dimanche 29 novembre 2015

Enquête sur les ventes d'armes ukrainiennes à l'EI (Vidéo ST/Fr.)


Membres de bataillon punitif ukrainien montrant leur soutien à Daech. Photo source : Twitter
Comme nous l'avons déjà remarqué, de nombreuses voix nationalistes ukrainiennes ne cachent pas leur sympathie pour "l'Etat Islamique" (EI/ISIS/Daesh), comme pour tous les ennemis de la Russie en général, d'ailleurs. Vincent Parlier nous propose quelques éclaircissements sur les "rumeurs" de ventes de missiles de fabrication américaine aux terroristes opérant en Syrie par des filières situées du coté de Kiev.


Vidéo de Vincent Parlier


Koweit : démantelement d'une cellule de soutien financier et logistique aux groupes terroristes responsables des attentats de Beyrouth et Paris

Selon une dépêche AFP les autorités koweïtiennes ont démantelé une cellule internationale qui fournissait des fonds et des systèmes de défense aériens au groupe terroriste Daech (EI), a annoncé jeudi le ministère de l'Intérieur.

Le chef de la cellule, un Libanais qui n'a pas été identifié a admis avoir levé des fonds et assuré un soutien logistique au groupes terroristes responsables des attentats meurtriers au Liban et en France la semaine dernière, a précisé le ministère, cité par l'AFP.
Matthew Levitt, ancien responsable du Trésor américain aujourd'hui chercheur au Washington Institute, a évalué à 50 000 dollars le coût de l'opération terroriste de Paris. Jean-Charles Brisard, président du Centre d'analyse du terrorisme, estime aussi à "quelques dizaines de milliers d'euros" l'argent nécessaire pour l'entraînement en amont d'un groupe, les déplacements, les logements, les armes, les munitions.
Le Libanais a agi comme coordinateur du groupe Daech au Koweït et a facilité des échanges d'armes, transférées d'Ukraine vers la Syrie par voie maritime, a indiqué le ministère, sans fournir plus de détails. La Turquie et l'Ukraine ont crée une brigade internationale islamique liée à Daech. La Turquie y a transféré des djihadistes de Daech en provenance de Syrie. De même les services secrets géorgiens, qui ont joué un rôle central lors du développement de Daech durant le second semestre 2014 avaient installé un camp de formation de jihadistes en Géorgie.
En plein coeur de l'Europe donc il est possible de s'entraîner militairement au djihad - probablement avec des formateurs tchéchènes aguérris - sans même avoir besoin d'aller jusqu'en Syrie ou Irak. Même si ces camps de djihadistes visent surtout la Russie, ils peuvent servir de camps d'entraînement pour les Français, Belges....candidats pour commettre des attentats terroristes ici. Ces camps peuvent aussi servir de relais dans les allés retours de certains kamikases même si Ukraine et Georgie sont hors la passoire qu'est l'espace Schengen.
Les autorités koweitiennes ont également arrêté trois Syriens, un Egyptien et un Koweïtien, précisant que quatre autres personnes se trouvent hors du pays.
De nombreuses personnes ont été condamnées ces derniers temps au Koweït pour soutien à Daech. Début novembre, un tribunal koweïtien a condamné cinq personnes à dix ans de prison chacun pour collecte de fonds en faveur du groupe terroriste Daech/EI.
En septembre, sept personnes ont été condamnées à mort, dont cinq par contumace, pour avoir aidé un kamikaze saoudien qui avait commis un attentat dans une mosquée chiite du Koweït, tuant 26 fidèles et blessant des centaines d'autres. L'attentat a été revendiqué par Daech.
Des dizaines de Koweïtiens combattent au sein des groupes terroristes salafistes et ceux liés aux Frères Musulmans en Syrie, dont un certain nombre ont été tués, selon des informations de la presse koweïtienne.

jeudi 26 novembre 2015

La conférence de presse de François Hollande et Vladimir Poutine [vidéo en Fr.]


Conférence de presse du président français avec Vladimir Poutine au sujet des questions liées à la menace terroriste, et en particulier de la coordination des efforts dans la lutte contre l’Etat islamique, ainsi que d’une série de questions internationales d’actualité.



La rencontre de François Hollande et Vladimir Poutine au Kremlin:

la véritable raison de l'acharnement de Hollande et Valls contre Bachar Al-Assad



Alors même que les autres membres de la coalition anti-terroriste tels l’Allemagne, la Grande-Bretagne et même les États-Unis, préconisent aujourd'hui de réintégrer Bachar Al-Assad dans le jeu diplomatique, on pourrait trouver étrange cet acharnement de Hollande et Valls à exiger le départ du chef d'état syrien quel que soit l'opinion du peuple concerné, et ce, malgré 130 morts en plein Paris causés par ceux qui veulent prendre sa place au pouvoir à Damas. Bien entendu, les sornettes éculées du genre "boucher qui massacre son propre peuple" n'ont jamais convaincues que les naïfs invétérés (depuis quand la France ou n'importe quelle autre puissance se préoccuperait-elle de ce genre de choses?), non, la vérité est comme toujours bien plus "sonnante et trébuchante", comme vous vous en doutez.
Une fois n'est pas coutume, c'est France Inter, organe du pouvoir s'il en est, qui nous révèle le fonds de l'affaire...


