro-UE FT note prudemment, "Cette mesure représenterait sans doute le plus grand transfert de souveraineté depuis la création de la monnaie unique."

Nous sommes d'accord, parce que cela est précisément ce que nous avons dit qui se passerait.

... La Commission européenne dévoilera la semaine prochaine des plans pour remplacer l'agence des frontières Frontex par une force de frontière permanente et des garde-côtes - déployé avec l'approbation de la commission, selon des responsables de l'UE et des documents vus par le Financial Times.


Le plan représente une tentative de dernière chance pour sauver la zone Schengen de voyage sans passeport, en introduisant le genre de police des frontières commune demandé à plusieurs reprises par Paris et Berlin. La Grande-Bretagne et l'Irlande ne participent pas à la politique migratoire de l'UE, et ne seraient pas tenues de prendre part au programme.

Naturellement, le premier cobaye va être la Grèce: l'état qui a déjà perdu sa souveraineté en faveur d’un contrôle des capitaux qui va probablement persister éternellement sous une forme ou une autre et qui est le plus en difficulté, donc le moins apte à dire non. Le plan va se propager à partir de là et deviendra rapidement la norme pour un «projet» auquel les apparatchiks européens pensent qu’il est mûr depuis longtemps.

En effet, comme l’ajoute le FT, "les dirigeants européens ont discuté d'une force frontalière commune depuis plus de 15 ans, mais ont toujours lutté pour surmonter les objections profondes à céder des compétences nationales pour surveiller ou assurer la sécurité des frontières - l'une des fonctions essentielles d'un Etat souverain. La Grèce, par exemple, n'a décidé que récemment d'accepter la proposition de l'UE d'envoyer des équipes frontalières, après des mois de querelles sur leur mission ".

Mais maintenant, dans la foulée des attentats suicides de Paris et des lois "pré-crime», d'urgence indéterminée, instituées en France, l'opinion communément admise à Bruxelles est que le désir des Européens d'échanger la souveraineté (donc la liberté) pour la sécurité (des frontières) est bien plus grand.

Le résultat: une perte de souveraineté des frontières, qui ferait effectivement de l'Union douanière un grand super-état contrôlé par Bruxelles:

L'un des éléments les plus controversés de la réglementation donnerait à la Commission le pouvoir d'autoriser un déploiement à une frontière, sur la recommandation du conseil de gestion du récemment formé « European Border and Cost Guard ». Ceci serait également applicable aux membres non européens de Schengen, comme la Norvège.


Et la clause absolue:

Bien que les Etats membres seraient consultés, ils n'auraient pas le pouvoir d'opposer unilatéralement leur veto à un déploiement.

Et, juste comme ça, adieu la souveraineté ... tout cela sous prétexte de stopper l'assaut interminable de réfugiés syriens, qui, ironiquement, a été déclenché en premier lieu simplement pour que l'Europe puisse obtenir ses fournitures de gaz naturel du Qatar au lieu de la Russie.

L'Europe a une réponse prête, bien sûr, en disant que les Etats individuels sont clairement incapables de se défendre contre les hordes barbares de réfugiés:

"Dimitris Avramopoulos, qui est responsable de la politique migratoire de l'UE, a déclaré:"... La crise des réfugiés a montré les limites de l'agence actuelle des frontières de l'UE, Frontex, pour répondre efficacement et remédier à la situation créée par la pression sur les frontières extérieures de l'Europe. "Il a dit que l'EBCG serait un moyen de « protéger et renforcer Schengen ".

En fait, ce serait une façon de remettre tout contrôle militaire à un corps de bureaucrates non élus. Voici pourquoi :

Si le plan est approuvé par les Etats de l'UE, le remplaçant de Frontex aura une flopée de nouveaux pouvoirs, y compris la capacité d'embaucher et de contrôler ses propres gardes-frontières et d’acheter son propre matériel. Il sera également autorisé à opérer dans les pays non UE - comme la Serbie et la Macédoine, qui sont devenus des pays de transit pour les personnes essayant de rejoindre l'Europe du Nord - en cas de demande.

On n'a plus besoin d'être encore un membre de l'UE pour devenir un Etat vassal de Bruxelles. Mais l'aspect le plus effrayant est le suivant:

La nouvelle agence sera en mesure d'expulser des personnes qui n’ont pas le droit de rester en Europe - un pouvoir que Frontex n’avait pas.

Et, juste comme ça, la décision de qui peut ou ne peut pas rester dans un pays européen sera donnée à un bureaucrate sans visage de Bruxelles, contournant toutes les lois souveraines.

La nouvelle force sera également en mesure de faire appel à une équipe de gardes-frontières mis en réserve par les Etats membres, en plus de ses propres gardes. Les capitales nationales conserveront le contrôle au jour le jour de leurs frontières, mais la nouvelle agence sera en mesure de surveiller leurs efforts et d’intervenir si elles pensent que la protection offerte est insuffisante.