Alain Juillet : "L’Arabie Saoudite et le Qatar prennent très mal l’idée d’un pipeline qui pourrait aller depuis l’Iran jusqu’à la Méditerranée et qui pourrait donc concurrencer leurs livraisons de pétrole. Ils vont dire “mais dans le fond, le problème c’est Bachar. Bachar est en train de signer un accord qu’il ne devrait pas signer avec l’Iran, donc c’est un personnage extrêmement dangereux, donc il faut renverser Bachar."

mardi 24 novembre 2015

Turquie : Quand l'armée se vantait d'avoir résolu 114 violations de l'espace aérien sans incident...

Il semblerait que la Turquie déplace sa frontière pour faire croire à une violation russe.
Qui viole l'espace aérien de qui ???

Un article relatait pas moins de 114 violations de l'espace aérien turc en quelques mois par les grecs, israéliens, italiens... Toutes résolues pacifiquement. C'était en juin 2012. Un F-4 turc venait d'être abattu par la DCA syrienne pour avoir brièvement violé l'espace aérien de la Syrie.
Pourquoi alors avoir abattu un avion russe aujourd'hui ?

La Turquie aurait pu descendre 114 avions pour violations de l'espace aérien, selon l'Armée
L'espace aérien de la Turquie a été violé à 114 reprises au cours de cette année, mais chaque cas a été rapidement résolu pacifiquement, a déclaré l'état-major général à la suite de la destruction par la Syrie d'un avion militaire turc pour cause de violation de son espace aérien.

"Nous aurions du abattre 114 avions si nous avions tiré sur chaque avion qui avait violé l'espace aérien du pays sans se poser de questions", a déclaré l'état-major général, selon le quotidien Milliyet.

La majorité des violations ont été le fait d'avions grecs, mais des avions italiens et israéliens ont également reconnu avoir violé l'espace aérien turc cette année. "Les violations de l'espace aérien sont des incidents qui se produisent presque tous les jours, et sont résolus en quelques minutes dans le droit international», a déclaré l'état-major dans un communiqué.

Six avions ont violé l'espace aérien turc dans la seule semaine dernière, a déclaré l'état-major général, aucun n'a été abattu et tous ont quitté l'espace aérien de la Turquie après avoir été averti par le personnel turc.

Une violation de un à deux kilomètres est acceptée comme «naturelle» compte tenu de la vitesse de l'aéronef, selon le communiqué. Les violations de cette année de l'espace aérien turc ont duré entre 20 secondes et neuf minutes, ce qui montre que les "violations de l'espace aérien peuvent être résolus par avertissement et interceptions," a indiqué le communiqué.

Selon les traces radar fournies par le chef d'état-major général, le jet F-4 turc qui a été abattu le 22 Juin, a été frappé à 13 miles nautiques au large des côtes syriennes dans les eaux internationales, mais s'est écrasé dans les eaux territoriales syriennes. Les enregistrements montrent que l'avion turc a involontairement violé l'espace aérien syrien à 11h42 pendant cinq minutes, 16 minutes avant que le contact ait été perdu avec le jet. À 11:44 les radars turcs ont informé le jet qu'il avait pénétré l'espace aérien syrien et lui ont dit de partir dès que possible.

25/Juin/2012

Le Ministère de la défense russe a produit des images radars montrant que le Su-24 abattu n'a pas violé l'espace aérien turc. On voit qu'il frôle un instant la frontière sans la franchir.


Une vidéo est parue montrant des "rebelles modérés" détruisant à l'aide d'un lance-missile américain TOW un hélicoptère venu porter secours aux pilotes du bombardier russe abattu par l’armée de l’air turque.


Le résumé des images du jour en Syrie


Lors de la rencontre avec le roi jordanien, Vladimir Poutine a commenté le crash de l’avion de combat russe abattu par la Turquie en Syrie. Le président russe a qualifié cette attaque de coup dans le dos porté par des complices du terrorisme.

dimanche 22 novembre 2015

Crise des réfugiés : Grave scandale de corruption à l'ONU dénoncé à la TV québecoise (18.11.2015)


André Sirois est vice-Président du Barreau des organisations gouvernementales internationales. Avocat et fonctionnaire de l’ONU pendant 20 ans, il a notamment contribué à mettre sur pied le Tribunal criminel international pour le Rwanda de 1995 à 1997. Les faits qu'il dénonce dans cette émission de la chaine québécoise TVA diffusée le 18 novembre dernier sont d'une extrême gravité, corruption des employés de l'ONU dans les camps de réfugiés syriens en Jordanie et en Turquie, actes de pédophilie, chantage sur les réfugiés par les réseaux djihadistes (on pense aux tragiques évènements parisiens du 13/11). Il affirme détenir toutes les preuves de ces allégations, qui, si elles s'avéraient fondées, devraient provoquer un certain bruit médiatique...



Gave, Studennikov, Carmoy, Berruyer : Géopolitique, Russie, Terrorisme, Finance - 6/11/15


Un débat enregistré avant les attaques terroristes de EI sur Paris (le 6 novembre 2015) avec Charles Gave (économiste, entrepreneur français), Artem Studennikov (Premier Conseiller de l'Ambassade de Russie en France), Hervé de Carmoy (ancien vice président de la Commission Trilatérale Europe) et Olivier Berruyer (actuaire / Les-crises.fr).


Source : Thinkerview

samedi 21 novembre 2015

L'intervention russe en Syrie selon Xavier Moreau


Xavier Moreau analyse l'intervention russe en Syrie et en profite pour déquiller les pseudo-spécialistes des médias qui se trompent tout le temps comme Hélène Carrère D'Encausse ou l’inénarrable Pierre Servent...



Xavier Moreau est un analyste installé en Russie depuis 14 ans. Il est l'auteur de la "Nouvelle Grande Russie" et l'un des intervenants principaux du site d'analyses politico-stratégiques stratpol.com.

vendredi 20 novembre 2015

L'appel des russes aux peuples d'Europe [VOST Fr.]


Cette vidéo parue le 17 novembre fait un énorme buzz sur les réseaux sociaux russes et anglophones, la voici traduite et sous-titrée en français :


Traduction de l'anglais par Bertrand (Activez la traduction en français avec la touche "sous-titres", en bas à droite de l'image)

Vidéo originale : LIEN

jeudi 19 novembre 2015

Au coeur de la bataille : Al Nosra - Al Qaïda en Syrie (Vidéo 18+)


Le reporter Medyan Dairieh de la web tv américaine (pro-occidentale) Vice News a pu passer un mois au sein des rebelles anti-Assad du front "Jabhat Al Nosra" (JAN) en Syrie. Il a assisté aux violents combats pour l'aéroport Abu Al-Duhur d'Idlib, dernier bastion du gouvernement dans la région et assiégé par JAN depuis deux ans. Aidés par les tempêtes de sable lors de l'attaque, des dizaines de soldats du gouvernement ont été capturés et ensuite exécutés, selon l'ONG syrienne pro-rebellion affiliée aux Frères Musulmans "Observatoire syrien des droits de l'homme".

Embrigadement des enfants qui en viennent à rêver d'attentats-suicides (voir vidéo à 30'40"), tortures et exécutions sommaires de prisonniers sont au menu pour ceux dont le ministre français des affaires étrangères Laurent Fabius dans des propos rapportés par Le Monde en décembre 2012, considérait qu'ils faisaient du "bon boulot".

Attention, Cette vidéo contient des images choquantes (18+)


(VO/ST Ang.)

Ukraine : Qui est derriere la révolution de la place Maidan ?



Arthur Senko est un blogueur ukrainien de la ville de Vinnitsa dans le centre de l'Ukraine. Il nous explique dans cette vidéo qui est derrière les fameux évènements du Maïdan qui ont mené à la chute du président démocratiquement élu et l'avènement d'un nouveau pouvoir pro-américain. Il nous explique le rôle de deux personnages mystérieux nommés Alec Ross et Mustafa Nayyem. Que sont les TechCamps et quel rôle ont-ils joué ? Comment a été utilisé Internet ? Comment les TechCamp ont été accueillis à Donetsk?


Arthur Senko

mercredi 18 novembre 2015

Tout comprendre sur l'attentat de Paris en 10 minutes avec Gearoid O Colmain (VOST FR.)


Le journaliste irlandais Gearoid O Colmain nous livre à chaud* une analyse sans tabous des terribles attentats qui ont ensanglanté la capitale française le vendredi 13 novembre 2015, les raisons qui y ont mené et les conséquences à prévoir.


Trad. : Meta TV International

*Enregistré dans la soirée du 13/11

Un leader ukrainien radical veut donner asile aux terroristes de Daesh, considérés comme «alliés»

Dmitri Korchinski

Le nationaliste ukrainien Dmitri Korchinski a fait une déclaration choc en proposant d’offrir aux combattants de Daesh l’asile à Kiev, et demandant aux services de sécurité de chercher des alliés parmi les terroristes pour lutter contre la Russie. 

«Malheureusement, les forces de sécurité ukrainiennes arrêtent parfois ou expulsent les Caucasiens qui vont de la Syrie à Moscou, à cause de leur appartenance à Daesh. Ce n’est pas raisonnable», a écrit l’Ukrainien sur les réseaux sociaux en ajoutant que les combattants du groupe terroriste «doivent être considérés comme des alliés dans la lutte contre l’impérialisme moscovite».

«Tous ceux qui luttent pour la libération du peuple vivant sous l’occupation impérialiste de Moscou, ont un droit d’asile à Kiev», a-t-il poursuivi, déclenchant ainsi, une vive réaction et une vague de commentaires sous sa publication.

Dmitri Korchinski est l’ancien leader de l'UNA-UNSO, le plus important parti d'extrême droite d’Ukraine, qui, en mai 2014 s'est mélangé à la nouvelle organisation radicale Secteur droit, ainsi que d'autres mouvements nationalistes.

Il a également participé de manière active aux affrontements de Maïdan, qui ont eu lieu entre la police antiémeutes et les manifestants antigouvernementaux. Ces heurts ont fait des centaines de victimes et ont été à l’origine d’un coup d’Etat.
RT

ENFIN! Les frappes russes détruisent une raffinerie et des camions-citernes de Daesh [Vidéo]


Poutine a annoncé qu'il allait s'occuper de Daesh au niveau du portefeuille. Aussitot dit, aussitot fait. Comme le montre la vidéo ci-dessous, des infrastructures pétrolières de L'EI ont été détruites par les avions russes en Syrie qui ont par ailleurs entamé une «chasse» aux camions citernes pétroliers appartenant aux terroristes, selon le responsable de la défense russe Andreï Kartapolov.


Source : Russia Insider


Cette séquence diffusée par le ministère de la Défense russe montre des avions de combat Tu-160, Tu-95MS et Tu-22M3 en train de mener un raid aérien contre les positions de l’Etat Islamique.