* * *

Nous admettrons maintenant qu'une partie de ceci peut être ressenti comme un choc pour certains europhiles naïfs, qui ne réalisent pas encore que tout cela était planifié à l'avance, prévu depuis aussi longtemps que 2008 lorsqu’une présentation interne à l’AIG répondait à la simple question: Que veut l'Europe? Voici la réponse:

Utiliser les problèmes communs comme excuses pour étendre son pouvoir:
- questions environnementales: accroître le contrôle sur les pays membres; idée avancée de la gouvernance mondiale,
- terrorisme: utiliser cette excuse pour un plus grand contrôle sur la police et les questions judiciaires; augmenter l'étendue de la surveillance
- crise financière mondiale: tuer deux oiseaux (le marché libre; les économies anglo-saxonnes) d’une seule pierre (réglementation à l'échelle européenne; tentative de gouvernance financière mondiale)
- UEM: créer une crise pour forcer l'introduction d’un "gouvernement économique européen"

Tout cela a été mis en place, mais même cette vision précise et agressive ne prédisait pas que l'Europe serait assez audacieuse pour prendre effectivement en charge la souveraineté populaire et le contrôle des frontières sur l'ensemble du continent. Elle est sur le point de le faire.

(Trad. C.R.)
Source : Zerohedge

samedi 5 décembre 2015

Bachar al-Assad : La France soutient les terroristes qu'elle prétend combattre (VOSTFR)



Selon le Président BacharAl-Assad, dans une interview, donnée le 1er décembre à la TV tchèque : "les terroristes viennent de plus de 100 pays à travers le monde, et veulent faire de la Syrie une plaque tournante pour le terrorisme."



Transcription intégrale de l'interview : LIEN

Dernière minute : (Fabius mange son chapeau)

Syrie : Paris change son fusil d’épaule
(...) 
Dans un entretien accordé au quotidien français Le Progrès de ce samedi, Laurent Fabius déclare que la transition politique voulue en Syrie « ne veut pas dire que Bachar el-Assad doit partir » d’abord. (...)
Source

Bonus 1 :


 Rappel de la politique française de soutien et d'armement des terroristes que dénonce Assad

Bonus 2 : 

 
Comme promis, les satellites russes fournissent la preuve par l'image de la complicité (au moins passive) du gouvernement turc dans le financement de Daech : Camions-citernes franchissant la frontière syro-turque sans aucun contrôle!

vendredi 4 décembre 2015

Aïe! Des guerres!



Adaptation d'un tube typique des années 80 par la terrible Mérée Drante, toujours dans l'air du temps...


C'EST LA WAR par Mérée Drante

mercredi 2 décembre 2015

Villepin met en garde contre une "dérive autoritaire et sécuritaire"



L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a mis en garde mercredi contre "la tentation" d'une "dérive autoritaire et sécuritaire", appelant à limiter l'état d'urgence dans le temps.
"Notre pays est dans l'épreuve, il est normal sue les autorités aient choisi de prendre toutes les mesures qui permettaient d'assurer la protection des Français. Ma conviction, c'est qu'en dehors des crises ouvertes comme celle que nous avons connue, nous devons être extrêmement vigilants sur la défense de l'état de droit et de la démocratie", a déclaré M. de Villepin sur BFMTV et RMC.



Selon lui, un des "pièges que nous tendent les terroristes", "c'est la dérive autoritaire et sécuritaire".
Sommes-nous entrés dans une telle dérive ? "Il y a la tentation", a estimé l'ancien Premier ministre. "Je crois qu'il y a un risque de dérive possible (...). Il faut être très vigilant. C'est notre force, l'état de droit. Donc je pense qu'il faut essayer au maximum de limiter dans le temps toute mesure exceptionnelle".

"L'état d'urgence doit se limiter à la période qui véritablement correspond à celle de l'urgence. Se priver de l'appui du judiciaire dans cette période, c'est fragiliser considérablement les procédures administratives qui sont engagées et c'est empêcher le retour du pays à une forme de mobilisation normale et naturelle", a-t-il développé.

Un autre "piège", selon M. de Villepin, "c'est celui de l'interventionnisme militaire". "Plus nous ferons la guerre dans ces régions, plus nous mettons le doigt dans un engrenage sans fin qui conduira à davantage de catastrophes là-bas, et davantage de catastrophes ici".

L'ancien Premier ministre a jugé que "l'idée d'une coalition militaire mondiale est absurde", prônant en revanche "une coalition diplomatique et politique internationale".

"Nous menons depuis plusieurs années une politique militariste, occidentaliste et moraliste, qui nous a mis au premier rang des cibles. il faut donc revoir notre politique de renseignement, il faut revoir notre diplomatie, pour la ramener au rôle historique qui est celui de la France, un rôle de médiation, un rôle d'initiative, un rôle de paix", a plaidé M. de Villepin.

Il a enfin mentionné "un 3e piège que nous tend Daech, c'est que Daech joue sur l'implosion de l'Europe".
02/12/2015 13:14:13 - Paris (AFP) - © 2015 AFP

La situation économique en Ukraine par Xavier Moreau


Xavier Moreau est un analyste installé en Russie depuis 14 ans. Il est l'un des intervenants principaux du site d'analyses politico-stratégiques stratpol.com.