Sur le terrain, les forces syriennes progressent en direction d'Alep grâce au soutien aérien russe


Un million de Syriens sont revenus chez eux depuis le lancement de l’opération russe contre Daesh

Réfugiés rentrant en Syrie. (Reuters)

[Note de Bertrand : Visiblement, contrairement a ce que prétendait Hollande, ce n'est pas le méchant Bachar que ces syriens fuyaient...]


Près d’un million de Syriens sont revenus dans leur ville natale, libérée par l’armée syrienne soutenue par l’aviation russe, a fait savoir lundi l’ambassadeur syrien à l'ONU. 

«C’est exactement ce qui se passe lorsqu’a lieu une action militaire collaborative russo-syrienne contre les terroristes et l’échange de renseignements entre la Syrie, l’Irak, l’Iran et la Russie. Cela a provoqué le retrait de groupes terroristes [de leurs positions] dans plusieurs zones, ce qui a permis à un million de personnes déplacées de revenir en sécurité chez eux», a annoncé Bachar Jaafari.

L’ambassadeur syrien, qui a participé à la rencontre du Conseil de sécurité de l’ONU lundi, a confirmé que le gouvernement syrien était prêt à coopérer «avec tous les pays qui ont une approche sérieuse de la lutte contre le terrorisme», a cité TASS.

D’après lui, la guerre de la Syrie contre le terrorisme «est dans l’intérêt du monde entier» parce que «chaque fois que l’armée syrienne se bat contre un terroriste étranger, elle sauve des dizaines de vies innocentes qui pourraient être menacées si celui-ci rentrait dans son pays». L’ambassadeur a aussi signalé que ceux qui effectuent des attaques terroristes à travers toute la planète tels qu’à Paris, «faisaient partie des milliers d’Européens venus en Syrie pour mener le djihad».

L’Europe fait face en ce moment à un afflux impressionnant de migrants venus du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, des régions déchirées par la violence et les troubles. Vers la fin de l’année prochaine, l’Allemagne à elle seule s’apprêtera à l’arrivée de deux millions de demandeurs d’asile. Le nombre de réfugiés pose un sérieux défi aux gouvernements de l’UE et donne lieu à une campagne massive par les politiciens et les médias, jouant avec les craintes que cet afflux pourrait sérieusement affecter la sécurité de ces pays.
RT

mardi 17 novembre 2015

Pas vu à la TV : Moscou rend hommage aux victimes des attentats de Paris


Samedi 14 novembre, les habitants de la capitale russe ont été nombreux à déposer des fleurs devant l’ambassade de France à Moscou, afin de rendre hommage aux victimes des attentats ayant frappé la capitale française vendredi 13 novembre au soir.

lundi 16 novembre 2015

Olivier Delamarche: Attentats de Paris: "On a une politique étrangère qui est mauvaise depuis 15 ans"


Olivier Delamarche revient sur les attaques du 13 novembre et évoque la responsabilité de la politique étrangère menée par la France.



(Pour voir l'intégralité de l'émission, cliquez sur le lien à la fin de la vidéo)

Ce qu'a vraiment dit Bachar Al-Assad à propos des attentats de Paris [Vidéo VO/ST Français]


Les propos de Bachar El Assad, vendredi soir, au sortir d'une réunion avec une délégation de parlementaires français ont été très peu rapportés dans les médias français et quand ils l'ont été, ils ont souvent été savamment tronqués et déformés comme dans cet article du média officiel RFI par exemple.
Voici donc la vidéo de cette courte intervention de 2'40" sous-titrée en français et retranscrivant fidèlement ses propos :


L'intervention du Président Assad est suivie de deux extraits d’émissions TV avec un député français et l'ex-juge anti-terroriste Trévidic venant en complément des propos du chef de l’État syrien.

Négociations secrètes pour sortir la Syrie du chaos

Les combats se poursuivent en Syrie. Mais c’est à Zurich, loin des projecteurs, que s’est tenue une rencontre peut-être déterminante pour l’avenir du pays.
Image: Reuters

Suisse : Une rencontre discrète a eu lieu à Zurich. Vladimir Poutine est à la manœuvre. Genève est tenu à l’écart.

 

La prochaine réunion sur la Syrie doit se tenir à Vienne ce week-end [le w-e dernier.NDLR]. Mais c’est à Zurich, loin des projecteurs, que s’est tenue une rencontre peut-être déterminante pour l’avenir de la Syrie. Les négociations progressent, empruntant parfois des chemins de traverse, comme en témoigne cette réunion secrète qui s’est tenue à Zurich il y a une quinzaine de jours. Un événement dont la Tribune de Genève a eu connaissance et qui atteste de discussions déjà très poussées.


Des diplomates russes ont participé à cette rencontre qui réunissait des représentants de l’opposition armée et du gouvernement syrien, un représentant de Staffan de Mistura, l’émissaire de l’ONU pour la Syrie, et des diplomates italiens et allemands. Voilà pour ce qui est formellement établi. Sans doute y avait-il d’autres participants. Une chose est sûre, toutes les parties prenantes au dossier n’ont pas été avisées de cette initiative. Autre certitude, ce n’est plus Sergueï Lavrov qui est à la manœuvre mais Vladimir Poutine. Selon des proches, le président russe veut «rétablir un climat de confiance avec les Occidentaux». Mais attention, «pas question de confondre cela avec une opération de charme», précise-t-on.
Pour l’instant, le plan russe de transition politique qui a fuité dans les médias a été accueilli froidement. Vladimir Poutine aurait convaincu Bachar el-Assad d’organiser une élection dans dix-huit mois. Un scrutin assorti d’une réforme constitutionnelle à laquelle le président syrien se serait engagé à ne pas participer. Poussé à faire des concessions par son allié russe, Bachar el-Assad n’aurait pas très bien réagi. Le processus proposé, conduit sous l’égide de l’ONU, prévoit d’inclure le vote des Syriens de l’étranger, notamment celui des réfugiés installés dans les camps turcs. Ce dont il ne veut pas entendre parler.

Pas de Genève 3 en vue
Pour le moment, la convocation d’un Genève 3 n’est pas à l’ordre du jour. Les acteurs du dossier n’ont pas l’intention de se retrouver pour une grande conférence de paix tant qu’ils n’auront pas la certitude d’un accord solide et définitif accepté par tous. A-t-on des chances de voir Genève reprendre la main sur Vienne d’ici à la fin de l’année? Peu probable. Il reste d’énormes points de blocage mais les choses avancent quand même. A Genève, chacun y va de ses petites cachotteries pour éviter d’ébruiter les tractations en cours. Vendredi dernier, c’est Staffan de Mistura qui recevait à Genève, dans la plus grande discrétion, Khaled Khoja, le président de la Coalition nationale syrienne. Les pays qui doivent se retrouver à Vienne ce week-end pour poursuivre les discussions de paix sur la Syrie ne jouissent pas tous des mêmes informations. Ce qui est source de tensions.
Au Palais des Nations, les correspondants de presse étrangers ragent, eux aussi, d’être tenus à l’écart. Staffan de Mistura a accordé récemment des interviews à des médias autrichiens et italiens. Ce qu’il a refusé de faire jusqu’à présent à Genève, ouvrant ainsi la voie à toutes les spéculations.

Rifaat el-Assad hors jeu
Récemment, le journal Le Temps s’interrogeait sur la présence dans la Cité de Calvin de Rifaat el-Assad, l’oncle de Bachar el-Assad. En froid depuis longtemps avec le président syrien, certains l’imaginent pouvoir jouer un rôle. «Impossible! La proximité de Rifaat avec l’Arabie saoudite constitue un obstacle majeur», souffle-t-on dans les couloirs de l’ONU. Riffat hors jeu, il reste son fil Siwar el-Assad. Certains auraient pensé à lui. Selon une source diplomatique, les autorités françaises auraient encouragé ce dernier à entrer dans le jeu politique «pour diviser le clan Assad», en échange de la garantie de ne pas voir ses comptes bloqués dans le cadre des mesures de représailles visant la famille du président syrien. Une offre que l’intéressé aurait rejetée.
En fait, le cercle des personnalités et des groupes appelés à négocier une transition politique avec le gouvernement syrien serait en train de se resserrer. S’ils ont des points de désaccord, Russes et Américains auraient en commun la même volonté d’en finir avec la crise syrienne. Washington aimerait bien clore ce chapitre avant l’élection présidentielle. Poutine, qui redoute un enlisement qui serait dévastateur pour sa popularité, n’a pas envie non plus de voir les négociations s’éterniser.

Points de blocage
S’il y a un accord sur un processus politique, il sera arraché au forceps. Toutes les discussions se cristallisent aujourd’hui autour de l’établissement de deux listes acceptées par tous. Une première qui recense les groupes terroristes à sortir du jeu par la force. Une seconde qui fournit les noms des organisations et des personnes incluses dans le processus politique. Si elle n’a encore pas permis des avancées significatives, l’entrée de l’Iran à la table des négociations a eu au moins le mérite de mettre les acteurs régionaux face à face. Aujourd’hui, l’un des points de blocage concerne le Hezbollah, que l’Arabie saoudite souhaite voir inscrit sur la liste des groupes terroristes à éliminer. Demande rejetée par les Syriens et leur allié iranien.

Lire la suite : Tribune de Genève

dimanche 15 novembre 2015

Comment obtenir le pire attentat de l'Histoire de France en quelques liens

Dessin de Carlos Latuff

Tout le monde sait ce qui s'est passé hier soir à Paris :
Six lieux ont été visés dans la soirée du vendredi 14 novembre [erreur : Vendredi 13! NDLR] par des attaques terroristes sans précédent. Du Stade de France au cœur de Paris, elles ont fait 129 morts, dont sept assaillants, et des centaines de blessés, selon un bilan provisoire livré par le procureur de la République François Molins. Un seul terroriste a pour le moment été identifié.
L’État Islamique a revendiqué les attaques dans un communiqué et une vidéo.

Mais qui a armé et financé l'État islamique ou les organisations antérieures en Syrie et en Irak à l'origine de cette attaque terroriste ?

Voyons cela : 

Le président français a admis avoir livré des armes aux rebelles syriens au cours d'une période d'embargo de l'UE, révèle un nouveau livre sur le point d'être publié en France.
Les livraisons ont eu lieu en 2012, avant que l'embargo soit annulé en mai 2013, selon la dernière interview de l'année de François Hollande avec le journaliste et écrivain Xavier Panon. «Nous avons commencé lorsque nous étions certains qu'ils finiraient dans les bonnes mains. Pour les armes létales ce sont nos services qui les ont livrées," selon Hollande...
 Oct 2012 - Les armes destinées aux rebelles atterrissent entre les mains des djihadistes en Syrie
     WASHINGTON - La plupart des armes expédiées sous l'égide de l'Arabie saoudite et du Qatar aux groupes rebelles syriens qui combattent le gouvernement de Bachar al-Assad vont aux djihadistes islamistes les plus durs, et non aux groupes d'opposition plus laïques que l'Occident veut renforcer, selon des responsables américains et des diplomates du Moyen-Orient.
 Décembre 2012 - La France finance les rebelles syriens dans une nouvelle poussée pour évincer Assad
     La France a émergé comme le bailleur de fonds le plus important de l'opposition armée en Syrie et finance maintenant directement les groupes rebelles autour d'Alep dans le cadre d'une nouvelle poussée pour renverser le régime d'Assad assiégé.

     De grosses sommes d'argent ont été livrés par des mandataires du gouvernement français à la frontière turque pour les commandants rebelles le mois dernier, ont confirmé des sources diplomatiques. L'argent a été utilisé pour acheter des armes à l'intérieur de la Syrie et financer des opérations armées contre les forces loyalistes.

Août 2014 - François Hollande confirme avoir livré des armes aux rebelles en Syrie
Dans un entretien exclusif au « Monde », le président, François Hollande, confirme, pour la première fois, que la France a soutenu la « rébellion syrienne démocratique » en lui livrant des armes. Il s'agit de « matériel conforme aux engagements européens », selon le chef de l'Etat, qui avait récemment livré des armes « de même nature » aux Kurdes d'Irak.

Novembre 2015 :

 Murad Gazdiev MuradoRT
Les lance-missiles Français Apilas fournis aux rebelles tombent dans les mains d' #ISIS. Les photos de #Deraa, #Syria Sud
12h09 - 6 novembre 2015
Juin 2014 - «Merci Dieu pour les Saoudiens»: ISIS, l'Irak et les leçons du retour de bâton
Deux des factions les plus efficaces de défense contre les forces d'Assad sont des groupes extrémistes islamistes: Jabhat al-Nusra et l'Etat islamique d'Irak et de Syrie (ISIS), dont le dernier est en train de gagner du territoire en Irak et menace de déstabiliser davantage l'ensemble de la région. Et ce succès est en partie dû à l'appui qu'ils ont reçu de deux pays du Golfe: le Qatar et l'Arabie saoudite.
Les largesses militaires et économiques du Qatar ont profité à Jabhat al-Nusra, au point qu'un fonctionnaire qatari principal m'a dit qu'il peut identifier les commandants al-Nusra par les blocs qu'ils contrôlent dans diverses villes syriennes. Mais ISIS est une autre affaire. Comme un responsable qatari principal l'a déclaré, "ISIS a été un projet élaboré en Arabie."
La France a bénéficié de son soutien pour le projet de changement de régime US-wahhabite en Syrie et en Irak en obtenant d'énormes commandes de matériel militaire des régimes wahhabites médiévaux: 

Avril 2015 - Qatar : Des rafales en rafale
Le lundi 4 mai, le président Hollande signe à Doha la vente de 24 avions de type Rafale au Qatar. Il est accompagné de son ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian qui, depuis trois ans, joue en toute discrétion le super VRP de l’industrie de l’armement. C’est le troisième contrat à l’export en trois mois pour Dassault Aviation, dont les commandes cumulées de 84 avions de combat insufflent un coup de pouce à l’économie française.
Juin 2015 - Arabie saoudite : 12 milliards $ de contrats
La France et l'Arabie saoudite vont signer ce mercredi des contrats d'une valeur de 12 milliards de dollars, a déclaré le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius à l'issue d'une réunion avec son homologue saoudien.
Ces contrats portent notamment sur la livraison de 23 hélicoptères multifonctions Airbus H145, pour un montant de 500 millions de dollars, a-t-il ajouté. Les deux ministres ont aussi signé un accord annoncé le 15 juin dernier pour l'acquisition de 30 Airbus A320 et 20 Airbus A330 par la compagnie Saudi Airlines, pour un montant de 8 milliards de dollars.

Sept 2015 - Mistral vendus à l'Egypte : "C'est l'Arabie Saoudite qui va les payer"
 Sur LCI, le président de la Fédération e-commerce et vente à distance, François Momboisse ,a affirmé que les Mistral français vendus à l’Égypte, allaient "être payés par l'Arabie Saoudite".
 Même quand il est devenu évident pour tout le monde que le projet de changement de régime en Syrie avait conduit à une expansion du terrorisme, Hollande persistait encore à exiger la fin de l'Etat syrien.

Septembre 2015 - Pour Hollande, Bachar el-Assad doit partir
«Rien n'a changé », a insisté Hollande, en se félicitant que le président Obama ait dit «clairement que l'avenir de la Syrie ne passait pas par Bachar ». «Je le dis depuis trois ans, a fait valoir le chef de l'État. Je n'ai jamais varié là-dessus.»
Hollande peut-il maintenant changer son fusil d'épaule?

MoA (trad. BDGD)

mercredi 11 novembre 2015

En souvenir des héros

 

Tout comme les coquelicots, les bleuets continuaient à pousser dans la terre ravagée des tranchées de la grande guerre. Pour les poilus, ces fleurs étaient le seul témoignage de la vie qui continuait, au milieu des bombardements et des gaz de combat, et elles étaient aussi la seule note de couleur dans la boue uniforme des tranchées.

Les Anglais ont choisi le coquelicot comme fleur du Souvenir,

les poilus français ont choisi le bleuet comme symbole de leur guerre.

Spontanément, les soldats vétérans de la mobilisation, en uniforme bleu et rouge, ont nommé «bleuets» les jeunes recrues qui arrivaient au front courant 1915, vêtues du nouvel uniforme bleu horizon de l’armée française.
 
"The French soldiers are grand. They are grand. There is no other word to express it."
- Arthur Conan Doyle, A visit to three fronts (1916)

Entretien avec Philippe, volontaire français dans le Donbass


Philippe, jeune français volontaire du Donbass a été interviewé par l'agence Newsfront sur son engagement personnel et son point de vue sur la situation sur place et en France.


Partie 1. Philippe : "Je suis venu défendre le Donbass . Le mensonge en France est insupportable." (en français et russe)


Partie 2. Philippe : "Les accords de Minsk n'empêchent pas l'armée ukrainienne de continuer les pilonnages."



mardi 10 novembre 2015

Des néo-nazis dans le magazine Phosphore ?

Ruslana
Ruslana, l’héroïne du magazine Phosphore du mois de novembre. On peut voir sur son bras droit le tatouage du «soleil noir », un des symboles de la mystique nazi…
Dans son numéro 413 de novembre 2015, le magazine Phosphore à destination des lycéens, publie un reportage photo sur le conflit en Ukraine intitulé : « La guerre à 20 ans », réalisé par Pete Kiehart, un photo-journaliste ukrainien.
 
Le reportage nous présente deux jeunes ukrainiens qui « ont cru devoir prendre les armes pour défendre leur pays, l’Ukraine, contre les forces séparatistes pro-russes. »
Les jeunes volontaires suivis par le journaliste et mis en scène comme des « héros » servent de support à une narration partiale et orientée du conflit, sur laquelle il serait cependant trop long de s’attarder ici, et une vision apologétique de la violence armée.

La première image présente Ruslan, sur deux pleines pages, en train de nettoyer son arme « qu’il n’hésitera pas à utiliser en mission sur le front, à quelques kilomètre de là. »
L’axe de traitement journalistique est d’emblée fortement affirmé : le reportage donnera à voir de jeunes « guerriers » qui défendent leur pays, dans la lignée de certaines productions hollywoodiennes où le conflit armé est réduit à sa dimension d’affrontement viril. Pour faire bonne mesure, l’article s’attache également au personnage de Ruslana, le pendant féminin de Ruslan. On peut ici s’interroger sur le message véhiculé à travers l’attachement et la mise en lumière de figures combattantes féminines dans le cadre d’un conflit armé. S’agit-il de montrer que le combat armé n’est plus le monopole de la virilité mais que les femmes peuvent aujourd’hui prendre toute leur part à la violence au nom de l’égalité des sexes ? Le magazine Elle avait déjà réalisé un reportage sur les « femmes combattantes » qui participait de cette logique, dans le cadre du conflit ukrainien en novembre 2014, avant de devoir s’excuser auprès de ses lecteurs : l’égérie ukrainienne mise en vedette dans le magazine appartenait en effet à la mouvance néo-nazie.

Phosphore est malheureusement tombé dans le même travers et son héroïne féminine, Ruslana, est  membre de la mouvance néo-nazie ukrainienne, largement représentée dans les bataillons de volontaires qui combattent les indépendantistes russophones de l’est du pays. Les lecteurs ne seront cependant jamais informés de ce fait par le magazine, qui présente Ruslana comme une « combattante de la liberté ».

L’appartenance de l’héroïne de Phosphore, Ruslana, à la mouvance néo-nazie est parfaitement identifiable sur la photographie figurant en page trois du photo-reportage et qui la présente en compagnie de Ruslan et de leur instructeur. La jeune fille, en tenue militaire et débardeur, arbore un symbole nazi très clairement visible, tatoué sur son bras gauche : le « soleil noir ».
Ce symbole fut employé au cours de la seconde guerre mondiale et appartient au mysticisme nazi. Il figure aujourd’hui sur l’écusson du bataillon de volontaires ukrainiens Azov, à l’idéologie ouvertement néo-nazie et qui combat dans l’est du pays.


http://mai68.org/spip/local/cache-vignettes/L500xH334/Soleil-noir_Wewelsburg_allemagne

Le « soleil noir, »  sur le sol du château de Wewelsburg, qui abrita le centre de formation des cadres de la SS…

azov symbol

Le symbole du bataillon ukrainien Azov, en arrière-plan, le « soleil noir »…

Deux pages sont consacrées par le magazine Phosphore à Ruslana, et plus particulièrement à sa formation de sniper, lui donnant largement la parole. La jeune néo-nazie commente ainsi un exercice de tir de précision :
« C’est très difficile de décrire ce que tu ressens quand tu t’allonges, là. L’adrénaline monte, il faut le vivre pour comprendre. »
On pourra regretter que l’excitation et l’adrénaline ressentie par la jeune néo-nazie derrière son fusil soient ainsi mises en avant sans la moindre distance critique. La dernière partie du reportage est consacrée à un entretien où la jeune femme peut développer ses motivations. Elle affirme ainsi s’être engagée pour que son pays soit « complètement souverain et que tous ses habitants ressentent ce que c’est que de vivre en liberté. »
Elle précise par ailleurs avoir pour modèle Chris Kyle, le héros du film polémique « American Sniper » basé sur l’histoire vraie d’un sniper américain revendiquant 255 ennemis abattus en Irak… On peut ainsi légitimement s’interroger sur la conception de la liberté qui peut être défendue par une néo-nazie de 19 ans ayant pour modèle le tueur le plus efficace de l’armée américaine en Irak et qui est ainsi véhiculée par le mensuel Phosphore auprès des adolescents…
Si la rédaction du magazine peut légitimement avoir été trompée, par ignorance ou négligence, comment le photo reporter ukrainien auquel a été confié la réalisation de l’article et qui a conduit les entretiens pouvait-il ne pas être au courant de l’idéologie néo-nazie à l’œuvre au sein des bataillons de volontaires engagés dans le conflit ? Le bataillon Aïdar, qui opère en première ligne, est en outre accusé de crimes de guerre par l’ONG Amnesty International qui pointe notamment de nombreux cas d’enlèvement, de torture, et de possibles exécutions.
Au final, le portrait de l’engagement armé dressé par le magazine Phosphore à l’intention des jeunes semble celui d’un film d’action hollywoodien avec d’un côté les « gentils » (ici les ukrainiens), et de l’autre les « méchants » (les russophones de l’est du pays), ce manichéisme autorisant les jeunes héros à se « réaliser » dans la violence armée, passant sous silence les drames et les crimes de guerre qui sont la conséquence inévitable du sentiment d’impunité qu’il procure, manichéisme d’ailleurs largement fabriqué et encouragé à cet effet par la propagande militaire.
Le rôle d’un magazine comme Phosphore, qui tient une place importante dans la presse jeunesse, et est présent dans l’immense majorité des Centre de Documentation et d’Information du système scolaire français ainsi que des médiathèques municipales, ne serait-il pas au contraire d’apporter une distance critique face à l’exacerbation de la violence guerrière et son héroïsation ? Lorsque cette dernière est portée, comme c’est le cas ici, par des acteurs à l’idéologie ouvertement néo-nazie, cela ne relève-t-il pas d’un manquement à la déontologie journalistique la plus élémentaire ?

Guillaume Borel
Source: Arretsurinfo.ch

Ukraine/Novorossia : Xavier Moreau témoigne en direct du Donbass (Novembre 2015)


Xavier Moreau est un analyste installé en Russie depuis 14 ans. Il est l'auteur de la "Nouvelle Grande Russie" et l'un des intervenants principaux du site d'analyses politico-stratégiques stratpol.com.


Source : DNI Press

vendredi 6 novembre 2015

Syrie : Les "rebelles modérés" utilisent des femmes comme boucliers humains [Vidéo S/T Ang.]

Rebelles modérés détenant des femmes Alaouites dans une cage modérée...

Les rebelles syriens "modérés" soutenus par la France et les USA (il ne s'agit pas des rebelles de "Daech/EI/ISIS") utilisent des femmes de la minorité alaouite comme boucliers humains dans des cages promenées à travers les rues de Douma.


Sous-titres anglais par SyrianGirlPartisan

MàJ - Via AFP :

Des familles entières enfermées dans des cages en fer et exposées sur des places publiques près de Damas… Telle est l’action menée par un groupe rebelle syrien, selon une vidéo et une ONG.
Jaïch al-Islam (« L’armée de l’islam » en arabe), considéré comme le plus important groupe rebelle près de la capitale, « a placé des soldats du régime faits prisonniers et des civils alaouites dans des cages et les a dispersés sur des places de la Ghouta orientale, surtout dans la ville de Douma », a déclaré dimanche le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane.
« Empêcher les bombardements des forces du régime »

Des centaines de civils avaient été faits prisonniers lors d’une attaque il y a près de deux ans contre la petite ville de Adra al-Ommaliyé, dans la Ghouta orientale, à l’est de Damas. L’alaouisme, une branche du chiisme, est la confession du président syrien Bachar al-Assad. Jaïch al-Islam « dit que l’objectif est d’empêcher les bombardements des forces du régime sur la région », a ajouté Abdel Rahmane.

Selon lui, « des dizaines de cages ont été utilisées. Dans chacune se trouvent trois ou quatre personnes, parfois sept ». Le groupe « utilise les prisonniers et les captifs comme boucliers humains ». « Parmi eux se trouvent des familles entières », a-t-il encore dit. La Ghouta orientale, un bastion rebelle, est régulièrement visée par des bombardements du régime.
« Si tu tues ma mère, tu les tues »

Vendredi, au moins 70 personnes ont été tuées et 550 blessées dans une attaque contre un marché de Douma, selon Médecins sans frontières. Une vidéo publiée sur internet montre trois camions transportant des cages en fer dans laquelle ont été enfermés hommes et femmes séparés, circulant dans une rue dévastée au milieu d’immeubles en ruine. Face caméra, les captifs appellent le régime de Bachar al-Assad à cesser ses frappes.

Devant l’une des cages, un jeune garçon lance à l’adresse du président syrien : « Si tu tues ma mère, tu les tues ». Les troupes du régime, tout comme les groupes rebelles, ont été accusés par des organisations de défense des droits de l’Homme d’attaques contre des civils. Plus de 250.000 personnes ont perdu la vie depuis le début du conflit en Syrie en mars 2011. (source)

lundi 2 novembre 2015

Manifestation en soutien à l'intervention russe en Syrie



A l'appel du Collectif France-Russie, c'est environ une centaine de manifestants qui ont défilé dans les rues de Paris - entre la Place de la République et Châtelet - afin d'afficher leur soutien à l'intervention russe en Syrie commencée, il y a un peu plus d'un mois, et dénoncer la position médiatico-politique de la France sur le dossier du Proche et Moyen-Orient.


Un reportage de l'Agence Info Libre :
www.agenceinfolibre.fr